[Limoges] Nique la police – Quartier de Beaubeuil, 9 mai 2013

Un véhicule de police caillassé hier à Limoges

Hier après-midi un véhicule de la police national a été l’objet de jets de pierres dans un quartier de Limoges.

Hier après-midi vers 17 heures, la police est intervenue dans le quartier de Beaubreuil suite à plusieurs appels de particuliers se plaignant de bruits de motos et de quads circulant sur les espaces verts.

Une vingtaine d’individus ont alors jeté des pierres sur le véhicule de police. Six impacts ont été relevés sur la carrosserie, une vitre a été brisée. Personne n’a été blessé.

Un quart d’heure plus tard deux motos et un quad ont été interceptés au carrefour de l’Europe à Limoges. L’un des conducteurs a fait l’objet d’une verbalisation et sera convoqué ultérieurement par la brigade des accidents et délits routiers.

Le quartier de Beaubreuil a ensuite été réinvesti par les patrouilles de police. La soirée s’est déroulée sans le moindre incident.

Leur presse de l’ordre – Fr3 Limousin (Cécile Gauthier), 10/05/2013 à 12h03

[Grande-Bretagne] Attaque d’une entreprise de sécurité à Bristol

Pas de paix pour les défenseurs de la société de consommation.

Leur sécurité = une fois de plus une plaisanterie.

Notre dernière cible était la société de vigiles ‘Avon et Somerset’, à Fishponds Rd, ​​nous avons cassé la moitié de la vitrine et attaqué la caméra de vidéosurveillance, laissant un symbole anarchiste tagué sur les lieux. Assez de salopards en uniforme dans nos vies, saccageons les appareils de contrôle.

Force pour l’anti-fasciste d’action Jock Palfreeman, qui est détenue en Bulgarie – amour pour nos camarades, haine pour leurs geôliers.

C’est tout pour le moment.

Traduit de l’anglais de Indymedia UK, 30 avril 2013 à 09h49

[Publication/Hors Service #36] L’évasion est nécessaire

L’évasion est nécessaire

Ce monde est une prison à ciel ouvert

Se maintenir en forme – Le train-train quotidien est une arme très puissante du système. On crève au boulot, on crève à faire la queue devant les administrations, on crève devant l’absence de vraies relations. Notre cerveau pourrit de préjugés et de fausses valeurs comme le pouvoir, l’argent, l’obéissance. Se tenir en forme pour être capable de briser cette routine, exercer son esprit pour réfléchir par soi-même, c’est entamer les hostilités contre ce système qui nous enferme.

Chercher des complices – Personne ne se révoltera à notre place, cela dépend entièrement de nous-mêmes. Mais sur le chemin de la révolte, on croisera aussi d’autres enragés. Ces complicités et ces solidarités permettront des attaques toujours plus vastes contre le pouvoir.

Scier les barreaux – Le pouvoir a des noms et des adresses : les banques, les supermarchés, les institutions, les commissariats, les dépôts ; les huissiers, les matons, les politiciens, les riches, les balances ; les transformateurs qui alimentent leurs usines de mort, les relais de télécommunication qui nous enchaînent à la technologie. Ce sont tous des cibles à portée de main. N’attendons pas de voir de grandes manifestations avant de déchaîner notre rage, attaquons ici et maintenant, même à peu nombreux. En commençant à scier les barreaux du pouvoir, la révolte peut faire écho auprès d’autres rebelles et se répandre toujours plus.

Préparer sa fuite – Si le pouvoir ne peut pas être reformé, s’il faut alors le détruire de fond en comble, nos armes doivent être chargées de liberté. Sans savoir où aller, sans réfléchir le pourquoi de nos révoltes, on ne peut pas espérer s’évader du monde du fric et de l’autorité. Déchaînons les mauvaises passions, n’ayons pas peur des ruines, mais recommençons aussi à rêver. Car aucun pouvoir ne peut résister à celui qui se bat pour sa dignité, pour la dignité et la joie de vivre en femmes et en hommes libres.

Extrait du journal ‘Hors Service’ #36

Lire le journal 'Hors Service' #36 au format PDF

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[Castres] Et par le mât, le dispositif de surveillance est hors-service – Quartier d’Aillot, soirée du 28 avril 2013

Castres. Aillot : vandalisme contre la vidéosurveillance

Castres

Le week end a été agité du côté du quartier d’Aillot à Castres avec plusieurs faits d’incivilités et de vandalisme qui ont débuté vendredi soir après un contrôle de police auquel s’est opposé un jeune homme. Les policiers s’étaient rendus sur place après une plainte pour tapage. Le garçon a été placé en garde à vue et sera jugé prochainement pour «outrages et rébellion». Mais dans la nuit qui a suivi, une voiture et quatre containers d’ordures ménagères ont été incendiés volontairement (notre édition d’hier). Des cailloux ont même été jetés en direction des pompiers venus sur place pour éteindre le sinistre.

