[Avignon/La ZAD est partout] Face à la LEO et son monde, semons le FLEO – 11 & 12 mai 2013

CONTRE LA LEO, OCCUPONS LE FLEO

GRAINE DE RESISTANCE

A la suite de l’appel lancé par des individus luttant contre la LEO et son monde, des collectifs locaux et du réseau Reclaim the Field, 300 personnes environ ont participé à une manif-occupation du 27 avril au 1er mai 2013. Durant ces rencontres, ont eu lieu : la construction d’un poulailler, l’installation d’un rucher et d’une serre, la plantation d’un champ de patates, le défrichage d’un terrain pour la réinstallation d’une maraîchère déplacée par le projet de la LEO, la taille d’un verger abandonné à cause de la LEO, la préparation de la terre pour des jardins potagers.

Plusieurs discussions se sont déroulées sur des thèmes variés tels que « l’occupation comme pratique de lutte », « les mouvements sociaux en Grèce » ou encore des échanges avec les acteurs des luttes locales. Un chantier de rénovation de la maison de la lutte, baptisée maison LEOpart, s’est déroulé dans une ambiance de partage de savoirs faire. De nombreux habitants de la ceinture verte ont réagi positivement face au mouvement d’occupation. Des voisins sont venus donner un coup de main et ont fait des dons de nourriture, de matériel, d’un âne, d’un bouquet de muguet, de fumier pour les culture et ont proposé des douches aux occupants.

LE FLEO PREND DU TERRAIN

Suite à la manif-occupation, nous avons décidé d’occuper un terrain d’un hectare que nous avons baptisé le FLEO – Fabuleux Laboratoire d’Expérimentation et d’Occupation. Ce lieu se veut une zone d’accueil des nouveaux occupants et un espace de création de nos utopies. Une yourte dortoir, une serre et un poulailler sont déjà installés. Une deuxième yourte, une cuisine collective, des cabanes et une salle de bain sont en chantier.

Parallèlement la maison LEOpart qui se veut être une base d’organisation de la lutte accueillera un dortoir, une cuisine et une salle de réu/concert/projections/infokiosk… Elle sera inaugurée le 25 Mai. Enfin, la GanGGRaine, une maison squattée depuis février abrite un collectif d’habitants.

D’autres lieux sont potentiellement squattable, d’autres maisons sont en phase d’être expropriés.

APPEL A OCCUPATION

Le samedi 11 mai aura lieu la première Assemblée Générale du mouvement LEOpart. Cette assemblée sera ouverte à toutes et tous celleux qui souhaitent s’investir dans le mouvement. Elle sera suivie d’une journée de chantier collectif le dimanche 12 mai.

Ici, la résistance s’organise avec enthousiasme. Nous appelons les individus qui se reconnaissent dans la lutte contre les projets inutiles et leur monde à nous rejoindre pour construire, faire vivre et grandir cette occupation.

Face à la LEO, semons le FLEO.

Les LEOpartes et LEOparts – 5 mai 2013 à 11h06

Des nouvelles fraiches …

Salut, la manif s’est bien déroulée même avec le mauvais temps nous étions environ 300 personnes bien motivé_es. Une parcelle de patates a été plantés, le poulailler collectif prend forme, une petite serre a été construite et pleins de réflexions ont germées.

Nous avons commencé_es a prendre racine sur le camps et tout se déroule bien…..vous êtes invité_es a prendre racine a notre coté de façon provisoire….ou pas.

Pour les plantes d’entre vous les plus sensibles a la pluie nous avons des abris (chapiteaux,tentes,…)ou nous nous rassemblons pour discuter…(il y fait presque chaud, enfin presque….).

Mercredi, il y a une présence au marché au quartier Rocade, une initiation a l’arboriculture (cours théoriques et cours pratiques); différents chantiers, ateliers et discussions.
A 13h on vous invite pour un Apéro. Amenez, si possible, de quoi partager.

L’aprèm il y a une présentation du dernier n° de la revue “Z” sur les luttes urbaines et rurales en Grèce et pour les petit-es et grand-es un jeu de piste guidé par les castors et pleine d’autres choses.

Le soir il y a un concert.

Pour trouver le campement cliquer ici.

On vous attend de racine ferme…..

A bientôt.

Le tract en PDF d’appel à mobilisation du 27/04/2013

Source: leopart.noblogs.org

[Besançon] L’Intervento, représentation sur les luttes autonomes italiennes des 70’s – 12 mai 2013 à 16h00 au local de Radio Bip

L’INTERVENTO, c’est une compilation de textes, chants, images, témoignages sur les luttes autonomes italiennes dans les années 70.

