[Québec] Banques attaquées à Montréal en solidarité avec les résistant.e.s au Grand Jury du Nord-Ouest des USA

Quatre banques attaquées à Montréal

Pendant la semaine passée, plusieurs d’entre nous ont décidé de s’organiser et de passer à l’attaque.

Parce que le capitalisme est totalitaire.

Parce que les institutions financières, les caisses Desjardins comprises, sont agents et protagonistes de cette domination. Parce qu’elles sont responsables des crises financières, mais en ressortent toujours gagnantes. Parce que la condition de leur existence, c’est la négation de la nôtre.

Parce que les politiciens et politiciennes, peu importe le parti, sont aussi agents de ce système, ils et elles acceptent les regles d’un jeu dont nous sommes les perdants. Parce qu’ils et elles embrassent aveuglément l’idéologie hégémonique du déficit zéro, de la réduction de la taille de l’État, de la croissance et du profit à tout prix.

Parce que les banques sont les piliers sur lesquels reposent cet édifice qui nous réifie, nous échange, nous marchandise.

Nous avons attaqué et vandalisé quatre succursales de diverses banques avec des pavés, de la peinture, des marteaux dans les quartiers Plateau-Mt-Royal et Hochelaga. Nous avons aussi vandalisé les guichets automatiques.

Nous savons que ce ne sont que les symboles de cette domination auxquels nous nous attaquons. Mais le conflit est quotidienne, quand il faut payer pour manger, pour s’instruire. Quand le proprio vient chercher le loyer, quand le huissier frappe à la porte.

Solidarité avec les résistants du Grand Jury du nord-ouest des USA qui, malgré les risques d’emprisonnement, refusent de se plier aux demandes de l’État et du Capital.

-des anarchistes

Source: Anarchist News, 25/04/2013 à 12h04

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

1-189

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

____________________________________________________________________________________

Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

______________________________________________________________________________

Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

______________________________________________________________________________

[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

1-189

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

____________________________________________________________________________________

Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

______________________________________________________________________________

Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

______________________________________________________________________________

[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Algérie] Saccages d’agences d’assurances et bancaires, sabotages d’installations téléphoniques… Ouargla brûle – 10-12 avril 2013

Après 48 heures de violentes émeutes

Calme précaire à Ouargla

Un calme précaire régnait hier à Ouargla, après une très vive tension de deux jours qui a plongé la ville dans l’insécurité totale avec des scènes de saccage du siège de la daïra, du parc logistique communal, les agences CNAS, CAAR, CNEP, BADR, Mobilis, l’entreprise chinoise chargée du projet des stations de déminéralisation ainsi que les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Les émeutiers ont également tenté une incursion au niveau du complexe régional des PTT de Mekhadma, que la police a réussi à préserver cette fois-ci. Mais les protestataires se sont rabattus sur les chambres de câbles téléphoniques et de fibre optique, provoquant ainsi l’isolement total de Ouargla et Hassi Messaoud depuis jeudi soir jusqu’à hier après-midi. Les agents communaux de nettoyage et ceux des différentes instances touchées ont procédé au déblayage des lieux pour faciliter l’inventaire des dégâts. Le bilan provisoire de ces affrontements est grave vu l’état des lieux, les recoupements d’informations permettent de retenir le recensement de 27 blessés parmi les forces de l’ordre, dont un policier ayant subi de graves traumatismes a dû être évacué vers un CHU.

Sur le plan matériel, une trentaine de véhicules communaux, six autres de la BADR et plusieurs voitures de particuliers ont été incendiés. Ouargla a, pour rappel, connu des violences suite à l’affichage d’une liste d’attribution de logements sociaux mercredi dernier. De violents affrontements ont opposé les manifestants et les services de sécurité. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la protestation a fait tache d’huile s’étendant aux quatre coins de la ville, et ce, jusqu’à l’aube pour reprendre dans la matinée à partir du  même point de départ : le siège de la daïra de Ouargla. Les affrontements ont repris dans la soirée de jeudi, lorsque des jeunes encagoulés ont essayé d’incendier le siège de la sûreté de wilaya de Ouargla sur l’avenue de la Palestine. Toutes les issues de la ville ont été fermées et les habitants ont été ainsi pris en otages dans une escalade de violence sans fin.

A l’issue de deux jours d’émeute, les forces de l’ordre, dont des renforts ont été dépêchés des wilayas environnantes, sont intervenues. Du côté officiel, le gel de la liste de la discorde a été décidé, jeudi soir, par le wali de Ouargla, qui se chargera désormais personnellement de superviser les enquêtes sociales et les prochaines attributions. A souligner que la situation chaotique de la ville a motivé des squats des logements sociaux achevés à El Khafdi où plusieurs familles attributaires ou exclues ont décidé d’élire domicile dans ces maisons inoccupées. Une réunion regroupant le wali et le P/APW de Ouargla avec l’ensemble des élus de la wilaya, des imams, des notables et des jeunes représentant les différents quartiers de Ouargla était programmée dans la soirée d’hier au niveau de la salle de réunion de l’APW afin de débattre des solutions à trouver pour mettre fin à cette nouvelle crise.

