[Grande-Bretagne] Attaque d’une entreprise de sécurité à Bristol

Pas de paix pour les défenseurs de la société de consommation.

Leur sécurité = une fois de plus une plaisanterie.

Notre dernière cible était la société de vigiles ‘Avon et Somerset’, à Fishponds Rd, ​​nous avons cassé la moitié de la vitrine et attaqué la caméra de vidéosurveillance, laissant un symbole anarchiste tagué sur les lieux. Assez de salopards en uniforme dans nos vies, saccageons les appareils de contrôle.

Force pour l’anti-fasciste d’action Jock Palfreeman, qui est détenue en Bulgarie – amour pour nos camarades, haine pour leurs geôliers.

C’est tout pour le moment.

Traduit de l’anglais de Indymedia UK, 30 avril 2013 à 09h49

[Angleterre] A propos de la présence du maire au salon du livre anarchiste – Bristol, 20 avril 2013

[Au-delà de la saine réaction de quelques compagnonNEs, la question demeure tout de même de comment un maire a pu penser qu’il pourrait tranquillement se balader là… et comment il a pu y rester une heure de plus sans autre incident majeur, avant de rentrer se changer (The Telegraph, 22 avril 2013). Ne s’agirait-il pas là d’un énième exemple du possibilisme anarchiste dans ses grandes largeurs/largesses ? Ou comment à force de demander systématiquement des autorisations au pouvoir pour organiser nos initiatives sous prétexte de ratisser plus large et d’ouverture, on finit par accepter en leur sein ses représentants.

Si cela vous dit quelque chose, on se souvient par exemple qu’en août 2012, à la rencontre de l’Internationale des Fédérations anarchistes de St Imier, une crapule malvenue avait aussi été contestée dans un raout anarchiste du même genre, au grand dam de l’assistance : l’ex-adjoint du chef de la police lausannoise Aristide Pedraza]

Le maire de Bristol prend une douche caféinée au salon du livre anarchiste

actualitte.com, mercredi 24 avril 2013 à 12:41

Il a été poussé, est tombé à terre et a reçu du café sur la tête. « Ce n’était pas chaud, je n’ai pas du tout été brûlé » a déclaré avec humour George Ferguson, maire de Bristol, sur la BBC Radio Bristol. L’incident s’est produit samedi 20 avril 2013, en Grande-Bretagne. Cette année, le salon anarchiste du livre de Bristol s’est tenu au Trinity Centre, en plein air.

Un geste inattendu est venu bousculer cette fête. Sans rancune, le maire reste malgré tout partisan de cet évènement : « Beaucoup de gens étaient ravis, il y avait un bon état d’esprit général, sans compter les idiots ».

Ce qui était en revanche prévu : 65 stands, plus de 30 ateliers avec des présentations et des discussions en compagnie d’éditeurs, sur fond de crise économique mondiale. L’entrée était gratuite. Les politiciens en ligne de mire. Le maire n’était apparemment pas spécialement le bienvenu lorsqu’on connaît les motivations des organisateurs : « nous ne voulons pas payer pour la crise ».

Malgré l’incident plutôt amusant, l’évènement organisé par le Book Fair Collective a une ambition sérieuse. Le message est clair sur leur site : « Nous vivons une période dramatique. Les enjeux sont énormes ». Le comité a été créé en 2008 par des personnes se revendiquant anarchistes, dans leur démarche citoyenne et leurs activités.

Le but, en plus de présenter des livres d’hier et d’aujourd’hui, est d’ouvrir des débats, partager des idées et dans la bonne humeur. Il était précisé sur le site du Bristol Anarchist Bookfair qu’il y aurait des jeux et des activités organisées, un espace pour les enfants et un café délicieux. Le maire n’aurait peut-être pas dû passer par là…

Repris de Brèves du désordre

[Grande-Bretagne] Brighton Antifa – 21 avril 2013

L’EXTRÊME DROITE BRITANNIQUE S’EST PRIS SA PREMIÈRE RACLÉE DU PRINTEMPS

À BRIGHTON, LES GENS PÈTENT LA GUEULE AUX FASCISTES PAR HABITUDE

e0e209fd59ec3211d6e14b0a4b318eba Samedi dernier, après des mois de grisaille infernale, les habitants de Brighton se sont réveillés sous un ciel qui ne donnait, pour une fois, pas envie de se pendre. Pourtant, ceux qui pensaient pouvoir passer un week-end à se dorer la pilule sur la plage ont vite déchanté. En effet, dès dimanche après-midi, leur ville était envahie par quelque 200 militants d’extrême droite.