ça se passe:

le DIMANCHE 12 MAI à 16h00

dans les locaux de RADIO BIP 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en dessous de la gare).

ENTREE LIBRE

La représentation sera suivie d’un apéro grignotage puis d’une discussion sur les liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.

Merci de faire tourner l’info.

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Présentation de l’Intervento:

Le mouvement autonome italien est peut-être l’un des mouvements de lutte les plus puissants de l’histoire récente occidentale.

Fort de ponts exceptionnels entre étudiants et ouvriers, « autonome » des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d’actions, il fera durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les « hordes païennes » de jeunes immigré-e-s du Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l’ordre du jour les pratiques d’action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s’endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l’inflation, refusent de payer les loyers ou les factures. C’est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l’économie occidentale. C’est une explosion des radios libres qui se font « la voix des sans-voix » tout en jonglant avec l’ironie et la philosophie. C’est enfin le tournant de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression féroce : un mouvement étranglé qui n’a plus d’autres issues que la fuite, l’héroïne ou la clandestinité. Beaucoup « d’autonomes » passeront des années en prison, sans manquer d’en faire encore un lieu de luttes.

Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d’images permettront, chapitre après chapitre, d’avoir un aperçu de l’atmosphère brûlante de l’époque et d’approcher les questions qu’elle nous pose aujourd’hui.

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Mailing-list, 23 avril 2013

[ZAD/NDdL] Affrontements suite à l’assaut militaire au carrefour de la Seaulce – depuis 7h00 ce lundi 15 avril 2013 [Mise à jour]

Le suivi des événements sur zad.nadir

16h45 : Des machines sont arrivés à la Saulce pour réparer la D81

15h30 : La situation est calme au carrefour de la Saulce. Les flics sont assez avancés dans les 4 directions : Chemin de Suez, les deux cotés de la D81 et la route vers les Fosses Noires. 4 personnes sont toujours en GAV et nous comptons 3 blessés parmi les camarades : 2 impacts de flashball au thorax et à l’arcade, une personne ayant reçu des éclats de grenades dans les jambes. Aux Ardinières, les flics contrôlent et fouillent les caisses qui arrivent sur la zad. Un convoi de la zad s’organise pour rejoindre le rassemblement à Nantes. Les comités de soutien appellent à rassemblement devant les lieux du pouvoir un peu partout en France.

Info legal team : 4 arrestations depuis ce matin, il est probable que quelques uns soient juste des contrôles d’identité.

13h45 : Commentaire du préfet d’après D’après france 3 pays-de-la-loire, Les premiers incidents ont débuté ce matin au carrefour de la Saulce, un carrefour « libéré » samedi pour laisser passer les manifestants mais que les gendarmes « n’avaient pas l’intention de reprendre ce matin ».mais en même temps : « Les gendarmes conservent leurs positions et ne quitteront pas le carrefour » précise le Préfet. Super langue de bois, Christian Galliard de Lavernée !

Selon la préfecture, deux cent-cinquante hommes sont partis de Nantes vers 12h30, en renfort des 60 gendarmes mobiles déjà sur place.

13h34 Si des gens des alentours ont envie d’aller se dégourdir les jambes en soirée (plus tôt serait trop tôt) sur les sentiers champêtres longeant les hotels pouvant héberger quelques uniformes, n’hésitez pas à sortir prendre un bon p’tit bol d’air et d’infos (à faire circuler ensuite) !

13h15 Des précisions sur la situation sur place pour ne pas que les informations soient mal interprétés de l’exterieur. Il n’est à priori pas question d’expulsions ou de prise de contrôle de lieu de vie collectif mais d’une volonté de reprise de contrôle du carrefour. Il n’empêche que cette action est vécu comme une attaque comme l’explique très bien ce texte : Soit ils nous virent, soit ils se cassent ! (et s’ils nous virent, on revient !)

12h35 Des cabanes en feu sur le site de la Chataigne selon France 3. En réalité, il ne s’agit pas d’une attaque de la Chateigne mais de la cabane/barricades sur le chemin qui y mène, entre le moulin de Rohanne et St Antoine. Ca fait mal au coeur parce qu’il s’agit d’un lieu de vie, d’une barricade joliment transformée avec de belles energies et on est triste pour les copains qui y ont participé et qui y vivaient…

12h33 : De nombreuses offensives policières sur le chemin de Suez. La 1ère cabane/barricades des Lascars est en feu… Il semble qu’ils soient vraiment déterminés à reprendre leur place sur le carrefour et à contrôler les axes qui y mènent

La situation est sur le chemin de Suez si des personnes proches peuvent venir en renfort, ce sera bienvenu !

