[Mexique] Nouvelles spéciales : Journées de mobilisations pour la libération des prisonnier-e-s – Avril 2013.

Nouvelles spéciales : Journées de mobilisations pour la libération des prisonnier-e-s, avril 2013.

Journées de mobilisations pour la libération de prisonnier-e-s de la Sexta au Mexique et dans le monde.

Du 15 au 20 avril, de nombreuses manifestations, événements, marches, actions de solidarité pour la libération de Patishtán et des compagnons et compagnes de la Sexta ont eu lieu au Mexique et ailleurs. Suite aux rencontres européennes de solidarité avec les zapatistes et ceux et celles qui luttent en-bas et à gauche, au Mexique et partout dans le monde, plusieurs collectifs de solidarité ont considéré que nous ne devons pas oublier les compagnons et compagnes kidnappé-e-s par les États répressifs, quel que soit le lieu. Ainsi les collectifs présents lors de ces rencontres européennes des 2 et 3 février 2013 à Paris, ont lancé l’idée de manifester chacun à son niveau et dans son lieu de lutte le 17 avril, date choisie en référence à la Journée du Prisonnier Palestinien instituée en 1975. Il s’agit de rappeler à l’opinion publique que des femmes et des hommes sont encore détenu-e-s pour leurs idées et convictions politiques.

Au Mexique, le Réseau contre la Répression et pour la solidarité constitué de collectifs, groupes et individus adhérents à la Sixième Déclaration zapatiste a lancé un appel à manifester le 17 avril. Il lance des journées d’action globale  pour la liberté des prisonnier-e-s politiques et rappelle les compagnons et compagnes de la Sexta qui se trouvent encore enfermé-e-s : Rosa López Díaz, María de los Angeles Hernandez, Alberto Patishtán Gómez, Rosario Díaz Mendez, Pedro López Jiménez, Alejandro Díaz Santiz, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan Díaz Lopez, Juan López Gonzales, Benjamin López Aguilar, Antonio Estrada Estrada, Miguel Vazquez Deara, Miguel Demeza Jiménez,Alvaro Sebastian Ramírez, Máximo Mojica Delgado, Santiago Nazario Lezma et Antonio Díaz Banderas.

Au même moment, des collectifs en Espagne, Italie, France, au Royaume-Uni, au Pays Basque se mobilisent à leur niveau et dans leur espace de résistance… La lutte pour la libération de compagnons adhérents à la Sexta a son propre temps, son propre chemin, sa propre histoire et son propre parcours. Cependant, pendant ces jours-là, les mobilisations et initiatives convergent et se renforcent en faisant pression auprès de ceux qui, là-haut, font la loi et décident à leur guise du sort de compagnons et compagnes emprisonné-e-s. Mais ces mobilisations convergent aussi et surtout pour dire haut et fort aux compagnes et compagnons qu’ils ne sont pas seuls et que la mobilisation en dehors est plus forte que jamais !

*Mobilisations pour la libération du professeur tzotzil Alberto Patishtán, l’organisation de la Voix de l’Amate et Solidaires, un long chemin de lutte :

Le 6 mars dernier, depuis la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas, Patishtán déclarait :  « Nous sommes gouvernés par l’injustice » (1), après avoir appris que les magistrats de la Première Chambre de la Cour Suprême de Justice (SCJN) avaient refusé que le plus haut tribunal puisse considérer son cas, prétendant que celui-ci ne présentait pas d’éléments suffisants pour mériter leur attention. Une réponse forte et solidaire s’est répandue au Mexique et ailleurs. Or, la Cour Suprême de Justice de la Nation Mexicaine ne s’attendait pas à la réaction sociale qu’a soulevée sa réponse négative concernant la révision du cas de Patishtán – a signalé son avocat en annonçant en même temps la nouvelle campagne internationale pour exiger la liberté du professeur tzotzil.

Depuis la prison numéro 5 de San Cristobal de Las Casas au Chiapas, Patishtan a convoqué une nouvelle étape de mobilisations du 20 mars au 19 avril. Ainsi, il lance un appel à manifester face aux ambassades et consulats du Mexique à l’étranger, appelle à mener des actions parallèles à celles réalisées dans son village natal « El Bosque », qui demande depuis douze ans sa libération.

Il faut se rappeler que peu après la décision de la Cour Suprême, les compagnons et compagnes solidaires de la Voix de l’Amate avaient publié plusieurs communiqués et mené un jeûne en demandant la libération d’Alberto et celle de tous les compagnons organisés en prison, adhérents à la Sexta. «  Malgré ce nouveau coup d’injustice, je ne renoncerai pas », a déclaré Patishtán dans son appel aux collectifs solidaires, étudiants, ouvriers, communautés, en exigeant la libération de tous les compagnons et compagnes de l’organisation de la Voix de l’Amate et solidaires. (2)

Patishtán est enfermé depuis douze ans déjà, accusé d’avoir assassiné sept policiers dans une embuscade en juin 2000. Une fois jugé, le cas est resté dans l’oubli, sans faire l’objet d’une enquête ni pendant l’arrestation ni après;c’était bien ça l’idée de ceux qui veulent que rien ne se sache, pour continuer de priver de liberté notre compagnon passé par cinq prisons différentes, dont une de haute sécurité dans l’État de Sinaloa. Les autres compagnons organisés ont été condamnés également pour délits fédéraux et font face à des accusations telles que kidnapping, vol, meurtre, homicide, dans une tentative évidente de ne pas les reconnaître comme prisonnier-e-s de lutte ou comme prisonniers politiques. Comme Patishtán, tous et toutes sont des indigènes. Ils n’ont eu accès ni à un traducteur, ni à un avocat connaissant leur langue tzotzil durant leur déclaration et leur procès. Ils ont tous été torturés ; certains ont été portés disparus pendant plusieurs jours, la majorité a été obligée sous torture de signer des aveux, d’autres ont été obligés de signer des feuilles blanches et ils sont tous condamnés à de lourdes peines qui vont de 25 à 60 ans de prison.