Leur presse de l’ordre – ElWatan.com (Houria Alioua & Mohamed Ali Algmi), 13/04/2013 à 10h00

Algérie : des installations de Mobilis et d’Algérie Télécom détruits lors des émeutes d’Ouargla

(Agence Ecofin) – Dans la journée du 10 avril 2013, des émeutes ont éclaté dans la localité d’Ouargla. Le conflit a pris sa source dans le mécontentement des populations qui se sont senties lésées dans l’attribution de logements sociaux dont la liste des bénéficiaires a été affichée le 10 avril. Les manifestations avec affrontements entre jeunes cagoulés et forces de l’ordre qui ont suivi ont duré jusqu’au 12 avril, causant de nombreux dégâts.

L’agence locale de l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis a été attaquée, saccagée puis incendiée par les émeutiers. L’opérateur signale aussi la coupure de deux câbles de fibre optique qui a contribué à isoler la wilaya d’Ouargla et une tentative d’attaque de la direction régionale de Mobilis à Ouargla.

Les populations en colère s’en sont aussi prit au siège d’Algérie Télécom, l’opérateur historique des télécommunications, s’attaquant au passage à plusieurs bâtiments de service public comme les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Dans un communiqué, Saâd Damma, le président directeur général d’ATM Mobilis, a déclaré ne pas comprendre l’ « acharnement sur les infrastructures de Mobilis alors que c’est l’opérateur qui a consenti le plus d’efforts et d’investissements. Pour preuve, aujourd’hui, il dispose de la plus grande et de la meilleure couverture réseau même dans des zones qui ne sont pas forcément rentables ».

Dénonçant des manipulations comme à El-Oued où Mobilis a été accusée il y a quelques jours d’être à l’origine d’un problème technique sur le réseau, le patron de la société de télécommunications a avertit que « les manipulateurs prendront leurs responsabilités ».

Leur presse – Agence Ecofin, 15/04/2013 à 16h16

[Canada] Une banque HSBC attaquée à Vancouver – Avril 2013

Vancouver, Canada : banque attaquée

Cette saleté de HSBC a été frappée et attaquée, 10 fenêtres ont été fendues, brisées et détruites. HSBC est l’une des plus grosse banque du monde. Tous les jours ils jettent des gens hors de leurs maisons, détruisent la vie des gens, détruisent l’environnement, blanchissent l’argent des barons de la drogue et ne se gênent pas pour être une pièce centrale du capitalisme. Les chefs d’HSBC sont des ordures dont la vie n’a pas de valeur. Vous pouvez avoir des papiers avec des numéros dessus (argent), mais vous n’êtes pas humains.

Le capitalisme dirige nos vies. Il prend notre liberté pour faire ce qu’il veut. Il nous empêche de suivre nos rêves et oblige les gens à prendre des risques, comme des vols pour entretenir une addiction aux drogues que la société a crée, ou bien encore pour subvenir aux besoin de sa famille. Le capitalisme contribue à ce que ces porcs inertes (la police et l’État) mettent des humains en cage. Il contribue à la torture et tue à son gré. Il crée la machine de guerre. L’État est le capitalisme. Le capitalisme est l’État. Ce petit acte de rébellion continuera. D’autres vont sortir et attaquer. Attaque la cupidité ! Attaque la gentrification ! Attaque la VPD* ! La police est notre ennemi, c’est notre oppresseur.

Pour un monde sans frontières, ni flics, ni gouvernement ni capitalisme.

C’est facile d’attaquer.

* Vancouver Police Department : département de police de Vancouver

 Traduit de l’anglais depuis Anarchist News par Contra-info, 09/04/2013

[Italie] Brèves d’attaques vengeresses – Turin & Naples, mars 2013

Turin – 21 mars 2013

Pendant la nuit, un incendie criminel a visé la porte d’entrée de Geo Studio Servizi, une société d’architectes qui collabore avec la construction du train à grande vitesse (TAV) dans le Val de Suse.

Turin – 14 Mars

Pendant la nuit, trois banques ont été attaquées à coups de marteau. Les fenêtres ont été cassées et le DAB a été endommagé. Des slogans ont été peints sur les murs disant « Basta sfratti » (« arrêt des expulsions ») et « Pagherete tutto » (Vous payerez pour tout »). Selon la police, cette attaque pourrait être une vengeance suite à l’arrestation de trois camarades lors d’une action anti-expulsion.

basta-sfratti

Naples – 4 mars

INCENDIO A 'CITTA' DELLA SCIENZA' A NAPOLIPendant la nuit, la Cité des Sciences à Naples a été réduite en cendres. Cette institution est bien connue, même au-delà des frontières nationales et se composait d’un incubateur d’entreprises et un centre de formation pour promouvoir la «citoyenneté scientifique». En quelques heures, ce monument de la recherche technologique a été détruit. Selon les journaux il s’agirait d’un incendie criminel.

