[Avignon/La ZAD est partout] Face à la LEO et son monde, semons le FLEO – 11 & 12 mai 2013

CONTRE LA LEO, OCCUPONS LE FLEO

GRAINE DE RESISTANCE

A la suite de l’appel lancé par des individus luttant contre la LEO et son monde, des collectifs locaux et du réseau Reclaim the Field, 300 personnes environ ont participé à une manif-occupation du 27 avril au 1er mai 2013. Durant ces rencontres, ont eu lieu : la construction d’un poulailler, l’installation d’un rucher et d’une serre, la plantation d’un champ de patates, le défrichage d’un terrain pour la réinstallation d’une maraîchère déplacée par le projet de la LEO, la taille d’un verger abandonné à cause de la LEO, la préparation de la terre pour des jardins potagers.

Plusieurs discussions se sont déroulées sur des thèmes variés tels que « l’occupation comme pratique de lutte », « les mouvements sociaux en Grèce » ou encore des échanges avec les acteurs des luttes locales. Un chantier de rénovation de la maison de la lutte, baptisée maison LEOpart, s’est déroulé dans une ambiance de partage de savoirs faire. De nombreux habitants de la ceinture verte ont réagi positivement face au mouvement d’occupation. Des voisins sont venus donner un coup de main et ont fait des dons de nourriture, de matériel, d’un âne, d’un bouquet de muguet, de fumier pour les culture et ont proposé des douches aux occupants.

LE FLEO PREND DU TERRAIN

Suite à la manif-occupation, nous avons décidé d’occuper un terrain d’un hectare que nous avons baptisé le FLEO – Fabuleux Laboratoire d’Expérimentation et d’Occupation. Ce lieu se veut une zone d’accueil des nouveaux occupants et un espace de création de nos utopies. Une yourte dortoir, une serre et un poulailler sont déjà installés. Une deuxième yourte, une cuisine collective, des cabanes et une salle de bain sont en chantier.

Parallèlement la maison LEOpart qui se veut être une base d’organisation de la lutte accueillera un dortoir, une cuisine et une salle de réu/concert/projections/infokiosk… Elle sera inaugurée le 25 Mai. Enfin, la GanGGRaine, une maison squattée depuis février abrite un collectif d’habitants.

D’autres lieux sont potentiellement squattable, d’autres maisons sont en phase d’être expropriés.

APPEL A OCCUPATION

Le samedi 11 mai aura lieu la première Assemblée Générale du mouvement LEOpart. Cette assemblée sera ouverte à toutes et tous celleux qui souhaitent s’investir dans le mouvement. Elle sera suivie d’une journée de chantier collectif le dimanche 12 mai.

Ici, la résistance s’organise avec enthousiasme. Nous appelons les individus qui se reconnaissent dans la lutte contre les projets inutiles et leur monde à nous rejoindre pour construire, faire vivre et grandir cette occupation.

Face à la LEO, semons le FLEO.

Les LEOpartes et LEOparts – 5 mai 2013 à 11h06

Des nouvelles fraiches …

Salut, la manif s’est bien déroulée même avec le mauvais temps nous étions environ 300 personnes bien motivé_es. Une parcelle de patates a été plantés, le poulailler collectif prend forme, une petite serre a été construite et pleins de réflexions ont germées.

Nous avons commencé_es a prendre racine sur le camps et tout se déroule bien…..vous êtes invité_es a prendre racine a notre coté de façon provisoire….ou pas.

Pour les plantes d’entre vous les plus sensibles a la pluie nous avons des abris (chapiteaux,tentes,…)ou nous nous rassemblons pour discuter…(il y fait presque chaud, enfin presque….).

Mercredi, il y a une présence au marché au quartier Rocade, une initiation a l’arboriculture (cours théoriques et cours pratiques); différents chantiers, ateliers et discussions.
A 13h on vous invite pour un Apéro. Amenez, si possible, de quoi partager.

L’aprèm il y a une présentation du dernier n° de la revue “Z” sur les luttes urbaines et rurales en Grèce et pour les petit-es et grand-es un jeu de piste guidé par les castors et pleine d’autres choses.

Le soir il y a un concert.

Pour trouver le campement cliquer ici.

On vous attend de racine ferme…..

A bientôt.