Le professeur Martín Ramírez, porte-parole du mouvement de « El Bosque » a déclaré : « Si seulement les accords de San Andres que le gouvernement mexicain a signés avec l’EZLN avaient été appliqués, Patishtán serait libre, car nous aurions une justice meilleure pour les indigènes. Nous ne comprenons pas pourquoi les mêmes pratiques continuent depuis 200 ans. Nous sommes au XXI siècle et la torture continue à s’appliquer ainsi que le mépris, comme ce fut le cas avec la Cour Suprême de justice qui a méprisé le cas d’Alberto. Le compagnon est un prisonnier politique et est enfermé pour avoir dénoncé publiquement la corruption de la mairie présidée par le PRI à cette époque ». (3)

Après la décision d’incompétence de la Cour Suprême de justice, une des possibilités est que le cas d’Alberto soit reçu par le tribunal collégial à Tuxtla Gutiérrez dans l’État du Chiapas, qui devra déterminer si la défense a raison ou pas. Dans l’attente d’une solution juridique, la pression s’exerce à un autre niveau, par la voie solidaire au travers de manifestations, événements, actions, piquets de protestation, émissions radio, lettres de soutien, dénonciations auprès des instances consulaires et cela malgré la pression gouvernementale pour arrêter les mobilisations massives du 19 avril -date du quarante-deuxième anniversaire de Patishtán et jour de la visite du président mexicain Enrique Peña Nieto au Chiapas. Peu avant la visite du mandataire, le gouverneur de l’État du Chiapas Manuel Velasco s’est même rendu personnellement à la prison numéro 5 de San Cristóbal de las Casas, pour s’entretenir avec le professeur Patishtán et les membres de l’organisation de prisonniers de la Voix de l’Amate et solidaires. Il s’est engagé à rechercher leur libération. (4)

*Le 19 avril a été une journée intense de mobilisations, une journée profonde de solidarité, de rage et d’engagement, une manifestation massive de quinze à dix-huit mille personnes selon certaines sources, composée en majorité par des indigènes tzotziles, à Tuxtla Gutiérrez, Chiapas. Un groupe de huit mille professeurs s’est joint et a pris part à l’exigence de liberté pour Patishtán. La foule a paralysé la ville plusieurs heures, les manifestants se sont arrêtés devant le siège du conseil général du pouvoir judiciaire, la rue a été occupée totalement par les indigènes qui, accompagnés de flûtes, guitares et tambours, composaient cette manifestation très diverse. Certains cortèges portaient des croix symbolisant les morts du massacre d’Acteal. Hommes et femmes venu-e-s de Pantelhó, Huitiupán, Simojovel, Chenalhó, San Andrés, Zinacantán, Huixtán, Chamula, San Cristóbal de las Casas du village de « El Bosque », n’ont pas cessé de crier pour la liberté du professeur pendant toute la marche.(5)

*Des manifestations diverses se sont jointes à cette exigence de liberté. De nombreuses émissions de radio ont eu lieu au Mexique et ailleurs. A Mexico, une manifestation a également été organisée, ainsi qu’une action sur Tweeter, intitulée :  acción #LibertadPatishtan, à laquelle ont participé 17 400 personnes. Une campagne de lettres a été également suivie et au total, plus de 4686 lettres ont été envoyées aux magistrats pour exiger la libération du professeur.(6)

Au niveau international, plusieurs mobilisations se sont jointes à cet appel ; il y a eu des mobilisations au consulat du Mexique au Canada, devant les ambassades mexicaines à Madrid, au Royaume Uni, à Chicago, Valence, Barcelone et Bilbao.

En France, dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui a eu lieu du 14 au 21 avril 2013, deux événements ont été organisés concrètement pour la liberté de compagnons et compagnes adhérents à la Sexta. Le 17 avril, plusieurs collectifs ont organisé une soirée intitulée « 520 ans de résistance », dédiée aux prisonniers de la Sexta au Mexique, aux prisonniers amérindiens aux Etats-Unis (Leonard Peltier – Oso Blanco) et aux prisonniers mapuches. Lors de cette soirée, nous avons évoqué plus en détail le cas d’ Alberto Patishtán et avons également projeté un petit film sur la lutte menée dans sa communauté d’El Bosque. Nous avons parlé de la situation d’Alvaro Sebastian Ramirez et projeté le film du lancement de sa campagne internationale.

Le 20 avril était une journée spéciale dédiée surtout aux femmes prisonnières et ex- prisonnières, quel que soit le moment, quel que soit le lieu, à nos compagnes Rosa Lopez Diaz et Maria de Los Angeles Hernandez, à nos compagnes ex-prisonnières torturées sexuellement par l’État mexicain en 2006, à Atenco, toujours debout et en lutte: Mariana Selvas Gómez, Georgina Edith Rosales Gutiérrez, María Patricia Romero Hernández, Norma Aidé Jiménez Osorio, Claudia Hernández Martínez, Ana María Velasco Rodríguez, Yolanda Muñoz Diosdada, Cristina Sánchez Hernández, Patricia Linares, Suhelen Gabriela Cuevas Jaramillo et Bárbara Italia.

Lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, nous voulions donner une place spéciale à l’évocation de la résistance des femmes prisonnières et ex-prisonnières. Finalement, nous avons présenté une performance intitulée « Femmes prisonnières -Solidaridad », que nous avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif.

Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison, elle a été tabassée, menacée de mort et a subi des agressions sexuelles commises par des membres de la police de l’État.

Et la lutte continue, la rage et la solidarité aussi….

*De la journée à la semaine de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques :

A Paris, depuis 2008, différentes organisations participent à la mise en place de cette solidarité en exigeant la reconnaissance du statut de prisonnier politique partout dans le monde mais aussi, et surtout, la libération de ces prisonniers.

Cette année, conscient-e-s que la mobilisation se doit d’être large et de prendre en compte la diversité des situations, nous avons décidé de consacrer une semaine entière à la question des prisonnières et prisonniers politiques. Celle-ci s’est finalement déroulée du 14 au 20 avril dans différents lieux. Cette année, nous avons été nombreux à participer et avons convergé ensemble avec l’Académie des Arts et Culture du Kurdistan, l’Association des familles des prisonniers et des disparus sahraouis, Associu Sulidarità (Corsica), le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal, le Comité de Solidarité avec le Peuple Basque, le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques, le Groupe de Soutien à Leonard Peltier, le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara Occidental (CORELSO), Les trois passants (Mexique), Libération Irlande, la Maison du Tamil Eelam, le Secrétariat International de la CNT, Sortir du colonialisme, Terre et Liberté pour Arauco. Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers ! Par les trois passants. Merci à Valerie et à Val pour les corrections.

Plusieurs lettres de prisonnier-e-s nous ont été envoyées pour la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques, cliquez ici

Plus d’infos sur les prisonnier-e-s de la Sexta

______________________________________________________________________________________________________

Sources:

Reçu par mail, 03/05/2013

[Angleterre/Mort de Thatcher] Les vitres du club conservateur explosées et un véhicule de police incendié – Bristol, nuit du 11 au 12 avril 2013

Le Tory Club fracassé et 4×4 de flics incendié

Un ennemi de la LIBERTE en moins – Dansons sur sa tombe!

Pour célébrer les nouvelles de la mort de Thatcher nous avons brisé les vitres du club conservateur sur la route de Viviers à Bristol dans les premières heures de ce matin.

Peu importe combien d’hommages à une « grande dame » apparaît dans les médias, nous ne pourrons jamais nous souvenir d’elle autrement que comme un tyran vicieux qui a déroulé le néo-libéralisme qui s’épanouit aujourd’hui. Le seul bon politicien est un politicien mort!

Même par rapport aux politiciens en général, Thatcher a été l’un des personnages les plus détestés de l’histoire récente au Royaume-Uni, ce qui explique pourquoi elle était sous garde armé 24 heures par jour jusqu’à sa mort à l’hôtel cinq étoiles Ritz. Elle a mené un assaut sur les conditions de vie du « sous-prolétariat » qu’elle méprisait ouvertement, a participé à l’enracinement et l’enrichissement des classes dirigeantes. Nous ne sommes que quelques-unEs mais des milliers et des milliers de personnes à faire la queue pour pisser sur sa tombe.

A Bristol, la réponse à sa mort a été immédiate. Lors de la nuit de la nouvelle tombée, il y a eu une grande fête de rue à Easton pour la célébrer. Quand les flics sont arrivés pour la disperser, ils ont été accueillis par des pierres, des bouteilles et des barricades enflammées, blessant plusieurs voyous de l’Etat et endommageant un véhicule de police. Nos pensées sont avec les personnes arrêtées et les nombreuses autres qui ont défié l’escouade anti-émeute et leurs alliés « pacifistes ».

Nous avons attaqué le club où traînent les lèches-cul de Thatcher, mais ne nous méprenons pas – les partis politiques ne sont que l’une des faces de l’ordre dominant mondial. […] Thatcher a vu de puissantes révoltes contre son régime (grève des mineurs, la rébellion contre les impôts locaux [« Poll Tax »] et bien d’autres…), et les dirigeants d’aujourd’hui peuvent être sûr qu’ils seront également confrontés à notre colère.

Thatcher a activement soutenu et défendu la dictature militaire de Pinochet au Chili. En vertu de la nouvelle dictature économique de la démocratie, les étudiants rebelles, guerriers indigènes mapuches et les anarchistes subversifs continuent  à être persécutés par les mêmes lois fascistes de l’époque. Nous saluons Marcelo, Juan et Freddy à Santiago du donjon de haute sécurité, les combattants solides depuis l’époque du règne de Pinochet, et ceLLESux cibléEs par la dernière perquisition menée par l’Etat chilien et qui sont détenuEs dans la prison pour femmes de Temuco (qui a également été le théâtre d’une émeute récente) .

Enfin, notre équipe prend la responsabilité du récent incendie d’un 4×4 de police dans un garage de Pennywell Road à Easton. Ces serviteurs de l’Etat ne doivent jamais être en sécurité dans les rues de notre attaque ici, comme à Moscou, au Caire ou à Montréal.

NIQUE LA LOI ET LA POLICE DE PAIX!

Guerre aux politiciens, mort à l’Etat!

Des anarchistes indisciplinés (dans l’esprit de Millbank)

Traduit librement de l’anglais depuis indymedia.org.uk, 18/04/2013

[Paris] Soirée de solidarité avec les prisonnier.e.s de la Sexta de l’EZLN – Mexique au Transfo (Bagnolet) samedi 20 avril 2013

Télécharger le tract au format PDF

Télécharger le tract au format PDF

Soirée de solidarité avec les prisonnier-e-s de la Sexta de L’EZLN- Mexique

Dans le cadre de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques qui aura lieu du 14 au 21 avril 2013, le groupe les trois passants (Libérons-Les!) vous invite à une soirée dédiée aux prisonnier-e-s adhérents à Sexta de L’EZLN- Mexique

SAMEDI 20 AVRIL 2013- 17h00 à 19h00

Le Transfo

57 avenue de la République, Bagnolet (93)

Métro: Gallieni (L3) ou Robespierre (L9)

  • Présentation de la situation des prisonnier-e-s adhérents à la Sexta de L’EZLN, Mexique
  • Projection du documentaire « Koltavanej -libération » sur la vie de Rosa Lopez, la seule femme prisonnière de la Sexta au Chiapas et performance « femmes prisonnières solidaridad»
  • Lecture des lettres des prisonnier-e-s de la Sexta envoyées pour l’occasion
  • Échanges avec le public
  • Tables de presse
  • 19h Concert organisé par le Transfo pour la caisse d’autodéfense juridique du Transfo.

