[Espagne] Résumé de la contre-manif antifasciste – Madrid, 1er mai 2013

Compte-rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai 

Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

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Bien avant 17 heures, à Chuelca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes.

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De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvé par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation   a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans…

Où est le nazi?

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillé, fiché et photographié pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.Les flics ont chargé violemment, tirant des balles en caoutchouc et chassant les manifestants, arrêtant une personne, nous ne savons pas si cette personne était avec le groupe ou non. Les deux camarades qui ont été arrêté.e.s plus tôt ont été libéré.e.s, mais d’autres arrestations Plaza de Jacinto Benavente ont eu lieu, loin des rassemblements et longtemps après.

Solidarité avec les détenu-e-s.

Contre le système, démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

Traduit de l’espagnol (es.contra-info) par La Voz de la Libertad

[Etats-Unis/Fuck Nazis] Ripostes antifascistes à la marche raciste du KKK et du NSM – Atlanta, 19 et 20 avril 2013

Le 20 Avril 2013, environ 200 personnes se sont rassemblées pour protester contre un rassemblement « anti-immigration » organisé par le groupe néo-nazi « Mouvement national-socialiste » et le Klu Klux Klan.

L'affiche de la mobilisation

La veille au soir un communiqué anonyme a été publié par quelques antifascistes d’Atlanta:

« Le 19 Avril 2013, des antifascistes d’Atlanta se sont rendus au Wellesley Inn Hôtel, où le groupe néo-nazi connu sous le nom du Mouvement national-socialiste tenait son congrès annuel. Nous avons fracassé toutes les fenêtres et crevé un pneu de la voiture de leur membre Richard Wight. Nous avons fait cela pour perturber leur conférence, attirer l’attention sur leur présence lors de la conférence, les frapper financièrement, et leur montrer qu’il y aura toujours des conséquences pour les organisations fascistes.

-Va te faire foutre abruti de nazi! ATLANTA ANTIFA « 

(Source: Indymedia Atlanta, 19 avril 2013)

(Il a été révélé plus tard que la direction de l’hôtel ait demandée au NSM de partir)

Il y avait seulement 40 fascistes  environ présents lors de la manifestation – opposés aux 200 personnes prêtes à riposter. Les contre-manifestants ont tenu deux banderoles, une disant «Rappelez-vous Tinley Park? » et «(A) – Combattons les fascistes». Les rues environnantes étaient également ornées de propagande antifasciste.

À l’arrivée de contre-manifestants, la police a immédiatement intervenus et a menacé les manifestants. Avec un certain succès les flics ont réussi à séparer la foule en trois parties. Nous devons toujours éviter de se laisser diviser. La solidarité nous donne la force.

Pendant ce temps, il n’y avait aucune présence visible de manifestants nazis (autres que ceux avec des insignes), mais dès que le Klan et le NSM se sont montrés, en marchant sur le trottoir vers le Capitole, la foule a immédiatement commencé à se diriger vers eux. La police de l’État de Géorgie a sorti un fusil d’assaut pour calmer les gens.

Le NSM et le Klan ont été escortés par les flics et leur rassemblement fasciste a commencé. La police a tenté de bloquer une partie de la rue, en plaçant seulement une petite ligne de flics, de taille moyenne, et quelques barrières entre les nazis et la contre-manifestation. La foule s’est rendue compte que les flics n’étaient pas prêts à la contenir si elle chargeait vers l’avant et a pris le trottoir en face de leur marche. La majorité de la racaille nazie n’a jamais tourné le dos à la foule en colère et semblait visiblement peu rassurée comte tenu des insultes qui leur étaient adressées. Des gens de la foule criaient « Tuez-vous », « Crevez s’il vous plaît», «Crevez abrutis de nazis», entre autres. Vers la fin de la marche, certains des plus jeunes néo-nazis sont venus vers les barrières, criant qu’ils voulaient agresser sexuellement et affronter la foule. La foule a répondu à leurs menaces par des crachats et le majeur élevé bien haut. Une fois que plusieurs camera men étaient près d’eux, de nombreux nazis ont craint d’être pris en photo.

