[Grèce] ‘Nouvelles’ antifascistes d’avril-mai 2013

Le 26 Avril 2013, des camarades ont tenu leur troisième manif à moto antifasciste à Kavala:

Dans la ville d’Igoumenitsa, des néo-nazis menacent régulièrement avec des armes, et installent des drapeaux de leur parti pour répandre leur poison dans la communauté locale. Le 8 mai, un drapeau d’Aube dorée a été arraché par des antifascistes, qui ont pris le soin de le brûler, et ont également envoyé leurs salutations combattantes aux antifascistes à Agrinio.

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Le 3 Avril 2013 à midi dans le centre d’Agrinio, deux membres d’Aube Dorée, Spyros Floroskoufis et Giorgos Koutroubas ont attaqué un antifasciste de 17 ans en utilisant une matraque télescopique et une planche de bois avec des clous.

Le 7 mai à l’hôpital d’Agrinio quelques camarades sont tombés sur Floroskoufis, un voyou de la branche locale d’Aube dorée, et ils ont immédiatement attaqué ce fasciste qui a déjà perpétré de nombreuses attaques racistes et paramilitaires dans la région. A environ une dizaine cette nuit, le député d’Aube Dorée Konstantinos Barbarousis avec son fusil à la main, ainsi que Spyros Floroskoufis et au moins quatre autres voyous ont pris d’assaut des restaurants, bars et cafés de la ville à la recherche d’antifascistes. Une fois avoir perturbés et terrifiés les gens qui se trouvaient dans les magasins à ce moment-là, ils sont allés au parc municipal, où ils ont commencé à chercher avec des lampes dans l’obscurité. On raconte que depuis quelque temps les fascistes ont été accompagnés par la police à motos Dias et une jeep de la police des unités de prévention du crime Opke. Tout cela s’est passé, même si c’était connu, dans cette ville plutôt petite, que déjà un rassemblement spontané d’environ 100 antifascistes et des jeunes était en cours ailleurs, sur la place principale de Dimadi.

Le 8 mai, en réponse à l’intimidation des bâtards d’Aube dorée, près de 150 antifascistes ont organisé une manifestation nocturne dans les rues principales d’Agrinio, tenant une banderole qui disait «le fasciste Barbarousis est armé et terrorise les gens» et scandant des slogans militants.

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Traduit de l’anglais en collaboration avec Contra-info

[Espagne] Résumé de la contre-manif antifasciste – Madrid, 1er mai 2013

Compte-rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai 

Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

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Bien avant 17 heures, à Chuelca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes.

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De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvé par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation   a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans…

Où est le nazi?

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillé, fiché et photographié pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.Les flics ont chargé violemment, tirant des balles en caoutchouc et chassant les manifestants, arrêtant une personne, nous ne savons pas si cette personne était avec le groupe ou non. Les deux camarades qui ont été arrêté.e.s plus tôt ont été libéré.e.s, mais d’autres arrestations Plaza de Jacinto Benavente ont eu lieu, loin des rassemblements et longtemps après.

Solidarité avec les détenu-e-s.

Contre le système, démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

Traduit de l’espagnol (es.contra-info) par La Voz de la Libertad

[Contre-culture] Actus de Prince Ringard et quelques ouvrages pour mieux combattre le fascisme

L’AUTODAFE : UNE SPECIALITE DES NEONAZIS.

MIEUX CONNAÎTRE L’EXTRÊME DROITE POUR MIEUX LA COMBATTRE

En 2012 les fascistes du Bloc Identitaire brûlent mes bouquins en live et ils accompagnent leur vidéo d’un discours raciste, islamophobe et homophobe. L’événement est anecdotique mais un petit historique sur l’autodafé s’impose. L’autodafé remonte à l’Antiquité, il réapparaît sous l’inquisition et il atteint son apogée dans l’Allemagne de Hitler et dans l’Italie de Mussolini. Le geste de brûler des livres se cristallise au sein de l’extrême-droite et l’autodafé rejoint dans la forme comme dans l’esprit les profanations de lieux de culte, (pour mémoire le cimetière de Carpentras). Ce n’est pas une simple provocation, c’est un acte fasciste assumé et un encouragement à la haine raciale. C’est aussi le signe fort de l’appartenance à un groupe.

Mieux connaître l’extrême-droite, pour mieux la combattre : Les ouvrages suivants me paraissent essentiels (Edition Syllepse) :

  • « La Galaxie Dieudonné”……………………………… Briganti/Dechot/Gautier
  • “Les extrêmes-droite en France”…………………… J-Paul Gautier
  • “Un Trotskiste dans l’enfer nazi”………………… Jean-René Chauvin
  • “Le train des fous……………………………………… Pierre Durand
  • “Fascisme et grand capital”…………………………. Daniel Guérin
  • Les Kapos d’Autschwitz……………………………… Charles Liblan

En vrac :

Heureux d’apprendre que ma nouvelle : “La fille des Aurès” est traduite en langue arabe (La fille des Aurès se trouve dans mon livre « La mémoire du chien« ).