Appel à rassemblement mardi 16/04 à 10h devant le commisariat de Blain en soutien à un paysan convoqué pour « violence sur gendarme », « utilisation d’arme par destination » et « non respect des sommations d’arrêter son véhicule ».

VU  : 9 fourgons sirènes allumées sur la 4 voies de Vannes, en direction de la ZAD

11h08 : Une nouvelle arrestation après une charge des flics dans la forêt…

11h : Une dizaine de véhicules de flics est aux ardillères avec maitres chien et physionomiste. Côté carrefour de la Saulce : une vingtaine de fourgons.

10h22 : Les flics sont au niveau de la foret en direction de la Rolandière, 3 blessés de notre côté. Du leur aussi apparement…

10h07 : les grenades résonnent toujours. Les flics sont avancés sur le chemins de suez… Pour les nouvelles plus douces : petites revues de presse des beaux moments partagés ce week end pour Sème Ta Zad

L’intégralité du fil-info de ce lundi 15 avril 2013

Notre-Dame-des-Landes. Affrontements entre opposants et gendarmes

Des affrontements ont éclaté ce lundi matin entre une centaine de « zadistes », opposants au projet d’aéroport, et les gendarmes mobiles, à Notre-Dame-des-Landes, sur le futur site d’implantation de ce projet.

Les forces de l’ordre ont pour mission de dégager la route entre Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes, que les opposants ont essayé de réoccuper après un week-end festif de semailles dans la «Zone à défendre», nom donné par les anti-aéroport à cette zone d’aménagement différé.

Lacrymos et barricades

Dans une atmosphère saturée de gaz lacrymogène, on entend éclater des grenades assourdissantes. Les opposants harcèlent les forces de l’ordre avec divers projectiles et des cocktails molotov. Ils ont échafaudé des barricades et creusé des tranchées.

Plusieurs blessés

Deux blessés ont été transportés à l’hôpital : un « zadiste » touché au visage, un gendarme touché à la nuque. On compte d’autres blessés dans les deux camps mais ne nécessitant pas d’hospitalisation. Il y aurait deux interpellations, non confirmées encore.

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Leur presse – Ouest France, 15/04/2013

Voir l'article du Jura Libertaire sur la manif Sème ta ZAD et la reprise par les occupantEs du carrefour de la Saulce dans la nuit du 12 au 13 avril 2013 (après de nombreux mois de harcèlement militaire à cet endroit)

Voir l’article du Jura Libertaire sur la manif Sème ta ZAD et la reprise par les occupantEs du carrefour de la Saulce dans la nuit du 12 au 13 avril 2013 (après de nombreux mois de harcèlement militaire à cet endroit)

Ce lundi 15 avril, de nombreux comités locaux d’un peu partout appellent à se rassembler en réaction à l’intervention militaire au carrefour de la Seaulce

Expropriations nocturnes dans les commerces du Haut-Doubs

DES COMMERCES ALIMENTAIRES CAMBRIOLÉS

Rivière Drugeon. Une série de cambriolages vise actuellement les commerces alimentaires du Haut-Doubs. Dans la nuit du 26 au 27 décembre, le Vival de la Rivière Drugeon a été visité. On y a dérobé un coffre-fort, un ordinateur et quelques bouteilles d’alcool.

Dans celle du 2 au 3 janvier, c’est trois chariots d’alcool et de sodas qui ont disparu après que la porte a été fracturée.

En juin dernier, la supérette de Largement-Sainte-Marie avait été cambriolée au cours de la nuit une semaine après son ouverture.

Le lien entre les trois affaires n’est pas forcément établi. Une enquête de gendarmerie est en cours.