Salut nazi d'un membre du NSM devant les antifascistes rassemblés

Salut nazi d’un membre du NSM devant les antifascistes

Lorsque le rassemblement s’est terminé, les nazis ont été escortés dans la rue par les flics et la foule les a suivit, en se mettant de l’autre côté de la rue en leur hurlant de dégager d’Atlanta. Les policiers ne se montraient pas préparés pour ce type de confrontation et ont été contraints de faire appel à d’autres unités d’intervention, dont des patrouilles à cheval. Les nazis ont été forcés de se réfugier dans le parking, conduits à l’intérieur par la police d’Atlanta. Réalisant qu’il y avait qu’une seule entrée, la foule alors entouré le parking. Une partie de la foule était assez proche pour essayer de péter la clôture sur le côté du pont, mais la police a réussi à intervenir avant.

Il y a eu une arrestation pendant la contre-manif après qu’un flic ait harcelé une personne pour avoir refusé de lui remettre une pancarte qui disait « Nazis Fuck off « . La personne a été battu par environ 6 officiers et accusé de délit. (la personne doit être libérée à l’heure qu’il est.)

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Les flics ne semblaient pas être prêts à réagir s’il y avait eu davantage de personnes présentes et préparées. Les possibilités de rendre la situation incontrôlable étaient nombreuses. Étant donné qu’il y avait certainement plus de manifestant.e.s que de flics et fachos réunis et qu’à de nombreuses reprises les flics ont dû courir pour rattraper l’action, les choses auraient pu peut-être se terminer différemment. Cependant, à la fin, le message était clair: les merdes fascistes et néo-nazies ne sont pas les bienvenus à Atlanta ou dans nos vies.

Fuck Nazis (A)

Traduit de Indymedia Atlanta, 20/04/2013

Une manifestante antifasciste a été violemment interpellée par les flics lors des protestations contre la tenue d’une manifestation anti-immigrés organisée par les néo-nazis du NSM et du KKK, samedi 20 avril 2013 au Capitol de Géorgie, dans le centre d’Atlanta.

Durant son audition au commissariat, la jeune fille de 21 ans a également du faire face au harcèlement misogyne et anti-LGBT des policiers.

Source: Indymedia Atlanta, 2/04/2013 à 15h01

Une vidéo du rassemblement nazi, couvert en partie par les protestations des antifascistes:

Source photos: clatl.com, 22/04/2013 à 10h46

[Lyon] A propos de la pseudo-implantation des JN et identitaires dans le quartier de la Guillotière…

Maîtres chez nous ???

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 3-0

Le quartier de la Guillotière est l’exemple d’un quartier ou vivent ensemble de nombreuses cultures, nationalités et religions.

Tout cela dans une bonne humeur et une coexistence pacifique.

L’antithèse de l’extrême-droite lyonnaise véhiculant lâches violences, fantasmes racistes et apocalyptiques. Plusieurs groupuscules ont tenté d’y produire leurs absurdes théories :

les jeunesses identitaires tenteront le buzz à la guillotière en organisant un apéro « saucisson -pinard ». Motivant leur action sur le témoignage d’un habitant de la Guillotière se plaignant de l’impossibilité d’acheter porc et alcool dans sont quartier.

L’identité du « témoin » se révélera être un responsable identitaire habitant les Monts du Lyonnais.

Plusieurs établissements ont été victimes d’agressions.

Les jeunesses nationalistes, sous la direction du communicatif mais néanmoins très peu sympathique Alexandre Gabriac ont voulu démontrer qu’ils étaient autant, si ce n’est plus bêtes que leurs comparses.

Acte1:

La manif des « sous-chiens »

Les jeunesses nationalistes essaient de démontrer au monde entier que la Guillotière est une zone de non-droit où sont persécutés les ressortissants français de « race blanche » dit « souchiens », ortoghraphié de cette manière, cette expression fait allusion au mot « la souche ».

