[Grande-Bretagne] Stop G8 – Londres, du 10 au 14 juin 2013

Une lutte commune

Ce mois de Juin 2013, les dirigeants du G8 (pays les plus riches du monde) se réunissent en Irlande du Nord. Comme la crise économique fait des ravages, et que la planète brûle, les patrons et leurs politiciens célèbrent les affaires comme d’habitude. Le capitalisme: un système qui tue, exploite et rabaisse la majorité pour le profit d’une minorité.

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Du 10 au 14 juin 2013, nous allons organiser une semaine d’action et d’événements à Londres. Londres est au cœur du capitalisme mondial. Les entreprises, les banques, les fonds spéculatifs, et les milliardaires pillant notre monde ont des noms et des adresses. Ils sont dans les tours de verre de la City, et à huis-clos à Mayfair et à Knightsbridge. Londres est le repère du blanchiment d’argent des dictateurs, la cour de récréation des super-riches. Mais Londres est aussi notre ville. Une ville d’espoir, de résistance et de lutte.

Le capitalisme nous tue. Chômage, coupes budgétaires, et la montée du fascisme en «Occident». La pauvreté, le colonialisme, l’exploitation brutale du «Tiers Monde». La guerre et la famine pour le profit. Les prisons privées, les contrôles de police, la vidéo-surveillance pour nous maintenir dans la peur et nous contrôler. La vie est dépouillée de sens et de beauté, nos rêves et notre dignité sont à vendre.

Ne fais pas semblant de ne pas voir. N’attends pas. Pour nos amis et proches, pour nos communautés, pour notre planète, pour tout ce qu’ils essaient de nous prendre. Le moment est venu. Rassemblons-nous, et battons-nous. Une lutte commune.

Rejoins-nous dans la rue.

network23.org/stopg8

stopg8[at]riseup[point]net

En collaboration avec Contra-info, 30 avril 2013

[Etats-Unis] Deux banques et un Starbucks attaqués par des anarchistes à Seattle – 16 juillet 2012

Des vandales brisent les fenêtres de deux banques de Seattle

Des vandales ont brisé des fenêtres de deux succursales bancaires de Wells Fargo lundi matin à Seattle.

La police recherche des inconnus suspects qui ont utilisé des pierres pour briser deux grandes fenêtres et les portes d’entrée d’une banque dans le nord de Seattle sur le chemin Sandpoint NE à environ 1h30 du matin.

A 03h00, des inconnus ont également brisé au moins neuf fenêtres d’une autre banque Wells Fargo dans le quartier de Madison Park.

KING-TV rapporte que des graffitis anarchistes ont été laissé sur la porte d’une banque.

Les banques Wells Fargo à Seattle ont été la cible de vandales cette année. La succursale Madison Park et une banque du centre-ville ont été vandalisés en janvier dernier. Trois autres banques ont été endommagés par des vandales masqués en février dans le quartier de Capitol Hill.

Traduit de l’anglais de leur presse – Seattle Times (Associated Press), 16/07/2012 – photos de King Five via Pugetsoundanarchists

L’action a été revendiquée par des anarchistes sur Pugetsoundanarchists:

La nuit du 15 juillet à Seattle nous avons fracassé les vitres de deux banques et d’un Starbucks. Il est affligeant de voir que tellement de gens voient les banques comme les institutions de l’exploitation mais refusent de les attaquer, tout comme défoncer un Starbucks, ça doit être la seule tradition de Seattle qui vaut le coup d’être prolongée depuis l’OMC.

Ces actes spécifiques ont été faits en solidarité avec les dix personnes qui se sont vu condamnés à de longues peines de prison en Italie il y a quelques jours pour leur participation au contre-G8 en 2001, et en solidarité aussi avec les anarchistes victimes de la dernière vague de répression en Italie connue sous le nom de l’”Opération Ardire”.

C’est important de se rappeler qu’à ce sommet en 2001 la police a tué Carlo Giuliani et a torturé et emprisonné des centaines de personnes. Il faut aussi se souvenir qu’il est toujours possible pour des milliers de personnes de se soulever comme ils l’ont fait à Gênes en 2001 et d’attaquer les manifestations d’un système pourri sous lequel nous vivons tous.