Le tract en PDF d’appel à mobilisation du 27/04/2013

Source: leopart.noblogs.org

[Grasse/Flics porcs assassins] Hommage à Abdelhakim Ajimi, tué par la BAC il y a 5 ans – Samedi 11 mai 2013

SAMEDI 11 MAI 2013 à GRASSE

MOBILISATION EN MÉMOIRE D’ABDELHAKIM AJIMI MORT LE 9 MAI 2008 LORS D’UNE INTERPELLATION POLICIÈRE

  • 17h: RASSEMBLEMENT* en haut du boulevard Victor Hugo (lieu de l’interpellation mortelle)
  • 19h: REPAS* au 11 rue Gazan (Bourse du Travail CGT) – prix de soutien
  • 21h: PROJECTION DE SOUVENIR DE GRASSE* (première à Grasse) en présence du réalisateur Jean-Jacques BÉRYL et de Mogniss H. ABDALLAH (agence IM’média). Documentaire tourné à Grasse en 1973 par Yann Le Masson, Antoine Bonfanti et Jean-Jacques Béryl, suite à une manifestation de sans-papiers réclamant « liberté, égalité, papiers » qui provoque une chasse à l’homme raciste dans les rues de Grasse.

LA FAMILLE AJIMI ET LE COMITÉ VÉRITÉ ET JUSTICE POUR ABDELHAKIM AJIMI RÉCLAMENT

  • LA RÉVOCATION IMMÉDIATE* des 3 policiers reconnus coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi. Cette sanction administrative est en effet indispensable, parallèlement à la procédure judiciaire. Dans d’autres « affaires » similaires, des policiers coupables de violences ont par le passé et encore récemment été révoqués pour leurs agissements.
  • L’INTERDICTION DE LA CLÉ D’ÉTRANGLEMENT* comme pratique d’interpellation policière. En 2002, le comité européen pour la prévention de la torture a demandé à l’État français que son utilisation soit évitée. Cette demande n’ayant pas été suivie d’effets, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné l’État français en octobre 2007.

MERCREDI 22 MAI 2013 à 8h30 au tribunal de Grasse

SUITE DE LA MOBILISATION

Walid et Dorsaf, deux membres du comité, sont convoqués pour « outrage », pour des paroles qu’ils auraient adressées à des policiers lors du procès en février 2012. Soyons nombreux pour les soutenir !

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Ci-dessous, un texte de Mogniss H. Abdallah par rapport au film Souvenir de Grasse qui sera projeté lors de la commémoration du 11 mai :

Souvenir de Grasse, un certain 12 juin 1973 – une autre « ratonnade » oubliée

Pentecôte 1973 à Grasse, capitale des fleurs et du parfum dans les Alpes-maritimes. Lundi 11 juin, des travailleurs immigrés tunisiens tiennent meeting en plein air dans la vieille ville, et décident en assemblée générale d’une grève illimitée reconductible toutes les 24 h. Ils travaillent dans le bâtiment, parfois dans l’horticulture ou des exploitations agricoles, sont pour la plupart sans-papiers, et vivent dans des logements délabrés voire dans des bidonvilles (la Plaine du Var, la Bocca à Cannes…). Ils co-existent avec les pieds-noirs contrôlant le petit commerce du vieux Grasse, mais qui ne veulent pas se mélanger. Un « Sudisme » à la française. Ne supportant plus la « surexploitation » – c’est leur expression –, ni un racisme latent à peine contenu, ils ont décidé de le faire savoir sur la place publique. Comme ailleurs en France, où des grèves de la faim, des occupations d’usine ou des manifestations se multiplient pour réclamer des papiers et la « carte de travail », des augmentations de salaire, un logement décent, le droit à la santé, à la liberté d’expression et d’association.

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette histoire?