Devant tant d’inepties, une mobilisation populaire du quartier permettra d’obtenir l’interdiction de la manifestation.

Le fantasme d’une manifestation de plusieurs milliers de sous-chiens en révolte contre le racisme anti-blanc se terminera en un rassemblement de quelques dizaines de personnes à plusieurs kilomètres de l’endroit initialement prévu (gare de la Part-Dieu). Yvan Benedetti éructera un semblant de discours sous la protection de la police puis au cris d’un fantasmagorique « maîtres chez nous » prendra la direction du commissariat.


Alexandre Gabriac qui quelques jours auparavant exhortait ses troupes à participer à la manifestation coûte que coûte brillera par son absence.

Quelques partisans de JN non informés par leurs chefs du changement de plan auront l’occasion de « débattre » avec des habitants de La Guillotière sur le bien-fondé du racisme.

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 1-0

Acte 2:

La maison bleue

Depuis de nombreuses années le groupe « mère » (Oeuvre française) des jeunesses nationalistes possédait un local au 16 rue de Marseille dans le quartier de la Guillotière.

Pendant une quinzaine d’années le local a vécu très discrètement.

Puis est arrivé Alexandre Gabriac à Lyon. Conscient de son rôle de grand führer de l’extrême-droite lyonnaise, celui-ci y organisa des réunions avec tout le gratin de l’extrême-droite locale.

L’opération Lyon main-propre rendra ces informations publiques.

Ces faits ne manqueront pas d’attirer l’attention des habitants du quartier.

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Suite à cela les « maître chez-nous » ne trouveront d’autre solution que de condamner l’entrée de leur propre local.

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Finalement, en novembre-décembre 2012 le local sera victime d’un malencontreux incendie.

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Arnaques à l’assurance ou colère populaire, la question n’est pas éclaircie à ce jour mais ce qui est certain, c’est que depuis plus de 6 mois ce local est laissé à l’abandon par ses propriétaires …

Guillotière vs jeunesses nationalistes : 2-0

Acte 3:

le mariage gay

Dans le contexte des campagnes homophobes contre le mariage gay et pour (tenter de) prouver que les JN sont les plus virulents, ces derniers tentent d’organiser l’occupation du local du Parti Socialiste afin de protester contre le mariage pour tous et la « re-pénalisation de la sodomie ».

Trouvant les portes du parti socialiste fermées (Cours de la Liberté), ils seront rapidement isolés d’un grand nombre d’habitants du quartier accouru sur les lieux par la police.

Certaines personnes du quartier demanderont aux forces de l’ordre de leur laisser régler le problème. Un habitant joignant le geste à la parole réussira à passer le barrage des forces de l’ordre afin de gifler M. Benedetti.

Ces derniers règleront la situation en interpellant Mr gabriac, Benedetti, Colombet ainsi que 6 de leurs comparses en les conduisant au commissariat, loin de la Guillotière.

Témoignage d’un riverain ici

Guillotière vs jeunesse nationaliste: 3-0

La stratégie des JN serait-elle de se mettre des coups de marteaux sur la tête afin de pouvoir se plaindre d’avoir des bosses sur le crâne ?

C’est bien là leurs problèmes et ce qui est sûr c’est que :

La seule chose qui ne puisse trouver sa place à La Guillotière c’est le racisme. 

Reçu par mail, 21/04/2013

[Nantes] Riposte antifasciste face aux homophobes et réacs’ (18 et 20 avril 2013) : soutien au camarade arrêté lundi 22/04 à 14h devant le tribunal

Bref retour sur la manifestation contre l’homophobie du samedi 20 avril :

Après un rassemblement insitutionnel place Royale, réunissant plus de 1500 personnes, des révolté-e-s ont décidé qu’il ne fallait pas en rester là. Ne plus laisser la rue aux fachos. Une manifestation sauvage rassemblant entre 100 et 200 personnes a déambulé dans le centre ville en criant des slogans antifascistes et contre l’homophobie.