À propos du documentaire « Koltavanej – libération » et de la petite pièce-performance « Femmes prisonnières – Solidaridad ».

Nous avons rencontré Rosa en prison, et elle nous a donné une force énorme et l’envie de continuer à nous battre pour la libération des personnes enfermées pour des raisons politiques ou autres. La situation de Rosa comme celle de beaucoup de femmes incarcérées est extrêmement difficile, car non seulement elles ont été torturées sexuellement mais certaines sont mères et militantes, chose très compliquée dans le cadre extrêmement patriarcal de la prison (au Mexique comme ailleurs). Comme la parole des femmes prisonnières est difficilement reprise à l’extérieur, il est essentiel, dans la lutte, de leur accorder une place importante en tant que femmes, prisonnières, militantes, mères et indigènes. De là l’intérêt de donner une place spéciale à l’évocation de leur résistance, lors de cette journée internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques.

Le documentaire intitulé « Koltavanej » – qui en tzotzil veut dire « libération » – a été réalisé par la compagne et militante de la Sexta Concepción Suárez, que nous remercions pour nous avoir permis de diffuser cette vidéo en France.

Quant à la performance « Femmes prisonnières – Solidaridad », nous l’avons construite à partir d’échanges (lettres, réflexions, passages du journal en prison, pensées) avec notre compagne ex-prisonnière et adhérente à la Sexta, Mariana Selvas, que nous remercions chaleureusement pour ce tissage collectif. Mariana a été arrêtée le 4 mai 2006 à San Salvador Atenco, dans l’État de Mexico. Pendant le trajet jusqu’à la prison elle a été tabassée, menacée de mort et elle a subi des agressions sexuelles par des membres de la police de l’État.

Nous dédions cette pièce aux femmes prisonnières et ex- prisonnières quel que soit le moment, quel que soit le lieu !

Nous ne sommes pas tou-tes là, il manque les prisonnières et les prisonniers !

Pour la mémoire et contre l’oubli !

Venez nombreux et nombreuses !

Pour plus d’information sur les prisonnier-e-s de la Sexta de l’EZLN

Voir le Programme complet de la Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-e-s politiques

Infos – Transfo sur transfo.squat.net

[Chili] Emeute à la prison pour femmes de Temuco lors d’un parloir – Jeudi 4 avril 2013

Note: Ceci est la prison où plusieurs des prisonniers subversifs ont été enfermés, accusées d’avoir fabriqué des explosifs et le trafic de drogue, depuis le 28 mars 2013. Nous traduirons plus d’informations bientôt.

Traduit de liberaciontotal par WarOnSociety (06/04/2013):

Aujourd’hui, jeudi 4 avril 2013:

Aux alentours de 10h30, alors que les détenues de Temuco avaient des visites, une émeute a éclaté à l’intérieur de la prison, par des feux de matelas et d’autres choses.

L’émeute a commencé lors de protestations, entre autres, suite à l’entrée d’un gardien de prison en charge de la direction pendant environ un mois qui avait augmenté les abus, les humiliations (en interne ainsi que lors des visites) et les abus à l’intérieur de la prison, où par exemple, lorsque les matons avaient jeté de la nourriture au sol que les familles des détenues avaient apporté.

Quand ils ont découvert le feu, ils ont évacué les visiteurs afin de laisser la place aux pompiers, aux forces spéciales et à la police anti-émeute pour entrer. Une femme, qui était en visite, a dit que les gardiens ont commencé à battre sa fille juste là, alors qu’elle se faisait évacuer de la prison.

Maintenant, à l’extérieur et sans rien savoir de ce qui se passe à l’intérieur, les flics se sont approchés de l’endroit et ont seulement donné des informations à la presse, en leur donnant libre cours à monter le spectacle qu’ils voulaient,enregistrant et encadrant la scène avec les familles et les amis qui étaient à l’extérieur.

Nous ne savons rien encore, à propos des compagnonnes qui ont été emprisonnées dans cette prison depuis le 28 mars dernier.

Nous sommes conscients qu’à l’intérieur ils ont battu des prisonnières, qu’à cette époque, ils doivent aussi être confronté à la torture des matons et à des peines et sanctions.

Pour le moment, nous ne savons rien de plus, ils ne laissent sortir aucune information.

Nous lançons un appel à être attentifs à la situation.

_______________________________________________________________________________________________

Urgent – infos d’enfants

Je suis venu pour les visites à la prison des femmes de Temuco et les enfants se sont révoltés, mettant le feu à des chaises, des matelas, des couvertures et tout ce qui pouvait être consumé par le feu. Les gardiens de prison ne voulait pas ouvrir les portes. Les enfants hurlaient pour qu’ils ouvrent la porte, mais ils ont pris plus d’une demi-heure à le faire. En dehors de la prison se trouvaient les bâtards de forces spéciales de la police, des gardiens de prison en tenue anti-émeute, les pompiers et les laquais de la presse.