Leur presse locale – L’Est Répugnant.fr, 06/01/2013 à 09h58

[Saint-Denis 97400] Un fast-food Quick attaqué et une station service pillée suite à une tentative d’expropriation de bouffe – Soirée du 4 octobre 2012

Vandalisme au Chaudron : le Quick et la station-service touchés

SAINT-DENIS

Hier soir, vers 19h30, une vingtaine de jeunes cagoulés ont débarqué au niveau du Quick du Chaudron avec l’intention de repartir les bras chargés de nourriture, sans forcément payer… Mais les employés présents ont heureusement eu le temps de tout fermer. Les malfrats ont quand même détérioré les vitres du Drive ainsi qu’un panneau d’affichage. « Ils semblaient avoir à peine quinze ans, témoigne Philippe Lariche, le patron du fast-food. Pour moi l’objectif, c’était pas voler, mais bien casser pour casser ! Je me demande si je ne vais pas fermer pour m’installer ailleurs… »

Le gérant du Quick songe à s’installer ailleurs

La bande cagoulée et gantée s’est ensuite dirigée vers la station-service Marni, basé le long du boulevard du Chaudron. Le commerce était encore ouvert. L’équipée est donc entrée sans difficulté et c’est tranquillement qu’ils se sont servis. « Ils ont pris des boissons, des bonbons, après nous avoir crié de ne pas bouger, raconte Seendra, la fille du gérant. Nous étions trois à la station. On allait fermer à 20h ». Les jeunes ont ensuite fait mine de repartir avant de revenir, mais les employés ont eu le temps cette fois de baisser les rideaux métalliques. Ces jeunes seraient partis du mail du Chaudron à en croire l’employé de la station-service Engen basé rue Roger Payet. Ils sont passés devant chez nous, vers 19h20, raconte un pompiste. Je pense qu’ils ne sont pas venus chez nous parce qu’on avait beaucoup de clients à ce moment-là. Si le préjudice est au final peu important, l’histoire fait en tout cas froid dans le dos. Une enquête a été ouverte par la police.

Leur presse – Clicanoo.re (H.A.), 05/10/2012 à 09h34

Radicalisme de la misère, misère du radicalisme

Toulouse/Paris : radicalisme de la misère, misère du radicalisme

Reçu par mail et publié par Brèves du Désordre, 31 août 2012

Ils s’envoient des communiqués de soutien mutuels, ils font chauffer le fax en direction de l’AFP, des ministères ou de la préfecture, ils reçoivent l’appui d’une partie de la gauche gouvernementale (Verts) ou des syndicats (Sud, CGT, CNT) et s’en vantent, ils envahissent les sites alternatifs depuis quelques mois, mais que veulent les occupants (et leurs amis) du CREA à Toulouse et du 260 à Paris ?

Ils veulent NE-GO-CIER, et ne cessent de le brailler à tous vents. Et pour cela, ils sont même prêts, audace suprême, à jouer avec les frontières de la loi en occupant illégalement des lieux. Seulement, et cela même les cogestionnaires de la force de travail l’ont appris (eux qui au besoin savent où placer des bonbonnes de gaz et provoquer quelque confrontation musclée), il ne suffit plus de gueuler ou de se promener avec des banderoles dans la rue pour que les puissants entament une négociation réelle. Alors qu’est-ce qu’on peut faire, à part se plaindre en prenant tout le monde à témoin ? « L’Etat prend nos délégués pour des responsables quand il envoie la police », « le ministère tient pas ses promesses », « on se ruine en téléphone et on ne récolte que des CRS » ? Combien de leçons de démocratie réelle faudra-t-il pour que ces partisans du pragmatisme collectiviste trouvent la tactique gagnante sans enfourcher les chevaux de la violence ? Question à mille points qui ne trouvera de réponse que sur le dos d’une partie de leurs mandatés, les indisciplinés de leurs listes de demandeurs d’HLM, les insoumis à la discipline des travailleurs sociaux autogérés.

Comme on pouvait dire cyniquement qu’un des pires produits du fascisme était l’anti-fascisme, on pourrait dire au vu des extraits qui suivent, qu’un des pires produits de la misère est la misère du radicalisme. Faire du syndicalisme de base sans même créer de rapport de force n’a jamais rien produit, mais surtout, penser réussir une négociation avec l’Etat sans rien offrir en contrepartie, sinon de la pacification sociale, relève sinon de la naïveté, en tout cas de l’illusion démocrate. Une chose est de se battre pour bien plus que des cages à poules ou des centres (même sociaux) et que l’Etat fasse des concessions, une autre est de collaborer avec lui. Quant au dialogue, il n’est possible qu’entre égaux, c’est à dire en situation de liberté (sans le chantage de la matraque) et de réciprocité (sans médiation). Dans une perspective révolutionnaire, le seul langage qui tienne avec l’Etat est celui de la confrontation…