La March for England se veut une célébration cordiale de la fierté anglaise, organisée chaque année le jour de la Saint-George. Mais alors qu’auparavant, les gens se contentaient de se dessiner le drapeau anglais sur le visage, chanter « Jerusalem » et de parler de la grandeur de feu Winston Churchill, l’évènement semble s’attacher aujourd’hui à de nouvelles traditions : notamment réunir les groupes d’extrême droite les plus pétés d’Angleterre, tels que l’English Defense League(EDL) et d’autres mouvements encore plus radicaux, et souvent, fascistes.

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Ça fait cinq ans que la marche est organisée chaque année à Brighton, mais depuis 2011, les antifas locaux décident eux aussi de se mobiliser contre ce qu’ils considèrent comme une « dérive inacceptable ». La fête de non-bienvenue de l’an dernier avait d’ailleurs si bien réussi à humilier les manifestants que Casual United, un gang de hooligans d’extrême droite, est revenu prendre sa revanche un mois après les faits, pour ne finalement récolter que quelques pétards sur la gueule – de la part de toute les habitants de la ville.

Plutôt que de délocaliser la manifestation vers un coin plus accueillant pour eux, l’organisation de la March for England a fait de Brighton son nouveau quartier général. Un habitant de la ville m’a dit : « Ils ne viennent ici que parce que c’est la ville la plus à gauche et la plus gay-friendly d’Angleterre. » Aussi, ils ne supportent pas l’idée de s’être fait défoncés par des gens qu’ils considèrent comme une joyeuse bande de pédés communistes. Cette année ne devait pas déroger à la tradition, et en conséquence nous nous sommes dirigés vers le bord de mer, histoire voir des droitards bourrés se faire tabasser une nouvelle fois.

Quand on est arrivés sur le bord de mer, une longue ligne de camions de police anti-émeute avait créé un mur infranchissable destiné à séparer la zone de manifestation de celle réservée aux contre-manifestants antifascistes. Environ 700 policiers anti-émeute venus des quatre coins du pays, même du Pays de Galles, se préparaient à mener à bien la plus grande opération de police que Brighton avait jamais connue.

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La stratégie de la police était d’amener les participants à la March for England en bus jusqu’à leur point de départ, de les laisser marcher et de les réembarquer loin de là, en bus, sans qu’ils n’aient la moindre occasion de croiser des gens de Brighton. Sur le papier, la stratégie avait l’air opérationnelle – jusqu’au moment où une poignée de fafs qui n’étaient pas arrivés dans les bus affrétés par la police se sont mis à débarquer d’un peu partout.

La masse d’antifascistes était assez dense, concentrée sur un rond-point près de l’aquarium. Chose étonnante, ces gens distribuaient des pancartes antifascistes à tous les gens autour d’eux qui n’en avaient pas. Mais la présence policière était si impressionnante que nous nous sommes demandé si une journée auSea Life Centre (l’aquarium en question) n’était pas plus divertissante que de regarder des gens s’insulter de part et d’autre d’un mur de camions et de policiers épais de 10 mètres.

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Heureusement, la vie sauvage a rapidement refait surface avec cette bonne dizaine de débiles sortie de laMarch for England. Ceux-ci avaient décidé d’aller faire les marioles devant la masse d’antifas réunis à quelques dizaines de mètres d’eux.