Notre compil ALERTA ANTIFASCISTA sort en digi-pack avec un livret. Le dessin de jaquette est l’oeuvre de Nolly. L’album sera disponible en juillet. Le morceau le plus ancien date de 1962, c’est une chanson sur la guerre d’Algérie. Le plus récent date de 2008. “Libertad” et “La peste brune” on été réenregistrées en raison d’une prise de son moyenne sur les bandes originales trop anciennes.

On a passé un grand moment en Belgique et il est évident que nous reviendrons en 2014 à Gand, Bruxelles et Liège avec une petite escale à Lille, affaire à suivre.

Au mois de mai ça fera 13 concerts en Suisse, en Bretagne, dans le Sud et dans l’Est pour environ 7000 kms. C’est beaucoup, mais quand on aime on ne compte pas.

A demain sur la lune.

JC/Mousse.

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Transmis par mail, 6 mai 2013

[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

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L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

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Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

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‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

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le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

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Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[Grande-Bretagne] Brighton Antifa – 21 avril 2013

L’EXTRÊME DROITE BRITANNIQUE S’EST PRIS SA PREMIÈRE RACLÉE DU PRINTEMPS

À BRIGHTON, LES GENS PÈTENT LA GUEULE AUX FASCISTES PAR HABITUDE

e0e209fd59ec3211d6e14b0a4b318eba Samedi dernier, après des mois de grisaille infernale, les habitants de Brighton se sont réveillés sous un ciel qui ne donnait, pour une fois, pas envie de se pendre. Pourtant, ceux qui pensaient pouvoir passer un week-end à se dorer la pilule sur la plage ont vite déchanté. En effet, dès dimanche après-midi, leur ville était envahie par quelque 200 militants d’extrême droite.

La March for England se veut une célébration cordiale de la fierté anglaise, organisée chaque année le jour de la Saint-George. Mais alors qu’auparavant, les gens se contentaient de se dessiner le drapeau anglais sur le visage, chanter « Jerusalem » et de parler de la grandeur de feu Winston Churchill, l’évènement semble s’attacher aujourd’hui à de nouvelles traditions : notamment réunir les groupes d’extrême droite les plus pétés d’Angleterre, tels que l’English Defense League(EDL) et d’autres mouvements encore plus radicaux, et souvent, fascistes.

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Ça fait cinq ans que la marche est organisée chaque année à Brighton, mais depuis 2011, les antifas locaux décident eux aussi de se mobiliser contre ce qu’ils considèrent comme une « dérive inacceptable ». La fête de non-bienvenue de l’an dernier avait d’ailleurs si bien réussi à humilier les manifestants que Casual United, un gang de hooligans d’extrême droite, est revenu prendre sa revanche un mois après les faits, pour ne finalement récolter que quelques pétards sur la gueule – de la part de toute les habitants de la ville.

Plutôt que de délocaliser la manifestation vers un coin plus accueillant pour eux, l’organisation de la March for England a fait de Brighton son nouveau quartier général. Un habitant de la ville m’a dit : « Ils ne viennent ici que parce que c’est la ville la plus à gauche et la plus gay-friendly d’Angleterre. » Aussi, ils ne supportent pas l’idée de s’être fait défoncés par des gens qu’ils considèrent comme une joyeuse bande de pédés communistes. Cette année ne devait pas déroger à la tradition, et en conséquence nous nous sommes dirigés vers le bord de mer, histoire voir des droitards bourrés se faire tabasser une nouvelle fois.

Quand on est arrivés sur le bord de mer, une longue ligne de camions de police anti-émeute avait créé un mur infranchissable destiné à séparer la zone de manifestation de celle réservée aux contre-manifestants antifascistes. Environ 700 policiers anti-émeute venus des quatre coins du pays, même du Pays de Galles, se préparaient à mener à bien la plus grande opération de police que Brighton avait jamais connue.

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La stratégie de la police était d’amener les participants à la March for England en bus jusqu’à leur point de départ, de les laisser marcher et de les réembarquer loin de là, en bus, sans qu’ils n’aient la moindre occasion de croiser des gens de Brighton. Sur le papier, la stratégie avait l’air opérationnelle – jusqu’au moment où une poignée de fafs qui n’étaient pas arrivés dans les bus affrétés par la police se sont mis à débarquer d’un peu partout.

