[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

22665462,19350318,dmFlashTeaserRes,IMGL4423+Kopie

L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

2-format35 (1) 2-format35 (2) 2-format35 (3) 2-format35 (6) 2-format35 (7) 2-format35 (8) 2-format36 (1) 2-format35 (10) 2-format36

2-format36 (2) 3-format35 (1) farbanschlag2_42194827

Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

farbanschlag3_42194727

‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

le "job center" de Lichtenberg

le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

reparatur-s-bahn_42189727 anschlag-bahn_42189627

Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[Espagne] La manif pour dégager le gouvernement part en émeute: 4 anarchistes arrêté.e.s pour mauvaises intentions – Madrid, 25 avril 2013

Espagne: incidents entre police et jeunes manifestants à Madrid

Des incidents ont éclaté jeudi soir en plusieurs endroits du centre de Madrid lorsque les policiers, ripostant à des jets de projectiles, ont dispersé à coups de matraque des groupes de jeunes qui manifestaient pour réclamer la démission du gouvernement.

2758653_photo-1366916137027-3-0

A la fin de cette manifestation qui avait rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès », des manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes qui barraient l’accès au Congrès des députés.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraque.

Les manifestants, portant foulards et capuches, se sont alors dispersés, des groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

D’autres, poursuivis par les policiers le long de l’avenue du Paseo del Prado, se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, envahissant une grande place face à la gare d’Atocha, où les forces de l’ordre ont de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la « rébellion populaire » et à l’occupation des abords du Congrès à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des « indignés » se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

Quinze personnes ont été interpellées. Selon les services d’urgence, 29 personnes ont été légèrement blessées, dont 13 policiers.

L’une des personnes interpellées, un mineur, portait « un sac à dos renfermant des passe-montagnes, un rouleau de papier d’aluminium, un pétard de 15 centimètres, un drapeau anarchisteavec une barre de fer, une bouteille d’acide, un sac contenant des pierres », a indiqué un porte-parole.
« Il avait dans son téléphone portable des instructions pour la guérilla urbaine et la fabrication d’une sorte de cocktail Molotov », a-t-il ajouté.

Rassemblés en trois points du centre de Madrid, les manifestants, criant « A bas l’Etat policier », certains portant le drapeau républicain rouge, jaune et violet, ont convergé vers la place faisant face au Congrès, la chambre basse du Parlement, protégée comme les rues avoisinantes par d’épais cordons de policiers, certains casqués.

« Je ne suis pas d’accord avec la politique que mène le gouvernement, il est soumis aux politiques de la Banque centrale européenne que nous n’avons pas élue », lançait Lorena Perez, une chômeuse de 29 ans du secteur de la communication. « Ils ne défendent pas nos intérêts, mais ceux des banques et de l’Allemagne ».

« Je suis venu pour défendre nos droits », affirmait Jesus Seguera, un employé du bâtiment au chômage, âgé de 34 ans.

« C’est une combinaison de plusieurs choses. Ils ne tiennent pas leurs promesses électorales. Et mon foyer est frappé par le chômage et les coupes budgétaires dans la santé », ajoutait ce manifestant venu de Séville, en Andalousie.

D’autres portaient de petites pancartes avec les mots « 6,2 millions de raisons », rappelant le nombre record de chômeurs (27,2% des actifs) dans le pays annoncé jeudi.
A quelques heures de la manifestation, la police avait déjà interpellé 15 personnes à Madrid.

Quatre jeunes qualifiés de « membres de groupes anarchistes » avaient été interpellés jeudi matin alors qu’ils s’apprêtaient à « allumer des incendies » à Madrid, selon le ministère de l’Intérieur. La police avait aussi interpellé onze personnes qui s’étaient enfermées dans un bâtiment de l’université Complutense de Madrid.

Madrid2604 Madrid2604-2

Leur presse – LeParisien.fr (AFP), 25/04/2013 à 20h53

Charge policière en fin de manifestation à Madrid

La police espagnole a chargé jeudi soir à coups de matraque un groupe de jeunes, à la fin d’une manifestation réclamant la démission du gouvernement près du Congrès des députés à Madrid, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

media_xll_5766516

A la fin de cette manifestation qui avait rassemblé environ un millier de personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès », quelques dizaines de manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraques. Les manifestants se sont alors dispersés, de petits groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

D’autres se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, près de la gare d’Atocha, où la police a de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la « rébellion populaire » et à l’occupation des abords du Congrès jusqu’à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des « indignés » se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

La police a interpellé cinq personnes.

Leur presse – 7sur7.be (Belga), 25/04/2013 à 22h26

Arrestation de 4 anarchistes qui voulaient brûler une banque en Espagne

Quatre membres de « groupes anarchistes qui se préparaient à brûler une banque » ont été arrêtés jeudi à Madrid, a annoncé le ministère de l’Intérieur, avant une manifestation dont la police redoute la violence aux abords du Congrès des députés.