La multitude les a rapidement accablés d’injures, alors qu’une simple barrière séparait les marcheurs d’une mer d’antifas en colère. Le mec des Black Blocs – que vous voyez en train de se faire attaquer (photo ci-dessous) – a par la suite sauté la barrière pour s’en prendre à cinq ou six mecs plus carrés que lui, et s’est très vite retrouvé dépassé par le nombre de pieds nationalistes – et des manches de leurs drapeaux.

2a44bb455840b951487ef9289cd4aa9ab9922de4dec1cbde0d30df42e178994f Puis, plusieurs de ses amis sont arrivés à la rescousse, juste à temps pour lui éviter une clavicule pétée. Les coups de poing ont volé et les cogneurs faf se sont retrouvés au sol, convertis en une masse d’où sortaient une dizaine de bras et de jambes (certains racistes, d’autres pas) en train de se débattre avec ardeur. Il est difficile de déterminer le niveau de xénophobie d’un membre quand on ne distingue pas la tête à laquelle il est rattaché.

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Tout le monde a fini par se lever et retourner vers son équipe. La Team England s’est adossée aux clôtures, comme un troupeau de moutons effrayés à la vue du fermier qui traverse nonchalamment le champ armé de sa pince à castrer. Cet agent de liaison de la police, dans son impeccable layette bleu turquoise, était le seul rempart qui les protégeait de la foule antifasciste et de ses lancers de bouteilles.

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Les fafs venaient juste de se jouer du cordon policier lorsque des renforts des forces de l’ordre sont arrivés à cheval et ont décidé qu’il était impératif – d’un point de vue stratégique ! – de confisquer la banderole des Black Blocs. Ils n’ont pas réussi. Et, après un instant de confusion au cours duquel la police a tenté de contenir la foule, les forces de l’ordre ont finalement lâché l’affaire (et la banderole) et ont poursuivi leur mission de contrôle comme si rien ne s’était passé.

7098adb698cc98c6025da8e2fe135ee2 Ce médecin de la police, esseulé, a exigé de ce membre du Black Bloc qu’il retire son masque. La réponse qu’il a obtenue, « non », l’a sensiblement humilié.

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Une centaine de mètres plus loin, un groupe de fafs a trouvé refuge dans une agence de la chaîne Coral après avoir été poursuivi par des antifascistes armés de bombes à encre.

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Plusieurs policiers ont également été touchés lors de la bataille, mais, impressionnants de stoïcisme, ils ont su conserver une détermination des plus inattendues de la part de gens dont le visage était partiellement couvert d’encre.

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Nous étions de retour près du rond-point, où régnait une grande confusion. La police montée coursait les gens. Peut-être croyaient-ils que les charges des chevaux finiraient d’une façon ou d’une autre par convaincre les manifestants d’enlever leurs masques. Pendant un instant, on aurait même pu oublier que l’extrême droite était là ; la police arrêtait et fouillait le moindre contre-manifestant qu’elle parvenait à attraper.

fc0bdd5b134561778a20666fc5c88444 […] Quelques instants plus tard, un autre groupe de fafs a déboulé d’une rue adjacente, prêt à en découdre, avant de se voir cerné de tous côtés. Voilà comment ça s’est passé :

La police est parvenue à ouvrir une voie pour que les nationalistes puissent s’échapper, mais pas avant que plusieurs projectiles leur tombent dessus. Regardez bien le skinhead avec les lunettes de soleil et le hoodie blanc. On pourrait croire qu’il s’est pris des gros œufs dans la tronche. En vérité, lui et plusieurs autres fafs ont ramassé des cannettes de bière en plein visage, ce qui est bien plus douloureux.

ccfe0763d53e43ad32501f7ba2b2d028Beaucoup des rues qui menaient au front de mer (la marche se déroulait le long de ce front) étaient fermées par des cordons policiers. Celui-ci a servi de toile de fond à cette bande de débiles alors qu’ils prenaient la pose pour leur calendrier promotionnel de l’année prochaine.

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Ces rues barrées n’ont posé aucun problème aux antifascistes locaux qui, connaissant la zone, ont pu rallier le front de mer en empruntant les rues adjacentes.

