[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

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L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

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Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

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‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

le "job center" de Lichtenberg

le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

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Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[Limoux, 11] Les tables de la terrasse du McDo finissent dans la vitrine – Nuit du 7 au 8 avril 2013

Dans la nuit de dimanche à lundi à mardi, à Limoux, le magasin « Point P » a été vandalisé : la porte d’entrée a été fracturée, mais les voleurs ne sont pas restés longtemps, dérangés par le système d’alarme qui s’est mis à retentir.

Sur le parking de Mc Do, les vitres d’une voiture ont été brisées et une poubelle du restaurant a été incendiée. L’indélicat personnage a ensuite jeté des cailloux contre trois vitrines du restaurant, et en s’acharnant sur l’une d’elles mais apparemment, il n’a pas tenté de s’introduire dans l’établissement. Les gendarmes sont intervenus de même qu’une dépanneuse pour la voiture.

Leur presse – LeMidiLibre.fr, 09/04/2013 à 06h00

Limoux. Vandalisme nocturne et folle épopée incendiaire

Tout aurait commencé à Point P route de Carcassonne à Limoux dans la nuit de dimanche à lundi. Une ou plusieurs personnes auraient commencé par vandaliser l’extérieur de la grande surface de bricolage pour s’en prendre ensuite à une voiture garée sur le parking de Netto, la dépecer et y mettre le feu, puis dans ce périple fou de destruction massive, incendier les poubelles du McDo, retourner et arracher les tables extérieures du fast-food puis les balancer contre les vitrines.

Une folle virée nocturne qui devait s’achever à Pomas par une ou plusieurs tentatives de cambriolages dans des résidences à l’extérieur du village. Les gendarmes de la brigade de Limoux, les pompiers et une dépanneuse sont intervenus rapidement sur les lieux pour effacer toutes les traces de cette vindicte gratuite. Une personne a été arrêtée hier en début de matinée et serait encore entendue dans les locaux de la gendarmerie de Limoux, elle aurait entièrement reconnu les faits. Les gendarmes cherchent maintenant à reconstituer exactement les faits et à savoir si le suspect a agi seul ou en bande.

Leur presse – LaDépêche.fr (F.P.), 09/04/2013 à 09h20

[Dijon] La police accueillie aux cocktails molotov, la poukav citoyenne travaille – Soirées des 17 et 18 février 2013

Cocktails Molotov sur la police : 5 arrestations à Dijon

Lorsque dimanche soir, les pompiers étaient intervenus rue Joliot-Curie, où un local à poubelles venait d’être incendié, ils avaient essuyé, ainsi que les policiers qui les accompagnaient, des jets d’objets divers : pied de lampe, morceaux de table, pièces de mobilier.

Lundi, lors d’une nouvelle intervention pour un nouvel incendie allumé au même endroit, policiers et pompiers avaient été accueillis cette fois par des jets de cocktails Molotov.

Depuis les coursives du 5 e étage

Mais un imposant dispositif d’investigations avait été mis en place par les enquêteurs du groupe de voie publique de la sûreté départementale : ils savaient que ceux qui s’en étaient pris aux gardiens de la paix et aux pompiers avaient lancé leurs projectiles depuis les coursives du 5 e étage du bâtiment Réaumur, et ils disposaient de quelques informations obtenues par l’enquête de voisinage.

Et enfin, des témoins avaient parlé. Si bien que les enquêteurs avaient identifié cinq jeunes gens, tous domiciliés dans le quartier, tous déjà connus de la police et de la justice, tous âgés de 18 à 19 ans.

Interpellés à l’aube

Mardi, à l’aube, au cours d’une opération mobilisant des policiers du groupe de voie publique, de la brigade criminelle et de la brigade d’atteinte aux biens de la sécurité publique, trois des jeunes gens étaient interpellés à leur domicile, conduits dans les locaux du commissariat central et placés en garde à vue. Deux autres les rejoignaient au cours de l’après-midi.

Au cours de leurs auditions, les cinq jeunes gens auraient nié avoir lancé des objets ou des cocktails Molotov sur les pompiers et les policiers, mais certains auraient reconnu s’être trouvés dans les coursives de l’immeuble.

Le service départemental d’incendie et de secours, la police national et le bailleur social Dijon Habitat ont déposé plainte.