La police « a arrêté quatre personnes qui entendaient provoquer des incendies dans la capitale », selon un communiqué du ministère, alors que d’importants renforts ont été déployés à Madrid en vue de cette manifestation convoquée jeudi après-midi, via les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès ».

« Les arrestations ont eu lieu ce matin, lorsqu’une cellule violente de quatre personnes, tous membres de groupes anarchistes, se préparait à brûler une banque », a affirmé la police qui a ajouté avoir saisi huit feux de bengale, quatre pétards et deux bidons d’essence.

Elles interviennent « dans le cadre d’une série d’actes de délinquance » avant la manifestation, précise le ministère.

Une coordination baptisée « Assiège le Congrès » a appelé à « la chute du régime (démission du gouvernement, dissolution du Parlement et des hautes institutions de l’Etat) et à l’ouverture d’un processus de transition pour un nouveau modèle d’organisation politique, économique et social, vraiment juste et solidaire ».

Cet appel intervient dans un contexte de profonde crise sociale, avec un chômage historique qui vient de passer la barre des six millions de personnes, à 27,16% des actifs.

Leur presse – 7sur7.be (Belga), 25/04/2013 à 11h02

[Angleterre/Mort de Thatcher] Sabotage de véhicules de la société Mitie (gestionnaire de prisons) – Bristol, 13 & 14 avril 2013

Bristol : Incendie et dégradations contre des véhicules de Mitie

Pendant le week-end, nous avons attaqué deux différents vans de l’entreprise Mitie. Derrière le pub « Bush », situé à 5 minutes de Templemeads, lors d’une soirée ensoleillée pendant l’heure de pointe, nous avons saisi l’opportunité de crever deux pneus et de taguer le véhicule. Nous avons certainement été vus, et alors, bonne chance à eux, nous ressemblons tout simplement à n’importe qui.

Nous avons décidé de ne pas uniquement mener notre lutte aux heures sombres, en pensant que l’expression de notre colère, si elle était vue, poserait peut-être question aux témoins. A ce moment-là, nous avons évalué que le risque en valait la peine. Nous avons aussi brûlé un van de Mitie à East Bristol, en l’incendiant en pleine nuit.

Mitie est une des nombreuses entreprises qui ont largement bénéficié de la privatisation initiée par Thatcher dans les années 80. L’externalisation des prisons pour immigrés comme Campsfield, a été le premier pas pour se bâtir un empire, qui comprend maintenant les prisons, les centres pour « jeunes délinquants », les services de probation, et s’étend au logement et aux sources d’énergie « durable ». Nous ne demandons pas que ce qui précède soit contrôlé par l’Etat. Mais nous appelons à incendier toutes les prisons – pour immigrés, pour jeunes, quelles que soient leur forme.

En plus des « centres de détention », Mitie gère maintenant 6 prisons différentes – dont deux instituts pour « jeunes délinquants ». Ils sont partenaires de l’UK Border Agency [Bureaux de l’immigration] et de l’administration pénitentiaire. L’an dernier, des travailleurs de Mitie à Londres ont fait grève après qu’une travailleuse enceinte ait été maltraitée, et ait finit à l’hôpital, tout en travaillant pour Mitie.

A travers le pays, des gens de tous âges sont confiés aux bons soins de Mitie, et sont tabassés et privés de liberté. Ces petites actions sont en solidarité avec eux, et toute personne qui était dans la rue ce week-end [dans les manifs émeutières pour célébrer la mort de Thatcher].

Mitie prétend aider les gens, mais leurs investissements dans le logement et l’énergie ne change pas le fait qu’ils ont l’intention de profiter de tous les aspects de la vie.

Feu aux prisons !
Brûle en enfer, Maggie !

Cliquer pour agrandir / télécharger

Cliquer pour agrandir / télécharger la photo

Traduit de l’anglais de 325 par Brèves du désordre, 18/04/2013

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

1-189

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

____________________________________________________________________________________

Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

______________________________________________________________________________

Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

______________________________________________________________________________

[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

1-189

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

____________________________________________________________________________________

Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

______________________________________________________________________________

Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

______________________________________________________________________________

[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Angleterre/Mort de Thatcher] Les vitres du club conservateur explosées et un véhicule de police incendié – Bristol, nuit du 11 au 12 avril 2013

Le Tory Club fracassé et 4×4 de flics incendié

Un ennemi de la LIBERTE en moins – Dansons sur sa tombe!

Pour célébrer les nouvelles de la mort de Thatcher nous avons brisé les vitres du club conservateur sur la route de Viviers à Bristol dans les premières heures de ce matin.