Des anarchistes

Traduit de l’anglais par Contra-Info, 17 juillet 2012

[Italie] Actions de solidarité avec les émeutiers condamnés du G8 de Gênes 2001

Rome : une centaine d’années de prison confirmée en cassation contre 10 émeutiers du contre-sommet de Gênes en juillet 2001 [mis à jour]

Synthèse effectuée par nos soins à partir de la presse italienne et de sites anarchistes. On pourra trouver là la déclaration d’un des compagnons condamnés devant le tribunal, ainsi qu’un tract des compagnons de Gênes suite au verdict en première instance : « Cette Semaine » n°95, printemps 2008, p.34-35.

Le 13 juillet 2012, la Cour de Cassation de Rome a rendu son arrêt contre dix manifestants arrêtés à Gênes, lors du contre-sommet du G8 des 20 et 21 juillet 2001. Elle a confirmé leur condamnation pour « dévastation » et « pillage », avec des peines de six à quinze ans de prison (légèrement réduites par rapport à celles prononcées par la Cour d’Appel de Gênes du 9 octobre 2009).

Le 5 juillet dernier, elle avait déjà confirmé la condamnation symbolique de treize hauts responsables de la police italienne, notamment pour le massacre de l’école Diaz (« complicité dans la fabrication de fausses preuves »). Aucun d’entre eux n’ira en détention grâce à une amnistie des « courtes » peines datant de 2006. Ils seront exclus de la fonction publique pendant cinq ans.

Pour les dix camarades condamnés le 13 juillet, la Cour de cassation a en revanche confirmé pas moins d’une centaine d’années de prison en tout. Pour trois manifestants, elle a changé un détail du verdict d’appel, histoire de justifier son utilité, annulant le délit supplémentaire de possession de molotov, considérant qu’il était déjà inclus dans leur condamnation.

D’un côté, 5 manifestants seront à nouveau renvoyés en appel à l’automne, pas pour statuer sur leur « culpabilité », rendue définitive, mais uniquement pour réévaluer leur peine selon une nouvelle circonstance atténuante possible (« avoir agi sous l’effet de la foule en tumulte » !). Carlo Arculeo (8 ans en appel), Carlo Cuccomarino (8 ans), Antonino Valguarnera (8 ans), Luca Finotti (10 ans et 9 mois), Dario Ursino (7 ans) restent donc pour l’instant « en liberté ».

D’un autre côté, le verdict d’appel de Gênes d’octobre 2009 devient exécutoire contre les 5 derniers camarades, ce qui signifie leur incarcération immédiate. Ce sont les plus lourdement condamnés, ceux accusés d’une partie des attaques du Black Bloc. Il s’agit de Francesco Puglisi (14 ans), Vincenzo Vecchi (12 ans et 6 mois), Marina Cugnaschi (11 ans et 6 mois), Alberto Funaro (10 ans) et Ines Morasca (6 ans et 6 mois).

Les deux premiers sont actuellement dans la nature et les carabiniers n’ont pas réussi à mettre la main dessus malgré un mandat d’amener. Marina et Alberto ont par contre été incarcérés à Milan et Rome dès le lendemain, samedi 14 juillet, tandis qu’Inès bénéficie provisoirement d’une suspension de peine, vu qu’elle vient d’accoucher d’une petite fille.
Pour les deux incarcérés, rappelons qu’Alberto Funaro (44 ans) est un animateur historique de Radio Onda Rossa, et que Marina (46 ans) est une compagnonne anarchiste, qui a par ailleurs une autre peine de quatre ans en suspend suite aux affrontements de Milan en 2006 contre une manifestation des fascistes de Forza Nuova.

Le jour de la sentence, une manif sauvage a réuni 300 personnes parties du rassemblement à Trastevere. Elle s’est rendue devant le ministère de la Justice, où des oeufs, de la peinture rouge, des pétards et un fumigène ont été jetés contre la façade, avant de se disperser sans arrestation.

