[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

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L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

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Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

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‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

le "job center" de Lichtenberg

le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

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Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[Allemagne] Berlin brûle – Samedi 16 février 2013

Dans la soirée de samedi 16 février 2013, des émeutes ont éclaté à Berlin dans le cadre des protestations contre la tenue du Congrès de la Police Européenne, qui aura lieu les 19 et 20 février 2013 à Alexanderplatz.

Dans le quartier de Kreuzberg et de Mitte, des manifestant.e.s (600 selon la police) ont attaqué deux magasins et brisé des sucettes publicitaires et abribus. Deux banques de la Sparkasse ont également été attaquées à l’aide de pavés, plusieurs voitures de keufs ont été vandalisées. Des tags anarchistes ont également recouvert les murs du quartier.

Des barricades enflammés de poubelles et de bennes à ordures ont été montées à travers les rues et des affrontements sporadiques avec les flics se sont déroulés une bonne partie de la soirée.

Au moins 20 personnes ont été arrêtées, et quelques flics ont été blessés.

Cette mobilisation, dont le site internet a pour slogan « Gegen den Staat und seine Freunde, Berlin muss brennen » [Contre l’Etat et ses amis, Berlin doit brûler], a été placée à haut risque par les autorités: la police a mobilisé plus de 1000 agents pour cet évènement.

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Résumé à partir de plusieurs articles de leur presse (Berliner Zeitung, Tagespiegel…), 17/02/2013

Quelques photos de la soirée (Tagespiegel & Morgenpost.de, 17/02/2013):

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Façade de bâtiment public (Bundesdruckerei) recouvert de goudron

Façade de bâtiment public (Bundesdruckerei) recouvert de goudron

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Façade d'une des deux banques vandalisées

Façade d’une des deux banques vandalisées

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Des articles en allemand d’analyses et de récits sur cette manif 

[Allemagne] Résistance et émeute contre les expulsions de logement dans le quartier de Kreuzberg – Berlin, 14 février 2013

Jeudi matin (14/02/2013), la police anti-émeute a débarqué dans le quartier de Kreuzberg à Berlin pour expulser une famille d’origine turque de leur appartement, dans lequel vivait les parents et leurs trois enfants depuis une vingtaine d’années.

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Des centaines de militant.e.s et habitant.e.s du quartier se sont rassemblé.e.s devant le logement et ont montré leur détermination aux huissiers qui se sont pointés à 6h00 du mat’. Les flics ont utilisé gaz lacrymo pour disperser les manifestant.e.s et des échauffourées se sont déroulées.

Une première tentative d’expulsion en octobre 2012 avait échoué grâce à la mobilisation du quartier. La justice a demandé l’expulsion suite aux loyers impayés. De plus en plus de locataires se retrouvent à la rue pour ne pas avoir payé le loyer dans les temps.

De nombreux groupes se mobilisent contre la multiplication de ces expulsions forcées, les pénuries de logement et la hausse des loyers. (Voir le blog ZwangsraeumungVerhindern)

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Dans la soirée de ce jeudi 14 février, des émeutes se sont déroulées dans le quartier de Kreuzberg, de Friedrichshain et de Mitte à Berlin: containers, poubelles et feux de signalisation ont été incendiés, des voitures de flics ont été vandalisées et des affrontements sporadiques ont eu lieu entre des groupes de jeunes cagoulés et la police.

Dans le secteur de Neuköln un cortège sauvage s’est formé et est rapidement passé à l’action en démolissant une banque et une voiture de police: bilan, une dizaine de keufs blessés et au moins 10 personnes arrêtées.

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Traduit de leur presse allemande (Süddeutsche.de & Bild.de), 14/02/2013

[Allemagne] Sabotage incendiaire d’un véhicule Deutsche Telekom – Berlin, soirée du 3 janvier 2013

Un véhicule de la compagnie de téléphonie Deutsche Telekom a été incendié dans la nuit du 1er au 2 janvier 2013 dans le quartier Friedrichshain de Berlin:

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Communiqué de revendication du sabotage publié sur Indymedia.de, 04/01/2013:

Deutsche Telekom a plus de cadavres dans le placard que quiconque dont nous pourrions parler. Beaucoup d’entre nous ont déjà mis en lumière une partie de leur saleté. Ce soir (01.03), nous avons rendu visite à D.Telekom sur Hausburgstraße (une rue dans le quartier de Friedrichshain), notamment dans le contexte du Congrès de la Police européenne. D.Telekom a réalisé des bénéfices durant des décennies dans le domaine des équipements militaires et de l’armement.