Peu importe combien d’hommages à une « grande dame » apparaît dans les médias, nous ne pourrons jamais nous souvenir d’elle autrement que comme un tyran vicieux qui a déroulé le néo-libéralisme qui s’épanouit aujourd’hui. Le seul bon politicien est un politicien mort!

Même par rapport aux politiciens en général, Thatcher a été l’un des personnages les plus détestés de l’histoire récente au Royaume-Uni, ce qui explique pourquoi elle était sous garde armé 24 heures par jour jusqu’à sa mort à l’hôtel cinq étoiles Ritz. Elle a mené un assaut sur les conditions de vie du « sous-prolétariat » qu’elle méprisait ouvertement, a participé à l’enracinement et l’enrichissement des classes dirigeantes. Nous ne sommes que quelques-unEs mais des milliers et des milliers de personnes à faire la queue pour pisser sur sa tombe.

A Bristol, la réponse à sa mort a été immédiate. Lors de la nuit de la nouvelle tombée, il y a eu une grande fête de rue à Easton pour la célébrer. Quand les flics sont arrivés pour la disperser, ils ont été accueillis par des pierres, des bouteilles et des barricades enflammées, blessant plusieurs voyous de l’Etat et endommageant un véhicule de police. Nos pensées sont avec les personnes arrêtées et les nombreuses autres qui ont défié l’escouade anti-émeute et leurs alliés « pacifistes ».

Nous avons attaqué le club où traînent les lèches-cul de Thatcher, mais ne nous méprenons pas – les partis politiques ne sont que l’une des faces de l’ordre dominant mondial. […] Thatcher a vu de puissantes révoltes contre son régime (grève des mineurs, la rébellion contre les impôts locaux [« Poll Tax »] et bien d’autres…), et les dirigeants d’aujourd’hui peuvent être sûr qu’ils seront également confrontés à notre colère.

Thatcher a activement soutenu et défendu la dictature militaire de Pinochet au Chili. En vertu de la nouvelle dictature économique de la démocratie, les étudiants rebelles, guerriers indigènes mapuches et les anarchistes subversifs continuent  à être persécutés par les mêmes lois fascistes de l’époque. Nous saluons Marcelo, Juan et Freddy à Santiago du donjon de haute sécurité, les combattants solides depuis l’époque du règne de Pinochet, et ceLLESux cibléEs par la dernière perquisition menée par l’Etat chilien et qui sont détenuEs dans la prison pour femmes de Temuco (qui a également été le théâtre d’une émeute récente) .

Enfin, notre équipe prend la responsabilité du récent incendie d’un 4×4 de police dans un garage de Pennywell Road à Easton. Ces serviteurs de l’Etat ne doivent jamais être en sécurité dans les rues de notre attaque ici, comme à Moscou, au Caire ou à Montréal.

NIQUE LA LOI ET LA POLICE DE PAIX!

Guerre aux politiciens, mort à l’Etat!

Des anarchistes indisciplinés (dans l’esprit de Millbank)

Traduit librement de l’anglais depuis indymedia.org.uk, 18/04/2013

[Italie] Brèves d’attaques vengeresses – Turin & Naples, mars 2013

Turin – 21 mars 2013

Pendant la nuit, un incendie criminel a visé la porte d’entrée de Geo Studio Servizi, une société d’architectes qui collabore avec la construction du train à grande vitesse (TAV) dans le Val de Suse.

Turin – 14 Mars

Pendant la nuit, trois banques ont été attaquées à coups de marteau. Les fenêtres ont été cassées et le DAB a été endommagé. Des slogans ont été peints sur les murs disant « Basta sfratti » (« arrêt des expulsions ») et « Pagherete tutto » (Vous payerez pour tout »). Selon la police, cette attaque pourrait être une vengeance suite à l’arrestation de trois camarades lors d’une action anti-expulsion.

basta-sfratti

Naples – 4 mars

INCENDIO A 'CITTA' DELLA SCIENZA' A NAPOLIPendant la nuit, la Cité des Sciences à Naples a été réduite en cendres. Cette institution est bien connue, même au-delà des frontières nationales et se composait d’un incubateur d’entreprises et un centre de formation pour promouvoir la «citoyenneté scientifique». En quelques heures, ce monument de la recherche technologique a été détruit. Selon les journaux il s’agirait d’un incendie criminel.

Turin – 2 mars

Pendant la nuit, le feu a été mis à une cabine électrique qui fournit de l’électricité pour l’Office de l’immigration dans le corso Verona. Certains disent que cette attaque pourrait être liée aux révoltes récentes dans le centre de détention pour immigrés de Turin.

Nouvelles traduites de la presse italienne par 325, 02/04/2013