Samedi soir, ce sont encore des poubelles qui ont brûlé.

Dimanche, vers 22h45, un nouveau feu de véhicule a été perpétré rue de Bretagne mais ce coup ci, les vandales avaient pris soin de casser les ampoules de plusieurs lampadaires d’éclairage public avant de s’en prendre au mât de support de deux caméras de vidéosurveillance.

Un ou plusieurs individus sont parvenus à forcer puis ouvrir une trappe situé au pied du mât et a allumer un feu à l’intérieur ce qui a mis hors service le dispositif de surveillance.

Les forces de police étaient présentes sur place et une enquête a été ouverte par le commissariat de Castres afin de déterminer l’identité des auteurs de ces violences.

Leur presse – LaDépêche.fr, 30/04/2013 à 08h07

[Toulouse/Violences policières] La police travaille dans le quartier des Izards – 22 mars 2013

Accusations de violences policières à Toulouse: le parquet saisit l’IGPN

TOULOUSE — Le procureur de Toulouse a saisi la police des polices après la plainte d’un jeune qui dit avoir victime de violences de la part de fonctionnaires aux Izards, quartier toulousain où la police mène actuellement un effort intensifié de rétablissement de l’ordre, a-t-il dit samedi.

Michel Valet a cependant invité à la « plus grande prudence » sur cette démarche de sa part. Saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ne signifie « surtout pas » que les accusations de violences policières sont fondées, a-t-il dit à l’AFP.

Les Izards, quartier du nord toulousain réputé comme une place forte du trafic de drogue, voit se multiplier depuis plusieurs semaines les opérations policières. Cette intensification est sans rapport avec Mohamed Merah, qui était du quartier, mais correspond au classement du secteur en Zone de sécurité prioritaire (ZSP), ces territoires à reconquérir pour le ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

Le 22 mars, les policiers ont connu une intervention « très difficile » au cours de laquelle ils ont été frappés, a rapporté le procureur.

La mère du jeune plaignant a raconté, elle, sur France 3 Midi-Pyrénées qu’elle avait demandé aux policiers les raisons de leur présence en force dans la rue, qu’on lui avait demandé crûment de se taire et que, comme elle demandait la justification d’un tel langage, elle avait été bousculée et avait reçu un coup de poing. Son fils, qui se trouvait dans la bibliothèque municipale voisine, est alors sorti pour la défendre, mais a été sévèrement battu, disent ses parents. Ils produisent une vidéo tournée avec un portable et montrant des images assez confuses de l’intervention.

Le jeune majeur a été déféré au parquet et est convoqué devant le tribunal correctionnel le 16 mai, a dit le procureur.

La mère et son fils ont déposé plainte. Le jour où il en a eu connaissance, le 8 avril, le procureur a confié une enquête à l’IGPN, a-t-il dit.

Il a souligné le caractère relativement courant de cette démarche. Il a évoqué l’important effort policier en cours aux Izards et dit vouloir « que l’action des policiers ne puisse pas être critiquable et que, s’il y a des mises en cause, on fasse la lumière sans contestation possible ».

Au cours de leurs opérations aux Izards, les policiers ont été plusieurs fois pris à partie et ont essuyé des projectiles. Ils ont très mal pris cependant que Me Christian Etelin, qui fut l’avocat de Merah et défend nombre de jeunes des quartiers, mette publiquement en cause leurs méthodes.

Leur presse – AFP, 20/04/2013 via mailing-list réseau Résistons Ensemble

Plainte contre des policiers dans le quartier des Izards à Toulouse, l’IGPN est saisie

Une mère de famille et son fils, habitants du quartier des Izards à Toulouse, ont porté plainte pour violences policières. Le dossier a été transmis à l’IGPN. L’enquête est en cours.

  • Les faits

Ils remontent au 22 mars. Une mère de famille interpelle des policiers présents en masse dans le quartier au moment de la sortie des classes. D’après elle, l’un d’eux l’a insultée. Elle lui aurait répondu sur le même ton et se serait fait malmener, aurait reçu un jet de grenade lacrymogène ainsi qu’ un coup de poing à l’épaule. Son fils, âgé de 18 ans serait alors intervenu pour la défendre. Il est à son tour interpellé sans ménagement.