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Lorsqu’ils sont arrivés là, des fascistes les attendaient pour une petite bagarre. Un antifasciste, l’air un peu sonné, m’a dit : « On les avait pas vus. Ils nous sont tombés sur le rabe, à mon pote et à moi, au moment où on est arrivés. »

L’effet de surprise n’a pas été très efficace et les fafs, dépassés par le nombre de leurs opposants, se sont faits dérouiller comme de coutume. Avant l’intervention de la police, l’ambiance sonore se résumait à quelques bruits sourds de poings américains et de chaussures éclatant des caboches de néonazis.

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Une fois la baston terminée, nous avons enfin eu droit à une brève séquence de la March for England. Tout le monde sera d’accord avec moi sur ce point : si jamais la « race anglaise » devait se défendre et se protéger d’un envahisseur quelconque, ces gars seraient l’élite de l’espèce, la lignée à conserver.

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Le peuple de Brighton s’est réuni en lignes le long du parcours de la manifestation, pour chanter des trucs comme « From the station to the sea, Brighton will be fascist-free » (De la gare jusqu’à la mer, Brighton ne veut pas voir un seul fasciste) ou un hymne simple mais efficace, « Small dicks ! ». Pendant ce temps, quelqu’un qui disposait d’une grosse sono jouait des hymnes gays, type « I Will Survive ».

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La manifestation était en réalité la plus grosse blague du week-end. Les nationalistes ont été autorisés à marcher, fièrement, sur 400 mètres de front de mer. Juste assez pour tomber sur cette banderole antifasciste accrochée à un toit aux abords de leur circuit. Ils ont ensuite été escortés en sens inverse, sans bruit, sans discours, sans rien. Direction le bus, puis la maison.

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Et puis, c’était fini. Des rumeurs, qui restent à vérifier, ont fait état de l’agression d’une famille musulmane par plusieurs voyous nationalistes, ceci devant nous assurer que s’ils revenaient une nouvelle fois à Brighton au printemps prochain, les fafs seraient accueillis par une foule tout aussi déterminée à leur expliquer de quel bois on se chauffe sur les bords de la Manche.

 Source: vice.com (Par Simon Childs, Photos : Henry Langston), 23/04/2013

Les fascistes de tous bords (EDL, Casual United..) organisaient une fois de plus leur « marche pour l’Angleterre » ce dimanche 21 avril 2013 à Brighton.

Alors qu’ils n’ont jamais été la bienvenue à Brighton lors de ces deux dernières années, en 2012 leur marche avait été bloquée et le parcours avait dû être modifié par la police. Cette année, l’intervention de la police a consisté à raccourcir leur parcours tout en  les faisant marcher sur le front de mer, zone beaucoup plus facile à isoler du public. C’est avant même d’arriver à Brighton que les fascistes ont subi une défaite.

Voir la suite du résumé de cette journée publié sur Indymedia UK

Un natio la gueule en sang cherche du réconfort...

Un natio la gueule en sang cherchant du réconfort…

Sale métier de protéger les fachos...en tout cas, ça laisse des traces...

Sale métier de protéger les fachos…en tout cas, ça laisse des traces…

[Angleterre/Mort de Thatcher] Sabotage de véhicules de la société Mitie (gestionnaire de prisons) – Bristol, 13 & 14 avril 2013

Bristol : Incendie et dégradations contre des véhicules de Mitie

Pendant le week-end, nous avons attaqué deux différents vans de l’entreprise Mitie. Derrière le pub « Bush », situé à 5 minutes de Templemeads, lors d’une soirée ensoleillée pendant l’heure de pointe, nous avons saisi l’opportunité de crever deux pneus et de taguer le véhicule. Nous avons certainement été vus, et alors, bonne chance à eux, nous ressemblons tout simplement à n’importe qui.

Nous avons décidé de ne pas uniquement mener notre lutte aux heures sombres, en pensant que l’expression de notre colère, si elle était vue, poserait peut-être question aux témoins. A ce moment-là, nous avons évalué que le risque en valait la peine. Nous avons aussi brûlé un van de Mitie à East Bristol, en l’incendiant en pleine nuit.