La masse d’antifascistes était assez dense, concentrée sur un rond-point près de l’aquarium. Chose étonnante, ces gens distribuaient des pancartes antifascistes à tous les gens autour d’eux qui n’en avaient pas. Mais la présence policière était si impressionnante que nous nous sommes demandé si une journée auSea Life Centre (l’aquarium en question) n’était pas plus divertissante que de regarder des gens s’insulter de part et d’autre d’un mur de camions et de policiers épais de 10 mètres.

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Heureusement, la vie sauvage a rapidement refait surface avec cette bonne dizaine de débiles sortie de laMarch for England. Ceux-ci avaient décidé d’aller faire les marioles devant la masse d’antifas réunis à quelques dizaines de mètres d’eux.

La multitude les a rapidement accablés d’injures, alors qu’une simple barrière séparait les marcheurs d’une mer d’antifas en colère. Le mec des Black Blocs – que vous voyez en train de se faire attaquer (photo ci-dessous) – a par la suite sauté la barrière pour s’en prendre à cinq ou six mecs plus carrés que lui, et s’est très vite retrouvé dépassé par le nombre de pieds nationalistes – et des manches de leurs drapeaux.

2a44bb455840b951487ef9289cd4aa9ab9922de4dec1cbde0d30df42e178994f Puis, plusieurs de ses amis sont arrivés à la rescousse, juste à temps pour lui éviter une clavicule pétée. Les coups de poing ont volé et les cogneurs faf se sont retrouvés au sol, convertis en une masse d’où sortaient une dizaine de bras et de jambes (certains racistes, d’autres pas) en train de se débattre avec ardeur. Il est difficile de déterminer le niveau de xénophobie d’un membre quand on ne distingue pas la tête à laquelle il est rattaché.

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Tout le monde a fini par se lever et retourner vers son équipe. La Team England s’est adossée aux clôtures, comme un troupeau de moutons effrayés à la vue du fermier qui traverse nonchalamment le champ armé de sa pince à castrer. Cet agent de liaison de la police, dans son impeccable layette bleu turquoise, était le seul rempart qui les protégeait de la foule antifasciste et de ses lancers de bouteilles.

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Les fafs venaient juste de se jouer du cordon policier lorsque des renforts des forces de l’ordre sont arrivés à cheval et ont décidé qu’il était impératif – d’un point de vue stratégique ! – de confisquer la banderole des Black Blocs. Ils n’ont pas réussi. Et, après un instant de confusion au cours duquel la police a tenté de contenir la foule, les forces de l’ordre ont finalement lâché l’affaire (et la banderole) et ont poursuivi leur mission de contrôle comme si rien ne s’était passé.

7098adb698cc98c6025da8e2fe135ee2 Ce médecin de la police, esseulé, a exigé de ce membre du Black Bloc qu’il retire son masque. La réponse qu’il a obtenue, « non », l’a sensiblement humilié.

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Une centaine de mètres plus loin, un groupe de fafs a trouvé refuge dans une agence de la chaîne Coral après avoir été poursuivi par des antifascistes armés de bombes à encre.

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Plusieurs policiers ont également été touchés lors de la bataille, mais, impressionnants de stoïcisme, ils ont su conserver une détermination des plus inattendues de la part de gens dont le visage était partiellement couvert d’encre.

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Nous étions de retour près du rond-point, où régnait une grande confusion. La police montée coursait les gens. Peut-être croyaient-ils que les charges des chevaux finiraient d’une façon ou d’une autre par convaincre les manifestants d’enlever leurs masques. Pendant un instant, on aurait même pu oublier que l’extrême droite était là ; la police arrêtait et fouillait le moindre contre-manifestant qu’elle parvenait à attraper.

fc0bdd5b134561778a20666fc5c88444 […] Quelques instants plus tard, un autre groupe de fafs a déboulé d’une rue adjacente, prêt à en découdre, avant de se voir cerné de tous côtés. Voilà comment ça s’est passé :

La police est parvenue à ouvrir une voie pour que les nationalistes puissent s’échapper, mais pas avant que plusieurs projectiles leur tombent dessus. Regardez bien le skinhead avec les lunettes de soleil et le hoodie blanc. On pourrait croire qu’il s’est pris des gros œufs dans la tronche. En vérité, lui et plusieurs autres fafs ont ramassé des cannettes de bière en plein visage, ce qui est bien plus douloureux.

ccfe0763d53e43ad32501f7ba2b2d028Beaucoup des rues qui menaient au front de mer (la marche se déroulait le long de ce front) étaient fermées par des cordons policiers. Celui-ci a servi de toile de fond à cette bande de débiles alors qu’ils prenaient la pose pour leur calendrier promotionnel de l’année prochaine.

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Ces rues barrées n’ont posé aucun problème aux antifascistes locaux qui, connaissant la zone, ont pu rallier le front de mer en empruntant les rues adjacentes.