Un véhicule incendié

Les cinq jeunes gens, qui sont poursuivis pour les feux de poubelles, les jets de projectiles et, pour deux d’entre eux, pour avoir incendié un véhicule dans la rue Joliot-Curie le dimanche, devaient être présentés au procureur de la République dans la soirée d’hier. L’un d’entre eux pourrait être conduit directement à la maison d’arrêt pour trois mois : il faisait l’objet d’une peine d’emprisonnement avec sursis prononcée dans le cadre d’un autre dossier.

Leur presse – Le Bien Public.com (G. D.), 22/02/2013 à 09h55

[Ile de La Réunion] Barrages routiers, pierres et cocktails molotov pour la police – Port, nuit du 18 au 19 février 2013

La Réunion: heurts entre jeunes et forces de l’ordre dans la nuit

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION — Des heurts entre jeunes et forces de l’ordre se sont produits dans la nuit de lundi à mardi à la Réunion, au Port (nord), après un jour de blocage routier dû à des barrages installés par des manifestants réclamant du travail.

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Véhicule incendié lors de heurts dans la nuit du 18 au 19 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit dans plusieurs quartiers de cette commune, à une quinzaine de kilomètres de Saint-Denis, selon des témoins. Aux grenades lacrymogènes tirées par les gendarmes mobiles, les manifestants ont répliqué par des jets de pierres et de cocktails molotov dans le secteur de la Rivière de Galets et la cité Rico Carpaye. Des poubelles ont été incendiées un peu partout dans la ville où le calme est revenu à 01h00 du matin.

Les affrontements ont démarré après la levée d’un barrage routier installé par des jeunes qui réclamaient des contrats aidés de la mairie et ayant provoqué des embouteillages monstres sur un artère clé. Une réunion entre le maire du Port, Jean-Yves Langenier (PCR), et une délégation de jeunes dans l’après-midi, n’a pas abouti.

« La commune n’a pas les moyens de régler seule les problèmes du chômage », a dit le maire. Dans le sud de l’île, des jeunes ont aussi bloqué un carrefour à Saint-Pierre et brûlé des poubelles avant d’être rapidement délogés par les forces de l’ordre.

Depuis quelques jours, des barrages routiers ont été installés sur le réseau routier dans plusieurs communes par de petits groupes de jeunes réclamant des emplois.

Leur presse – AFP, 19/02/2013

Affrontements et embouteillages

Après avoir manifesté à plusieurs reprises la semaine dernière, des demandeurs d’emploi sont passés à la vitesse supérieure et ont décidé de bloquer la circulation au niveau de la quatre-voies. Les barrages mis en place ont occasionné des kilomètres d’embouteillages. 

LaReLes tensions se sont accentuées au fil de la journée entre forces de l’ordre et manifestants dans l’Ouest. Depuis ce matin, un groupe de personnes parmi lesquelles des jeunes, des pères et mères de familles sans emploi sont mobilisés à la Rivière des Galets pour obtenir des contrats de travail.

Comme la semaine dernière, ces Portois ont manifesté et bloqué le rond-point du Sacré-Coeur pour faire entendre leurs revendications.

Estimant que les réponses apportées par la Mairie n’étaient pas suffisantes, les manifestants ont décidé de passer au niveau supérieur en bloquant cette fois-ci la circulation au niveau de la quatre-voies, prenant en otage plusieurs milliers d’automobilistes, dans le sens Saint-Denis/Saint-Paul et dans le sens Saint-Paul/Saint-Denis.

Cet après-midi, les usagers ont eu beaucoup de difficultés à circuler. Cette situation s’est prolongée jusqu’en début de soirée. A 20 heures, on enregistrait pas moins de 7 kilomètres d’embouteillages sur la route du Littoral, dans le sens Saint-Denis/Saint-Paul.

Après des heures de blocage, le ton est monté d’un cran au Port. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène dans le but de disperser les manifestants. Une action qui a été suivie de jets de galets, les chômeurs refusant de quitter les lieux.

Près du rond-point du Sacré-Coeur ce lundi soir, des manifestants restaient mobilisés, encadrés par les autorités. Le quartier reste sous tension. La réunion qui s’est tenue ce jour entre des représentants des chômeurs et de la municipalité s’est soldée par un échec. Ce qui explique en partie la colère grandissante des Portois.

Sur la route du Littoral, des embouteillages monstres se sont formés en raison du basculement de la circulation et du mouvement des chômeurs. Face à ces difficultés de circulation, le gestionnaire des routes a conseillé aux usagers de différer leur départ pour ne pas être prisonniers des bouchons.