Mitie est une des nombreuses entreprises qui ont largement bénéficié de la privatisation initiée par Thatcher dans les années 80. L’externalisation des prisons pour immigrés comme Campsfield, a été le premier pas pour se bâtir un empire, qui comprend maintenant les prisons, les centres pour « jeunes délinquants », les services de probation, et s’étend au logement et aux sources d’énergie « durable ». Nous ne demandons pas que ce qui précède soit contrôlé par l’Etat. Mais nous appelons à incendier toutes les prisons – pour immigrés, pour jeunes, quelles que soient leur forme.

En plus des « centres de détention », Mitie gère maintenant 6 prisons différentes – dont deux instituts pour « jeunes délinquants ». Ils sont partenaires de l’UK Border Agency [Bureaux de l’immigration] et de l’administration pénitentiaire. L’an dernier, des travailleurs de Mitie à Londres ont fait grève après qu’une travailleuse enceinte ait été maltraitée, et ait finit à l’hôpital, tout en travaillant pour Mitie.

A travers le pays, des gens de tous âges sont confiés aux bons soins de Mitie, et sont tabassés et privés de liberté. Ces petites actions sont en solidarité avec eux, et toute personne qui était dans la rue ce week-end [dans les manifs émeutières pour célébrer la mort de Thatcher].

Mitie prétend aider les gens, mais leurs investissements dans le logement et l’énergie ne change pas le fait qu’ils ont l’intention de profiter de tous les aspects de la vie.

Feu aux prisons !
Brûle en enfer, Maggie !

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Traduit de l’anglais de 325 par Brèves du désordre, 18/04/2013

[Angleterre/Mort de Thatcher] Les vitres du club conservateur explosées et un véhicule de police incendié – Bristol, nuit du 11 au 12 avril 2013

Le Tory Club fracassé et 4×4 de flics incendié

Un ennemi de la LIBERTE en moins – Dansons sur sa tombe!

Pour célébrer les nouvelles de la mort de Thatcher nous avons brisé les vitres du club conservateur sur la route de Viviers à Bristol dans les premières heures de ce matin.

Peu importe combien d’hommages à une « grande dame » apparaît dans les médias, nous ne pourrons jamais nous souvenir d’elle autrement que comme un tyran vicieux qui a déroulé le néo-libéralisme qui s’épanouit aujourd’hui. Le seul bon politicien est un politicien mort!

Même par rapport aux politiciens en général, Thatcher a été l’un des personnages les plus détestés de l’histoire récente au Royaume-Uni, ce qui explique pourquoi elle était sous garde armé 24 heures par jour jusqu’à sa mort à l’hôtel cinq étoiles Ritz. Elle a mené un assaut sur les conditions de vie du « sous-prolétariat » qu’elle méprisait ouvertement, a participé à l’enracinement et l’enrichissement des classes dirigeantes. Nous ne sommes que quelques-unEs mais des milliers et des milliers de personnes à faire la queue pour pisser sur sa tombe.

A Bristol, la réponse à sa mort a été immédiate. Lors de la nuit de la nouvelle tombée, il y a eu une grande fête de rue à Easton pour la célébrer. Quand les flics sont arrivés pour la disperser, ils ont été accueillis par des pierres, des bouteilles et des barricades enflammées, blessant plusieurs voyous de l’Etat et endommageant un véhicule de police. Nos pensées sont avec les personnes arrêtées et les nombreuses autres qui ont défié l’escouade anti-émeute et leurs alliés « pacifistes ».

Nous avons attaqué le club où traînent les lèches-cul de Thatcher, mais ne nous méprenons pas – les partis politiques ne sont que l’une des faces de l’ordre dominant mondial. […] Thatcher a vu de puissantes révoltes contre son régime (grève des mineurs, la rébellion contre les impôts locaux [« Poll Tax »] et bien d’autres…), et les dirigeants d’aujourd’hui peuvent être sûr qu’ils seront également confrontés à notre colère.