  • La vidéo

Cette interpellation musclée a été filmée par un téléphone portable. Elle montre, une partie des faits, dans un contexte confus, un jeune se débattant avec force mais pas de tabassage par les policiers.

Voir le reportage-vidéo de Fr3

  • Les suites judiciaires

La mère de famille et son fils ont porté plainte pour violence policière. Le procureur a saisi l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) le 8 avril. L’enquête est en cours. Le jeune plaignant est convoqué au tribunal correctionnel de Toulouse le 16 mai pour violence sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Leur presse – Fr3 Midi-Pyrénées.fr (Véronique Haudebourg), 20/04/2013 à 18h31

[Montbéliard] Les CRS travaillent au square Sponeck – 15 avril 2013

Ivre, un Sochalien insulte et frappe deux CRS

Peu après 17 h 45, lundi, trois CRS sont en patrouille rue piétonne à Montbéliard. À hauteur du square Sponeck, ils croisent un homme en état d’ivresse manifeste. Ce dernier, qui titube, adopte une attitude provocante en montrant les cartouches (à blanc) qu’il porte sur lui. Les policiers cherchent à le contrôler.

Au début, tout se passe bien et le Sochalien, Nabil Layadi, âgé de 25 ans, accepte de les suivre jusqu’au commissariat. « À ce moment-là, une tierce personne, sa belle-sœur, s’est interposée. Elle ne comprenait pas la raison de l’interpellation. L’homme s’est énervé », affirme le commandant Marcel. Les choses s’enveniment. Sans doute sous l’effet de l’alcool, le Sochalien s’en prend alors violemment aux forces de l’ordre, les insultant : « Enc… de CRS, je vais te défoncer », crie-t-il à l’un des agents en uniforme avant de lui asséner un coup-de-poing. Conséquence : une déviation de la cloison nasale pour le policier de 28 ans. Un autre intervient, tente de maîtriser l’excité. Il est, dans la bagarre, légèrement blessé tout comme l’auteur qui souffre de contusions.

Ramené au commissariat central, celui-ci est dirigé en cellule de dégrisement. Résultat de l’éthylomètre ; 1, 34 g d’alcool dans le sang.

Hier matin, le Doubien, qui avait cuvé au cours de la nuit, a été entendu. Il a reconnu avoir bu un pack de six cannettes de bière, la veille, au cours de l’après-midi. « Je suis désolé. J’étais d’accord pour aller au commissariat. Peut-être que les policiers m’ont mal parlé. Je leur ai rentré dedans. J’ai eu un coup de sang parce que ma belle-sœur et mon neveu étaient là. Pour le reste, je ne me souviens plus » , a-t-il déclaré, lors de ses auditions.

Le souci est que le Sochalien est en récidive. Il devait effectuer deux peines de prison pour des vols, des outrages et rébellion, dont un sursis de 6 mois révoqué par le juge d’application des peines. Après les événements de ce début de semaine, le parquet a décidé de mettre à exécution ces condamnations. Le jeune homme a été conduit à la maison d’arrêt après sa garde à vue. Au total, le récidiviste écope de 8 mois de prison. Il sera extrait de la maison d’arrêt, en juin, pour répondre de ces derniers faits d’outrages et de violences.

Leur presse de l’ordre – LePays.fr (Aude Lambert), 16/04/2013 à 18h37

Heurts avec les CRS : la version du témoin

La belle-sœur de l’homme interpellé lundi à Montbéliard (notre édition d’hier), présente au moment de la scène, affirme que les faits se sont déroulés de cette manière :

« Quand je suis arrivée devant le square Sponeck, mon beau-frère était assis sur un muret. J’ai vu que deux CRS le contrôlaient. Je me suis approchée pour lui dire bonjour et il s’est levé pour saluer mon fils. À ce moment-là, les CRS l’ont repoussé. Il a balancé un petit coup-de-poing à l’un d’entre eux. Mais il s’est juste défendu. Là, les CRS l’ont plaqué au sol et se sont acharnés sur lui. Ils lui balançaient des coups de pied dans la figure. Mon beau-frère avait le visage en sang. Je me suis mise sur lui pour le protéger, les policiers m’ont tiré par les jambes. J’ai les coudes égratignés. J’ai déposé plainte à l’encontre des CRS à la gendarmerie de Bethoncourt » , explique l’habitante de Grand-Charmont qui, selon les policiers, était intervenue lors du contrôle pour envenimer la situation.