Les manifestants qui demandent des contrats de travail immédiatement affichent leur détermination. La nuit risque d’être longue.

Leur presse -L’info.re, 18/02/2013 à 20h24

[La Réunion] Les jeunes du Chaudron niquent la police – 6 février 2013

Galets et poubelles en feu cette nuit au Chaudron, mais pas de gaz lacrymogènes

Une cinquantaine de jeunes, dont la plupart avait le visage dissimulé par leurs tee-shirts, ont provoqué les forces de l’ordre dans le quartier du Chaudron, n’hésitant pas à lancer des galets dans leur direction et à renverser des poubelles enflammées au milieu des rues, à proximité de la mairie annexe du quartier.

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Tout a commencé en début de soirée, vers 19h30, par des jets de galets en direction d’un véhicule de police à proximité du Mail du Chaudron. Un peu plus tard, les manifestants ont essayé de pénétrer dans le Score pour le piller, mais sans y parvenir devant la réaction des policiers.

Tout au long de la soirée, les forces de l’ordre se sont bien gardées de tirer des grenades lacrymogènes, ayant sans doute tiré les leçons des événements de l’an dernier où chaque explosion de grenade retentissait comme un appel au rassemblement pour tous les jeunes du quartier…

Vers 23 heures, l’hélico de la gendarmerie continuait à survoler le quartier, tandis que les policiers de la Bac patrouillaient en voiture. Le calme semblait être revenu dans le Chaudron…

Leur presse – Zinfos974.com (Pierrot Dupuy), 06/02/2013

Feux de poubelles et tensions au Chaudron

Tensions hier soir dans le quartier du Chaudron. Plusieurs dizaines d’individus ont provoqué les forces de l’ordre après avoir incendié quelques poubelles. Les policiers ont essuyé plusieurs jets de galets avant un relatif retour au calme vers 23h00.

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En début de soirée, les forces de l’ordre ont essuyé quelques jets de galets au niveau du Mail du Chaudron mais les jeunes se sont rapidement dispersés après avoir mis le feu à quelques poubelles, jetées au milieu de la chaussée. Vers 20h30, plusieurs individus ont tenté de vandaliser le magasin Jumbo mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.

Tout a commencé peu avant 20 heures au niveau du mail du Chaudron. Des dégradations ont été commises par des individus qui dissimulaient leurs visages. Plusieurs poubelles jetées au milieu de la route sont parties en fumée et un important dispositif des forces de l’ordre a été déployé. Vers 23h30, les forces de l’ordre étaient toujours sur le terrain mais tout semblait relativement calme, seules les poubelles continuait de brûler.

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Le quartier du Chaudron a été secoué par de violentes émeutes il y a tout juste un an, en février 2012. Les forces de l’ordre – mobilisés en grand nombre – ont rétabli le calme en choisissant de rester en retrait autant que possible pour ne pas envenimer une situation déjà particulièrement tendue. Un hélicoptère a également survolé la zone.

Ces actes de vandalisme ont été commis après une journée de tensions sur la commune de Saint-Louis où les jeunes ont bloqué le rond-point de La Palissade avant de se rendre à la mairie pour rencontrer le maire et réclamer des contrats. Les commerçants ont baissé leurs rideaux, le mobilier urbain a été endommagé, les forces de l’ordre ont également essuyé des jets de galets et les jeunes sont de nouveau repartis manifester au niveau du rond-point de La Palissade avant de lever leur barrage peu avant 19 heures. Durant la nuit du 5 au 6 février, des groupes d’individus ont également provoqué les forces de l’ordre dans ce quartier de Saint-Louis : poubelles brûlées, arbres tronçonnés… Des gaz lacrymogènes et des galets ont été échangés avant un retour au calme précaire qui a duré quelques heures avant la mobilisation des jeunes dans la matinée de ce mercredi.

Leur presse – L’Info.re (photos: Stephan Laï-Yu, Clicanoo.re), 07/02/2013 à 06h10

[Montbéliard] 3 jeunes condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir attaqué des gendarmes dans la nuit de la St-Sylvestre à Grand-Charmont

Agression de gendarmes à Grand-Charmont : Prison avec sursis pour trois jeunes

Dans la nuit de la Saint Sylvestre, ils avaient agressé plusieurs gendarmes venus prêter main forte aux pompiers après un feu de poubelle. 

Les faits se sont déroulés rue d’Alsace à Grand-Charmont. Un groupe de jeunes avait pris à partie un groupe de gendarmes. Ceux-ci affirment avoir reçu plusieurs coups.