En outre, en ce qui concerne l’interruption des télécommunications, Telekom, avec ses filiales, T-Mobile et T-Systems est l’une des fers de lance dans ce secteur. En conséquence, sur son site officiel, l’entreprise se vante de traiter des données et d’être en liaison avec les flics, ainsi que ses systèmes mobiles pour le suivi des personnes au service de la police fédérale, afin d’être en mesure de protéger les frontières de l’Allemagne encore plus efficacement. De manière similaire, l’entreprise Telecom est impliquée dans la construction de navires de guerre.

Si cela n’est pas suffisant, vous devriez aller vérifier les conditions de travail dans les filiales de Telekom à l’étranger, par exemple dans l’organisme OTE de télécommunications en Grèce.

Salutations de solidarité aux:
Groupes autonomes de Hambourg
Commando Lambros Foundas
Propagandistes par le fait
Et à tous les autres camarades qui luttent contre la logique de la crise et de la guerre!

Tu détestes les flics? Alors résiste!

Traduit de l’anglais en collaboration avec Contra-info, 09/01/2013 (source en allemand, 04/01/2013)

[Europol] Sabotons le congrès de la police à Berlin (16-20 février) ! Manif samedi 16 février 2013 à 20h à Mariannenplatz

Le 16 Février 2013, le Congrès de la police européenne (Europol) se tiendra à Berlin. Selon les chiffres des responsables de l’organisation, près de 1.600 participants en provenance de plus de 50 pays ont assisté au dernier congrès en 2012.

Les flics, les politiciens, les entreprises et autres personnalités s’y rencontrent une fois par an pour coordonner leurs intérêts. Bien que les membres de l’administration obtiennent un accès gratuit, les journalistes et les gens « normaux » doivent payer environ 1000 euros pour l’enregistrement. Les entreprises ayant des intérêts commerciaux payent par mètre carré un terrain d’exposition. Des marques bien connues étaient présentes ces dernières années.

Par exemple Taser, IBM, Microsoft, Oracle ou T-systems. La rencontre d’exposants est internationale, venant aussi bien d’administrations de toute l’Europe, ainsi que des forces de police de pays aussi lointains que Taiwan, et des entreprises multinationales.

Ainsi, le caractère de cet évènement international est un mélange d’un salon professionnel et d’une réunion semi-informelle. Alors que c’est un endroit vraiment apprécié pour la commercialisation de matériel de répression comme les armes et engins de police, la préoccupation la plus courante des porcs est d’acquérir la capacité de gérer des charges énormes de données, qui sont entrés dans l’ère de l’Internet et de la surveillance de masse.

Grâce à ce dilemme, la plupart des exposants offrent des systèmes et des cadres pour l’acquisition et la gestion d’information. De plus, de nombreux ateliers la tenue du congrès traitent de ces problèmes, et offrent un lieu pour échanger des expériences dans ce domaine.

Comme les années précédentes, des groupes autonomes appellent à une action autour de ce temps. Depuis quelques années, le Congrès de la police était une occasion pour de nombreuses personnes de descendre dans la rue et exprimer leur rage contre la surveillance, le contrôle et la répression. Non seulement les manifestations, mais aussi des attaques physiques contre des infrastructures de police ont accompagné les « rencontres » des dernières années. Bien loin de chasser la police de la ville, il est prévu d’augmenter la résistance niveau par niveau.

Une manifestation est annoncée pour le 23 16 Février.