Le film « Souvenir de Grasse » (26mn – 1973) de Jean-Jacques Béryl, Yann Le Masson et Antoine Bonfanti n’a semble-t-il jamais été diffusé sur place. Cette lacune sera comblée samedi 11 mai 2013, à l’occasion de la 5ème commémoration d’AbdelHakim Ajimi, mort entre les mains de la police le 9 mai 2008 à Grasse. Un moment sans doute aussi pour rediscuter d’où on en est du racisme individuel ou systémique dans cette « douce France ». Une « vieille France », qui de génération en génération maintient à distance les immigrés et leurs enfants, 40 ans après ces affrontements raciaux entre « Européens » et « suppôts mahométans », pour reprendre la terminologie fleurie des amis du maire d’antan. Et quelques semaines après la condamnation par la justice de trois policiers, encore en fonction. Une hagra qui s’ajoute à la hagra, et qui pose la question de la volonté ou de l’absence de volonté politique de la révocation…

Lire la suite de l’article de Mogniss H. Abdallah

Mailing-list, 04/05/2013

[Mexique] Nouvelles spéciales : Journées de mobilisations pour la libération des prisonnier-e-s – Avril 2013.

Nouvelles spéciales : Journées de mobilisations pour la libération des prisonnier-e-s, avril 2013.

Journées de mobilisations pour la libération de prisonnier-e-s de la Sexta au Mexique et dans le monde.

Du 15 au 20 avril, de nombreuses manifestations, événements, marches, actions de solidarité pour la libération de Patishtán et des compagnons et compagnes de la Sexta ont eu lieu au Mexique et ailleurs. Suite aux rencontres européennes de solidarité avec les zapatistes et ceux et celles qui luttent en-bas et à gauche, au Mexique et partout dans le monde, plusieurs collectifs de solidarité ont considéré que nous ne devons pas oublier les compagnons et compagnes kidnappé-e-s par les États répressifs, quel que soit le lieu. Ainsi les collectifs présents lors de ces rencontres européennes des 2 et 3 février 2013 à Paris, ont lancé l’idée de manifester chacun à son niveau et dans son lieu de lutte le 17 avril, date choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975. Il s’agit de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenu-e-s pour leurs idées et convictions politiques.

Au Mexique, le Réseau contre la Répression et pour la solidarité constitué de collectifs, groupes et individus adhérents à la Sixième Déclaration zapatiste a lancé un appel à manifester le 17 avril. Il lance des journées d’action globale  pour la liberté des prisonnier-e-s politiques et rappelle les compagnons et compagnes de la Sexta qui se trouvent encore enfermé-e-s : Rosa López Díaz, María de los Angeles Hernandez, Alberto Patishtán Gómez, Rosario Díaz Mendez, Pedro López Jiménez, Alejandro Díaz Santiz, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan Díaz Lopez, Juan López Gonzales, Benjamin López Aguilar, Antonio Estrada Estrada, Miguel Vazquez Deara, Miguel Demeza Jiménez,Alvaro Sebastian Ramírez, Máximo Mojica Delgado, Santiago Nazario Lezma et Antonio Díaz Banderas.

Au même moment, des collectifs en Espagne, Italie, France, au Royaume-Uni, au Pays Basque se mobilisent à leur niveau et dans leur espace de résistance… La lutte pour la libération de compagnons adhérents à la Sexta a son propre temps, son propre chemin, sa propre histoire et son propre parcours. Cependant, pendant ces jours-là, les mobilisations et initiatives convergent et se renforcent en faisant pression auprès de ceux qui, là-haut, font la loi et décident à leur guise du sort de compagnons et compagnes emprisonné-e-s. Mais ces mobilisations convergent aussi et surtout pour dire haut et fort aux compagnes et compagnons qu’ils ne sont pas seuls et que la mobilisation en dehors est plus forte que jamais !

*Mobilisations pour la libération du professeur tzotzil Alberto Patishtán, l’organisation de la Voix de l’Amate et Solidaires, un long chemin de lutte :

Le 6 mars dernier, depuis la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas, Patishtán déclarait :  « Nous sommes gouvernés par l’injustice » (1), après avoir appris que les magistrats de la Première Chambre de la Cour Suprême de Justice (SCJN) avaient refusé que le plus haut tribunal puisse considérer son cas, prétendant que celui-ci ne présentait pas d’éléments suffisants pour mériter leur attention. Une réponse forte et solidaire s’est répandue au Mexique et ailleurs. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán – a signalé son avocat en annonçant en même temps la nouvelle campagne internationale pour exiger la liberté du professeur tzotzil.

Depuis la prison numéro 5 de San Cristobal de Las Casas au Chiapas, Patishtan a convoqué une nouvelle étape de mobilisations du 20 mars au 19 avril. Ainsi, il lance un appel à manifester face aux ambassades et consulats du Mexique à l’étranger, appelle à mener des actions parallèles à celles réalisées dans son village natal « El Bosque », qui demande depuis douze ans sa libération.