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Lorsqu’ils sont arrivés là, des fascistes les attendaient pour une petite bagarre. Un antifasciste, l’air un peu sonné, m’a dit : « On les avait pas vus. Ils nous sont tombés sur le rabe, à mon pote et à moi, au moment où on est arrivés. »

L’effet de surprise n’a pas été très efficace et les fafs, dépassés par le nombre de leurs opposants, se sont faits dérouiller comme de coutume. Avant l’intervention de la police, l’ambiance sonore se résumait à quelques bruits sourds de poings américains et de chaussures éclatant des caboches de néonazis.

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Une fois la baston terminée, nous avons enfin eu droit à une brève séquence de la March for England. Tout le monde sera d’accord avec moi sur ce point : si jamais la « race anglaise » devait se défendre et se protéger d’un envahisseur quelconque, ces gars seraient l’élite de l’espèce, la lignée à conserver.

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Le peuple de Brighton s’est réuni en lignes le long du parcours de la manifestation, pour chanter des trucs comme « From the station to the sea, Brighton will be fascist-free » (De la gare jusqu’à la mer, Brighton ne veut pas voir un seul fasciste) ou un hymne simple mais efficace, « Small dicks ! ». Pendant ce temps, quelqu’un qui disposait d’une grosse sono jouait des hymnes gays, type « I Will Survive ».

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La manifestation était en réalité la plus grosse blague du week-end. Les nationalistes ont été autorisés à marcher, fièrement, sur 400 mètres de front de mer. Juste assez pour tomber sur cette banderole antifasciste accrochée à un toit aux abords de leur circuit. Ils ont ensuite été escortés en sens inverse, sans bruit, sans discours, sans rien. Direction le bus, puis la maison.

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Et puis, c’était fini. Des rumeurs, qui restent à vérifier, ont fait état de l’agression d’une famille musulmane par plusieurs voyous nationalistes, ceci devant nous assurer que s’ils revenaient une nouvelle fois à Brighton au printemps prochain, les fafs seraient accueillis par une foule tout aussi déterminée à leur expliquer de quel bois on se chauffe sur les bords de la Manche.

 Source: vice.com (Par Simon Childs, Photos : Henry Langston), 23/04/2013

Les fascistes de tous bords (EDL, Casual United..) organisaient une fois de plus leur « marche pour l’Angleterre » ce dimanche 21 avril 2013 à Brighton.

Alors qu’ils n’ont jamais été la bienvenue à Brighton lors de ces deux dernières années, en 2012 leur marche avait été bloquée et le parcours avait dû être modifié par la police. Cette année, l’intervention de la police a consisté à raccourcir leur parcours tout en  les faisant marcher sur le front de mer, zone beaucoup plus facile à isoler du public. C’est avant même d’arriver à Brighton que les fascistes ont subi une défaite.

Voir la suite du résumé de cette journée publié sur Indymedia UK

Un natio la gueule en sang cherche du réconfort...

Un natio la gueule en sang cherchant du réconfort…

Sale métier de protéger les fachos...en tout cas, ça laisse des traces...

Sale métier de protéger les fachos…en tout cas, ça laisse des traces…

[Etats-Unis/Fuck Nazis] Ripostes antifascistes à la marche raciste du KKK et du NSM – Atlanta, 19 et 20 avril 2013

Le 20 Avril 2013, environ 200 personnes se sont rassemblées pour protester contre un rassemblement « anti-immigration » organisé par le groupe néo-nazi « Mouvement national-socialiste » et le Klu Klux Klan.

L'affiche de la mobilisation

La veille au soir un communiqué anonyme a été publié par quelques antifascistes d’Atlanta:

« Le 19 Avril 2013, des antifascistes d’Atlanta se sont rendus au Wellesley Inn Hôtel, où le groupe néo-nazi connu sous le nom du Mouvement national-socialiste tenait son congrès annuel. Nous avons fracassé toutes les fenêtres et crevé un pneu de la voiture de leur membre Richard Wight. Nous avons fait cela pour perturber leur conférence, attirer l’attention sur leur présence lors de la conférence, les frapper financièrement, et leur montrer qu’il y aura toujours des conséquences pour les organisations fascistes.

-Va te faire foutre abruti de nazi! ATLANTA ANTIFA « 

(Source: Indymedia Atlanta, 19 avril 2013)

(Il a été révélé plus tard que la direction de l’hôtel ait demandée au NSM de partir)

Il y avait seulement 40 fascistes  environ présents lors de la manifestation – opposés aux 200 personnes prêtes à riposter. Les contre-manifestants ont tenu deux banderoles, une disant «Rappelez-vous Tinley Park? » et «(A) – Combattons les fascistes». Les rues environnantes étaient également ornées de propagande antifasciste.