De nombreux-euses passant-e-s ont applaudi le cortège.

Après un passage devant la cathédrale, le cortège est reparti vers Bouffay sans croiser de nervis d’extrême droite.

Fachos, hors de nos vi(ll)es ! Vous n’êtes pas les bienvenus à Nantes.

Agrandir la photo

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A suivre…

Source: compte facebook de Nantes Révoltée

Voir le compte-rendu de la mobilisation antifasciste qui a eu lieu à Nantes dans la soirée de jeudi 18 avril 2013:  18 avril : la police nantaise attaque la manifestation contre l’homophobie

 De plus, un camarade a été arrêté par les flics lors de cette même mobilisation: il passe au tribunal lundi 22/04/2013 à 14h00 

[Ukraine] Un compagnon anarchiste gravement blessé lors d’une agression néo-nazie – Kiev, soirée du 14 avril 2013

Un militant anarchiste gravement blessé lors d’une attaque nazie à Kiev en Ukraine

Dans la soirée du 14 avril 2013, le militant anarchiste V.N. a été grièvement blessé à Kiev. Il a été agressé par 5 nazis dans le secteur de la station de métro Dorozhichi. Les jeunes nationalistes ont utilisé des couteaux et coupé trois artères dans les jambes du compagnon. V.N. aussi perdu des dents et souffre d’une commotion cérébrale.

Si ce n’était pas le but des assaillants de l’assassiner, ils ont tenté malgré tout de mutiler à vie un militant qui prend une part active dans les luttes anti-Etat, dans les actions anti-capitalistes et du droit animal. V-N. a perdu beaucoup de sang, mais en raison d’une opération effectuée dans le temps, sa vie n’est plus en danger.

Actuellement, l’argent est nécessaire pour couvrir ses frais médicaux.

Paypal de ABC-Moscou pour les dons:

abc-msk[At]riseup[point]net

S’il vous plaît écrivez un mail pour préciser le montant de votre don, vu que ce même compte est utilisé pour plusieurs campagnes.

Outre paypal, il est possible d’utiliser le virement bancaire ou par Western Union.

Pour plus de détails, s’il vous plaît écrivez à abc-msk[At]riseup[point]net

Traduit de l’anglais de 325, 16 avril 2013

[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013

Compte-rendu de la manifestation antiraciste et antifasciste

Plus de 400 personnes ont participé à la manifestation antiraciste et antifasciste à Besançon ce Samedi 23 mars 2013.

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Le point de départ était fixé à 15h place de la révolution. C’est une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a entonné de nombreux slogans antifascistes, comme :

« Besançon est antifasciste », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » ou encore le traditionnel « Alerta antifascista ».

La banderole de tête reprenait le titre donné à la mobilisation « Stop aux agressions racistes et fascistes ! ». On aussi pu voir une autre banderole, syndicale, où était écrit : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ».

Le cortège est passé par toutes les places du centre ville : révolution, huit septembre, pasteur, granvelle, victor hugo pour prendre fin à la porte de rivotte, quartier où ont eu lieue plusieurs des agressions nazies répertoriées.

Les passants et bisontin.e.s ont accueilli avec joie, sourires et encouragements la manifestation. Certains passants nous ont dit « Merci de réagir, il est enfin de temps que cela cesse » (en parlant des agressions racistes et de ceux qui font de la haine raciale leur fond de boutique).

A l’issue de la manifestation, des prises de parole ont eu lieu pour rappeler le contexte des agressions racistes et/ou fascistes (au moins 6 connues depuis début 2013), le quartier de résidence des néonazis (quartier Bregille), ou encore que le Collectif Antifasciste de Besançon a été créé pour proposer aux bisontin.e.s un espace d’organisation et de lutte contre le racisme et le fascisme.

Pour le Collectif Antifasciste de Besançon c’est une mobilisation forte et réussie qui a été largement partagée avec la population de Besançon et alentours. Une victoire politique et une démonstration de force que Besançon reste une ville qui refuse les idées racistes et puantes véhiculées par les groupuscules d’extrême-droite.