Les trois hommes agresseurs présumés sont âgés de 19, 20 et 22 ans. Ils n’ont pas d’antécédents judiciaires.

Jugés ce matin en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Montbéliard, ils sont condamnés à des peines avec sursis.

Deux mois de prison avec sursis pour deux d’entre eux. Une peine de quatre mois avec sursis a été prononcée contre le troisième prévenu.

Le procureur de la République avait requis de la prison ferme.

Les quatre gendarmes agressés à Grand-Charmont étaient présents à l’audience. Ils n’ont pas encore décidé s’ils allaient déposer plainte.

Leur presse locale bleu-marine – Fr3 Franche-Comté (Sophie Courageot), 03/01/2013 à 18h05

[Belgique] Liège burning

Le beau art de l’incendie

LIEGE – Des groupes de jeunes gens ont répandu des centaines de poubelles boulevard Sainte-Beuve à Liège, dans la nuit de mardi à mercredi. Ils y ont ensuite mis le feu, provoquant une odeur nauséabonde. Les pompiers de Liège ont dû employer des lances à haute pression pour éteindre les flammes et protéger les voitures en stationnement.  La chaussée a été ensuite dégagée afin que la circulation reprenne son cours normal. (20/9/2012)

LA LOUVIERE – Petite fête au cocktail Molotov: trois voitures brûlées dans la cité des Loups, dans la rue René Margritte (16/9/2012).

LOT – Pendant la nuit, une Mercedes a été incendiée dans cette commune de riches près de Bruxelles

Source: Suie & cendres

[Haute-Loire] Bus et voitures incendiés, vandalisme en tout genre à Clermont-Ferrand et au Puy-en-Velay

Violences urbaines à Clermont-Ferrand : un autocar altiligérien incendié

Un véhicule de la société Europa Barros est parti en fumée dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Je vais vous dire ce qui se passe : les flics se font taper sur la gueule. Ici, c’est devenu Beyrouth. » Originaire de la Haute-Loire, de Sainte-Florine, ce résident du quartier Saint-Jacques, à Clermont-Ferrand, ne décolère pas, devant la carcasse calcinée de l’autocar de la société altiligérienne Europa Barros, basée à Vieille-Brioude.

Le véhicule a été incendié alors qu’il était garé juste derrière une station-service. « La plus totale inconscience ! »

Les faits se sont produits, mercredi, après 22 heures, à quelques dizaines de mètres du CHU clermontois.

La nuit précédente, une Renault « Twingo » et une armoire électrique de rue ont brûlé dans ce même secteur proche du centre-ville, et très chaud depuis plusieurs mois.

Le quartier Saint-Jacques connaît une certaine agitation depuis la mort d’un adolescent dans l’accident d’une voiture impliquant trois mineurs, sans permis.

Dimanche soir, des petits groupes de jeunes avaient caillassé des tramways. Ils avaient également incendié une voiture sur un parking, et le feu s’était propagé à un arbre qui, avec la canicule, s’était embrasé comme une torche. La circulation des transports en commun avait pu reprendre sous protection policière.

En juin, déjà le secteur Saint-Jacques a connu une période agitée, et bien sûr en début d’année, comme plusieurs autres quartiers clermontois, de la périphérie, et en centre-ville.

Pour l’affaire de l’autocar de la société de transport altiligérienne, les policiers ont interpellé un jeune, âgé de 16 ans. Hier matin, la police scientifique et technique était sur place à la recherche d’indices.

C’est un gamin de 13 ans qui a fait le coup, tout seul

Pour les habitants confrontés de façon permanente aux incivilités, la coupe est pleine. « Il y a une bande de gamins. Ils veulent s’imposer. On les connaît tous et ils agissent en toute impunité. Nous, on se fait bousculer, insulter, quand on les croise dans la rue. Et si les pompes à essence avaient explosé ? La sécurité de ce quartier et de la population est en cause aujourd’hui. »

Un autre résident avance : « L’incendie a eu un témoin, qui a tout vu de ses fenêtres. Mais il ne dira rien aux flics, car il tient à sa sécurité. C’est un gamin de 13 ans qui a fait le coup, tout seul. »

« Vous savez à quoi il servait ce car ? Il emmenait tous les jours des gosses du quartier au centre aéré. Pour les sortir un peu de cette ambiance. Voilà où on en est », ajoute l’un de ses voisins.