Pour plus d’informations, consultez le blog polizeikongress2013.blogsport.de

Une vidéo de la mobilisation de l’année dernière:

Les flics essayent d’entrer dans un squat après la manifestation contre le Congrès de police 2012:

Traduit de l’anglais du blog Le Révolté, 9 décembre 2012

[Allemagne] Des migrant.e.s en grève de la faim contre les déportations et les conditions de vie des réfugiés – Berlin, depuis le 24 octobre 2012

Allemagne: des demandeurs d’asile en grève de la faim à la Porte de Brandebourg

BERLIN (AFP) – Affrontant le froid et la pluie, des demandeurs d’asile sont en grève de la faim depuis une semaine à la Porte de Brandebourg, à Berlin, pour protester contre des conditions de séjour qu’ils jugent inhumaines en Allemagne.

Enveloppé dans un épais blouson recouvert de plastique pour se protéger d’un crachin glacial, Houmer Hedayatzadeh, qui se présente comme un étudiant iranien de 23 ans pourchassé dans son pays, ne se nourrit plus depuis mercredi dernier et se contente d’un peu d’eau et de thé.

Avec une dizaine d’autres réfugiés venus comme lui d’Iran, d’Afghanistan et d’Irak, il a entamé une grève de la faim « pour protester contre la situation des réfugiés en Allemagne et pour l’arrêt des renvois dans leurs pays », explique-t-il à l’AFP.

Le petit groupe de protestataires est installé à la Porte de Brandebourg, monument symbole de l’Allemagne où se pressent touristes, faux soldats américains posant pour les photos souvenirs et statues humaines.

Ils sont assis ou allongés à même le pavé froid et humide, des parapluies les protègent un peu mais les quelques policiers qui les surveillent empêchent l’installation de matelas ou même de sacs de couchage.

Un homme venu leur apporter des tapis de sol en signe de solidarité se fait fermement renvoyer par la police. Quelques invectives et injures volent.

« Il n’y a pas eu d’autorisation pour une manifestation permanente », explique un porte-parole de la police. « C’est pour cette raison qu’un campement ne peut être dressé ».

Trois personnes ont été provisoirement interpellées mardi soir pour avoir tenté d’enfreindre l’interdiction, selon la radio locale RBB.

« Nous ne sommes pas autorisés à déployer des couvertures chaudes pour nous protéger du froid. Avec des températures qui peuvent commencer à être négatives la nuit, la situation peut difficilement être pire », poursuit Houmer Hedayatzadeh, un couvre-chef en fourrure grise enfoncé jusqu’aux yeux.

Les réfugiés ont néanmoins étalé quelques banderoles. « Aucun homme n’est illégal », « Réfugiés en grève de la faim », « Fermez les camps de réfugiés », y lit-on en lettres roses ou noires.

Tous dénoncent les conditions d’accueil des demandeurs d’asile, notamment l’assignation à résidence durant l’examen de leur dossier. « Nous n’avons pas le droit de nous déplacer en Allemagne, nous sommes assignés à une circonscription », raconte Jegr Osman Assad, venu d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien.

« Je voudrais m’intégrer mais je n’ai pas le droit de chercher un travail, ni même de prendre des cours d’allemand », explique-t-il par le bais d’un « traducteur », un jeune Berlinois venu manifester sa solidarité.

« Les conditions d’accueil sont inhumaines », dénonce cet homme de 30 ans arrivé en Bavière (sud) l’an dernier.

Beaucoup dénoncent des foyers d’accueil bondés. Depuis le début de l’année, le nombre de demandeurs d’asile a grimpé de 24% à 40.201, principalement en provenance d’Afghanistan (13,4%), de Serbie (10,3%) et d’Irak (9,8%).

A Berlin, les autorités locales, débordées, évoquent « une augmentation énorme ». Il est envisagée l’installation de conteneurs pour répondre temporairement à l’urgence.

Houmer Hedayatzadeh raconte avoir été poursuivi par la justice iranienne pour avoir participé à des manifestations étudiantes après l’élection présidentielle de 2009. Il aurait fui via la Turquie, la Grèce et l’Italie avant d’être interpellé par la police allemande et placé dans un centre de réfugiés « à la frontière tchèque ».

Las des conditions de vie dans ce centre, il a rejoint un groupe de réfugiés avec qui il a effectué près de 600 km à pied de Wurtzbourg (Bavière) à Berlin pour réclamer un changement de politique des autorités allemandes.

