[Grasse/Flics porcs assassins] Hommage à Abdelhakim Ajimi, tué par la BAC il y a 5 ans – Samedi 11 mai 2013

SAMEDI 11 MAI 2013 à GRASSE

MOBILISATION EN MÉMOIRE D’ABDELHAKIM AJIMI MORT LE 9 MAI 2008 LORS D’UNE INTERPELLATION POLICIÈRE

  • 17h: RASSEMBLEMENT* en haut du boulevard Victor Hugo (lieu de l’interpellation mortelle)
  • 19h: REPAS* au 11 rue Gazan (Bourse du Travail CGT) – prix de soutien
  • 21h: PROJECTION DE SOUVENIR DE GRASSE* (première à Grasse) en présence du réalisateur Jean-Jacques BÉRYL et de Mogniss H. ABDALLAH (agence IM’média). Documentaire tourné à Grasse en 1973 par Yann Le Masson, Antoine Bonfanti et Jean-Jacques Béryl, suite à une manifestation de sans-papiers réclamant « liberté, égalité, papiers » qui provoque une chasse à l’homme raciste dans les rues de Grasse.

LA FAMILLE AJIMI ET LE COMITÉ VÉRITÉ ET JUSTICE POUR ABDELHAKIM AJIMI RÉCLAMENT

  • LA RÉVOCATION IMMÉDIATE* des 3 policiers reconnus coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi. Cette sanction administrative est en effet indispensable, parallèlement à la procédure judiciaire. Dans d’autres « affaires » similaires, des policiers coupables de violences ont par le passé et encore récemment été révoqués pour leurs agissements.
  • L’INTERDICTION DE LA CLÉ D’ÉTRANGLEMENT* comme pratique d’interpellation policière. En 2002, le comité européen pour la prévention de la torture a demandé à l’État français que son utilisation soit évitée. Cette demande n’ayant pas été suivie d’effets, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné l’État français en octobre 2007.

MERCREDI 22 MAI 2013 à 8h30 au tribunal de Grasse

SUITE DE LA MOBILISATION

Walid et Dorsaf, deux membres du comité, sont convoqués pour « outrage », pour des paroles qu’ils auraient adressées à des policiers lors du procès en février 2012. Soyons nombreux pour les soutenir !

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Ci-dessous, un texte de Mogniss H. Abdallah par rapport au film Souvenir de Grasse qui sera projeté lors de la commémoration du 11 mai :

Souvenir de Grasse, un certain 12 juin 1973 – une autre « ratonnade » oubliée

Pentecôte 1973 à Grasse, capitale des fleurs et du parfum dans les Alpes-maritimes. Lundi 11 juin, des travailleurs immigrés tunisiens tiennent meeting en plein air dans la vieille ville, et décident en assemblée générale d’une grève illimitée reconductible toutes les 24 h. Ils travaillent dans le bâtiment, parfois dans l’horticulture ou des exploitations agricoles, sont pour la plupart sans-papiers, et vivent dans des logements délabrés voire dans des bidonvilles (la Plaine du Var, la Bocca à Cannes…). Ils co-existent avec les pieds-noirs contrôlant le petit commerce du vieux Grasse, mais qui ne veulent pas se mélanger. Un « Sudisme » à la française. Ne supportant plus la « surexploitation » – c’est leur expression –, ni un racisme latent à peine contenu, ils ont décidé de le faire savoir sur la place publique. Comme ailleurs en France, où des grèves de la faim, des occupations d’usine ou des manifestations se multiplient pour réclamer des papiers et la « carte de travail », des augmentations de salaire, un logement décent, le droit à la santé, à la liberté d’expression et d’association.

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette histoire?

