[Grasse/Flics porcs assassins] Bilan de la mobilisation pour Abdelhakim Ajimi de ce samedi 11 mai 2013

*Compte-rendu de la mobilisation du samedi 11 mai 2013 à Grasse en mémoire d’Abdelhakim Ajimi, mort le 9 mai2008 lors d’une interpellation policière*

La famille Ajimi et une centaine de personnes se sont réunies en mémoire d’Abdelhakim samedi 11 mai dernier à Grasse. La mobilisation visait principalement à rendre hommage à Abdelhakim et à réclamer la révocation des 3 policiers (Jean-Michel Moinier, Walter Lebeaupin et Jim Manach) jugés coupables de sa mort, ainsi que l’interdiction de la clé d’étranglement qui lui a coûté la vie. Cette mobilisation s’est déroulée avec calme et détermination, en toute visibilité sur un parcours qui n’avait pas été convenu avec les autorités locales. L’impact sur les Grassois et touristes présents dans les rues empruntées et le sentiment d’une force commune réelle produit sur les personnes participant au cortège ont été des plus marquants.

Le repas partagé ensuite dans la rue par une quarantaine de personnes a contribué à l’occupation de l’espace urbain au nom de notre lutte pour la vérité et la justice. Il faut noter que ce repas de rue militant est une première pour nous à Grasse et n’avait fait l’objet d’aucune demande d’autorisation. Les personnes attablées ont mangé et discuté en toute tranquillité et convivialité, des enfants et jeunes du quartier nous ont aussi rejoints. Nous remercions chaleureusement Zohra Ajimi, la mère de Hakim, pour avoir préparé ce délicieux repas.

Enfin, la projection du documentaire « Souvenir de Grasse » et le débat qui a suivi, en présence du réalisateur Jean-Jacques Béryl et de Mogniss H. Abdallah (agence IM’media) ont été l’occasion de dégager une perspective historique et le lien évident entre les luttes menées à Grasse contre l’oppression par le pouvoir et ses représentants : celle, en 1973, de travailleurs sans-papiers victimes d’une ratonnade couverte par le maire de l’époque (Hervé de Fontmichel) et celle menée depuis 5 ans tant sur le plan judiciaire qu’administratif par la famille Ajimi, entourée de militants toujours présents. D’autres témoignages ont pu émerger durant la discussion, comme par exemple celui d’une ratonnade des jeunes du centre ville par la police en 1999. Les enfants et jeunes présents ont aussi été très impressionnés par le documentaire et ont pu poser des questions politiquement très pertinentes auxquelles J.-J. Béryl ou M. H. Abdallah ont répondu au mieux. Cette nouvelle génération s’avère prometteuse!

La famille Ajimi et le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi remercient donc les personnes ayant participé et contribué à cette commémoration en mémoire d’Abdelhakim, temps de lutte important dans le combat en cours.

Une prochaine étape sera certainement liée à la réponse favorable ou défavorable donnée à la famille Ajimi par Claude Baland, Préfet directeur général de la police nationale. Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui a récemment transmis le courrier de demande de révocation des 3 policiers coupables. La famille Ajimi avait écrit au ministre en mars et formule cette demande de révocation depuis 2012.

Par ailleurs Monsieur Bouchakour, grassois, est aussi en procédure judiciaire contre Jean-Michel Moinier, un des policiers de la BAC jugés coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi. M. Bouchakour fait appel d’une décision de justice de deux mois de prison ferme pour « outrage », et il recherche actuellement un avocat pour le défendre contre J.-M. Moinier.

Le comité Vérité et Justice appelle également au soutien de Dorsaf et Walid, deux de ses membres convoqués *mercredi 22 mai à 8h30* au Tribunal de Grasse. Ils sont accusés d’outrage personnel à des policiers pour des propos qu’ils auraient tenus lors du procès en janvier 2012. L’accusation n’émane d’aucun des 7 policiers impliqués dans la mort de Hakim, mais de policiers dont les noms ne nous sont pas familiers, qui étaient présents en soutien à leurs collègues lors du procès. Cette plainte avait déjà valu à Walid et Dorsaf une première convocation à la gendarmerie de Cannes il y a quelques mois. Pour eux, comme pour d’autres membres de famille victimes de violences policières ou d’organisations luttant contre ces violences, ce type de convocation correspond à une stratégie d’intimidation à laquelle une réponse collective doit être donnée. N’hésitons donc pas à soutenir Dorsaf et Walid au Tribunal de Grasse et à leur adresser un message de solidarité.