Il faut se rappeler que peu après la décision de la Cour Suprême, les compagnons et compagnes solidaires de la Voix de l’Amate avaient publié plusieurs communiqués et mené un jeûne en demandant la libération d’Alberto et celle de tous les compagnons organisés en prison, adhérents à la Sexta. «  Malgré ce nouveau coup d’injustice, je ne renoncerai pas », a déclaré Patishtán dans son appel aux collectifs solidaires, étudiants, ouvriers, communautés, en exigeant la libération de tous les compagnons et compagnes de l’organisation de la Voix de l’Amate et solidaires. (2)

Patishtán est enfermé depuis douze ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après;c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa. Les autres compagnons organisés ont été condamnés également pour délits fédéraux et font face à des accusations telles que kidnapping, vol, meurtre, homicide, dans une tentative évidente de ne pas les reconnaître comme prisonnier-e-s de lutte ou comme prisonniers politiques. Comme Patishtán, tous et toutes sont des indigènes. Ils n’ont eu accès ni à un traducteur, ni à un avocat connaissant leur langue tzotzil durant leur déclaration et leur procès. Ils ont tous été torturés ; certains ont été portés disparus pendant plusieurs jours, la majorité a été obligée sous torture de signer des aveux, d’autres ont été obligés de signer des feuilles blanches et ils sont tous condamnés à de lourdes peines qui vont de 25 à 60 ans de prison.

Le professeur Martín Ramírez, porte-parole du mouvement de « El Bosque » a déclaré : « Si seulement les accords de San Andres que le gouvernement mexicain a signés avec l’EZLN avaient été appliqués, Patishtán serait libre, car nous aurions une justice meilleure pour les indigènes. Nous ne comprenons pas pourquoi les mêmes pratiques continuent depuis 200 ans. Nous sommes au XXI siècle et la torture continue à s’appliquer ainsi que le mépris, comme ce fut le cas avec la Cour Suprême de justice qui a méprisé le cas d’Alberto. Le compagnon est un prisonnier politique et est enfermé pour avoir dénoncé publiquement la corruption de la mairie présidée par le PRI à cette époque ». (3)

Après la décision d’incompétence de la Cour Suprême de justice, une des possibilités est que le cas d’Alberto soit reçu par le tribunal collégial à Tuxtla Gutiérrez dans l’État du Chiapas, qui devra déterminer si la défense a raison ou pas. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie solidaire au travers de manifestations, événements, actions, piquets de protestation, émissions radio, lettres de soutien, dénonciations auprès des instances consulaires et cela malgré la pression gouvernementale pour arrêter les mobilisations massives du 19 avril -date du quarante-deuxième anniversaire de Patishtán et jour de la visite du président mexicain Enrique Peña Nieto au Chiapas. Peu avant la visite du mandataire, le gouverneur de l’État du Chiapas Manuel Velasco s’est même rendu personnellement à la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas, pour s’entretenir avec le professeur Patishtán et les membres de l’organisation de prisonniers de la Voix de l’Amate et solidaires. Il s’est engagé à rechercher leur libération. (4)

*Le 19 avril a été une journée intense de mobilisations, une journée profonde de solidarité, de rage et d’engagement, une manifestation massive de quinze à dix-huit mille personnes selon certaines sources, composée en majorité par des indigènes tzotziles, à Tuxtla Gutiérrez, Chiapas. Un groupe de huit mille professeurs s’est joint et a pris part à l’exigence de liberté pour Patishtán. La foule a paralysé la ville plusieurs heures, les manifestants se sont arrêtés devant le siège du conseil général du pouvoir judiciaire, la rue a été occupée totalement par les indigènes qui, accompagnés de flûtes, guitares et tambours, composaient cette manifestation très diverse. Certains cortèges portaient des croix symbolisant les morts du massacre d’Acteal. Hommes et femmes venu-e-s de Pantelhó, Huitiupán, Simojovel, Chenalhó, San Andrés, Zinacantán, Huixtán, Chamula, San Cristóbal de las Casas du village de « El Bosque », n’ont pas cessé de crier pour la liberté du professeur pendant toute la marche.(5)