Le film « Souvenir de Grasse » (26mn – 1973) de Jean-Jacques Béryl, Yann Le Masson et Antoine Bonfanti n’a semble-t-il jamais été diffusé sur place. Cette lacune sera comblée samedi 11 mai 2013, à l’occasion de la 5ème commémoration d’AbdelHakim Ajimi, mort entre les mains de la police le 9 mai 2008 à Grasse. Un moment sans doute aussi pour rediscuter d’où on en est du racisme individuel ou systémique dans cette « douce France ». Une « vieille France », qui de génération en génération maintient à distance les immigrés et leurs enfants, 40 ans après ces affrontements raciaux entre « Européens » et « suppôts mahométans », pour reprendre la terminologie fleurie des amis du maire d’antan. Et quelques semaines après la condamnation par la justice de trois policiers, encore en fonction. Une hagra qui s’ajoute à la hagra, et qui pose la question de la volonté ou de l’absence de volonté politique de la révocation…

Lire la suite de l’article de Mogniss H. Abdallah

Mailing-list, 04/05/2013

[Montigny-en-Gohelle, 62/Flics Porcs Assassins] Emeute suite au meurtre d’un habitant lors d’une interpellation – 28 mars 2013

Montigny-en-Gohelle : tensions avec la police après la mort d’un habitant tué au cours de son interpellation

La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d’échauffourées entre des résidents et la police. Un appel au calme a été lancé par la préfecture.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Tensions, départs de feu dans le quartier autour de la rue de Lassigny à Montigny-en-Gohelle.

Une trentaine de personnes du quartier, de tous âges, faisaient toujours face en fin d’après-midi aux forces de police, cibles de quelques jets de pierres, a confirmé la préfecture du Pas-de-Calais, qui parlait de « tension ». Les autorités, qui estimaient que la situation était sous contrôle, ont tout de même lancé « un appel au calme« . Des vitrines ont été brisées route de Harnes, à proximité de la rue de Lassigny où ont eu lieu les faits.

Un abri de bus cassé dans l'après-midi à Montigny-en-Gohelle.

Un abri de bus cassé dans l’après-midi à Montigny-en-Gohelle.

« Quelques poubelles ont brûlé« , a précisé par ailleurs la préfecture. Le préfet était attendu sur place, dans le quartier de la Plaine, où il devait rencontrer le maire de la commune.

Voir la vidéo de France 3 Région Nord/Pas-de-Calais

Les faits

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors d’une interpellation mouvementée à son domicile de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

« Cela s’est mal passé », a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre. Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

Leur presse policière – France 3 Nord-Pas-de-Calais (AFP), 28/03/2013 à 18h05

Pas-de-Calais : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier ce jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à son domicile, rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Un policier a été blessé au cours de l’opération, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’homme était recherché pour avoir tenté d’extorquer de l’argent le matin même à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit.

Il l’avait menacée avec une paire de ciseaux, puis avait pris la fuite en voiture. C’est ce véhicule qui a permis aux policiers d’identifier son domicile, où une patrouille de quatre agents est arrivée vers 11h30.

Tensions entre des jeunes et les forces de l’ordre

«Cela s’est mal passé», explique une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Il serait ensuite revenu à la charge, frappant le policier au thorax et le faisant tomber à terre. C’est à ce moment-là qu’un autre agent aurait ouvert le feu en direction du suspect. Touché à l’abdomen, ce dernier est mort sur place.

Une quarantaine de jeunes se sont rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.

La victime était connue des services de police. Il avait déjà été condamné pour détention de stupéfiants. Selon France 3, ses voisins parlent eux d’un homme calme et sans histoires.

Leur presse policière – LeParisien.fr (AFP), 28/03/2013 à 17h06 (maj)

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Photo de la presse – La Voix du Nord, 28/03/2013

Montigny-en-Gohelle : les policiers ont-ils tiré en état de légitime défense ?

Les circonstances de la mort de Lahoucine Aït Omghar, ce jeudi à Montigny-en-Gohelle, suite à une interpellation qui a mal tourné, ne sont pas encore très précises. Mais d’ores et déjà, la question de la légitime défense est posée. 

Les enquêteurs de la Police judiciaire étaient sur place toute l’après-midi. Ils ont fait les premières constatations sur les conditions de la mort de Lahoucine Aït Omghar. Ils devront établir si les éléments de la légitime défense pour autrui sont réunis. Si les policiers ont bien tiré trois fois, combien de balles ont effectivement touché le jeune homme ? C’est une des principales questions qui est désormais posée.