À noter enfin une émission diffusée demain *mardi 14 mai de 20 heures à 21 heures*, sur Radio Canut (102.2 FM sur l’agglomération lyonnaise) : retour sur le récent procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance…

Le combat continue !

Elise et Ivora pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Transmis par mail, 13 mai 2013

[Grasse/Flics porcs assassins] Hommage à Abdelhakim Ajimi, tué par la BAC il y a 5 ans – Samedi 11 mai 2013

SAMEDI 11 MAI 2013 à GRASSE

MOBILISATION EN MÉMOIRE D’ABDELHAKIM AJIMI MORT LE 9 MAI 2008 LORS D’UNE INTERPELLATION POLICIÈRE

  • 17h: RASSEMBLEMENT* en haut du boulevard Victor Hugo (lieu de l’interpellation mortelle)
  • 19h: REPAS* au 11 rue Gazan (Bourse du Travail CGT) – prix de soutien
  • 21h: PROJECTION DE SOUVENIR DE GRASSE* (première à Grasse) en présence du réalisateur Jean-Jacques BÉRYL et de Mogniss H. ABDALLAH (agence IM’média). Documentaire tourné à Grasse en 1973 par Yann Le Masson, Antoine Bonfanti et Jean-Jacques Béryl, suite à une manifestation de sans-papiers réclamant « liberté, égalité, papiers » qui provoque une chasse à l’homme raciste dans les rues de Grasse.

LA FAMILLE AJIMI ET LE COMITÉ VÉRITÉ ET JUSTICE POUR ABDELHAKIM AJIMI RÉCLAMENT

  • LA RÉVOCATION IMMÉDIATE* des 3 policiers reconnus coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi. Cette sanction administrative est en effet indispensable, parallèlement à la procédure judiciaire. Dans d’autres « affaires » similaires, des policiers coupables de violences ont par le passé et encore récemment été révoqués pour leurs agissements.
  • L’INTERDICTION DE LA CLÉ D’ÉTRANGLEMENT* comme pratique d’interpellation policière. En 2002, le comité européen pour la prévention de la torture a demandé à l’État français que son utilisation soit évitée. Cette demande n’ayant pas été suivie d’effets, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné l’État français en octobre 2007.

MERCREDI 22 MAI 2013 à 8h30 au tribunal de Grasse

SUITE DE LA MOBILISATION

Walid et Dorsaf, deux membres du comité, sont convoqués pour « outrage », pour des paroles qu’ils auraient adressées à des policiers lors du procès en février 2012. Soyons nombreux pour les soutenir !

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Ci-dessous, un texte de Mogniss H. Abdallah par rapport au film Souvenir de Grasse qui sera projeté lors de la commémoration du 11 mai :

Souvenir de Grasse, un certain 12 juin 1973 – une autre « ratonnade » oubliée

Pentecôte 1973 à Grasse, capitale des fleurs et du parfum dans les Alpes-maritimes. Lundi 11 juin, des travailleurs immigrés tunisiens tiennent meeting en plein air dans la vieille ville, et décident en assemblée générale d’une grève illimitée reconductible toutes les 24 h. Ils travaillent dans le bâtiment, parfois dans l’horticulture ou des exploitations agricoles, sont pour la plupart sans-papiers, et vivent dans des logements délabrés voire dans des bidonvilles (la Plaine du Var, la Bocca à Cannes…). Ils co-existent avec les pieds-noirs contrôlant le petit commerce du vieux Grasse, mais qui ne veulent pas se mélanger. Un « Sudisme » à la française. Ne supportant plus la « surexploitation » – c’est leur expression –, ni un racisme latent à peine contenu, ils ont décidé de le faire savoir sur la place publique. Comme ailleurs en France, où des grèves de la faim, des occupations d’usine ou des manifestations se multiplient pour réclamer des papiers et la « carte de travail », des augmentations de salaire, un logement décent, le droit à la santé, à la liberté d’expression et d’association.

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette histoire?