Leur presse de l’ordre – LePays.fr (Aude Lambert), 18/04/2013 à 05h00

[Belgique] Retour sur la mobilisation contre les violences policières du 15 mars dernier à Bruxelles : d’une manif à une attaque en règle contre les keufs

L’imprévu

D’une manif à une attaque en règle contre les keufs

Plusieurs organisations, politiques et syndicales, avaient lancé l’appel à une manifestation « contre les violences policières » pour le 15 mars. Avant de vous raconter comment cette initiative leur a heureusement quelque peu échappé, nous aimerions nous attarder quelque peu sur le contenu que ces organisations avançaient dans le cadre de cette « action ».

S’ils avaient pour but de dénoncer les « abus » policiers, ils revendiquent, au fond, une « meilleure » police, une police moins brutale. Or, non seulement il s’agirait de quelque chose contraire à la nature même de toute institution policière, dont la fonction est justement le contrôle et la coercition, qui produisent toujours leur lot de tortionnaires, tabasseurs, violeurs et racketteurs, mais, surtout, revendiquer une police moins brutale revient à légitimer l’existence de la police, à la renforcer… Et donc, à dire que la liberté n’est pas possible hors du cadre d’un Etat, avec ses lois et ses sbires.

Quant à nous, si nous nous battons pour la liberté, c’est parce que nous pensons qu’après avoir supprimé les sources de l’oppression et de l’exploitation, les êtres humains seront capables de vivre en liberté, c’est-à-dire, de vivre leur vie à leur guise et de faire des accords entre eux quand cela leur semble nécessaire. L’Etat, c’est la négation de la liberté, une négation qui, pour se maintenir, a recours à la police, à l’armée, à la prison… ainsi qu’à l’intégration de ses possibles opposants via le dialogue, la participation, les élections et tout ces choses-là. Le système réussit à se maintenir autant grâce à la police qui le protège que grâce à la collaboration de ceux qui le subissent ou l’acceptent.

De fait, dès le début de la manifestation, les organisations qui l’avaient appelée ont montré de quel monde ils rêvent : tout le monde devait marcher derrière un camion-sono qui crachait leurs slogans tandis qu’une petite armée de service d’ordre, spécialement recrutée pour l’occasion, encadrait les « manifestants ». Si les organisateurs prétendaient dénoncer les abus de la police, ils se montraient déjà prêts à la remplacer eux-mêmes.

Fort heureusement, l’imprévu vient souvent bouleverser les plans de ces apprentis-chefs. Ainsi, vers la fin de la manifestation, l’encadrement a été débordé par des dizaines de personnes ne voulant ni se plier aux mots d’ordre officiels, ni se courber devant les vigiles des organisations. Une patrouille de police a été attaquée et quatre flics en civils (d’ailleurs, des types bien connus pour leurs interventions musclées) ont été coincés et ont bien ramassé. Une demi-heure plus tard, tandis que les révoltés narguaient une rangée d’anti-émeute, les vigiles du service d’ordre ont été pris à partie quand ils tentaient une fois de plus d’endiguer la rage émeutière. Les vigiles et les prêcheurs semaient la confusion, ce qui faisait grandir la méfiance et l’agressivité vis-à-vis de tout ce qui constituait un obstacle (réel ou non) pour les révoltés. Cela amena la situation à un tel point que pas tout le monde ne savait plus distinguer entre complices et délateurs. Les organisations politiques, à travers leur but de tout incorporer dans leurs desseins, sont en grande partie responsables de cet état de fait.

D’ailleurs, pour éviter d’écorner la « bonne image » qu’elles voulaient donner aux médias et aux institutions, elles ont totalement omis d’évoquer ces événements et ces affrontements dans les communiqués qu’elles ont diffusé après la manif’. Alors, une fois de plus, pour quoi se battent-elles, si ce n’est pour remplacer elles-mêmes la police et pour mentir, à l’image des politiciens de toutes obédiences ?

Bien que ce ne soit pas dans nos habitudes, nous voulons bien aider ces organisations politiques et syndicales à en tirer au moins une leçon : ceux qui se battent contre toute autorité et ceux qui se révoltent ne respecteront pas leurs mots d’ordre et ne se laisseront pas effrayer par leurs services d’ordre ou par leur collaboration avec les keufs. Et face à la police, face aux tortures dans les commissariats et aux tabassages dans la rue, face aux chasses à l’homme et aux enfermements, nous ne revendiquerons nullement une meilleure police, nous ne ferons pas des sketches politiques pour gagner de l’influence auprès des institutions. Notre approche, elle est fort simple : dans la mesure du possible, nous leur ferons payer coup pour coup et nous frapperons là où ils ne nous attendront pas, surtout contre ce que la police cherche à défendre. Ingouvernables.

Extrait du journal Hors-Service n° 35, 5 avril 2013