Dans ce quartier populaire, de coquets pavillons jalonnaient les rues, il y a quelques décennies. Depuis les années soixante, on a construit à tour de bras des immeubles HLM, et la population a progressivement changé.

Leur presse – Le Progrès.fr (Jean-Jacques Arène), 24/08/2012 à 06h01

Sécurité renforcée au pensionnat Notre-Dame-de-France

Le Puy-en-Velay. Des patrouilles de policiers en uniforme, mais aussi des policiers de la BAC qui iront à l’intérieur des murs, sont mis en place par le commissaire Alfred Lenglet suite aux feux.

La multiplication des intrusions et les départs d’incendie successifs au cours de ces dernières semaines dans l’enceinte du pensionnat Notre-Dame-de-France ont provoqué la mise en place d’un dispositif « musclé ».

« Dès aujourd’hui (hier, NDLR), nous renforçons les patrouilles et la surveillance », explique Alfred Lenglet, directeur départemental de la sécurité publique.

« J’ai demandé aux personnels de surveiller toute l’enceinte de l’établissement, que ce soit en patrouilles avec des policiers en uniforme ou avec ceux de la BAC (Brigade anticriminalité, NDLR) qui pourront observer ce qu’il se passe à l’intérieur ».

Sorte de « bateau à la dérive », le navire PNDF est aujourd’hui la cible de visiteurs indésirables.

Il y a quelques jours encore, un incendie à la chapelle a occasionné de gros dégâts et des nuisances.

« Il n’y a pas de squatters, contrairement à ce que prétendent certains, mais des intrusions régulières de personnes qui se livrent à des actes imbéciles et dangereux. En plus, elles pourraient se blesser gravement. »

Souci de dissuasion, donc, au commissariat ponot, mais le commissaire Lenglet note un autre aspect des choses : « Il faut absolument que les témoins de quelque chose appellent le 17, et cela vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C’est le moyen assuré de faire un flagrant délit. Il y a encore trop de gens qui n’osent pas nous appeler, de peur de nous déranger. ».

Par ailleurs, le commissaire Lenglet entend bien « recadrer » le propriétaire (la Fondation Jean-de-Lassale à Lyon, NDLR) dans son rôle « pour qu’il prenne des mesures afin de mieux sécuriser le site ».

Leur presse – Le Progrès.fr (Gérard Adier), 24/08/2012 à 06h01

Deux feux de poubelles en seulement dix minutes au Puy-en-Velay

Acte de malveillance ou accident ? Les pompiers du centre de secours principal du Puy-en-Velay sont intervenus, dans la nuit de mardi à mercredi, route de Montredon, à 1 heure, pour une poubelle en feu juste devant le magasin L’Épée.

À peine ce premier sinistre éteint, ils sont intervenus à nouveau, à 1 h 07, pour un feu touchant, cette fois-ci, une benne de collecte des encombrants et déchets verts, située à l’entrée de la promenade des rives de la Borne.

La place a été sécurisée et les services de police ont été avisés.

D’après nos informations, les policiers auraient entendu plusieurs individus qui se trouvaient dans les parages au moment du sinistre, dont l’origine accidentelle paraît peu probable.

Leur presse – Le Progrès.fr, 23/08/2012 à 06h01

Voitures brûlées et tramways caillassés après la mort d’un adolescent

Clermont-Ferrand. Ils roulaient à vive allure et ont encore accéléré en croisant une patrouille de la brigade anti-criminalité. Leur voiture s’est encastrée dans un arbre.

Un jeune de 17 ans a trouvé la mort, dans la nuit de vendredi à samedi, peu avant minuit, dans l’un des quartiers Nord de Clermont-Ferrand. Il était à bord d’un véhicule qui s’est écrasé contre un arbre. Trois mineurs étaient à l’intérieur, et aucun ne possédait le permis de conduire. Le conducteur et un autre passager ont pris la fuite.

Les trois jeunes roulaient à vive allure lorsqu’ils ont croisé une voiture de la BAC (Brigade anti-criminalité) en patrouille. Tandis que les policiers faisaient demi-tour, l’un d’eux a vu la voiture fugitive décoller des quatre roues sur un ralentisseur…

Le SAMU et les pompiers sont intervenus rapidement, mais le jeune est décédé quelques heures plus tard au CHU.

Dans ce quartier sensible, certains n’ont pas voulu croire à un simple accident dû à une vitesse excessive, accusant les policiers d’avoir engagé une poursuite. Ce que le parquet et la hiérarchie policière démentent.