Le film « Souvenir de Grasse » (26mn – 1973) de Jean-Jacques Béryl, Yann Le Masson et Antoine Bonfanti n’a semble-t-il jamais été diffusé sur place. Cette lacune sera comblée samedi 11 mai 2013, à l’occasion de la 5ème commémoration d’AbdelHakim Ajimi, mort entre les mains de la police le 9 mai 2008 à Grasse. Un moment sans doute aussi pour rediscuter d’où on en est du racisme individuel ou systémique dans cette « douce France ». Une « vieille France », qui de génération en génération maintient à distance les immigrés et leurs enfants, 40 ans après ces affrontements raciaux entre « Européens » et « suppôts mahométans », pour reprendre la terminologie fleurie des amis du maire d’antan. Et quelques semaines après la condamnation par la justice de trois policiers, encore en fonction. Une hagra qui s’ajoute à la hagra, et qui pose la question de la volonté ou de l’absence de volonté politique de la révocation…

Lire la suite de l’article de Mogniss H. Abdallah

Mailing-list, 04/05/2013

[Villeneuve Saint-Georges, 94] Les porcs policiers travaillent – 20 avril 2013

Une Guyanaise porte plainte pour violences policières

Josette Emile, 58 ans, assure avoir été frappée à plusieurs reprises par un policier de Villeneuve Saint-Georges (94) qui lui reprochait un stationnement interdit. Selon la police, c’est son comportement à elle qui aurait été violent. Les deux parties ont porté plainte.

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Josette Emile n’en revient pas. Du haut de son petit mètre 55, cette grand-mère de 6 petits-enfants laisse transparaître sa stupeur à travers ses lunettes.

« Vous vous rendez compte? Jamais je n’ai eu de souci avec la police, et là à 58 ans, je suis passée à tabac et je passe 28 heures en garde à vue? » s’étonne-t-elle encore.

Depuis quelques jours, sa joue commence à perdre du volume, mais sa lèvre reste tuméfiée, freinant par moments son élocution.

Son histoire commence samedi 20 avril alors qu’elle conduit ses parents, arrivés de Guyane et âgés de 77 et 84 ans au marché de Villeneuve-Saint-Georges, à une dizaine de kilomètres de son domicile. Elle aperçoit une file de voitures stationnées, trouve une place, et se gare. Ses parents descendent, elle préfère les attendre dans la voiture.

Mauvais stationnement

Une voiture de police passe à sa hauteur et lui fait signe. Josette Emile baisse la vitre. C’est alors, raconte-t-elle, que sa mésaventure commence. « Un policier est descendu de sa voiture et, sans dire bonjour, se présenter ni m’expliquer pourquoi,  m’a demandé de déplacer mon véhicule », raconte-t-elle. Plus tard, elle apprendra que malgré la présence de nombreux véhicules, le stationnement à cet endroit est interdit.

Sur le coup, la conductrice demande à appeler ses parents, encore sur le marché, pour les prévenir qu’elle changeait de place. « Le policier s’est alors approché et m’a arraché le téléphone des mains. Lorsque j’ai protesté, il m’a mis 90 euros d’amende », poursuit-elle.

 « J’ai pris trois coups de poings dans la joue »

L’affaire aurait pu en rester là. Josette Emile, échaudée selon ses dires, prend la contravention et démarre sa voiture. « C’est alors qu’il s’est mis à hurler: « délit de fuite, délit de fuite! » Mais j’avais encore mon frein à main! ». Le policier passe alors la main dans le véhicule pour tenter de prendre les clés. Elle refuse d’obtempérer et garde la main sur le contact. Il lui  « tord violemment le poignet », elle le mord à la main.

Ensuite, tout s’enchaîne. Josette Emile affirme avoir été insultée, menottée, sortie de sa voiture, projetée à terre avant d’être emmenée dans la voiture de police. « J’étais seule avec lui à l’arrière, raconte-t-elle. A l’avant, une policière était tétanisée, un policier conduisait; Ils ne disaient rien ». Et pourtant, les faits dénoncés sont graves. « J’ai pris trois coups de poings dans la joue. Pour le dernier, le plus douloureux, le policier a recouvert ma tête avec mon manteau avant de me frapper. J’ai eu tellement mal j’ai cru qu’il m’avait brisé la mâchoire ».

Dix jours d’ITT

Conduite au commissariat de Villeneuve-Saint-Georges, Josette Emile passera 28 heures en garde à vue « dans une cellule couverte d’excréments » entrecoupé d’un passage à l’hôpital pour y recevoir des soins. Ses enfants, alertés, font venir un avocat, mais, une fois ce dernier reparti, les policiers l’ont de nouveau auditionnée. « Ils voulaient absolument que je dise que je n’avais pas reçu de coup de poing, juste un coup de coude », explique-t-elle, assurant avoir refusé  de revenir sur ses déclarations. A sa sortie, un médecin lui prescrit 10 jours d’ITT.