Thatcher a activement soutenu et défendu la dictature militaire de Pinochet au Chili. En vertu de la nouvelle dictature économique de la démocratie, les étudiants rebelles, guerriers indigènes mapuches et les anarchistes subversifs continuent  à être persécutés par les mêmes lois fascistes de l’époque. Nous saluons Marcelo, Juan et Freddy à Santiago du donjon de haute sécurité, les combattants solides depuis l’époque du règne de Pinochet, et ceLLESux cibléEs par la dernière perquisition menée par l’Etat chilien et qui sont détenuEs dans la prison pour femmes de Temuco (qui a également été le théâtre d’une émeute récente) .

Enfin, notre équipe prend la responsabilité du récent incendie d’un 4×4 de police dans un garage de Pennywell Road à Easton. Ces serviteurs de l’Etat ne doivent jamais être en sécurité dans les rues de notre attaque ici, comme à Moscou, au Caire ou à Montréal.

NIQUE LA LOI ET LA POLICE DE PAIX!

Guerre aux politiciens, mort à l’Etat!

Des anarchistes indisciplinés (dans l’esprit de Millbank)

Traduit librement de l’anglais depuis indymedia.org.uk, 18/04/2013

[Grande-Bretagne] Fêtes sauvages pour célébrer la mort de Thatcher: émeute à Bristol – 8 avril 2013

Emeute à Bristol – 8 avril 2013

7 policiers ont été blessés – dont un grièvement – lors d’une « fête de rue » improvisée célébrant la mort de l’ancienne premier ministre Margaret Thatcher (« la Dame de Fer ») dans le quartier d’Easton, à Bristol.

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Les affrontements ont éclaté après minuit alors qu’une foule bruyante de 200 personnes avait refusé d’obéir aux ordres de la police, qui étaient de se disperser.

Des dizaines de policiers en tenue anti-émeute ont utilisé leurs matraques pour disperser la foule, qui a répliqué par des jets de bouteilles et de poubelles.

Une voiture de police a été endommagée par des jets de projectiles et des feux de poubelles se sont propagés dans le quartier.

Plusieurs des policiers blessés ont du être transférés à l’hôpital, dont un est toujours hospitalisé pour une blessure au cou.

Un homme a été arrêté pour « troubles à l’ordre public ». Il aura fallu plus de deux heures à la police pour rétablir le calme.

La « fête » avait commencé devant le Chelsea Inn à Easton, qui est l’un des quartiers les plus pauvres et multi-culturels de Bristol.

Julian Styles, 58 ans, chômeur, qui a été licencié de son travail à l’usine en 1984, a dit: «ça fait 30 ans que j’attends la mort de cette sorcière. »

Selon le chef de police, l’inspecteur Mark Jackson, le rassemblement a pris de l’ampleur vers 22h30 quand la foule a rassemblé entre 150 et 200 personnes, jouant de la musique fort et incendiant le mobilier urbain.

L’émeute a éclaté au moment où plusieurs policiers sont intervenus pour couper la musique venant de la sono. C’est à cet instant que les premiers jets de cannettes ont commencé à partir en direction des forces de l’ordre.

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Traduit approximativement de leur presse – SWNS.com, 09/04/2013

4 vidéos de cette fête populaire:

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A Brixton, après la mort de Margaret Thatcher, on chante: «Ding dong, la sorcière est morte»

Thatcher1Tandis que les hommages à Margaret Thatcher continuent d’affluer de la part d’hommes politiques britanniques et étrangers, tous les Britanniques ne sont pas en deuil. Des centaines de personnes sont spontanément descendues dans les rues de plusieurs villes pour fêter sa disparition.

« Ding dong, la sorcière est morte ». A Brixton, c’est en reprenant la chanson du film culte Le Magicien d’Oz que des centaines de personnes ont investi la place principale du quartier, pour se réjouir sans retenue de la mort de Margaret Thatcher.

Brixton, quartier où réside une partie de la communauté jamaïcaine de Londres, avait été le théâtre d’émeutes violentes et meurtrières dans les années 80, au début de l’ère Thatcher. Des troubles déclenchés par de profondes divisions sociales et des tensions raciales.

