[Grande-Bretagne] Attaque d’une entreprise de sécurité à Bristol

Pas de paix pour les défenseurs de la société de consommation.

Leur sécurité = une fois de plus une plaisanterie.

Notre dernière cible était la société de vigiles ‘Avon et Somerset’, à Fishponds Rd, ​​nous avons cassé la moitié de la vitrine et attaqué la caméra de vidéosurveillance, laissant un symbole anarchiste tagué sur les lieux. Assez de salopards en uniforme dans nos vies, saccageons les appareils de contrôle.

Force pour l’anti-fasciste d’action Jock Palfreeman, qui est détenue en Bulgarie – amour pour nos camarades, haine pour leurs geôliers.

C’est tout pour le moment.

Traduit de l’anglais de Indymedia UK, 30 avril 2013 à 09h49

[Paris] Enième coup de pression contre le site Non-Fides.fr

Mardi 22 janvier à 16h45, la BRDP frappe à la porte d’Olivier et annonce : «perquisition!». Olivier est visé cette fois-ci parce que c’est à son nom qu’est hébergé le site non-fides.fr. Encore une fois, il s’agit pour eux de retrouver les auteurs du tract «Correspondants de nuit : des agents de proximité de la guerre aux pauvres» publié le 06 octobre 2010 sur Indymedia Nantes et relayé ensuite sur divers sites (dont Non Fides) et largement distribué à Belleville et dans le Nord-Est de Paris, pour lequel cinq correspondants de nuit et la mairie de Paris avaient porté plainte pour « diffamation » et « provocation à la commission d’une infraction non suivie d’effet ». De nombreuses convocations ainsi qu’une perquisition chez Dan avaient déjà eu lieu.

Au-delà de leurs petites enquêtes anecdotiques dans lesquelles les flics savent bien qu’ils n’obtiendront pas grand chose en terme de répression, il s’agit pour les « services spécialisés » (DCRI, SAT, etc.) et à travers eux le parquet, de maintenir la pression sur des personnes « en attente » de procès sur les affaires de machine à expulser et leurs ballades et sabotages de DAB et aussi de remettre à jour quelques données en volant des ordinateurs, clés USB, etc.

Il va de soi qu’aucun gigotement des forces de répression de l’Etat n’arrêtera nos rebellions.

Sans peur ni résignation,
vive la guerre sociale.

Des anarchistes.

N.B. : La BRDP, qui se présente elle-même comme une « antichambre de la section antiterroriste » (dixit les flics) est spécialisée dans la répression de la diffamation, jusqu’à la menace nominative. Ils se sont déjà illustrés pour leur enquête sur le texte «Analyse d’un dossier d’instruction antiterroriste» dans laquelle ils avaient interrogé un compagnon soupçonné d’animer le blog «Même pas peur», puis Olivier et Camille lors de leur arrestation en janvier 2011 par la section antiterroriste.

Source: Base de Données Anarchistes, 23 janvier 2013

Qu’ils s’en aillent (vraiment) tous !

Qu’ils s’en aillent (vraiment) tous!

« A bas l’État », « Gauche – Droite = même arnaque », « Détruisons le pouvoir ». Ce sont des mots qui, parce qu’ils ont été inscrits par des mains déterminées sur les façades de diverses permanences électorales à Paris et en province, accompagnés de bris de vitrines, ne sont pas de banals slogans à secouer comme des hochets pour militants mais des idées toujours vivantes, c’est-à-dire actives, et offensives. Car la vie ne se résume pas à nos yeux au faux choix entre choisir ses maîtres et végéter dans une abstention molle et indifférente. Ni même à vociférer pendant des mois, plein d’indignation, pour la venue d’une démocratie « réelle » ou « directe ». On pourrait le faire pendant des années et des siècles, que les mauvais jours ne finiraient toujours pas. Et nous voulons précisément en finir avec cette vie de merde.

En finir avec la politique pour laquelle, tout comme pour l’économie, nous ne sommes que des chiffres à lister, à rayer, à compter, à radier, à embrigader, à écraser, à insérer, à jeter, à dresser. Pour laquelle ne devons être dociles, ou bien indésirables. Citoyens, ou « barbares ». Électeurs, ou « irresponsables ». Pour laquelle nous devrions désigner des représentants, des experts, des portes-parole, des chefs, des maîtres, des élus. Grappiller quelques miettes du gâteau pour les plus opportunistes, rester dans la fange pour la quasi-totalité. La politique est née avec le travail et l’esclavage, avec l’État et l’argent, avec les guerres et les conflits pour le pouvoir et la domination. Elle est la gestion et la conservation, en une multitude de variantes, de cette somme de rapports pourris qu’on appelle Société. En quoi pourrait-il être intéressant, pour nous qui voulons être libres, de nous l’approprier, ou de nous la « ré-approprier », comme le théorisent ceux qui nous font l’offense de décréter que nos rêves devraient s’arrêter à l’acceptation de ce monde ? Nos rêves ne s’arrêtent pas au moins-pire-possible, ni au moindre mal.

La rage est là. Difficile de le nier, impossible de ne pas la voir, de passer à côté. La diarrhée médiatique aura beau se déverser en flots continus afin de saturer les cerveaux, d’assister comme il se doit (la société les paye pour ça) la tâche des dominants, à savoir faire en sorte que rien ne change fondamentalement dans ce monde. Que chacun reste à sa place, rentre au plus profond de sa gorge ses passions, ses colères, ses révoltes, ses intentions d’en découdre, jusqu’à les faire moisir puis les recracher sous forme de bulletin de vote dans l’isoloir. Là où elles s’éteindront dans un long sommeil, rythmé par la passivité, la résignation, à peine consolé par le sentiment toujours incompréhensible d’avoir fait « son bon devoir de citoyen », par la conviction illusoire d’avoir « fait passer un coup de gueule ». Nous ne parlerons même pas, dans cette vaste blague politique, de la soif de pouvoir qui agite quelques esprits frustrés et vaniteux. Quand bien même le pouvoir serait à portée de main, notre premier réflexe serait de lui cracher encore plus violemment à la gueule. Qu’il soit estampillé de « Front de Gauche » à « Front National » (qui ne sont que la même canaille qui se regarde dans un miroir), ils veulent tous le pouvoir, et nous voulons sa destruction totale.

Nos désirs ne rentrent dans aucune urne, dans aucun programme unifiant et uniforme, dans aucun parti, car la révolution n’a jamais été l’affaire des partis. Notre révolte ne se conjugue pas en mode « démocratique », nos mauvaises intentions et passions ne se laisseront pacifier, ni par la carotte des promesses et de la délégation, ni par la menace des triques et des barreaux, les deux revers de la pâle pièce démocratique.

Soyons incontrôlables, ingérables, ingouvernables !