Mais la tension est montée d’un cran, d’autant que plusieurs véhicules avaient été incendiés au cours de la nuit précédente. À Saint-Jacques, autre quartier sensible clermontois, des petits groupes ont caillassé des tramways et bloqué des bus avec des containers. Ils ont incendié une voiture sur un parking et le feu s’est propagé à un grand arbre voisin, qui s’est embrasé.

Lundi, une autopsie de la victime a eu lieu afin de déterminer les causes de son décès. Hier, on a appris qu’elle confirmait le décès suite à l’accident. Deux jeunes placés en garde à vue samedi ont été relâchés. Les policiers veulent établir qui conduisait le véhicule.

  Leur presse – Le Progrès.fr, 22/08/2012 à 06h00

[Amiens] Nuits d’émeutes dans les quartiers nord – 12 au 14 août 2012

Affrontements à Amiens: 16 policiers blessés, aucune interpellation

Les forces de l’ordre ont subi des tirs de chevrotine et de mortier. A l’origine des violences: un contrôle routier jugé inopportun par des riverains.

Des affrontements « violents » ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi entre des jeunes gens et la police à Amiens-nord, annonce le maire de la ville Gilles Demailly. 16 policiers ont été blessés, et les forces de l’ordre n’ont pu procéder à aucune interpellation. Les policiers, dont le plus gravement touché a quinze jours d’ITT, ont été blessés par des tirs de chevrotine et de mortier et des jets de projectiles, a précisé la préfecture, qui parle d' »événements graves », avec « trois bâtiments publics » en partie détruits.

De gros dégâts sont à déplorer. Des poubelles et des voitures ont été incendiées ainsi que des bâtiments publics. Une école maternelle a ainsi été complètement saccagée et en partie incendiée, selon le maire qui dit ne pas avoir « connu une nuit aussi violente » depuis des années. Des voitures étaient en travers de la route et brûlées, des containers à ordures incendiés dans le quartier Fasset.

Des échauffourées avaient déjà eu lieu dans cette zone – qui fait partie des 15 zones de sécurité prioritaires – dimanche soir après que des fonctionnaires de la BAC ont procédé au contrôle routier d’un automobiliste ayant une conduite dangereuse, a précisé la préfecture.

« A la suite de cette intervention, un attroupement hostile s’est formé; des renforts ont dû être dépêchés sur place et les fonctionnaires ont dû faire usage de lacrymogènes et de flashball pour se dégager », est-il relaté dans le communiqué.

La famille et les proches d’un jeune homme de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, réunis à proximité pour une cérémonie de deuil, ont dit « avoir été indisposés par des gaz lacrymogènes et ont jugé l’action de police excessive au regard des circonstances ».

L’enquête administrative interne a été diligentée « afin d’établir avec précision la chronologie des faits et le rôle que chacun y a tenu », selon la préfecture. Elle « en appelle à l’esprit de responsabilité et à l’apaisement », après qu’un CRS a été blessé et quatre autres commotionnés par des jets de projectiles dimanche soir.

Début août, des policiers avaient été brièvement pris à partie par une vingtaine de jeunes dans ce quartier.

Leur presse – L’Express.fr (AFP), 14/08/2012 à 09h14 

Amiens: une école et des voitures brûlées

Des jeunes habitants d’Amiens-Nord ont affronté les forces de l’ordre dans la nuit de lundi à mardi.

Des policiers ont dû être appelés en renfort, en provenance de toute la région et même de Paris. Des jeunes habitants d’Amiens-Nord ont affronté les forces de l’ordre dans la nuit de lundi à mardi. Des violences qui ont duré plusieurs heures avant que le calme ne revienne finalement. Le maire de la ville, Gilles Demailly, affirme ne pas avoir « connu une nuit aussi violente » depuis des années.

Un contrôle d’identité qui tourne mal

Tout est parti d’un contrôle d’identité alors qu’une dizaine de jeunes étaient réunis pour rendre hommage à l’un de leurs amis mort dans un accident sur un scooter. « On était là, tranquilles, pénards. Et les CRS sont venus faire un contrôle de papiers et ça s’est très très mal passé avec les jeunes », explique Mohammed, un éducateur du quartier, sur Europe 1. « Il y a eu des insultes et puis c’est devenu la guerre », poursuit-il.