*Des manifestations diverses se sont jointes à cette exigence de liberté. De nombreuses émissions de radio ont eu lieu au Mexique et ailleurs. A Mexico, une manifestation a également été organisée, ainsi qu’une action sur Tweeter, intitulée :  acción #LibertadPatishtan, à laquelle ont participé 17 400 personnes. Une campagne de lettres a été également suivie et au total, plus de 4686 lettres ont été envoyées aux magistrats pour exiger la libération du professeur.(6)

Au niveau international, plusieurs mobilisations se sont jointes à cet appel ; il y a eu des mobilisations au consulat du Mexique au Canada, devant les ambassades mexicaines à Madrid, au Royaume Uni, à Chicago, Valence, Barcelone et Bilbao.

En France, dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui a eu lieu du 14 au 21 avril 2013, deux événements ont été organisés concrètement pour la liberté de compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. Le 17 avril, plusieurs collectifs ont organisé une soirée intitulée « 520 ans de résistance », dédiée aux prisonniers de la Sexta au Mexique, aux prisonniers amérindiens aux Etats-Unis (Leonard Peltier – Oso Blanco) et aux prisonniers mapuches. Lors de cette soirée, nous avons évoqué plus en détail le cas d’ Alberto Patishtán et avons également projeté un petit film sur la lutte menée dans sa communauté d’El Bosque. Nous avons parlé de la situation d’Alvaro Sebastian Ramirez et projeté le film du lancement de sa campagne internationale.

Le 20 avril était une journée spéciale dédiée surtout aux femmes prisonnières et ex- prisonnières, quel que soit le moment, quel que soit le lieu, à nos compagnes Rosa Lopez Diaz et Maria de Los Angeles Hernandez, à nos compagnes ex-prisonnières torturées sexuellement par l’État mexicain en 2006, à Atenco, toujours debout et en lutte: Mariana Selvas Gómez, Georgina Edith Rosales Gutiérrez, María Patricia Romero Hernández, Norma Aidé Jiménez Osorio, Claudia Hernández Martínez, Ana María Velasco Rodríguez, Yolanda Muñoz Diosdada, Cristina Sánchez Hernández, Patricia Linares, Suhelen Gabriela Cuevas Jaramillo et Bárbara Italia.

Lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, nous voulions donner une place spéciale à l’évocation de la résistance des femmes prisonnières et ex-prisonnières. Finalement, nous avons présenté une performance intitulée « Femmes prisonnières -Solidaridad », que nous avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif.

Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison, elle a été tabassée, menacée de mort et a subi des agressions sexuelles commises par des membres de la police de l’État.

Et la lutte continue, la rage et la solidarité aussi….

*De la journée à la semaine de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques :

A Paris, depuis 2008, différentes organisations participent à la mise en place de cette solidarité en exigeant la reconnaissance du statut de prisonnier politique partout dans le monde mais aussi, et surtout, la libération de ces prisonniers.

Cette année, conscient-e-s que la mobilisation se doit d’être large et de prendre en compte la diversité des situations, nous avons décidé de consacrer une semaine entière à la question des prisonnières et prisonniers politiques. Celle-ci s’est finalement déroulée du 14 au 20 avril dans différents lieux. Cette année, nous avons été nombreux à participer et avons convergé ensemble avec l’Académie des Arts et Culture du Kurdistan, l’Association des familles des prisonniers et des disparus sahraouis, Associu Sulidarità (Corsica), le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque, le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques, le Groupe de Soutien à Leonard Peltier, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental (CORELSO), Les trois passants (Mexique), Libération Irlande, la Maison du Tamil Eelam, le Secrétariat International de la CNT, Sortir du colonialisme, Terre et Liberté pour Arauco. Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers ! Par les trois passants. Merci à Valerie et à Val pour les corrections.

Plusieurs lettres de prisonnier-e-s nous ont été envoyées pour la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, cliquez ici

Plus d’infos sur les prisonnier-e-s de la Sexta

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Sources:

Reçu par mail, 03/05/2013

[Etats-Unis] Sabotage ferroviaire en solidarité avec les résistants du Grand Jury – Oregon, nuit du 1er au 2 mai 2013

SabotageTard dans la nuit du 1er mai, nous avons saboté une ligne ferroviaire dans l’Oregon centrale pour interrompre le flux de marchandises. Le Capital dépend plus que jamais de la métropole, du flux constant de produits, de services, de capitaux, d’informations et toute interruption de ce flux est une petite victoire. Nous avons fait cette action en solidarité avec tous ceux qui font face aux enquêtes, à l’emprisonnement et à la répression dans le Nord-Ouest.