Les enfants ont protesté sur le fait que les détenues se font humilier et frapper par les gardiens depuis plus de deux mois, en fait il y a une fille, Eliana Becerra, qui a été en grève de la faim et de la soif pendant 36 jours, ils l’ont battu, les engeôlées m’ont donné cette information à répandre à l’extérieur de la prison et de protester contre le traitement vindicatif que les gardiens mènent contre elles, et donc je fais un appel à condamner et à dénoncer cette situation infligée aux enfants – à toutes et tous, pas seulement à nos prisonnières.

En ce moment il y a encore des membres de la famille et des bâtards de la presse à l’extérieur.

Aucune prisonnière n’est seule!

Liberté pour tous les prisonnières!

Diffuser cette information!

Traduit de l’anglais par Le Chat Noir Emeutier, 08/04/2013

[Etats-Unis] Semaine internationale de solidarité avec les 5 de l’OTAN du 16 au 21 mai 2013

Le 16 mai 2012, les flics de Chicago ont attaqué un appartement dans le quartier de Bridgeport de Chicago dans une tentative bien trop commune d’effrayer les gens en marge des protestations imminentes contre le sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). Avec arme au poing, les policiers ont arrêté 11 personnes dans ou autour de l’appartement et rapidement plusieurs d’entre eux ont disparu dans les entrailles du vaste réseau de centres de détention de Cook County (Illinois).

Après quelques jours, certaines choses ont été éclaircies: 2 des «militants» arrêtés étaient en fait des policiers en civil de Chicago qui avait visé les militants réels de l’arrestation, 6 d’entre eux ont été illégalement détenus et libérés à la dernière minute possible avant une action en justice pourrait être prises pour forcer leur libération, et 3 avaient été accusés de faux prétextes, d’accusations de terrorisme à motivation politique. Ces trois-là – Brent Betterly, Brian Jacob Church, Jared Chase – sont désormais connus sous le nom « des 3 de l’OTAN ». Ils ont finalement été accusés de 11 chefs d’inculpation, y compris de soutien matériel au terrorisme, complot en vue de commettre des actes terroristes, et la création de cocktails Molotov. Ils risquent jusqu’à 40 ans de prison et l’on s’attend à subir un procès en Septembre. Leurs avocats ont récemment déposé une motion visant à rejeter les accusations de terrorisme pour anti-constitutionnalité.

Deux autres militants de la région de Chicago – Mark Neiweem et Sebastian Senakiewicz – ont également été arrêtés en préventive. Mark a été arrêté lors d’un « spectaculaire » assaut policier alors qu’il sortait d’un restaurant. Il a été accusé d’avoir sollicité des matériaux pour un engin explosif et risque jusqu’à 30 ans de prison; La date de son procès n’a pas encore été fixée. Sebastian a été arrêté chez lui lors d’une autre perquisition spectaculaire et soupçonné de menace terroriste pour avoir prétendument affirmé qu’il avait des engins explosifs et voulait les utiliser lors de la convention. Risquant jusqu’à 15 ans de prison suivie de l’expulsion vers sa Pologne natale après avoir purgé sa peine, il a  refusé de coopérer à la négociation de sa peine en novembre dernier. Il a été condamné à 4 ans de prison avec une recommandation de 4 mois en camp d’entraînement. Il devrait commencer ses procédures d’immigration immédiatement après avoir purgé sa peine.

Comme le premier anniversaire de ces préventives, arrestations à caractère politique se rapproche, nous appelons à une semaine d’actions de solidarité et des collectes de fonds pour les 5 de l’OTAN. Tous les cinq accusés ont été incarcérés depuis leur arrestation en mai dernier. Soit prise en otage en prison est extrêmement coûteux pour les prisonniers, car ils sont obligés d’acheter tous leurs produits d’hygiène, écrire et accessoires, de la nourriture supplémentaire pour compléter les parties famine qui leur est donné chaque jour, et d’autres nécessités de base de commissaire de la prison à des prix exorbitants. Les frais de défense juridique pour les avocats sont également élevés, que leurs avocats travaillent dur pour les aider à sortir de prison et il y a une tonne de preuves à passer au crible et autres préparatifs à faire.

Vous pouvez en savoir plus sur leur cas en visitant notre site internet : nato5support.wordpress.com.

Au mois de mai, en solidarité avec les 5 de l’OTAN !

Envoyez-nous un courriel à nato5solidarity(A)gmail[point]com pour nous faire savoir ce que vous avez prévu et ensuite nous envoyer des CRs et photos !

L’affaire des 5 de l’OTAN sont liés par quelques traits communs. Les gens du monde entier se sont réunis pour protester contre le rôle de l’OTAN dans le monde entier et les dépenses et opérations militaires, le penchant de l’organisation étant de tuer des civils sans motif dans l’intérêt de ses Etats-membres, en particulier des États-Unis et de son mépris pour les droits de l’homme. En outre, les agents de police en civil de Chicago ont ciblé et emprisonné des militants en raison de leur appartenance politique, qui fait partie d’une tendance plus générale de la répression contre les militants politiques, dans laquelle la charge militants comme des terroristes est une des nombreuses stratégies utilisées pour faire taire la dissidence et de démanteler les communautés militantes . D’autres affaires récentes, dans lesquelles des militant.e.s ont été visé.e.s, comprennent les 4 de Cleveland, l’affaire des militants écologistes et vegan, et les résistant.e.s  au Grand-Jury du Nord-Ouest du Pacifique (Voir le site internet).

Beaucoup de ces prisonniers ont besoin de votre soutien financier et de votre solidarité aussi. Une semaine d’actions du 24 avril au 1er mai 2013 est appelé en solidarité avec les résistant.e.s au Grand Jury du nord-ouest du Pacifique, ainsi qu’une journée de solidarité le 19 mai en soutien aux 5 de Tinley Park. Et ne pas oublier le 11 Juin 2013, la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes de longue date Eric McDavid et Marie Mason.