L’infirmière retraitée, également  sapeur-pompier volontaire, médaillée du courage et du dévouement pour son rôle dans une fusillade survenue à Awala-Yalimapo reste traumatisée par son expérience. « Je ne veux pas discréditer la profession de la police, j’ai moi-même beaucoup travaillé avec les gendarmes, mais là, je suis terrifiée rien qu’à l’idée de devoir un jour remettre les pieds dans un commissariat », assure-t-elle.  

 » Elle s’est rebellée de façon violente »

Contactés, le commissariat mis en cause, comme  la préfecture de police, se refusent à commenter l’affaire. Du coté des syndicats de police, on ne nie pas que l’altercation ait été violente, mais la version de Josette Emile est complètement remise en cause. « On ne peut pas parler de violences policières, répond un responsable d’Alliance. On a eu affaire à une personne qui a refusé d’obtempérer. Elle s’est rebellée de façon violente en mordant et en griffant le policier « . Selon le syndicaliste, le policier a reconnu avoir administré un coup de coude à  le quinquagénaire après avoir été mordu à la main. « Il a tenté de prendre la clé, car en redémarrant, elle était sur le point de renverser la collègue féminine qui se tenait devant la voiture », explique-t-il. D’après la déposition du policier, alors qu’elle se trouvait dans le véhicule de police, Josette Emile a  de nouveau mordu le policier et tenté de frapper le conducteur. « Notre collègue porte des traces de morsures et de griffures aux deux bras et aux oreilles. Il a eu 7 jours d’ITT et a porté plainte contre cette dame », nous explique-t-on.

Josette Emile est effectivement convoquée au tribunal pour le 24 septembre. Elle aussi a porté plainte auprès du procureur de la République et s’est signalée auprès de l’IGS (inspection générale des services). Une enquête est en cours.

Leur presse – la1ere.fr (Maïté Koda), 26/04/2013 à 15h05 via réseau Résistons Ensemble

[Montbéliard] Les CRS travaillent au square Sponeck – 15 avril 2013

Ivre, un Sochalien insulte et frappe deux CRS

Peu après 17 h 45, lundi, trois CRS sont en patrouille rue piétonne à Montbéliard. À hauteur du square Sponeck, ils croisent un homme en état d’ivresse manifeste. Ce dernier, qui titube, adopte une attitude provocante en montrant les cartouches (à blanc) qu’il porte sur lui. Les policiers cherchent à le contrôler.

Au début, tout se passe bien et le Sochalien, Nabil Layadi, âgé de 25 ans, accepte de les suivre jusqu’au commissariat. « À ce moment-là, une tierce personne, sa belle-sœur, s’est interposée. Elle ne comprenait pas la raison de l’interpellation. L’homme s’est énervé », affirme le commandant Marcel. Les choses s’enveniment. Sans doute sous l’effet de l’alcool, le Sochalien s’en prend alors violemment aux forces de l’ordre, les insultant : « Enc… de CRS, je vais te défoncer », crie-t-il à l’un des agents en uniforme avant de lui asséner un coup-de-poing. Conséquence : une déviation de la cloison nasale pour le policier de 28 ans. Un autre intervient, tente de maîtriser l’excité. Il est, dans la bagarre, légèrement blessé tout comme l’auteur qui souffre de contusions.

Ramené au commissariat central, celui-ci est dirigé en cellule de dégrisement. Résultat de l’éthylomètre ; 1, 34 g d’alcool dans le sang.

Hier matin, le Doubien, qui avait cuvé au cours de la nuit, a été entendu. Il a reconnu avoir bu un pack de six cannettes de bière, la veille, au cours de l’après-midi. « Je suis désolé. J’étais d’accord pour aller au commissariat. Peut-être que les policiers m’ont mal parlé. Je leur ai rentré dedans. J’ai eu un coup de sang parce que ma belle-sœur et mon neveu étaient là. Pour le reste, je ne me souviens plus » , a-t-il déclaré, lors de ses auditions.

Le souci est que le Sochalien est en récidive. Il devait effectuer deux peines de prison pour des vols, des outrages et rébellion, dont un sursis de 6 mois révoqué par le juge d’application des peines. Après les événements de ce début de semaine, le parquet a décidé de mettre à exécution ces condamnations. Le jeune homme a été conduit à la maison d’arrêt après sa garde à vue. Au total, le récidiviste écope de 8 mois de prison. Il sera extrait de la maison d’arrêt, en juin, pour répondre de ces derniers faits d’outrages et de violences.