Turin – 2 mars

Pendant la nuit, le feu a été mis à une cabine électrique qui fournit de l’électricité pour l’Office de l’immigration dans le corso Verona. Certains disent que cette attaque pourrait être liée aux révoltes récentes dans le centre de détention pour immigrés de Turin.

Nouvelles traduites de la presse italienne par 325, 02/04/2013

 

[Algérie] Révolte des chômeu.r.se.s (2) : comme une traînée de poudre – Ghardaïa, 27 mars 2013

Alors que des membres du CNDDC d’El-Oued sont arrêtés puis relâchés

Calme précaire à Ghardaïa après les affrontements de la veille

Coïncidant avec la Fête du tapis dans la vallée du M’zab, de violents affrontements ont opposé des jeunes aux éléments des unités antiémeutes de la sûreté de wilaya de Ghardaïa. Les violences, qui, au départ, n’avaient lieu que dans les ruelles de la vieille médina de Ghardaïa, n’ont pu être contenues par les forces de l’ordre.

Elles se sont rapidement étendues telle une traînée de poudre aux vieux quartiers adjacents, tels que haï El-Moudjahidine, Aïn Lebeau et Echaâba où plus de 160 éléments antiémeutes sont venus renforcer des camions.

Quatorze blessés, dont deux assez sérieusement atteints à l’œil et à la tête, sont à déplorer parmi les forces de l’ordre alors que du côté des manifestants, il n’était pas possible d’avoir un bilan, compte tenu que ces derniers ont évité de ramener leurs blessés aux structures sanitaires de peur d’être arrêtés. 17 arrestations ont été opérées dont 12 parmi les militants des droits de l’Homme, à leur tête  le docteur Kamaleddine Fekhar et son adjoint Soufghalem.

Ils ont été présentés hier par-devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa pour attroupement armé, destruction de biens publics et jets de pierres sur les forces de l’ordre. Pour sa part, la fédération FFS de Ghardaïa a indiqué, dans un communiqué parvenu à la rédaction, que “les évènements qui ont émaillé la Fête du tapis sont liés au mouvement de protestation enclenché à travers le territoire national et notamment au niveau des wilaya du Sud”.

Par ailleurs, le coordinateur du Comité pour la défense des droits des chômeurs d’El-Oued, Rachid Aouin, qui avait été arrêté avant-hier par la police, a été finalement relâché tard dans la soirée. Son arrestation est liée au fait qu’il distribuait des tracts appelant à la marche pacifique des chômeurs de “un million” prévue pour le 30 mars à la place des Martyrs de chahid Hamma-Lakhdar. D’autres membres de la CNDDC ont été également arrêtés puis relâchés par la police après interrogatoire.

Pour sa part, le coordonnateur de la CNDDC, Tahar Belabbès, a affirmé que “ce qui s’est passé à El-Oued et à Ghardaïa sont des provocations visant à déstabiliser les mouvements pacifiques des chômeurs du Sud, et ce, après la réussite des mouvements de Ouargla et de Laghouat”.

Leur presse de l’ordre – Liberté-Algérie.com (L. KACHEMAD/S. Mohamed), 28/03/2013 à 09h50

17 personnes présumées auteurs d’acte de vandalisme arrêtées à Ghardaïa

Dix-sept (17) personnes, auteurs présumés d’actes de vandalisme, ont été arrêtées mardi suite aux événements qu’a connus la ville de Ghardaïa à l’ouverture de la 46ème édition de la fête du tapis, apprend-on de source policière.

Les auteurs présumés d’actes de vandalisme, de destruction de biens publics et privés, d’incendies, de dégradation de véhicules et de coups et blessures sur les forces publiques ont été arrêtés en flagrant délit et seront déférés mercredi devant le juge d’instruction, précise la même source.

Un des auteurs des actes de vandalisme présumés, qui se déclare être le responsable local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et de la section locale d’Amnesty international, serait l’instigateur de ces actes et troubles, précise-t-on.

Les arrestations sont survenues suite aux événements qu’a connus Ghardaïa à quelques heures avant le coup d’envoi de la fête du tapis lorsqu’au des dizaines de personnes ont investi la tribune officielle pour empêcher le déroulement de cette manifestation, a-t-on constaté.

Des échauffourées ont éclaté entre les protestataires et les forces de l’ordre avant de dégénérer en véritable émeute, au cours desquelles plusieurs édifices publics ont été saccagés, des véhicules incendiés, l’immobilier urbain et des distributeurs de billets de banque endommagés, avant que les agents antiémeutes n’interviennent utilisant des gaz lacrymogène pour rétablir l’ordre.

Leur presse de l’ordre – Le Temps d’Algérie, 27/03/2013