Le soir, un groupe d’inconnus masqués en noir a brûlé des containers érigés en barricade dans le quartier de Pigneto.

Le lendemain a eu lieu un petit rassemblement devant le commissariat où Alberto s’est rendu avant d’être emmené en prison.

Enfin, dimanche 15 juillet au matin, la police n’a pu que constater qu’une banque Unicredit située via Somalia à Rome avait eu ses vitres défoncées. A côté, deux tags disaient « Alberto libero » et « I saccheggiatori siete voi » [« Les pilleurs c’est vous] avec des A cerclés.

Des banderoles de solidarité à Athènes et à Lyon:

Source: Brèves du Désordre, 16 juillet 2012

Pour rappel

Une affiche de solidarité avec les condamné-e-s de G8 de Gênes 2001 (et avec tou-te-s celles et ceux qui luttent et qui sont entre les griffes de l’Etat

Rendu du procès du contre-sommet du G8 de Gênes de 2001 – 13 juillet 2012

voici le rendu du procès:

La cour a demandé une réexamination des dossiers des personnes suivantes par la police:

Carlo Arculeo : qui avait pris lors de la première condamnation 8 ans; Carlo Cuccomarino : 8 ans; Antonino Valguarneral : 8 ans; Finotti: 10 ans et 9 mois; Dario Ursino: 7 ans.

La cour a réduit les peines des dossiers des personnes suivantes: Luca Finotti et Marina Cugnaschi*: de 12 ans et 3 mois à 9 mois Vincenro Vechi*: de 13 ans à 9 mois Fransesco Pugusi*: de 13 ans à 1 ans. La cour a confirmé la sentence pour les personnes suivantes Alberto Funaro*: 10 ans; Ines Morasca*: 6 ans et 6 mois

*Ces personnes sont actuellement en prison

Mailing-list, 14 juillet 2012

Onze ans après le G8 de Gênes, des manifestants conduits en prison

Quatre manifestants altermondialistes, poursuivis pour avoir « dévasté » des biens à Gênes, lors du G8 des 20 et 21 juillet 2001 marqué par de violentes manifestations, ont été conduits en prison samedi, après la confirmation de leur condamnation par la Cour de Cassation.

Vendredi, cette dernière avait rendu un arrêt reconnaissant dix manifestants coupables de « dévastation » et « vandalisme » et les condamnant à six à quinze ans de prison, des peines un peu allégées par rapport à celles prononcées par la Cour d’Appel en octobre 2009.

Quatre des manifestants ont été incarcérés samedi, tandis qu’une cinquième a été laissée en liberté car elle est mère d’un tout jeune enfant. Les cinq autres peuvent encore émettre des recours, se basant sur le fait qu’ils ont été poussés à l’action dans le chaos des manifestations.

« Injustice est faite », a déclaré l’un de leurs défenseurs Francesco Romeo, soulignant « la disproportion abyssale des peines entre des dommages causés à des biens et ceux infligés à des personnes ».

L’avocat faisait allusion aux peines plus légères infligées le 5 juillet par la Cour de Cassation à des fonctionnaires de police.

Ces derniers étaient accusés de « coups et blessures » et de « perquisitions arbitraires » lors de leur violente opération nocturne d’évacuation d’une école qui servait de dortoir aux manifestants.

Ailleurs à Gênes d’autres affrontements tendus entre forces de l’ordre et manifestants s’étaient soldés par la mort d’un jeune contestataire, Carlo Giuliani, 23 ans, tué par un carabinier.

La mort de ce manifestant a été classée sans suite par la justice italienne en mai 2003.

« J’espère qu’à présent, vont pouvoir se déclencher toutes les remises de peines possibles », a déclaré une autre avocate, Raffaella Multedo, arguant que « ces personnes ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ans et ne sont pas des criminels accusés d’homicide ».

Quelques dizaines d’anarchistes ont manifesté samedi soir près de la préfecture de Rome pour contester ces incarcérations et exprimer leur solidarité aux condamnés.