Si la légitime défense est confirmée, les policiers ne devraient pas être mis en garde à vue.

D’après nos informations, le jeune homme décédé se trouvait dans un véhicule au moment de son interpellation. Il s’est jeté sur un des policiers en lui portant des coups de ciseaux. Protégé par son gilet pare-balles, le fonctionnaire est tombé au sol sans être blessé et a riposté avec son arme. Ses deux collègues ont également tiré. L’homme a été touché à l’abdomen.

Le policier tombé au sol a été transporté à l’hôpital, victime d’un traumatisme crânien dû à sa chute. Il en est ressorti ce jeudi soir.

Leur presse policière – Fr3 Nord-Pas de Calais (Emmanuel Magdelaine), 28/013/2013 à 19h54

Début de soirée calme à Montigny-en-Gohelle, après les incidents de l’après-midi

Après les échauffourées de l’après-midi ayant opposé des jeunes à des policiers, le calme semble être revenu à La Plaine du 7, à Montigny-en-Gohelle. Les incidents ont été déclenchés par la mort d’un jeune homme du quartier lors d’une interpellation, en fin de matinée, suspecté d’avoir agressé la réceptionniste d’un hôtel près de Cambrai, un peu plus tôt dans la matinée.

A 19h30, plusieurs camions de police stationnent en bas du quartier et patrouillent dans les rues. Celles-ci sont peu fréquentées.

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Des groupes de quelques jeunes arpentent les trottoirs et circulent entre les immeubles en contrebas du quartier. Route d’Harnes, les commerces ont fermé par précaution: « J’étais parti cet après-midi, j’avais baissé le volet », explique un gérant de tabac. Un peu plus loin, un photographe et un hard discount ont vu les vitrines de leur magasin brisées.

« Ceux qui ont fait ça sont jeunes, des mineurs, ils ont la rage. C’est une nouvelle génération, on peut difficilement les contrôler », explique un ancien du quartier.

Leur presse de l’ordre – La Voix du Nord, 28/03/2013 à 20h05

[Etats-Unis/Flics Porcs Assassins] Justice pour Kimani Gray: le NYPD travaille – 23 et 24 mars 2013

Des groupes de personnes protestant contre la brutalité policière ont organisé un rassemblement pour Kimani Gray dimanche après-midi (24/03/2013), suivie d’une marche à East Flatbush et, finalement, jusqu’à la 67e. Tout au long de la marche, quelque 200 manifestants ont été accompagnés par un nombre impressionnant de policiers, dont l’un a brandit un mégaphone conçu comme un moyen de dissuasion non létale. Parfois, la police semblait plus nombreuse que les manifestants (3 à 4 flics pour un manifestant). Un manifestant a été arrêté après avoir sauté hors du trottoir, mais un porte-parole de police de New York n’a pas pu confirmer si les arrestations avaient eu lieu.

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Les flics ont utilisé une arme bruyante, la « LRAD X », émettant des ultra-sons pouvant entraîner malaises et blessures graves.

Le fonctionnaire chargé de la « LRAD X » a refusé de répondre aux questions.

Les résidents de East Flatbush semblaientt apprécier la manifestation et certain.e.s ont levé leurs poings en ​​signe de solidarité. Beaucoup ont filmé l’action avec leurs téléphones, et quelques manifestants semblaient s’ennuyer par moments. […]

Gray a été abattu par deux policiers en civil du NYPD, le samedi 9 mars 2013. Depuis la mort de Kimani, les gens du quartier d’East Flashbush et plus largement des militants de la ville de New-York ont organisé des marches dans le quartier, dont certaines ont tourné au chaos. Au décès de Kimani le lundi suivant, un RiteAid a été saccagé, et deux jours plus tard une nouvelle marche bruyante s’est soldée par des fenêtres de plusieurs véhicules de police brisés et du spray au poivre utilisé par la police contre les manifestants. Les militants ont toutefois mis en évidence les caractères racistes et discriminatoires du NYPD, et d’autres cas de jeunes de couleur ayant récemment été tués par les agents de police de New York,  comme Ramarley Graham et Shantel Davis.