À l’arrivée de contre-manifestants, la police a immédiatement intervenus et a menacé les manifestants. Avec un certain succès les flics ont réussi à séparer la foule en trois parties. Nous devons toujours éviter de se laisser diviser. La solidarité nous donne la force.

Pendant ce temps, il n’y avait aucune présence visible de manifestants nazis (autres que ceux avec des insignes), mais dès que le Klan et le NSM se sont montrés, en marchant sur le trottoir vers le Capitole, la foule a immédiatement commencé à se diriger vers eux. La police de l’État de Géorgie a sorti un fusil d’assaut pour calmer les gens.

Le NSM et le Klan ont été escortés par les flics et leur rassemblement fasciste a commencé. La police a tenté de bloquer une partie de la rue, en plaçant seulement une petite ligne de flics, de taille moyenne, et quelques barrières entre les nazis et la contre-manifestation. La foule s’est rendue compte que les flics n’étaient pas prêts à la contenir si elle chargeait vers l’avant et a pris le trottoir en face de leur marche. La majorité de la racaille nazie n’a jamais tourné le dos à la foule en colère et semblait visiblement peu rassurée comte tenu des insultes qui leur étaient adressées. Des gens de la foule criaient « Tuez-vous », « Crevez s’il vous plaît», «Crevez abrutis de nazis», entre autres. Vers la fin de la marche, certains des plus jeunes néo-nazis sont venus vers les barrières, criant qu’ils voulaient agresser sexuellement et affronter la foule. La foule a répondu à leurs menaces par des crachats et le majeur élevé bien haut. Une fois que plusieurs camera men étaient près d’eux, de nombreux nazis ont craint d’être pris en photo.

Salut nazi d'un membre du NSM devant les antifascistes rassemblés

Salut nazi d’un membre du NSM devant les antifascistes

Lorsque le rassemblement s’est terminé, les nazis ont été escortés dans la rue par les flics et la foule les a suivit, en se mettant de l’autre côté de la rue en leur hurlant de dégager d’Atlanta. Les policiers ne se montraient pas préparés pour ce type de confrontation et ont été contraints de faire appel à d’autres unités d’intervention, dont des patrouilles à cheval. Les nazis ont été forcés de se réfugier dans le parking, conduits à l’intérieur par la police d’Atlanta. Réalisant qu’il y avait qu’une seule entrée, la foule alors entouré le parking. Une partie de la foule était assez proche pour essayer de péter la clôture sur le côté du pont, mais la police a réussi à intervenir avant.

Il y a eu une arrestation pendant la contre-manif après qu’un flic ait harcelé une personne pour avoir refusé de lui remettre une pancarte qui disait « Nazis Fuck off « . La personne a été battu par environ 6 officiers et accusé de délit. (la personne doit être libérée à l’heure qu’il est.)

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Les flics ne semblaient pas être prêts à réagir s’il y avait eu davantage de personnes présentes et préparées. Les possibilités de rendre la situation incontrôlable étaient nombreuses. Étant donné qu’il y avait certainement plus de manifestant.e.s que de flics et fachos réunis et qu’à de nombreuses reprises les flics ont dû courir pour rattraper l’action, les choses auraient pu peut-être se terminer différemment. Cependant, à la fin, le message était clair: les merdes fascistes et néo-nazies ne sont pas les bienvenus à Atlanta ou dans nos vies.

Fuck Nazis (A)

Traduit de Indymedia Atlanta, 20/04/2013

Une manifestante antifasciste a été violemment interpellée par les flics lors des protestations contre la tenue d’une manifestation anti-immigrés organisée par les néo-nazis du NSM et du KKK, samedi 20 avril 2013 au Capitol de Géorgie, dans le centre d’Atlanta.

Durant son audition au commissariat, la jeune fille de 21 ans a également du faire face au harcèlement misogyne et anti-LGBT des policiers.

Source: Indymedia Atlanta, 2/04/2013 à 15h01

Une vidéo du rassemblement nazi, couvert en partie par les protestations des antifascistes:

Source photos: clatl.com, 22/04/2013 à 10h46

[Lyon] A propos de la pseudo-implantation des JN et identitaires dans le quartier de la Guillotière…

Maîtres chez nous ???

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 3-0

Le quartier de la Guillotière est l’exemple d’un quartier ou vivent ensemble de nombreuses cultures, nationalités et religions.

Tout cela dans une bonne humeur et une coexistence pacifique.

L’antithèse de l’extrême-droite lyonnaise véhiculant lâches violences, fantasmes racistes et apocalyptiques. Plusieurs groupuscules ont tenté d’y produire leurs absurdes théories :

les jeunesses identitaires tenteront le buzz à la guillotière en organisant un apéro « saucisson -pinard ». Motivant leur action sur le témoignage d’un habitant de la Guillotière se plaignant de l’impossibilité d’acheter porc et alcool dans sont quartier.