 Leur presse – Temps réel.Nouvel Obs, 14/07/2012 maj 22h20

Complément d’infos sur Contra-info

Affiche de solidarité avec les inculpé-es du contre-G8 de Gênes, du mouvement No TAV au Val Susa…

‘je suis l’administrateur de la maison de soin de Villa Serena, on voudrait de la protection… »  »eh bah, barricadez-vous dedans… fermez tout… »  »rappelez vous que… une clinique privée est la première cible par rapport aux hôpitaux publique parce que en gros ce gens ils en veulent à ceux qui ont de l’argent. »  »eh… ils en veulent a tout le monde, même à la police que au final n’a pas autant d’argent que ça »
APPEL AU 113, LE 20 JUILLET 2001, à 16.05, GENES

11 ans sont passés depuis que Gênes s’est soulevé contre ce monde, ses châteaux et ses représentants. 11 ans sont passés depuis que Carlo, un garçon de 23 ans, ai été tué par les chiens de garde de ce système. Il y a 11 ans exactement l’Etat, que pendant les mêmes jours par pure coïncidence où par une mise en garde exemplaire commence ces procès contre certains des participants à la révolte NO-TAV de l’été dernier et contre les anarchistes du Fuori Luogo de Bologne, le 13 juillet 2012 décidera de façon définitive sur la vie des 10 hommes et femmes qui prirent parti à ce soulèvement. 10 boucs émissaires qui purgeront une peine, si confirmé, jusqu’à 15 ans pour dévastation et pillage.

Face à l’attaque continue du capitalisme et du gouvernement, les révolte de ces deux dernières années ont fait comprendre à tout le monde, avec violence, qu’il n’y a plus le temps pour la chasse aux sorcières et la nominalisation ; que les politiciens et les aspirant politiciens, surtout à un jeune comme Carlo, il n’ont plus rien à offrir, si jamais qu’ils en auraient les moyens.

Piazza San Giovanni à Roma le 15 octobre 2011, a hurlé au ciel qu’on en a marre, mais qu’on peut le dire ensemble, en face, en ayant plus peur. Tout cela n’empêche pas le fait qu’il y ait toujours des gens qui continuent, aujourd’hui comme hier, à spéculer sur ces moments de ruptures, pour apporter de l’eau au moulin de la représentation politique, favorisant ainsi le jeu de l’isolement contre ceux cueillis pour payer la note. A partir de leur tour d’ivoire, leur redondant discours n’arrivera rien qui puisse soulever les sort de sous, les exploité.es exaspéré.es et de tout.e.s ceLLESux qui couvent une rancoeur contre cette société cannibale.

11 ans se sont écoulés, 11 ans pendant lesquels chacun a cherché à nous raconter sa vérité, à nous amener de son côté, de grossir les rangs de ses fidèles. Il y a eu la rage, la peur, le sens de la revanche, la douleur, la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre. 11 ans pendant lesquels dans toute l’Europe, Gênes évoque dans la tête de beaucoup, bien avant le port et la lanterne, le G8, en laissant chacun avec son idée et surtout avec son recueil personnel de sensation. Mais une chose est sûre : entre temps, en ces 11 ans les mêmes patrons et gouvernants d’alors ont continué à soustraire toujours un peu plus nos vies, ont érodé notre liberté, ont violé notre imaginaire, ont humilié nos aspirations, ils nous ont enfermé dans les salles, dans les bureaux, dans les usines et quand c’était nécessaire dans les prisons, dans les C.I.E, dans les hôpitaux psychiatriques ; à nous séparer les uns des autres en étouffant nos espaces, en les rendant toujours plus semblables à des sièges opératoires ; à occuper la rue avec centres commerciaux, chantiers, centres financiers, police et militaire pour nous empêcher de vivre ensemble, si pas sous forme d’esclaves ou de dociles consommateurs. Pendant qu’eux, les puissants et leurs sbires, par auto-représentation symbolique ou par nécessité réelle, ils continuent à s’enfermer dans leurs palais et forteresses.