Dans les temps futurs, nous invitons les bisontin.e.s à se tenir informer sur notre blog, cette manifestation étant la première pierre d’une mobilisation et d’une résistance de plus longue haleine, à construire ensemble.

QUELQUES CORRECTIONS S’IMPOSENT

Il nous faut cependant démentir une information erronée, reprise par les journalistes de l’Est Républicain et de France 3.

Un groupe d’une dizaine de néonazis était effectivement présent en ville : ce qui a amené un groupe d’environ 30 antifascistes à aller sécuriser les abords de la manifestation. C’est au croisement de la rue pasteur et de la rue d’anvers que ce groupe d’antifascistes a décidé de sortir de la manifestation.

Pendant que la manifestation continuait son chemin rue mégevand puis rue granvelle, les antifascistes mobiles sont passés par la rue d’anvers pour rejoindre la grande rue, la place du huit septembre, puis rue de la république, rue proudhon et enfin rue bersot, rue des granges et rue de la bibliothèque, dans le but de rejoindre le cortège de la manifestation grande rue.

Ce qui aurait du se réaliser à ce moment là, c’est que les 2 groupes (la manifestation et le groupe qui en était sorti 10/15 min auparavant), à moins de 70 mètres l’un de l’autre, se retrouvent. Cela a été empêché par l’intervention policière : soit générée par de la malveillance, soit par une incompréhension de la situation, en tout cas dû au manque évident de coordination des forces de police.

A noter que tout au long de l’excursion du groupe d’antifascistes, 2 motards au moins de la police nationale ont suivi le groupe, entendant distinctement les slogans antifascistes chantés dans le centre ville.

Ce sont les 2 policiers en tête de manifestation qui semblent ne pas avoir compris la situation : croyant voir arriver en face des néonazis/opposants lorsque le groupe d’antifascistes a souhaité rejoindre le cortège, ils ont alors appelé les renforts très proches, qui ont déboulé en fourgon et ont chargé sans sommation le groupe d’antifascistes, appuyé par la BAC. Un camarade a alors pris un coup de matraque sur le bras, au niveau du poignet. Il n’y a pas eu d’arrestation. Toute une partie du groupe d’antifascistes n’a alors pas pu rejoindre le cortège, ce qui a été finalement fait rue Rivotte.

Les affirmations des journalistes de l’Est Républicain et de France 3 sont ainsi erronées : ce qui est manifestement une intervention maladroite (et/ou une provocation policière) s’est transformée en une attaque des néonazis, permettant ainsi de titrer « Manifestation antifasciste sous tension », alors que cette manifestation était parfaitement détendue et bon enfant.

Le CAB corrige les affirmations de la presse :

Un groupe de néonazis était effectivement présent en ville ce samedi après-midi, en début de manifestation. Ils se sont retrouvés dans un bar non loin de la place de la révolution. Ils étaient 11 néonazis, les mêmes qui commettent les agressions depuis presque 3 ans maintenant. Au moins 2 d’entre eux se sont fait interpellés au centre ville, pendant que la manifestation avait lieu, et plusieurs étaient en possession d’armes.

En fait, la manifestation et ses abords n’ont à aucun moment étaient perturbés par ces néonazis ; l’ampleur de celle-ci leur démontrant clairement la résistance des habitant.e.s de Besançon face à leur idéologie de violence et de haine.

Source: Collectif Antifasciste de Besançon, 25 mars 2013

[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013

Ce samedi 23 mars, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Besançon pour dénoncer les récentes agressions racistes et fascistes commises par des néo-nazis au centre de la ville.

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Appelée entre autres par le Collectif Antifasciste de Besançon, la CNT, l’AMEB, l’Initiative Communiste-Ouvrière et SOS Racisme ainsi que par de nombreuses personnes non-organisées et révoltées par les agissements de nostalgiques de la terreur fasciste, la manifestation est partie place de la Révolution. Après avoir traversé les rues du centre-ville, la manifestation s’est dirigée vers la Porte Rivotte où des agressions ont récemment eu lieu.