L’identité du « témoin » se révélera être un responsable identitaire habitant les Monts du Lyonnais.

Plusieurs établissements ont été victimes d’agressions.

Les jeunesses nationalistes, sous la direction du communicatif mais néanmoins très peu sympathique Alexandre Gabriac ont voulu démontrer qu’ils étaient autant, si ce n’est plus bêtes que leurs comparses.

Acte1:

La manif des « sous-chiens »

Les jeunesses nationalistes essaient de démontrer au monde entier que la Guillotière est une zone de non-droit où sont persécutés les ressortissants français de « race blanche » dit « souchiens », ortoghraphié de cette manière, cette expression fait allusion au mot « la souche ».

Devant tant d’inepties, une mobilisation populaire du quartier permettra d’obtenir l’interdiction de la manifestation.

Le fantasme d’une manifestation de plusieurs milliers de sous-chiens en révolte contre le racisme anti-blanc se terminera en un rassemblement de quelques dizaines de personnes à plusieurs kilomètres de l’endroit initialement prévu (gare de la Part-Dieu). Yvan Benedetti éructera un semblant de discours sous la protection de la police puis au cris d’un fantasmagorique « maîtres chez nous » prendra la direction du commissariat.


Alexandre Gabriac qui quelques jours auparavant exhortait ses troupes à participer à la manifestation coûte que coûte brillera par son absence.

Quelques partisans de JN non informés par leurs chefs du changement de plan auront l’occasion de « débattre » avec des habitants de La Guillotière sur le bien-fondé du racisme.

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 1-0

Acte 2:

La maison bleue

Depuis de nombreuses années le groupe « mère » (Oeuvre française) des jeunesses nationalistes possédait un local au 16 rue de Marseille dans le quartier de la Guillotière.

Pendant une quinzaine d’années le local a vécu très discrètement.

Puis est arrivé Alexandre Gabriac à Lyon. Conscient de son rôle de grand führer de l’extrême-droite lyonnaise, celui-ci y organisa des réunions avec tout le gratin de l’extrême-droite locale.

L’opération Lyon main-propre rendra ces informations publiques.

Ces faits ne manqueront pas d’attirer l’attention des habitants du quartier.

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Suite à cela les « maître chez-nous » ne trouveront d’autre solution que de condamner l’entrée de leur propre local.

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Finalement, en novembre-décembre 2012 le local sera victime d’un malencontreux incendie.

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Arnaques à l’assurance ou colère populaire, la question n’est pas éclaircie à ce jour mais ce qui est certain, c’est que depuis plus de 6 mois ce local est laissé à l’abandon par ses propriétaires …

Guillotière vs jeunesses nationalistes : 2-0

Acte 3:

le mariage gay

Dans le contexte des campagnes homophobes contre le mariage gay et pour (tenter de) prouver que les JN sont les plus virulents, ces derniers tentent d’organiser l’occupation du local du Parti Socialiste afin de protester contre le mariage pour tous et la « re-pénalisation de la sodomie ».

Trouvant les portes du parti socialiste fermées (Cours de la Liberté), ils seront rapidement isolés d’un grand nombre d’habitants du quartier accouru sur les lieux par la police.

Certaines personnes du quartier demanderont aux forces de l’ordre de leur laisser régler le problème. Un habitant joignant le geste à la parole réussira à passer le barrage des forces de l’ordre afin de gifler M. Benedetti.

Ces derniers règleront la situation en interpellant Mr gabriac, Benedetti, Colombet ainsi que 6 de leurs comparses en les conduisant au commissariat, loin de la Guillotière.

Témoignage d’un riverain ici

Guillotière vs jeunesse nationaliste: 3-0

La stratégie des JN serait-elle de se mettre des coups de marteaux sur la tête afin de pouvoir se plaindre d’avoir des bosses sur le crâne ?

C’est bien là leurs problèmes et ce qui est sûr c’est que :

La seule chose qui ne puisse trouver sa place à La Guillotière c’est le racisme. 

Reçu par mail, 21/04/2013

[Manifs réactionnaires et homophobes] Pour une riposte antifasciste immédiate !

! NO PASARAN !

Pour une riposte antifasciste immédiate

Les violences homophobes se multiplient, la coordination des mouvances fascistes se renforce, les manifestations de masse réactionnaires approuvent et appellent à la guerre civile. A cela une seule réponse possible : stoppons l’ennemi fasciste !