Le siège du 3 juillet 2011 à la zone rouge du « fortino-cantiere » du TAV à la Maddalena n’a sûrement pas restitué la terre au val Susiens, mais à certainement représenté un des plus beaux jours de vengeance dans la vie de ceLLESux qui en ont pris partie, en transmettant ces sensations de confiance, de courage et réciprocité qui trop souvent ont été amené.e.s à être mis de côté dans nos quotidiens. Ce sont justement nos existences à être en jeu, plus encore que les autres, les insurgés de ce mois de juillet à Gênes continue à être un témoignage, comme dans la société totalitaire, n’est pas dans le coeur de leurs palais et de leurs forteresses militaires qu’on doit jouer la partie, mais dans nos lieux de vie.

S’il existait même une seule chose que Carlo et les révolté.e.s de Gênes, Rome, Athènes et du monde entier nous ont appris ces onze dernières années, c’est que les rues des villes dans lesquels nous vivons sont comme nos vies : quand on le veut, même juste pour un jour, elles sont à nous.

Reprenons-les ! Aujourd’hui comme avant.

SOLIDARITE, COMPLICITE AVEC LES 10 INCULPES POUR LA REVOLTE DE GENES CONTRE LE G8, AVEC LES SUSPECTS POUR LES EMEUTES DE ROME DU 14 DECEMBRE 2010 ET DU 15 OCTOBRE 2011, AVEC LES CAMARADES DU FUORILUOGO DE BOLOGNE POUR « ASSOCIATION DE MALFAITEURS » ET AVEC LES ARRETES POUR LA RESISTANCE CONTRE LE TAV AU VAL SUSA.

AUCUNE CONDAMNATIONS, AUCUNE SENTENCE, AUCUN TRIBUNAL

(Cliquez sur l’affiche pour la télécharger en format pdf)

Mailing-list, 14 juillet 2012

Appel pour une mobilisation internationale en solidarité avec les émeutiers condamnés du contre-sommet du G8 de Gênes 2001

Appel pour une mobilisation internationale en solidarité avec les émeutiers condamnés de Gènes 2001

Le 13 juillet sera tenu le dernier degré du procès contre 10 compagnons condamnés pour avoir participé dans les affrontements à Gènes en 2001 à l’occasion du sommet du G8.

Les compagnons avaient été condamné par le Tribunal de Gènes à de lourdes peines allant de 10 à 15 ans de prison et maintenant leur emprisonnement pourrait devenir effectif.

Dix personnes sont utilisés comme boucs émissaires : à travers eux l’État veut attaquer les centaines de milliers de personnes qui ont pris les rues ces jours et plus particulièrement ceux qui ont contribué à déchaîner la révolte contre l’arrogance des Puissants. Nous n’acceptons pas les représailles de l’État; condamner ces compagnons signifie attaquer tout le mouvement.

Dans le même temps les responsables des massacres aveugles, le raid sur l’école Diaz, les tortures dans les bâtiments de la police de Bolzaneto et le meurtre de Carlo Giuliani peuvent tranquillement dormir dans leur lits alors qu’ils ont été récompensé pour leurs actions de bouchers.

Nous pensons que c’est notre responsabilité précise de donner de la solidarité aux compagnons condamnés, de se battre contre cet acte d’oppression et de répression et de faire valoir l’importance des jours de Gènes.

Nous pensons aussi que dans cette période d’attaque violente par le système capitaliste contre les exploités il est important de s’opposer à la criminalisation de toutes ces luttes qui vont au-delà de l’espace restreint qui est donné… Cette criminalisation se manifeste aussi dans les lourdes peines amenés par l’accusation de “pillage et dévastation”.

Pour ces raisons il est important d’organiser une mobilisation en soutien aux compagnons condamnés. Ceci est notre appel pour la solidarité internationale, pour des actions et des initiatives menées durant la semaine avant le jour du procès.

De plus, nous invitons tout un chacun à la manifestation de solidarité qui sera tenue le jour de l’audition à la Cour de Cassation de Rome, pour qu’ainsi les inquisiteurs puisse entendre directement nos voix.