Enfin, au-delà du recyclage des vieux fonds de marmite (Des logements sociaux ! Le pouvoir au peuple !), à quoi bon tous ces rendez-vous pour demander son dû à not’ bon maître ? Face au vide relatif laissé par les structures de médiation traditionnelles, il semble que les apprentis-bureaucrates se bousculent de plus en plus au portillon, et qu’ils peuvent affluer de tous les milieux. Cela tombe bien, face à l’incertitude liée aux restructurations en cours et aux possibilités d’explosions sociales toujours plus incontrôlables, le pouvoir a besoin d’interlocuteurs pour négocier quelques miettes, même s’il n’est plus disposé à les lâcher aussi facilement qu’avant. A l’heure où beaucoup se rendent compte bon gré mal gré qu’on n’aura que ce qu’on arrachera, et où les illégalismes se font toujours plus diffus, il est plus que temps d’approfondir l’antagonisme social qui se creuse entre le vieux monde de la cogestion et de l’aménagement négocié de la survie et tous ceux qui ont tout à prendre, et beaucoup à détruire.

Face à tous les pouvoirs et à ses faux critiques, action directe sans médiation !

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Toulouse

« Contrairement aux affirmations de la préfecture, les habitant-es n’ont non seulement pas refusé « les propositions de contact » mais ils et elles ont à travers de très nombreux courriers et appels téléphoniques contacté la préfecture, le ministère des affaires sociales et le ministère du logement afin de trouver des solutions viables et concrètes pour les familles. Il semble nécessaire de préciser que chaque famille présente sur ce lieu de vie a toujours bénéficié « d’un suivi social qualifié » assuré par des professionnels, lors des permanences hebdomadaires au CREA et régulièrement par divers services sociaux. »

Le CREA et des membres de la campagne Zéro personne à la rue, Le CREA expulsé, et maintenant ?, 29 août 2012

« Mercredi [30 août] à la mi-journée, des militants du CREA se sont rendus au siège de la direction régionale de la cohésion sociale à Toulouse. L’objectif pour eux étant « d’entrer en contact avec le ministère des affaires sociales », propriétaire du bâtiment allée des Demoiselles dont ils ont été expulsé mardi, via son antenne locale. « On veut au moins un coup de fil pour leur dire qu’on n’accepte pas cette expulsion qui met à la rue des familles et des enfants et aussi contester le communiqué de la préfecture », expliquait un militant sur place. La veille, la préfecture de Haute-Garonne avait affirmé que les militants du CREA avaient refusé toute tentative de contact avec les services de l’État. « On nous a même reçus à la préfecture, c’est qu’on a pas refusé le dialogue », expliquait une militante. »

Carré d’info, 30 août 2012

« L’absence de reconnaissance des pouvoirs publics pour toute l’énergie que vous avez déployée est surprenante tant l’exercice de la démocratie y était intelligente. »

Le Collectif Urgence Précarité 44 (en soutien au CREA et publié sur son site), 30 août 2012

« Pour EELV, il est important d’instaurer en outre un dialogue entre les acteurs du projet, l’Etat et les collectivités locales, au premier rang desquelles la Ville de Toulouse. »

Communiqué des Verts en soutien au CREA (et publié sur son site), 29 août 2012

« Suite au rendu du Tribunal Administratif concernant l’expulsion du bâtiment du CREA et malgré de nombreuses tentatives pour dialoguer avec le ministère des affaires sociales et sa Ministre Marisol Tourraine, propriétaire du Créa nous avons demandé un rendez-vous à la Préfectureconcernant l’avenir du lieu et de ses habitants. Lundi 30 juillet, la préfecture a reçu des membres la campagne de réquisition, du centre social et des habitants du CREA et nous a confirmé qu’elle comptait mettre à exécution la décision du tribunal »

CREA, Mais que fait la préfecture ?, 1er août 2012

« Par le plus grand des hasards, Daniel Cohn-Bendit se trouvait sur la place, le cortège en a profité pour l’interpeller sur l’urgence de la situation du Centre Social Autogéré. Celui-ci, nous a gracieusement donné le numéro de téléphone personnel de Cécile Duflot que nous tentons de joindre depuis cet instant. Par la suite, nous avons aussi interpellé Pauline Lavaud (attaché parlementaire de Cécile Duflot) par téléphone pour exiger l’arrêt de la procédure d’expulsion. Après plusieurs échanges téléphoniques, bla bla bla »