Depuis l’automne 2010, le mouvement social ne se relève pas en France, subissant les compromis des centrales syndicales avec le PS au pouvoir, et la répression médiatique et policière instantanée au moindre soubresaut populaire. Remplissant sa fonction historique comme cela est le cas en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce, le PS collabore avec le Capital pour nous imposer leur crise par de violentes offensives patronales. Ceux de PSA, de Goodyear et de ArcelorMittal en sont parmi les premières victimes, se défendent de manière dispersée et isolée, face à l’austérité à grande échelle qui menace. Crève, ou crève : voilà leur message pour notre avenir proche et à terme. Tandis que des ministres crapules cachent des comptes secrets en Suisse et ailleurs de plusieurs dizaines de millions d’euros !

Qui plus est, la seule dynamique sociale qui s’anime en ce printemps 2013 est une dynamique fasciste. Depuis des décennies, nous n’avions pas connu une telle connivence et coordination, politique et de terrain, entre toutes les forces d’extrême-droite existantes, qui parviennent aujourd’hui à créer un mouvement social-fasciste commun et ascendant. Du prétexte réactionnaire de départ contre l’égalité des droits et le mariage homosexuel, les forces fascistes et identitaires se sont rassemblées pour prendre l’avantage et mener actions et manifestations de masse. Ils parviennent actuellement à élargir leur champ d’action en posant la question du chômage et de la crise, pouvant permettre d’ouvrir les portes au fascisme. De Lyon à Paris, de Nancy à Marseille, nous subissons toujours davantage les coups répétés des groupes nazis à l’encontre de camarades antifas, des roms, d’homosexuels et des personnes d’origine immigrée. Les groupes fascistes multiplient actions de ratonnade et menaces permanentes en une terreur de rue contre tous ceux qui n’appartiennent pas à leur monde consanguin. Comme il y a toujours eu, mais cette fois soutenus et appuyés par un mouvement de masse de défense de la bourgeoisie. Car le fascisme est aussi un mouvement de masse, de la masse ennemie.

Ils en appellent maintenant au sang et à la guerre civile. Qu’ils sachent que la guerre civile, nous y sommes déjà et que nous répondrons au sang par le sang.

L’heure est à la riposte. Empêchons les fascistes d’occuper la rue, harcelons leurs modes d’implantation, ne les laissons pas faire loi. Nous sommes la vie, nous sommes légion, nous sommes partout. Si nous faisons l’erreur de sous-estimer la menace fasciste aujourd’hui, nous subirons rapidement un écrasement équivalent à celui quesubissent nos amis de Grèce.

Nous gardons en tête que l’ennemi fasciste demeure l’allié privilégié de l’Etat et du Capital, qu’il n’y a à traiter avec eux que par une ligne de front. Nous devons rester déterminés, organiser des Comités d’autodéfense sociale et antifasciste dans chaque ville et dans chaque quartier. Ne leur laisser aucune marge d’action ni aucun répit. Car derrière le combat contre le fascisme se tient toujours le combat frontal contre le capitalisme et ses structures d’exploitation, de domination et de répression.

Bloquons les convois de militants fascistes partant en bus des provinces pour se rendre à Paris lors des manifestations réactionnaires de masse. Reprenons la rue, non plus pour l’égalité des droits, mais contre l’avènement en force du fascisme.

Ils nous déclarent la guerre : la solidarité sera notre arme, la détermination notre force.

Réseaux Communistes Libertaires Autonomes/ groupes Nancy-Paris-Lyon-Strasbourg.

Le texte en fichier PDF

Reçu par mail, 20 avril 2013

[Ukraine] Un compagnon anarchiste gravement blessé lors d’une agression néo-nazie – Kiev, soirée du 14 avril 2013

Un militant anarchiste gravement blessé lors d’une attaque nazie à Kiev en Ukraine

Dans la soirée du 14 avril 2013, le militant anarchiste V.N. a été grièvement blessé à Kiev. Il a été agressé par 5 nazis dans le secteur de la station de métro Dorozhichi. Les jeunes nationalistes ont utilisé des couteaux et coupé trois artères dans les jambes du compagnon. V.N. aussi perdu des dents et souffre d’une commotion cérébrale.

Si ce n’était pas le but des assaillants de l’assassiner, ils ont tenté malgré tout de mutiler à vie un militant qui prend une part active dans les luttes anti-Etat, dans les actions anti-capitalistes et du droit animal. V-N. a perdu beaucoup de sang, mais en raison d’une opération effectuée dans le temps, sa vie n’est plus en danger.

Actuellement, l’argent est nécessaire pour couvrir ses frais médicaux.

Paypal de ABC-Moscou pour les dons:

abc-msk[At]riseup[point]net

S’il vous plaît écrivez un mail pour préciser le montant de votre don, vu que ce même compte est utilisé pour plusieurs campagnes.

Outre paypal, il est possible d’utiliser le virement bancaire ou par Western Union.