Le bilan est assez lourd. « On a subi de gros dégâts matériels : une soixantaine de poubelles brûlées, dix à vingt véhicules incendiés… Mais aussi un centre de loisirs, une école maternelle et une salle de sport ont été incendiés », détaille sur Europe 1 le directeur du cabinet du préfet, Thomas Lavielle. Au total, seize policiers ont été blessés, notamment par des tirs de chevrotine. Selon le Courrier Picard, tous les lampadaires d’une des avenues du quartier ont aussi été vandalisés et couchés au sol.

Un hélicoptère de la gendarmerie reste cependant en alerte et les bus ne devraient pas circuler dans cette partie de la ville durant la journée de mardi.

Lacrymo contre tirs de mortier

Les jeunes avaient enflammé des poubelles pour dresser des barricades dans les rues. « Il y avait de la fumée partout, ça n’arrêtait pas d’exploser. C ‘était vraiment impressionnant », raconte une habitante du quartier sur Europe 1. « Les CRS tiraient des bombes lacrymogènes et au flash-ball tandis que les jeunes tiraient au mortier. Ça faisait des feux d’artifice verts, rouges… », poursuit-elle.

Dimanche soir, des échauffourées avaient déjà opposé CRS et jeunes d’Amiens-Nord après un contrôle routier. Et au début du mois d’août, des policiers avaient été brièvement pris à partie par une vingtaine de jeunes dans ce quartier. Amiens-Nord fait partie des quinze zones de sécurité prioritaire annoncées la semaine dernière par Manuel Valls.

Leur presse – Europe 1 (Marie-Laure Combes avec Jessica Jouve), 14/08/2012 à 08h54

NUIT DE VIOLENCES ENTRE JEUNES ET CRS À AMIENS

Des violences entre jeunes et CRS ont enflammé les quartiers nord d’Amiens, dans la nuit de lundi à mardi.

Aux environs de 23h lundi soir, des jeunes ont bloqué l’accès à plusieurs rues du secteur du boulevard de Roubaix. Les violences se sont accentuées avec l’arrivée des forces de l’ordre. Destirs de flashball, de mortiers et de feux d’artifices ont été échangés. Un hélicoptère de la gendarmerie et des CRS ont été appelés en renforts.  Deux CRS, venus en renfort de Paris, ont été touchés par des tirs de chevrotine et trois autres par des tirs de mortier.

Selon le Courrier Picard, plusieurs automobilistes ont été blessés lors de car jacking. Une école maternelle, une salle communale, des poubelles et des véhicules ont été incendiés. Les pompiers ont eu du mal à intervenir.

Le calme est revenu en début de matinée. Les bus ne devraient pas circuler dans cette partie de la ville durant la journée de mardi.

Dimanche dernier, des heurts entre des jeunes et des policiers avaient déjà éclaté dans ce quartier sensible d’Amiens, à la suite d’une intervention de la brigade anticriminalité (BAC) sur un automobiliste à la conduite dangereuse. Les forces de l’ordre avaient alors répliqué avec des tirs de flashball et lacrymogènes,  une intervention jugée «excessive» par certains riverains. Une enquête administrative a été ouverte lundi.

Les quartiers nord d’Amiens sont classés parmi les quartiers les plus difficile en France. Ils ont récemment été inscrits parmi les 15 «zones de sécurité prioritaire» annoncées la semaine dernière par Manuel Valls. La présence policière devrait y être renforcée.

Leur presse – Direct Matin, 14/08/2012 à 08h54

AMIENS Une nuit de violences urbaines

Après quelques jours de répit, le quartier d’Amiens-Nord a de nouveau été le théâtre de violents affrontements. Un CRS a été blessé.

L’accalmie qu’avaient permis d’établir les renforts de gendarmes mobiles aura été de courte durée. Dimanche, Amiens-Nord a de nouveau sombré dans la violence urbaine. Un CRS a été blessé, quatre autres commotionnés. Une fois encore, difficile de savoir ce qui a réellement provoqué l’embrasement du quartier. Car les violences qui ont secoué le quartier dimanche se sont passées en trois phases bien distinctes. La première vers 17 heures, sur la tristement célèbre place du Colvert, quand des policiers essuient des crachats et que des jeunes sur des scooters viennent frapper dans leurs véhicules. La tension est alors vive, mais le quartier est sous contrôle.