Faire de ce printemps et de cet été un moment de solidarité avec les 5 de l’OTAN et toutes les cibles de la répression étatique!

En toute solidarité,

Comité de Défense des 5 de l’OTAN

Pour plus d’informations sur les 5 de l’OTAN, retrouvez-nous sur Facebook: “Free the NATO5!”

Nous suivre sur Twitter à l’adresse @FreeNATO5, et inscrivez-vous pour notre liste de diffusion des annonces en envoyant un email vide à nato-5-announce-subscribe@lists.riseup.net.

Traduit de l’anglais (Anews, 23/03/2013) en collaboration avec Contra-info

[Israël] Mutineries dans au moins 4 prisons et émeutes partout suite à la mort d’un prisonnier palestinien – 2 avril 2013

Affrontements après la mort d’un Palestinien détenu en Israël

mutineriesIsraelUn prisonnier de haute sécurité palestinien purgeant une peine de prison à vie en Israël est mort hier à l’âge de 64 ans d’un cancer, suscitant de vives réactions chez les Palestiniens, dont le président a imputé ce décès au gouvernement israélien.

Le décès de Maisara Abou Hamdiyeh a immédiatement déclenché des mouvements de protestation, notamment des jeunes, dans au moins quatre établissements pénitentiaires où sont détenus des prisonniers politiques palestiniens. Des renforts israéliens ont été dépêchés sur place. Des heurts ont aussi éclaté à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ville natale d’Abou Hamdiyeh, et à Jérusalem-Est, à l’entrée de la Vieille Ville, où la police a tiré des grenades assourdissantes sur une cinquantaine de jeunes Palestiniens. Cinq manifestants ont été interpellés à Jérusalem. Des jets de pierres ont été signalés ailleurs en Cisjordanie. À Gaza, un groupe armé a ouvert le feu en direction du sud d’Israël, selon des témoins qui ont fait état du tir de trois mortiers.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement « arrogant et intransigeant » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’être responsable de la mort du détenu, décédé à l’hôpital Soroka de Beersheva (sud d’Israël), où il avait été transféré durant le week-end. « La présidence palestinienne tient le gouvernement de Netanyahu responsable », a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Le Premier ministre Salam Fayyad a appelé à une commission d’enquête internationale dans les prisons israéliennes. Un responsable gouvernemental israélien a reproché aux Palestiniens, sous le couvert de l’anonymat, de recourir au « langage de la confrontation plutôt qu’à celui de la paix et de la réconciliation ».

Abou Hamdiyeh, un ex-général des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, avait été arrêté en 2002 et condamné à la prison à vie en 2007 pour tentative de meurtre. Il était accusé d’avoir participé au recrutement d’activistes qui devaient commettre un attentat dans un café de Jérusalem en 2002, selon le service pénitentiaire israélien (IPS). L’IPS a confirmé le décès dans un communiqué en soulignant qu’une procédure de remise en liberté était en cours en raison de la détérioration de l’état de santé du détenu. « Il y a une semaine, les médecins ont indiqué qu’il était dans une phase terminale et l’administration pénitentiaire avait demandé à la commission des libérations de le relâcher, mais cette procédure n’avait pas abouti », a précisé le service pénitentiaire.

Abou Hamdiyeh, très malade depuis le début de l’année, s’était plaint de violentes douleurs à la gorge en août dernier avant qu’un cancer ne soit détecté. Selon le club des prisonniers palestiniens, qui défend leurs intérêts, quelque 25 Palestiniens souffrent de cancer et 18 autres de graves maladies chroniques dans les prisons d’Israël. Dénonçant un « crime vicieux », le ministre palestinien des Prisonniers Issa Qaraqaë, rappelant que 207 Palestiniens étaient décédés en détention depuis 1967, a appelé à une grève générale et une journée de deuil mercredi dans les Territoires. Le mouvement de protestation des prisonniers palestiniens, dont certains observent une grève de la faim intermittente depuis des mois, doit également se poursuivre aujourd’hui. Les principaux mouvements palestiniens, le Fateh et le Hamas islamiste, ainsi que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont accusé Israël de négligence médicale et dénoncé le « meurtre prémédité » d’Abou Hamdiyeh.

Leur presse – AFP via lorientlejour.com, 03/04/2013

Israël: Affrontements après la mort d’un Palestinien en prison

Des mouvements de protestation de détenus palestiniens ont éclaté ce mardi dans plusieurs prisons israéliennes après la mort des suites d’un cancer d’un prisonnier dont Israël avait rejeté les demandes de libération pour raisons de santé.

Condamné à la prison à vie en 2002 pour avoir recruté l’auteur d’un attentat à la bombe avorté contre un café de Jérusalem, Maïssara Abou Hamdeïa, 64 ans, est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année.

Mahmoud Abbas pointe l’ «intransigeance» du gouvernement israélien

Il s’est éteint mardi dans un hôpital du sud d’Israël, a dit un porte-parole des services pénitentiaires. Un processus de libération anticipée, réclamé de longue date par les Palestiniens, avait été entamé la semaine dernière lorsque les médecins avaient diagnostiqué son cancer en phase terminale.

«Le gouvernement israélien a par son intransigeance et son arrogance refusé de donner suite aux efforts palestiniens pour sauver la vie du prisonnier», a déclaré le président palestinien, Mahmoud Abbas, à des membres du Fatah à Ramallah.