« Je suis venu pour fêter symboliquement sa mort avec tous les autres », explique un des manifestants. « C’est elle qui est à l’origine de cette folie néolibérale dont nous sommes les victimes aujourd’hui. Les habitants de Brixton ont souffert. Ils ont souffert directement à cause de sa politique… »

Jeunes et moins jeunes, les manifestants avaient apporté bouteilles de champagne et mégaphones pour rappeler l’autre facette de celle que beaucoup appellent affectueusement « Maggie » depuis quelques années.

« Cette femme a fait de ma jeunesse un enfer »

Eux ne pardonnent pas le soutien au dictateur chilien Augusto Pinochet, le refus de sanctionner l’Afrique du Sud de l’apartheid ou les mesures comme la poll tax. « Cette femme a fait de ma jeunesse un enfer. Elle est responsable de la plupart des maux de notre société et je crois que la plupart des choses qu’on reproche aujourd’hui aux gens pauvres et aux gens malades sont en réalité sa faute », s’emporte un des londoniens présents.

Des rassemblements spontanés avec des réactions tout aussi viscérales se sont produits à Bristol et à Glasgow. Là, 300 personnes ont manifesté jusqu’au petit matin et ont même l’intention de recommencer mercredi prochain, jour des obsèques de la Dame de fer.

Leur presse – RFI.fr (Muriel Delcroix), 09/04/2013

Des fêtes de rue pour célébrer le décès de la « Dame de fer »

Le décès de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher a suscité autant d’hommages que de commentaires féroces. Certains quartiers ont même été jusqu’à fêter sa disparition dans la rue.

Environ 500 personnes ont improvisé une fête dans les rues du quartier londonien de Brixton, lundi 8 avril, pour célébrer la mort de l’ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher, au pouvoir entre 1979 et 1990. Preuve que le bilan de la « Dame de fer » reste très controversé au Royaume-Uni, quelques heures après l’annonce de son décès, des habitants de ce quartier populaire et multiethnique se sont spontanément regroupés pour boire, chanter et danser sur des chansons des années 1980.

Certains d’entre eux brandissaient des pancartes sur lesquels ils avaient écrit : « Réjouissez-vous, Thatcher est morte ». D’autres se contentaient d’agiter le journal hebdomadaire de gauche « The Socialist Worker » dont la une titrait : « Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous ! », en-dessous d’une caricature de l’ancienne chef du gouvernement.

« Beaucoup de gens sont contents de la voir partir »

Lorsque Margaret Thatcher était au pouvoir, au cours des années 1980, Brixton, où réside une importante population immigrée, fut le théâtre de deux émeutes majeures. « Les émeutes de Brixton étaient le résultat d’une discrimination raciale et sociale dont Thatcher était responsable », explique à FRANCE 24 Judith Orr, rédactrice en chef du « The Socialist Worker ». Et d’ajouter :

« Thatcher est toujours perçue par des millions de personnes issues des classes populaires comme quelqu’un qui a ruiné leur vie ».

Interrogée sur la convenance de fêter dans la rue la mort d’un individu, Judith Orr réplique :

« Beaucoup de gens, moi incluse, sont contents de la voir partir ».

Bien qu’elle soit trop jeune pour se souvenir des années Thatcher, Estelle Tooch, une Londonienne âgée de 23 ans qui réside à Brixton, n’a pas hésité à participer à la fête improvisée. « On peut toujours voir les dommages causés par sa politique, dit-elle, le taux de pauvreté qui existe aujourd’hui est directement lié à l’héritage qu’elle a laissé », se justifie-t-elle.

Si aucun incident n’a été enregistré à Brixton ou encore à Glasgow, en Écosse, où une fête similaire s’est tenue, ce ne fut pas le cas à Bristol (sud-ouest), où six policiers ont été blessés dans des échauffourées alors que 200 personnes s’étaient rassemblées pour célébrer le décès de Margaret Thatcher.