06-12 juillet – journées d’action
13 juillet – sit-in près de la Cour de Cassation à Rome

Des anarchistes

Pour plus d’infos et des mises à jour : hateg8@distruzione.org

Site internet de solidarité

Traduit de l’anglais par Contra-info (01/07/2012) de 325nostate

[Le Havre No-G8 2011] Guerre et paix – Petit compte-rendu

Le Havre No-G8 2011: Guerre et paix

On pourrait planter le décor et relever le contraste: Deauville et Le Havre, face à face, la bourgeoisie en vacances et le prolétaire au boulot; mais on n’ira pas plus loin, ça on l’a compris: ce qui nous intéresse c’est Le Havre, le contre-G8. De l’autre côté du golf et du pont de Normandie, c’est connu à l’avance, tout entendu et sans heurts.

Le nôtre de contre-sommet n’a de hiérarchique que le lieu: perché dans la ville haute du Havre, au milieu de la forêt de Montgeon, adéquatement installé dans un ancien camping municipal, désormais désaffecté. Un « Havre de paix », comme l’annoncent les pubs municipales sur les façades néo-classiques de la gare.

C’est devant cette gare que se retrouve la manifestation du 21 mai (7000 personnes): l’avenue est en chantier, la monomanie du tramway a depuis quelques mois déployé ses travaux. Les dispositifs de maintien de l’ordre sont à distance du cortège, dans les rues adjacentes et bien armés; à l’exception des Services d’Ordre de la CGT, ATTAC et SUD qui collent au peloton; gilet jaune et oreillette, manifestant et ennemi? Pour l’exhaustivité de l’inventaire: les agents de la BAC sont, eux, dispersés en civil tout au long du parcours, hagard mais calmes pour l’instant.

La majeure partie de la manif se déroule comme prévue: deux ou trois panneaux de pub recouverts de tissus (actions déposés en préfecture!?); mais sur la fin la façade d’une banque est détruite, quelques super-commerces et autres agences immobilières reçoivent des projectiles qui les stigmatisent. Alors que nous sommes réunis au Champ de Foire où se tiennent après la manif meetings et concerts, 3 BAC-eux esseulés tentent une interpellation: le camarade est rapidement repris par la foule qui part en direction des flics qui n’ont d’autre choix que de détaler à travers toute la place, pour rejoindre leur rang qui se font soudain plus voyants.

Au milieu de cet environnement hostile, le camp autogéré devient vite notre lieu de vie et de replis, les AG quotidiennes décident aussi bien de l’organisation pratique de la vie courante que de nos actions à l’extérieur; la question des médias y reviendra souvent: il faut convenir à la fois de notre positionnement: les accueillir ou non, quoi leur dire et leur montrer mais aussi afin de décider ce que notre auto-média dira de nous (http://lehavrenog8village2011.noblogs.org/videos-auto-media/ et http://lehavrenog8village2011.noblogs.org/textes/). La nourriture est à prix libre, bio ou provenant de la récup’.

Rapidement nos actions se réduisent à des manifestations de soutien devant le commissariat, à chaque jour son ou ses interpellation-s.: il faut justifier les 4000 policiers pour entourer un camp d’une centaine de personnes, que tous les journalistes fantasment comme étant des « black blocks » (le procureur nous nous confiera qu’il y a au camp des « personnes très dangereuses »; ah bon?!), sans compter le drone ou l’hélicoptère.

Le dernier rassemblement du jeudi 26 mai au Havre est restreint: les syndicats sont peu et peinent à tenir leur banderole géante face à Deauville et un vent de force 7, à côté les gens du camp exécutent Monsieur Capital: La tête remplie de billets et l’air patibulaire. Un agrégat de 60 BAC-eux nous fait face: comme depuis une semaine nous sommes muselés, quand ce n’est pas arrêté sans (ou pour de faux) prétextes.

Mais la centaine d’habitants de la forêt de Montgeon a su en une semaine créer une vie collective, qui n’a pu se montrer dehors que sous forme de solidarité face à la répression, mais qui permet de tisser peu à peu les liens entre nos combats et de faire perdurer nos pratiques alternatives: un contre sommet et non plus contre le sommet: trop loin et trop factice par rapport à la vérité factuelle de nos existences, pour une fois, collectives et autogérées.

DB

Autre compte-rendu de ce contre-sommet sur le Jura Libertaire