Des affrontements ont éclaté à Hébron, ville natale de Maïssara Abou Hamdeïa, en Cisjordanie, et dans plusieurs prisons, dont celle de Ramon, dans le sud d’Israël, où selon la porte-parole trois détenus et six gardiens ont reçu des soins après avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Leur presse – Reuters via 20minutes.fr, 02/04/2013 à 15h32

[Rennes] Journée de solidarité avec l’anarchiste Henry Zegarrundo incarcéré à la prison de San Pedro à La Paz (Bolivie) – 30 mars 2013

Le collectif « Brûle ta banque » organise ce samedi 30 mars une journée de solidarité avec Henry Zegarrundo.

Le 29 mai 2012 à La Paz, capitale de la Bolivie, une vague de perquisitions est menée par la FELCC (force spéciale de lutte contre le crime), lors de laquelle treize personnes sont embarquées. De délation en délations, il ne reste que cinq inculpés, accusés d’un certain nombre d’attaques incendiaires ou explosives contre l’administration pénitentiaire, le vice-ministère de l’environnement, une caserne militaire, banques et entreprises entre 2011 et 2012.

Parmi eux, Henry Zegarrundo est le seul à être resté digne de son éthique anarchiste face à l’Etat et ses sbires, rejetant toute forme de délation et d’innocentisme. Il est toujours incarcéré à la prison de San Pedro à La Paz.

Pour plus d’infos sur l’histoire, une brochure a été réalisée, Chronique d’un chemin callouiteux.

Dès 15 heures, apéro poétique au canal saint martin, devant le bistrot Le Bon Accueil. Lecture de textes et discussions.

Dès 19 heures, au bar La Bascule (2, rue de la Bascule, métro Anatole France, Rennes)

Concert à prix libre et punch de soutien!Les Fausses Notes (punk musette), French Caen Camp (Hip hop culotté) et la Dernière Mesure (RnB: Rap n`Bières) puis mix Rocksteady.

Les fonds récoltés seront reversés aux proches d’Henry qui organisent sa défense et sa sortie de prison.

Transmis par mail, 27 mars 2013

De nombreux articles (du plus ancien au plus récent) à propos d’Henry Zegarrudo et de la répression des anarchistes en Bolivie publiés par Contra-info:

[Mexique] Solidarité avec Braulio Arturo Duran Gonzalez, anarchiste emprisonné depuis 2010

Solidarité avec Braulio Arturo Durán González, anarchiste mexicain emprisonné depuis 2010.

brauliocnaSuite aux rencontres européennes de solidarité avec les zapatistes et ceux et celles qui luttent en-bas et à gauche, au Mexique et partout dans le monde, plusieurs collectifs de solidarité ont considéré le fait que nous ne devons pas oublier les compagnons et compagnes kidnappé-e-s par les États répresseurs, quel que soit le lieu et l’endroit. « A tout moment et en tout lieu, la prison, l’enfermement, l’extradition, l’isolement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale – ou quelque soit la façon dont ils les déguisent – nourrissent et portent en eux les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris (…) Résister à l’enfermement, c’est s’attaquer à la société capitaliste qui le produit. »

Le Mexique vit une guerre multiforme et au milieu de cette guerre, l’en-bas organisé survit, résiste et construit sa révolte dans tous les espaces où il se trouve, en s’adaptant à un climat de plus en plus violent, en se ramifiant de différentes façons, et ceci a généré de nouvelles façons de faire de la politique, de sortir dans la rue pour dire ça suffit, de construire, là où chacun se trouve, quelque chose de différent, quelque chose d’urgent qui naît et résiste depuis en-bas. En ce moment, au Mexique, il y a une menace constante contre les mouvements sociaux et une criminalisation vorace contre les pauvres, les jeunes, les sans-voix.

Dans ce contexte de criminalisation, l’État a déclenché une véritable chasse contre les groupes anarchistes, et cette criminalisation s’est accélérée depuis le 1er décembre 2012, lors de la mobilisation contre l’imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto.

C’est pourquoi, avec nos moyens, nous lançons une campagne d’information et d’échanges avec le seul compagnon anarchiste qui se trouve actuellement enfermé au Mexique : Braulio Arturo Durán González. Et nous nous joignons, avec d’autre collectifs européens, à l’effort collectif pour sa libération.

Nous envoyons une forte salutation solidaire à Braulio, à sa famille et à ses amis, et nous leur disons qu’ils ne sont pas seuls.

En solidarité,

Les trois passants

Brève histoire de l’emprisonnement du compagnon Braulio Arturo Durán González :

Le 24 septembre 2010, l’anarchiste-vegan Braulio Arturo Durán González a été arrêté à León par la Police de l’Etat de Guanajuato au Nord du Mexique, après avoir été suivi de près par la police qui le soupçonnait d’actions de sabotage.

L’arrestation de Braulio a eu lieu après un an de supposées recherches de la part de la Police de l’État de Guanajuato qui a conclu avoir assez de preuves que Braulio était bien la personne prise en vidéo en train de mettre le feu à un distributeur automatique d’une banque HSBC, la nuit du 17 septembre 2009. Les preuves supposées de la police pour arrêter Braulio ont été obtenues sur diverses pages Internet, ainsi que par la propre vidéo de sécurité de la banque.

L’arrestation de Braulio a immédiatement été utilisée par les médias de communication de masse locaux pour déclencher une campagne médiatique de diffamation contre tout ce qui se rapporte à l’anarchisme.

Une fois arrêté, Braulio a été amené dans les locaux du Parquet général de la République (PGR)- l’équivalent au Mexique du Ministère de la Justice – dans la ville de Léon, Guanajuato, où il a été interrogé et poussé à donner des informations concernant des actions de sabotage et les noms de ceux qui les mettent en oeuvre. Un dossier lui a été présenté avec des photographies de compagnons faisant l’objet d’une enquête.