Partout des voitures brûlées

Vers 20 h 30, un riverain prévient les forces de l’ordre qu’une voiture est en train de livrer plusieurs jeunes, toujours en scooter, en mortiers. La police intervient et les premiers affrontements éclatent. Les CRS (qui ont pris le relais des gendarmes mobiles) essuieront une vingtaine de tirs de mortiers, dont l’un blessera un des fonctionnaires. Mais les policiers mettent la main sur un armement inquiétant : une vingtaine de bouteilles vides et un jerricane rempli d’essence sont découverts. «Il y avait, par rapport aux violences de la semaine dernière, une opération coordonnée, préméditée » décrit le directeur de cabinet du préfet. Partout dans le quartier, des poubelles et des véhicules sont incendiés. Des projectiles de toute sorte sont lancés contre les policiers.

Du deuil à l’affrontement

La situation s’envenime vraiment vers 23 heures. La BAC veut arrêter un automobiliste qui remonte un sens interdit. Mais le jeune homme ne s’arrête pas immédiatement et immobilise son véhicule dans la très chaude rue Fafet. Là où une famille est en train de pleurer la mort accidentelle d’un des siens. Selon la préfecture, la présence policière en ces lieux, à ce moment-là, n’aurait pas été appréciée de la famille endeuillée, jusqu’à ce que cela tourne à l’affrontement. Des affrontements qui ont choqué la famille endeuillée qui a manifesté hier avant d’être reçue à la préfecture. Le préfet a demandé l’ouverture d’une enquête administrative pour faire toute la lumière sur ces heurts, rue Fafet. De nouveaux incidents ont éclaté hier vers 22 h 30, dans cette même rue.

Leur presse – Courrier Picard (THOMAS DELOBELLE), 14/08/2012

Enquête ouverte après des heurts entre habitants et policiers à Amiens

Le préfet de la Somme a diligenté une enquête administrative après des heurts dimanche entre des habitants d’un quartier sensible d’Amiens et la police, dont l’intervention a été jugée « excessive » par certains riverains, a annoncé lundi soir la préfecture dans un communiqué.

Les échauffourées ont eu lieu dimanche soir à Amiens-Nord – qui fait partie des 15 zones de sécurité prioritaires – après que des fonctionnaires de la BAC (brigade anticriminalité) ont procédé au contrôle routier d’un automobiliste ayant une conduite dangereuse, a précisé la préfecture.

« A la suite de cette intervention, un attroupement hostile s’est formé ; des renforts ont dû être dépêchés sur place et les fonctionnaires ont dû faire usage de lacrymogènes et de flashball pour se dégager », est-il relaté dans le communiqué.

La famille et les proches d’un jeune homme de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, réunis à proximité pour une cérémonie de deuil, ont dit « avoir été indisposés par des gaz lacrymogènes et ont jugé l’action de police excessive au regard des circonstances ».

L’enquête administrative interne a été diligentée « afin d’établir avec précision la chronologie des faits et le rôle que chacun y a tenu », selon la préfecture. Elle « en appelle ce (lundi) soir à l’esprit de responsabilité et à l’apaisement », après qu’un CRS a été blessé et quatre autres commotionnés par des jets de projectiles dimanche soir.

Début août, des policiers avaient été brièvement pris à partie par une vingtaine de jeunes dans ce quartier, une des 15 zones de sécurité prioritaires (ZSP) mises en place à la rentrée par le gouvernement.

Leur presse – Libération.fr (AFP), 14/08/2012 à 08h12

[Ile-de-France] Brèves du désordre durant leurs festivités du 14 juillet 2012

Festivités : plusieurs interpellations dans la nuit de vendredi

Plusieurs interpellations ont eu lieu en Ile-de-France dans la nuit de vendredi à samedi, en marge des festivités du 14 juillet.

A Grigny (Essonne), onze jeunes gens âgés de 13 à 17 ans ont été interpellés. Cinq d’entre eux ont été mis en cause dans la fabrication d’engins explosifs. Aux six autres, il est reproché d’avoir jeté des projectiles sur les policiers après leur avoir tendu un guet-apens.

Les onze jeunes garçons se trouvaient toujours en garde à vue samedi matin.

A Sartrouville (Yvelines), trois jeunes hommes majeurs, et cinq mineurs, ont été interpellés pour avoir allumé un feu de poubelle, puis jeté des cailloux sur les policiers à leur arrivée. Autres interpellations à Poissy et Achères pour des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, et à Mantes-la-Ville pour un incendie de véhicule.

Dans le val de-Marne, une source fait état de «quelques interpellations», sans donner plus de précisions.

Il n’y a pas eu de blessé chez les forces de l’ordre, selon ces sources.

Leur presse – Le Parisien.fr, 14/07/2012 maj 15h37