Malgré les provocations de quelques nazillons, très vite protégés par les CRS, la manifestation s’est déroulée normalement sous les slogans antiracistes et antifascistes.

En fin de manifestations, un militant du Collectif Antifasciste de Besançon a pris la parole pour rappeler les différentes agressions commises ces derniers mois par des néo-nazis à Besançon. Un militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière est intervenu pour dire que dans le contexte de la crise, du chômage et de l’austérité, l’extrême-droite, mais aussi Sarkozy hier ou Valls aujourd’hui tentaient de diviser les travailleurs en stigmatisant les immigrés, les Arabes ou les Rroms, et qu’il était nécessaire de travailler à l’unité dans nos entreprises et nos quartiers face au racisme, aux licenciements et à la misère.

La suite du compte-rendu de cette manif sur Solidarité Ouvrière

Besançon : Rassemblement anti-raciste et anti-fasciste

Le collectif anti-fasciste de Besançon organisait une manifestation dans la rue. Selon l’association, 6 agressions néonazis auraient été perpétrées depuis le début de l’année.

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Ici, des clients frappés et gazés à la terrasse d’un café. Là, un jeune agressé dans la rue. Là encore une agression au cours d’un concert. Pour le collectif anti-fasciste de Besançon, pas de doute. Des groupuscules néonazis se sont installés dans la capitale Comtoise. Pour dénoncer ces faits, le collectif a organisé une manifestation, ce samedi après-midi.

Entre 200 et 400 personnes ont défilé dans la rue.

Voir la vidéo

Leur presse locale – Fr3 F-C, 24/03/2013 à 09h26

Manifestation sous tension

Une quinzaine d’individus sont venus faire de la provocation, hier, face au cortège antifasciste.

Sans tomber dans la dramatisation, beaucoup craignaient le terme de la manifestation antifasciste, hier rue Rivotte ; là où a eu lieu le gazage d’une dizaine de clients d’un bar en février dernier.

Finalement hier, c’est à hauteur de la rue de la bibliothèque le cortège est monté en pression lorsqu’une dizaine d’individus, encagoulés pour certains, sont venus se livrer à des actes de provocation qui auraient pu vite dégénérer si la police n’était intervenue très rapidement pour cloisonner les deux camps et disperser les éléments perturbateurs. Par sécurité, des renforts ont d’ailleurs aussitôt été demandés. Et c’est accompagnés de policiers solidement casqués et harnachés que les manifestants partis de la place de la Révolution ont pu terminer leur parcours porte Rivotte après être passés par la place Saint-Pierre, la place des Droits de l’homme et la place Grandvelle.

Une montée en puissance inquiétante

Pour le coup, les organisateurs du collectif antifasciste bisontin (CAB) ne pouvaient trouver meilleure démonstration des dangers qu’ils entendent aujourd’hui dénoncer en décidant de poser le problème ouvertement sur la place publique afin de faire réagir l’opinion et les autorités.

Ce qui les inquiète, c’est la montée en puissance des actes de violence de groupuscules se revendiquant ouvertement de l’idéologie d’extrême-droite. Quand il ne s’agit pas de théories nazies ou négationnistes avec vente de matériel sur le web.

Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Werwolf sequania. Leur nom est connu. Leurs agressions aussi. Depuis début janvier, on en dénombre au moins six. Et certaines sont même filmées et diffusées sur internet. Hier, ils étaient deux cents selon la police, plus de quatre cents selon les organisateurs à être descendus dans la rue pour dire « non ».

Si les heurts ont pu être évités, deux individus ont en revanche été interpellés munis de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Ils devront répondre prochainement de leurs actes devant le parquet.

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Leur presse locale – L’EstRépu, 24/03/2013 à 08h50

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A Chartres de Bretagne contre une réunion des identitaires:

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne.

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne. Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Leur presse – LeTélégramme.fr, 24/03/2013

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A St-Etienne contre la venue de LePen:

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Etienne.

Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

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