Le compagnon Braulio a été ferme dans ses convictions et il a catégoriquement refusé de collaborer avec les corps répressifs de l’État.

Le 1er octobre 2010 il a été condamné à de la prison ferme, après que le juge ait considéré qu’il existait assez de preuves pour l’accuser du délit de «Dommage dolosif par incendie» et Braulio a été enfermé au Centre de Réadaptation Sociale de la ville du Léon dans l’Etat de Guanajuato.

En mai 2010 il a été condamné à 3 ans, 1 mois et 15 jours de prison, sentence contestée par le Ministère Public dans une tentative de lui infliger une sentence plus sévère. La sentence permettait à Braulio de sortir sous caution contre le paiement de la somme de 109,011.32 pesos (environ 7 mille euros) en plus de travaux publics, ce à quoi le compagnon a renoncé. Actuellement l’appel de cette sentence est encore en cours.

Pendant tout ce temps d’enfermement, Braulio a gardé une attitude ferme et contestataire, de non collaboration et de cohérence avec ses convictions, écrivant des lettres afin de rompre l’isolement de la prison et sans permettre que celle-ci et son incarcération ne le fassent fléchir.

Si vous voulez écrire à Braulio vous pouvez lui envoyer une lettre par voie postale à :

Braulio Arturo Durán González.
Centro de Reinserción Social León, Guanajuato. Carretera Leon-Cueramaro Km 7.5 León Guanajuato C.p. 36700

Ou par mail à :

  • xliberacionxbrauliox[at]riseup[point]net
  • cna.mex[at]gmail[point]com

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Source en espagnol

Pour plus d’infos sur Braulio Arturo Durán González

[Suisse] Un faux courrier prône le retour du fichage – Berne, 4 février 2013

Un faux courrier prône le retour du fichage

Une lettre signée par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga dénonce le tout sécuritaire. Les auteurs de la missive seront poursuivis.

topelement

Cliquer sur la « lettre » pour l’agrandir

Plusieurs habitants de Suisse romande ont reçu ce courrier. Il porte l’en-tête du Département fédéral de justice et police (DFJP) et usurpe l’identité de la ministre Simonetta Sommaruga. Son contenu laisse pourtant peu de place au doute: il milite pour des examens psychiatriques de dangerosité soumis à l’ensemble de la population. Et redirige vers un site qui, tout en admettant la «farce», dénonce les lois d’internement prévues dans le Code pénal.

«Cette lettre est un faux et une copie a été transmise à la police judiciaire fédérale pour enquête», indique le DFJP. L’acte est poursuivi d’office pénalement. La police genevoise établit désormais un lien entre ce faux et les déprédations ayant visé le Département de la sécurité (DS) à Genève mardi. C’est que leur timing n’est pas anodin.

Selon les sites antifascistes ou anarchistes, des journées d’actions contre toutes les prisons du pays devaient en effet se tenir à ces dates. A l’origine de l’appel: un groupe opposé à la détention, proche de la mouvance anarchiste. Il estime que «la fonction principale de la prison est de forcer les pauvres et les insoumis à se résigner à leur condition: trimer toute sa vie afin d’engraisser les riches». Un message que l’on retrouve dans les tags adressés au chef du DS.

D’après un connaisseur des mouvances de gauche radicale, la menace n’est «pas importante». Ce n’est pas l’avis du Service de renseignement de la Confédération, qui écrit dans son dernier rapport annuel que le «potentiel de violence» au sein de l’extrémisme de gauche reste élevé.

Leur presse – 20 Minutes.ch (Henri Della Casa), 07/02/2013 à 06h18

Cliquer sur l'affiche pour l'agrandir et/ou la télécharger en PDF

Cliquer sur l’affiche pour l’agrandir et/ou la télécharger en PDF

[Paris, 8ème] Une statue inaugurée par Poutine en juin 2011 taguée en solidarité avec les Pussy Riot – 6 février 2013

Une statue parisienne taguée pour demander la libération des Pussy Riot

Le monument a été recouvert de peinture…

 Le 7 février 2013, un groupe de soutien aux Pussy Riot a habillé un monument aux couleurs du groupe punk Russe sur le pont des Invalides à Paris., V. WARTNER / 20 MINUTES

Le 7 février 2013, un groupe de soutien aux Pussy Riot a habillé un monument aux couleurs du groupe punk Russe sur le pont des Invalides à Paris., V. WARTNER / 20 MINUTES

«Free Pussy Riot». Les deux statues situées place du Canada, dans le 8e arrondissement de Paris, et qui représentent un cavalier et son cheval, ont été découvertes ce jeudi matin recouvertes de peintures, grimées et taguées d’un message exigeant la libération du groupe punk russe.

Une statue inaugurée par Poutine en 2012

En février 2012, trois membres du groupe, Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina, étaient montées sur l’autel de la cathédrale orthodoxe du Christ-Sauveur à Moscou pour une «prière punk» invitant la Vierge Marie à «chasser» du pouvoir le président Vladimir Poutine. Les trois membres du groupe ont été condamnées en août dernier par un tribunal de Moscou à deux ans de camp pour «hooliganisme motivé par la haine religieuse». Après le procès en appel en octobre, Samoutsevitch a vu sa peine commuée en sursis et a été libérée.

Le monument visé par les tags, inauguré en juin 2011 par Vladimir Poutine, alors Premier ministre, célèbre la mémoire du corps expéditionnaire russe venu en France soutenir les Alliés lors de la première guerre mondiale. Un vœu demandant à ce que les trois membres des Pussy Riot soient nommées «Citoyennes d’honneur  de la Ville de Paris» doit être déposé lundi au conseil de Paris par les élus EELV.

Leur presse – 20 Minutes.fr, 07/02/2013