Comme nous devenons plus dangereux, le danger l’est aussi bien pour nous, mais nous n’allons pas battre en retraite devant ceux qui veulent nous contrôler. Nous avons fait cette action en connaissant très bien l’ampleur de la répression politique dans le Nord-Ouest du Pacifique actuellement. Non pas parce que nous voulons montrer notre refus de nous soumettre ou notre rage  à l’État; à eux, nous n’avons rien à leur dire. Nous avons agi parce que notre amour pour nos compagnons dépasse de loin notre peur de la répression, et parce que l’amour est une action, pas un sentiment.

Cette action a été rapide et facile. En utilisant du fil de cuivre avec les extrémités dénudées, nous avons enveloppé les deux extrémités du fil autour du rail et enterré la section du milieu. Cela envoie un signal parasite lorsqu’il y a un train sur les rails, ce qui retarde tout autre mouvement jusqu’à ce que le blocage soit désactivé.

En solidarité avec ceux qui résistent au grand jury, ceux qui sont sous le coup d’enquête, et ceux qui, face aux médias et  aux enquêtes de police massives, arrivent quand même à apporter un peu de destruction dans les rues de Seattle.

De AnarchistNews, 02/05/2013 à 21h04 – En collaboration avec Contra-info

[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

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L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

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Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

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‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

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le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

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Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[Grande-Bretagne] Attaque d’une entreprise de sécurité à Bristol

Pas de paix pour les défenseurs de la société de consommation.

Leur sécurité = une fois de plus une plaisanterie.

Notre dernière cible était la société de vigiles ‘Avon et Somerset’, à Fishponds Rd, ​​nous avons cassé la moitié de la vitrine et attaqué la caméra de vidéosurveillance, laissant un symbole anarchiste tagué sur les lieux. Assez de salopards en uniforme dans nos vies, saccageons les appareils de contrôle.

Force pour l’anti-fasciste d’action Jock Palfreeman, qui est détenue en Bulgarie – amour pour nos camarades, haine pour leurs geôliers.

C’est tout pour le moment.

Traduit de l’anglais de Indymedia UK, 30 avril 2013 à 09h49

[Grande-Bretagne] Stop G8 – Londres, du 10 au 14 juin 2013

Une lutte commune

Ce mois de Juin 2013, les dirigeants du G8 (pays les plus riches du monde) se réunissent en Irlande du Nord. Comme la crise économique fait des ravages, et que la planète brûle, les patrons et leurs politiciens célèbrent les affaires comme d’habitude. Le capitalisme: un système qui tue, exploite et rabaisse la majorité pour le profit d’une minorité.

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Du 10 au 14 juin 2013, nous allons organiser une semaine d’action et d’événements à Londres. Londres est au cœur du capitalisme mondial. Les entreprises, les banques, les fonds spéculatifs, et les milliardaires pillant notre monde ont des noms et des adresses. Ils sont dans les tours de verre de la City, et à huis-clos à Mayfair et à Knightsbridge. Londres est le repère du blanchiment d’argent des dictateurs, la cour de récréation des super-riches. Mais Londres est aussi notre ville. Une ville d’espoir, de résistance et de lutte.

Le capitalisme nous tue. Chômage, coupes budgétaires, et la montée du fascisme en «Occident». La pauvreté, le colonialisme, l’exploitation brutale du «Tiers Monde». La guerre et la famine pour le profit. Les prisons privées, les contrôles de police, la vidéo-surveillance pour nous maintenir dans la peur et nous contrôler. La vie est dépouillée de sens et de beauté, nos rêves et notre dignité sont à vendre.

Ne fais pas semblant de ne pas voir. N’attends pas. Pour nos amis et proches, pour nos communautés, pour notre planète, pour tout ce qu’ils essaient de nous prendre. Le moment est venu. Rassemblons-nous, et battons-nous. Une lutte commune.

Rejoins-nous dans la rue.

network23.org/stopg8

stopg8[at]riseup[point]net

En collaboration avec Contra-info, 30 avril 2013