Leur presse de l’ordre – LePays.fr (Aude Lambert), 16/04/2013 à 18h37

Heurts avec les CRS : la version du témoin

La belle-sœur de l’homme interpellé lundi à Montbéliard (notre édition d’hier), présente au moment de la scène, affirme que les faits se sont déroulés de cette manière :

« Quand je suis arrivée devant le square Sponeck, mon beau-frère était assis sur un muret. J’ai vu que deux CRS le contrôlaient. Je me suis approchée pour lui dire bonjour et il s’est levé pour saluer mon fils. À ce moment-là, les CRS l’ont repoussé. Il a balancé un petit coup-de-poing à l’un d’entre eux. Mais il s’est juste défendu. Là, les CRS l’ont plaqué au sol et se sont acharnés sur lui. Ils lui balançaient des coups de pied dans la figure. Mon beau-frère avait le visage en sang. Je me suis mise sur lui pour le protéger, les policiers m’ont tiré par les jambes. J’ai les coudes égratignés. J’ai déposé plainte à l’encontre des CRS à la gendarmerie de Bethoncourt » , explique l’habitante de Grand-Charmont qui, selon les policiers, était intervenue lors du contrôle pour envenimer la situation.

Leur presse de l’ordre – LePays.fr (Aude Lambert), 18/04/2013 à 05h00

[Gennevilliers, 92] Deux militants du réseau Résistons Ensemble arrêtés par les flics lors d’un tractage dans la Cité de Luth – 15 avril 2013

Communiqué

Ce lundi 15 avril après-midi, Ivan et Janos, membres du Réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires, diffusaient le petit bulletin mensuel du Réseau qui existe depuis 2002, et est à son 118ème numéro dans la Cité du Luth à Gennevilliers (92). Ils ont été arrêtés par 8 policiers sortis de trois voitures de la BAC et d’une voiture de police /sérigraphiée/, garées en travers de la chaussée, bloquant le trafic. Puis ils ont été amenés sous la contrainte au commissariat de Gennevilliers dans des véhicules séparés. Une fois au commissariat ils ont été placés en cellule de garde-à-vue, leurs empreintes ont été relevées et ils ont été pris en photo. Lors de leurs auditions respectives on leur a signifié l’accusation d’avoir détenu des affiches et tracts dont le contenu serait considéré par la police comme diffamatoire. On leur a également signifié qu’ils pourraient être convoqués pour la poursuite de cette affaire. Ils ont pu sortir du commissariat après ce qui curieusement leur a été présenté comme des « auditions libres », plus de deux heures après leur arrestation. A leur sortie les policiers ont refusé de restituer le matériel saisi et ainsi que de leur délivrer un reçu.

Le 16 avril 2013

Contact: ijsolidarite[at]free[point]fr

Mailing-list Réseau « Résistons Ensemble« , 17 avril 2013

[Etats-Unis/Flics Porcs Assassins] Justice pour Kimani Gray: le NYPD travaille – 23 et 24 mars 2013

Des groupes de personnes protestant contre la brutalité policière ont organisé un rassemblement pour Kimani Gray dimanche après-midi (24/03/2013), suivie d’une marche à East Flatbush et, finalement, jusqu’à la 67e. Tout au long de la marche, quelque 200 manifestants ont été accompagnés par un nombre impressionnant de policiers, dont l’un a brandit un mégaphone conçu comme un moyen de dissuasion non létale. Parfois, la police semblait plus nombreuse que les manifestants (3 à 4 flics pour un manifestant). Un manifestant a été arrêté après avoir sauté hors du trottoir, mais un porte-parole de police de New York n’a pas pu confirmer si les arrestations avaient eu lieu.

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Les flics ont utilisé une arme bruyante, la « LRAD X », émettant des ultra-sons pouvant entraîner malaises et blessures graves.

Le fonctionnaire chargé de la « LRAD X » a refusé de répondre aux questions.