Avant de s’installer Porte de Brandebourg.

« Nous y resterons jusqu’à la mort s’il le faut », assure Jegr Osman Assad.

Leur presse – Le Nouvel Obs.com (AFP), 31/10/2012 à 16h40

[Allemagne] Brèves du désordre d’août 2012

Un véhicule de police incendié à Rottweil – 27 août 2012

Des inconnus ont tenté d’incendier avec un projectile incendiaire un véhicule de police police banalisé. La police a annoncé lundi, que le véhicule était garé sur le parking protégé du commissariat. L’auteur a jeté un engin incendiaire sur la voiture par-dessus une clôture.

L’incendie n’a pas été suffisant.

Traduit de l’allemand de directactionde (d’un article de leur presse du sud-ouest) 

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Berlin: Attaque à la peinture d’un pôle-emploi:

Reçu et transmis par DirectActionde:

« Nous avons attaqué, dans la nuit du 21 au 22 août 2012, le pôle-emploi de la Berlichingenstrasse à Berlin avec de la peinture rouge. Nous voulons sensibiliser le public sur le rôle des centres d’emploi dans le système capitaliste.

Ils sont un outil de la classe dirigeante, afin d’exploiter la majorité des gens et à les supprimer.

Nous sommes utilisés par la pression de l’agence pour l’emploi parce que nous nous soumettons à l’oppression capitaliste.

Leurs moyens sont les délocalisations forcées, le travail forcé dans des emplois sans avenir à 1 euro et un harcèlement humiliant. Les jeunes sont contraints sous la menace de privation de pouvoir dans les relations de formation inférieurs.

Défendez-vous ensemble!
Organisons la lutte des classes par le bas! « 

De la presse de la police: 

Des inconnus ont endommagé la nuit dernière la façade d’un centre pour l’emploi à Moabit. Un gardien de sécurité a alerté la police vers 05h00 lorsqu’il a vu la peinture rouge sur le bâtiment de la Berlichingenstrasse. Selon les constatations, les agresseurs ont jeté plusieurs bombes de peinture sur la façade. La police criminelle a lancé une enquête pour « attaque contre une propriété d’Etat »

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Attaque contre des bâtiments de télécommunication – Hambourg, 23 août 2012

Dans la nuit de jeudi, des inconnus ont endommagé un des immeubles de bureaux de télécommunication dans le quartier Neustadt à Hambourg.

Les auteurs ont détruit cinq vitres du premier étage de l’immeuble et jeté des projectiles remplis de peinture rouge sur les portes et le mur du hall d’entrée.

La police soupçonne une motivation politique derrière cette attaque et a lancé une enquête et un appel à témoin.

Traduit de l’allemand de directactionde (de leur presse)

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Pneu de voiture crevé – Berlin, 17 août 2012

Un employé de 41 ans d’une société de gestion a alerté ce matin à 11h15 la police à la Friedrichstrasse à Kreuzberg, suite à un dommage criminel sur un véhicule de société.

La voiture « Peugeot » a été taguée sur la porte à l’avant avec un slogan d’extrême-gauche et un pneu a été crevé. Le caractère politique n’est pas exclu et la police mène l’enquête pour « attaque criminelle »

Traduit de l’allemand de directactionde (de leur presse), 17 août 2012

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Attaque contre l’Office central de l’immigration – Dortmund, 17 août 2012:

Publié sur indymedia.linksunten, le 17 août 2012 :

« La nuit dernière l’entrée de l’Hôtel de Ville de la Friedensplatz a été attaqué  à Dortmund avec des pierres et des bombes de peinture. Des slogans supplémentaires ont été peints à la bombe sur la façade.

L’Hôtel de Ville héberge l’Autorité Centrale des Etrangers, à partir d’une semaine avec la police locale, le Ministère de l’Intérieur et d’une délégation de la Sierra Leone, qui tentent de baser sur des critères racistes tels que la prononciation ou réfugiés comme « apatrides » de l’Etat ​​du Sierra Leone et de les expulser directement dans leur pays d’origine. Ces méthodes s’intègrent parfaitement dans la politique d’asile et les réactions racistes des militants du BRD.

La solidarité doit être pratiquée !