Pour plus de détails, s’il vous plaît écrivez à abc-msk[At]riseup[point]net

Traduit de l’anglais de 325, 16 avril 2013

[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013

Ce samedi 23 mars, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Besançon pour dénoncer les récentes agressions racistes et fascistes commises par des néo-nazis au centre de la ville.

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Appelée entre autres par le Collectif Antifasciste de Besançon, la CNT, l’AMEB, l’Initiative Communiste-Ouvrière et SOS Racisme ainsi que par de nombreuses personnes non-organisées et révoltées par les agissements de nostalgiques de la terreur fasciste, la manifestation est partie place de la Révolution. Après avoir traversé les rues du centre-ville, la manifestation s’est dirigée vers la Porte Rivotte où des agressions ont récemment eu lieu.

Malgré les provocations de quelques nazillons, très vite protégés par les CRS, la manifestation s’est déroulée normalement sous les slogans antiracistes et antifascistes.

En fin de manifestations, un militant du Collectif Antifasciste de Besançon a pris la parole pour rappeler les différentes agressions commises ces derniers mois par des néo-nazis à Besançon. Un militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière est intervenu pour dire que dans le contexte de la crise, du chômage et de l’austérité, l’extrême-droite, mais aussi Sarkozy hier ou Valls aujourd’hui tentaient de diviser les travailleurs en stigmatisant les immigrés, les Arabes ou les Rroms, et qu’il était nécessaire de travailler à l’unité dans nos entreprises et nos quartiers face au racisme, aux licenciements et à la misère.

La suite du compte-rendu de cette manif sur Solidarité Ouvrière

Besançon : Rassemblement anti-raciste et anti-fasciste

Le collectif anti-fasciste de Besançon organisait une manifestation dans la rue. Selon l’association, 6 agressions néonazis auraient été perpétrées depuis le début de l’année.

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Ici, des clients frappés et gazés à la terrasse d’un café. Là, un jeune agressé dans la rue. Là encore une agression au cours d’un concert. Pour le collectif anti-fasciste de Besançon, pas de doute. Des groupuscules néonazis se sont installés dans la capitale Comtoise. Pour dénoncer ces faits, le collectif a organisé une manifestation, ce samedi après-midi.

Entre 200 et 400 personnes ont défilé dans la rue.

Voir la vidéo

Leur presse locale – Fr3 F-C, 24/03/2013 à 09h26

Manifestation sous tension

Une quinzaine d’individus sont venus faire de la provocation, hier, face au cortège antifasciste.

Sans tomber dans la dramatisation, beaucoup craignaient le terme de la manifestation antifasciste, hier rue Rivotte ; là où a eu lieu le gazage d’une dizaine de clients d’un bar en février dernier.

Finalement hier, c’est à hauteur de la rue de la bibliothèque le cortège est monté en pression lorsqu’une dizaine d’individus, encagoulés pour certains, sont venus se livrer à des actes de provocation qui auraient pu vite dégénérer si la police n’était intervenue très rapidement pour cloisonner les deux camps et disperser les éléments perturbateurs. Par sécurité, des renforts ont d’ailleurs aussitôt été demandés. Et c’est accompagnés de policiers solidement casqués et harnachés que les manifestants partis de la place de la Révolution ont pu terminer leur parcours porte Rivotte après être passés par la place Saint-Pierre, la place des Droits de l’homme et la place Grandvelle.

Une montée en puissance inquiétante

Pour le coup, les organisateurs du collectif antifasciste bisontin (CAB) ne pouvaient trouver meilleure démonstration des dangers qu’ils entendent aujourd’hui dénoncer en décidant de poser le problème ouvertement sur la place publique afin de faire réagir l’opinion et les autorités.

Ce qui les inquiète, c’est la montée en puissance des actes de violence de groupuscules se revendiquant ouvertement de l’idéologie d’extrême-droite. Quand il ne s’agit pas de théories nazies ou négationnistes avec vente de matériel sur le web.

Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Werwolf sequania. Leur nom est connu. Leurs agressions aussi. Depuis début janvier, on en dénombre au moins six. Et certaines sont même filmées et diffusées sur internet. Hier, ils étaient deux cents selon la police, plus de quatre cents selon les organisateurs à être descendus dans la rue pour dire « non ».

Si les heurts ont pu être évités, deux individus ont en revanche été interpellés munis de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Ils devront répondre prochainement de leurs actes devant le parquet.

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Leur presse locale – L’EstRépu, 24/03/2013 à 08h50

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A Chartres de Bretagne contre une réunion des identitaires:

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne.

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne. Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Leur presse – LeTélégramme.fr, 24/03/2013

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A St-Etienne contre la venue de LePen:

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Etienne.

Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

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