Mims Jamel, un organisateur de la marche, a replacé la mort Kimani dans un contexte de décennies de violence contre les gens de couleur. «Il y a 60 ans il y a eu Emmitt Till, l’année dernière il y a eu Trayvon Martin, il y a deux semaines il y a eu Kimani Gray, » a-t-il dit, s’adressant à l’ensemble de la marche.

L’itinéraire de la marche d’hier s’est arrêtée où Kimani a été tué pour un moment de silence, non loin du carrefour où Shantel Davis a été abattu par un policier en civil l’été dernier, avant de conclure à la 67th Precinct.

Les flics étaient également présents sur quatre toits d’immeubles différents (au moins).

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Quand les manifestants sont arrivés à la 67th Precinct, les cordons de police étaient déployés en nombre. Les flics étaient tous en tenue anti-émeute, ce qui indique que peut-être la police de New York prévoyait de nouvelles arrestations.

Traduction libre de l’anglais de la presse – Gothamist.com (John Knefel), 25/03/2013

Selon d’autres articles des mass medias, la police était déployée en masse durant l’enterrement de Kimani Gray qui s’est déroulé ce week-end (23 & 24/03/2013). Les habitantEs du quartier et militantEs opposéEs aux violences policières ont vécu ce déploiement des forces de l’ordre comme une provocation.

Suivre les évènements sur twitter: #BrooklynProtest et #KimaniGray

Appel de soutien à Amal Bentounsi !

Amal Bentounsi a été convoquée le mercredi 20 février 2013 devant la police pour « diffamation envers une institution représentant l’autorité publique ». Une plainte déposée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui reproche certains contenus de son blog : Urgence notre police assassine.

Son frère Amine Bentounsi a été tué le 21 Avril 2012 d’une balle dans le dos par un policier depuis mis en examen pour homicide volontaire. Gyrophares allumés, une centaine de voitures de police avait alors bloqué les Champs Elysées le 26 avril 2012 pour défendre leur collègue. Quant à Nicolas Sarkozy, il avait préconisé, en leur répondant, la nouvelle notion de « présomption de légitime défense ». Souvenons-nous que Sarkozy s’était déjà attaqué à Hamé du groupe de rap La Rumeur qui avait écrit que « (…) les rapports du Ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété ». Au bout de 8 ans de procédure l’Etat a été débouté de son action.

En s’attaquant au combat d’Amal Bentounsi pour rendre la vérité et justice à son frère assassiné, Manuel Valls ne change pas de politique par rapport à ses prédécesseurs sarkozystes. Nous, soussigné(e)s, dénonçons cette nouvelle tentative de mettre en cause la liberté d’expression. Nous, nous déclarons solidaires d’Amal Bentounsi, exigeons le retrait de la plainte de Manuel Vals et l’abandon de toutes poursuites judiciaires éventuelles contre Amal Bentounsi. Le 5 mars 2013

Premières signatures : Janos BOROVI, Elise LANGUIN, militante d’Amnesty International ; Ivan CLAVIER, Maurice RAJFUS, historien ; Catherine GRUPPER, militante MRAP ; Claude GUILLON, écrivain ; Alima BOUMEDIENE, Juriste internationale ; Mathieu RIGOUSTE, Saimir MILE, Président de La voix des Rroms ; Dominique GRANGE, chanteuse engagée ; TARDI, dessinateur ; Eliane BENARROSH, militante droit solidarité ; Omar SLAOUTI, Martin ZERNER, Professeur d’Université, retraité ; Jean-François FONTANA, enseignant –syndicaliste à Paris ; Natacha LE GRAND, professeur des écoles, (92) ; Gaëtan LE PORHO, prof. des écoles spécialisé, (92) ;……….

Contact, signatures, soutiens à renvoyer à : solidariteab@free.fr

Liste de diffusion Résistons Ensemble, 20/03/2013

[Etats-Unis] Marche nocturne en mémoire de Kayla Moore, assassinée par la police – Berkeley, 12 mars 213

Des manifestants anti-flics défilent dans le centre de Berkeley

Un groupe d’environ 75 personnes (à son apogée) s’est réuni mardi à 18h30 pour manifester contre la police de Berkeley, en prétendant qu’elle était responsable du « meurtre’ de Xavier Moore, qui a été identifié comme Kayla Moore, 41 ans, personne trans-genre décédée le 12 février en garde à vue de la BPD.