Leur presse thatcherisée – France24 (Tony Todd), 09/04/2013

Lire un compte-rendu de la soirée Thatcher Street Party à Bristol de lundi dernier (publié sur Indymedia Bristol)

[Angleterre] Des milliers d’étudiant.e.s dans les rues de Londres contre la hausse des frais universitaires – 21 novembre 2012

Milliers d’étudiants dans la rue contre les frais universitaires

 Des milliers d’étudiants britanniques ont défilé mercredi à Londres sous étroite surveillance policière. Ils protestaient contre la hausse des frais d’inscription et le chômage des jeunes.

Le défilé, encadré par un important dispositif policier pour éviter les débordements des manifestations étudiantes fin 2010, n’a cependant pas fait le plein par rapport au mouvement de 2010, quand 50’000 personnes avaient défilé au moment du vote de la loi sur l’augmentation des droits universitaires.

Mercredi, environ 10’000 étudiants ont manifesté sous la pluie, selon les organisateurs National Union of Students (NUS), mais la police n’a pas avancé de chiffres.

De brefs accrochages ont opposé la police et une minorité de manifestants à proximité du parlement, mais la manifestation s’est ensuite poursuivie de façon pacifique.

Sans avenir

« L’éducation est un droit, pas un privilège », « Arrêtez de jouer avec notre avenir », pouvait-on lire sur des pancartes du cortège, au dessus duquel flottaient aussi des drapeaux palestiniens en soutien à Gaza.

Les manifestants protestaient aussi contre l’absence de perspective professionnelle. « Rien n’a été fait pour aider la jeunesse à trouver des emplois », a déclaré Jack Everet, étudiant en politique.

« Dans deux ans, on va sortir de fac et on ne pourra pas avoir de travail. C’est comme ça que ça se passe maintenant, comme partout en Europe », a ajouté John Corrun, qui étudie la sociologie et la politique.

La manifestation s’est terminée précipitamment, le président du NUS Liam Burns étant hué et la cible de jets d’oeufs, illustration des divisions au sein du syndicat.

L’augmentation des frais d’inscription est entrée en vigueur à la rentrée 2012: les deux-tiers des universités ont accru les droits, avec une moyenne de 8500 livres (10’500 euros ou 13’500 dollars) par an contre 3300 livres auparavant. Quelque 3,7 millions de jeunes âgés de 16 à 24 ans sont actuellement au chômage au Royaume-Uni, selon les derniers chiffres officiels.

Leur presse – Tribunal de Genève, (ats/afp/Newsnet), 21/11/2012 à 20h22

Manifestation d‘étudiants britanniques contre les frais universitaires

Des milliers d‘étudiants britanniques ont manifesté ce mercredi dans les rues de Londres pour dénoncer l’augmentation des frais de scolarité, notamment dans l’enseignement supérieur. Ils critiquent plus largement les coupes budgétaires opérées par l’actuel gouvernement.

Le correspondant d’euronews à Londres Ali Sheikholeslami explique que “les étudiants sont venus de tout le pays”. Ils réclament donc une baisse des frais de scolarité à l’université, mais aussi, dit-il, “ils exigent du gouvernement qu’il change sa politique en matière d‘éducation et d’emploi.

“Ce qui est important, explique Liam Burns, leader du principal syndicat étudiant (National Union of Students,NUS), c’est de se situer dans la perspective des élections générales de 2015. Quel investissement public dans le domaine de l‘éducation, quel montant pour les frais de scolarité, quel type de bourse pour les étudiants… ce sont des dossiers sur lesquels les politiciens vont devoir s’exprimer”.

“Sans l’aide financière du gouvernement, confie une des manifestantes, je n’aurai pas pu suivre d‘études. Or, cette aide n’existe plus. Cela va donc priver les plus modestes de tout accès à l‘éducation”.

La manifestations a été marquée par quelques accrochages avec la police, mais sans commune mesure avec les heurts violents qui avaient opposés certains jeunes aux forces de l’ordre il y a deux ans, quasiment jours pour jour.

Leur presse – Euronews.fr, 21/11/2012 à 20h14

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