Les résidents de East Flatbush semblaientt apprécier la manifestation et certain.e.s ont levé leurs poings en ​​signe de solidarité. Beaucoup ont filmé l’action avec leurs téléphones, et quelques manifestants semblaient s’ennuyer par moments. […]

Gray a été abattu par deux policiers en civil du NYPD, le samedi 9 mars 2013. Depuis la mort de Kimani, les gens du quartier d’East Flashbush et plus largement des militants de la ville de New-York ont organisé des marches dans le quartier, dont certaines ont tourné au chaos. Au décès de Kimani le lundi suivant, un RiteAid a été saccagé, et deux jours plus tard une nouvelle marche bruyante s’est soldée par des fenêtres de plusieurs véhicules de police brisés et du spray au poivre utilisé par la police contre les manifestants. Les militants ont toutefois mis en évidence les caractères racistes et discriminatoires du NYPD, et d’autres cas de jeunes de couleur ayant récemment été tués par les agents de police de New York,  comme Ramarley Graham et Shantel Davis.

Mims Jamel, un organisateur de la marche, a replacé la mort Kimani dans un contexte de décennies de violence contre les gens de couleur. «Il y a 60 ans il y a eu Emmitt Till, l’année dernière il y a eu Trayvon Martin, il y a deux semaines il y a eu Kimani Gray, » a-t-il dit, s’adressant à l’ensemble de la marche.

L’itinéraire de la marche d’hier s’est arrêtée où Kimani a été tué pour un moment de silence, non loin du carrefour où Shantel Davis a été abattu par un policier en civil l’été dernier, avant de conclure à la 67th Precinct.

Les flics étaient également présents sur quatre toits d’immeubles différents (au moins).

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Quand les manifestants sont arrivés à la 67th Precinct, les cordons de police étaient déployés en nombre. Les flics étaient tous en tenue anti-émeute, ce qui indique que peut-être la police de New York prévoyait de nouvelles arrestations.

Traduction libre de l’anglais de la presse – Gothamist.com (John Knefel), 25/03/2013

Selon d’autres articles des mass medias, la police était déployée en masse durant l’enterrement de Kimani Gray qui s’est déroulé ce week-end (23 & 24/03/2013). Les habitantEs du quartier et militantEs opposéEs aux violences policières ont vécu ce déploiement des forces de l’ordre comme une provocation.

Suivre les évènements sur twitter: #BrooklynProtest et #KimaniGray

Appel de soutien à Amal Bentounsi !

Amal Bentounsi a été convoquée le mercredi 20 février 2013 devant la police pour « diffamation envers une institution représentant l’autorité publique ». Une plainte déposée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui reproche certains contenus de son blog : Urgence notre police assassine.

Son frère Amine Bentounsi a été tué le 21 Avril 2012 d’une balle dans le dos par un policier depuis mis en examen pour homicide volontaire. Gyrophares allumés, une centaine de voitures de police avait alors bloqué les Champs Elysées le 26 avril 2012 pour défendre leur collègue. Quant à Nicolas Sarkozy, il avait préconisé, en leur répondant, la nouvelle notion de « présomption de légitime défense ». Souvenons-nous que Sarkozy s’était déjà attaqué à Hamé du groupe de rap La Rumeur qui avait écrit que « (…) les rapports du Ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété ». Au bout de 8 ans de procédure l’Etat a été débouté de son action.

En s’attaquant au combat d’Amal Bentounsi pour rendre la vérité et justice à son frère assassiné, Manuel Valls ne change pas de politique par rapport à ses prédécesseurs sarkozystes. Nous, soussigné(e)s, dénonçons cette nouvelle tentative de mettre en cause la liberté d’expression. Nous, nous déclarons solidaires d’Amal Bentounsi, exigeons le retrait de la plainte de Manuel Vals et l’abandon de toutes poursuites judiciaires éventuelles contre Amal Bentounsi. Le 5 mars 2013

Premières signatures : Janos BOROVI, Elise LANGUIN, militante d’Amnesty International ; Ivan CLAVIER, Maurice RAJFUS, historien ; Catherine GRUPPER, militante MRAP ; Claude GUILLON, écrivain ; Alima BOUMEDIENE, Juriste internationale ; Mathieu RIGOUSTE, Saimir MILE, Président de La voix des Rroms ; Dominique GRANGE, chanteuse engagée ; TARDI, dessinateur ; Eliane BENARROSH, militante droit solidarité ; Omar SLAOUTI, Martin ZERNER, Professeur d’Université, retraité ; Jean-François FONTANA, enseignant –syndicaliste à Paris ; Natacha LE GRAND, professeur des écoles, (92) ; Gaëtan LE PORHO, prof. des écoles spécialisé, (92) ;……….

Contact, signatures, soutiens à renvoyer à : solidariteab@free.fr

Liste de diffusion Résistons Ensemble, 20/03/2013