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Selon le porte-parole de police de Berkeley l’officier Jennifer Coats, la marche a été paisible et il n’y a pas eu de problèmes signalés ou d’arrestations.

Le groupe, qui s’appelaient eux-mêmes Queers anonymes dans l’action, ont commencé leur manifestation aux alentours de 18 heures 30 dans le parc du Peuple, puis marcha vers le sud de l’Avenue du Telegraph, à travers les rues du centre-ville de Berkeley, et a pris fin environ deux heures plus tard, avec environ 25 personnes.

Certains de ces chants disaient « Nous sommes ici. Nous sommes queers! »; « Nique la police »; « Nique les porcs » et « Oink Oink bang bang « .

Dans un communiqué publié sur Indy Bay à propos de la manifestation, les organisateurs ont écrit: « Ceci est un appel pour une marche en mémoire d’un militant intransigeant contre  les policiers racistes et transphobes de Berkeley qui ont assassiné Kayla Moore. C’est aussi un appel pour les personnes homosexuelles, les personnes trans, les femmes et les personnes de couleur pour former un bloc contre les meurtres et harcèlements policiers lors de la manifestation contre le capitalisme et la répression policière qui se déroulera Place Oscar Grant à Oakland ce vendredi 15 mars à 20h.

La police anti-émeute a été déployé en masse dans le secteur du lieu du rassemblement, et ce plusieurs heures avant.

Traduit de leur presse US – BerkeleySide (Tracey Taylor), 13/03/2013 à 08h00

Marche pour Kayla Moore, tuée par la police de Berkeley

ps-MarchforKaylaMoore_feb122013.jpgLe 12 Février 2013, la police de Berkeley a assassiné Kayla Moore. Kayla Moore a vécu avec une «maladie mentale» et a été décrit par les amis et la famille comme une personne trans-genre qui «se fait passer pour une femme. »

Berkeley Copwatch écrit:

« Un mois plus tard et la police de Berkeley n’a encore pas publié de l’information quant à la cause de la mort de Kayla, laissant la plupart des questions sans réponse… »

Malheureusement, la mort de Kayla n’est pas une anomalie.

[Le week-end des 2 et 3 mars].

La Bay Area (police) a tué quatre personnes et regardé une femme battue à mort après avoir été agressée par son ex-mari violent.

La police de San Francisco a assassiné Aaron Sawyer (23 ans) après avoir été suspecté d’avoir volé une voiture le samedi matin.

La police de San Jose a assassiné un homme qui reste encore à identifier après avoir jugé qu’il était «suspect».

La police d’Union City a tué par balles un homme non identifié après l’avoir arrêté pour une raison non précisée.

La police d’Hayward a assassiné un homme non identifié après que sa voiture ait percuté une de leurs voitures de police.

Dans le cas de Kayla Moore, que ce soit par négligence ou intention, le résultat est le même. Kayla Moore est mort. la police de Berkeley a tué Kayla Moore. « 

Le 12 Mars, alors que les médias, la police et la société ont été largement silencieux sur la mort, une marche nocturne a eu lieu afin d’attirer l’attention sur le manque de responsabilisation des assassins en uniforme de Berkeley. [voir ci-dessus]

Voir ici la vidéo de la marche nocturne en mémoire de Kayla Moore

Traduit de l’américain de Indy Bay, 18 mars 2013

Appel des familles victimes de crimes policiers – Du 15 au 23 mars 2013


15-23 mars 2013 :

Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 :

Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d’avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taserflashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu’ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s’organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous

dans une marche de la Place de l’Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS

STOP A L’IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes

:

Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :

Email : espacecommunccp@gmail.com
Facebook : espace commun

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Rassemblement samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la Préfecture de Marseille

Et ça continue encore et encore…

Yassin, tombé à 19 ans sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui, au volant de son véhicule, a ramené Yassin à l’hôpital Desbief.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée !

Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violences policières, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière.

Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs.

Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !

Marseille, capitale de la violence policière !

Comité de soutien à la famille AÏBECHE

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Source: Etat d’Exception

Pour trouver les infos concernant les mobilisations:

[Etats-Unis] Justice pour Kimani Gray, tué par les flics à Brooklyn – New-York, 9 mars 2013

Samedi 9 Mars 2013 aux alentours de 23h25, Kimani « Kiki » Gray, 16 ans, a été abattu de 11 coups de feu par deux policiers en civil à East Flatbush dans le quartier de Brooklyn à New-York . Les deux flics ont déclaré que le jeune était armé. Cependant, un certain nombre de témoins ont affirmé que l’adolescent n’avait pas d’arme du tout.

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Lundi soir (11/03/2013), plus de 100 personnes ont répondu à ce meurtre en se rassemblant à East Flatbush (quartier de Brooklyn). Dans la foule, on pouvait entendre « NYPD, KKK, combien d’enfants avez-vous tué aujourd’hui? »

Alors que la veillée en mémoire de Kimani Gray se déroulait « pacifiquement », un groupe de personnes a fait irruption en lançant des bouteilles et des pierres sur les policiers. Des commerces ont été pillés et saccagés et des voitures en stationnement ont été détruites.

De nouveaux rassemblements ont eu lieu dans la soirée mardi (12/03/2013) et mercredi (13/03/2013). La colère est générale et mercredi soir, des jeunes ont de nouveau sillonné les rues du quartier en criant des slogans anti-flics et en caillassant les casqués.

Les organisateurs de la veillée ont essayé en vain de calmer les jeunes, dont certains ont ensuite lancé des bouteilles sur les policiers.

«Je ne vais pas dire aux gens de ne pas se fâcher parce que nous sommes tous en colère », a déclaré Graham Franclot, dont le fils adolescent, Ramarley Graham, a été tué après que la police l’a poursuivi dans sa maison du Bronx l’année dernière.

La police a indiqué mercredi soir que 18 personnes ont été arrêtées et que seul un policier a subi une entaille au visage après avoir été frappé par un objet jeté d’un immeuble. Le New-York Post » parle de 50 arrestations au total.

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Mahnefah Gray, the sister of Kimani Gray, was among those arrested during Wednesday's protest.

Mahnefah Gray, the sister of Kimani Gray, was among those arrested during Wednesday’s protest.

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« Un appel au calme » a été lancé par le pasteur Gilford Monrose et les parents de Kimani Gray, qui estime que leur message est brouillé par la violence des jeunes.

La mobilisation de mercredi venait après que le bureau du médecin légiste ait conclu que M. Gray a été frappé sept fois, et avait des blessures à l’avant et à l’arrière de son corps, y compris à son épaule, la cage thoracique, à l’avant-bras et aux jambes.

Kimany était avec des copains dans la soirée de samedi, mais a commencé à s’enfuir en voyant une voiture de police banalisée. Selon la police, Gray avait un revolver de calibre 38 pointé en leur direction, et c’est pour ça qu’ils ont tiré. Il a été déclaré mort à l’hôpital.

Rickford Burke, président de l’Institut de New York des Caraïbes et organisateur de la veillée de mercredi, a dit qu’il condamnait les pillages.

Un cousin de la victime, Ray Charles, dit qu’il a été atterrés d’apprendre la mort de Gray – et a toujours de la difficulté à accepter la version officielle de la police de New York sur les évènements.

«Mon cousin avait peur des armes à feu», a déclaré Charles, 35 ans. «Honnêtement, je veux juste qu’il y ait justice. Ils n’avaient pas besoin de lui tirer dessus comme ça. » Charles n’a pas protesté, mercredi soir, mais a dit qu’il encourageait les gens à descendre dans la rue.

« La vraie question à Brooklyn est que les flics nous harcèlent depuis trop longtemps », a-t-il dit. « ça doit cesser. »

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Justice pour Kimani Gray

Justice pour Kimani Gray

Synthèse de la presse américaine (photos AP), 13 et 14/03/2013