Communiqué du CREA, 1er juin 2012

« Nous avons ensuite [le 10 mai 2011] rencontré Mme Touchefeu, adjointe au maire chargée de la solidarité et de la politique de la Ville afin de lui présenter notre projet et lui demander le soutien de la mairie lors du prochain procès. Aucun engagement clair ne nous fut donné. »

« Nous avons ensuite été reçus, avec le GPS (Groupement pour la Défense du Travail social), par la préfecture (…) Le GPS a, quant à lui, pu défendre son projet finalisé le 31 mai lors d’une table ronde à la préfecture : « Projet d’habitat adapté au centre ville de Toulouse pour les personnes en situation de très grande précarité ». »

Brochure d’auto-présentation du CREA, p.3

« Le relais santé et social est assuré par des coopérationsavec la Case de Santé d’Arnaud Bernard (centre de santé communautaire), Psychologues du monde, le Réseau Education Sans Frontières (RESF), la CIMADE, l’Utam d’Empalot, l’Office Français pour l’Immigration et l’intégration… Nous bénéficions aussi de soutiens médiatiques de la part de journalistes régionaux (La Dépêche du Midi, 20 minutes Toulouse,…) et nationaux (Libération, L’Humanité) ou d’organisations comme Reporters Sans Frontière ou la Ligue des Droits de l’Homme. »

Brochure d’auto-présentation du CREA, p.7

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Paris-20e

« Au début de l’année 2012, plusieurs collectifs de mal-logés, de chômeurs et précaires se rassemblent pour répondre collectivement au problème du logement. Après avoir occupé plusieurs bailleurs sociaux et mairies pour demander des relogements, l’assemblée décide de ne plus attendre et de prendre un bâtiment. (…) Suite à la perturbation d’un meeting de Cécile Duflot, entre les deux tours des élections législatives, nous avons été reçus au ministère du logement. Les élections passées, le ministère a rompu tout contact. »

Appel à une manif pour le 8 septembre 2012

« Le syndicat CNT-PTT-RP exprime sa solidarité avec les habitants du 260 et soutient leur demande d’une négociation pour la régularisation de leur présence dans ce lieu. »

Communiqué de soutien du syndicat CNT PTT (publié sans être contredit sur le blog de Paris20), 8 août 2012

« En fin de matinée aujourd’hui a eu lieu un rassemblement d’un collectif de mal-logés devant la mairie du 4ème arrondissement de Paris. Une délégation a été reçue (…) La négociation s’est bien déroulée et ils ont obtenu l’assurance par une élue Front de gauche du 4ème arrondissement de faire remonter les revendications. »

Comité National CGT des Privés d’Emploi (publié sans être contredit sur le blog de Paris 20), 20 juin 2012

« Durant cette occupation notre tract a été faxé chez Manoavec la liste des mal logés de la coordination des collectifs, un autre à l’AFP, un à la direction des affaires sociales en solidarité avec la lutte du CREA menée sur toulouse et un au ministère du logement. »

Le 260, Occupation du bailleur “social” Toit et joie du 31 mai, 3 juin 2012

« Quelques dizaines de mal-logés ont investi la mairie du 20e, mardi dernier afin de réclamer des logements sociaux et des hébergements d’urgence. À peine se sont-ils présentés que la mairie a tenté de leur fermer ses portes, puis a ensuite fait appel à la police. Il n’a été à aucun moment possible de faire part de nos revendications, pourtant fort modestes pour certaines d’entre elles (obtenir un rendez-vous, faire faxer une liste de mal-logés à des responsables du logement). »

Collectif du 20e contre les expulsions, 24 mai 2012

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Paris-18e

 » Il est inadmissible qu’à ce jour nous n’ayons aucune réponse de votre part quant à notre rendez-vous du 27 Juin avec Monsieur Archimbaud, directeur adjoint de votre cabinet [du ministère], et Madame Lavaud, qui a été annulé sous prétexte de session parlementaire. Depuisvous n’avez pas daigné nous proposer un autre rendez-vous afin que la liste du collectif des mal logés du 18ème sans frontières et d’autres collectifs soient enfin conclues. (…) Nous n’attendrons plus ! Tenez vos promesses ! »

Collectif des mal logés du 18ème sans frontières [qui participe à l’occupation du 260], Lettre ouverte à Madame Duflot, 21 août 2012


Ô joie du double langage, ou les faux-nez du démocratisme radical

« Notre solution, c’est la reprise de nos moyens d’existence par nous-mêmes ! »

260 rue des Pyrénées n°1, juillet 2012

« Nous avons créé ce lieu de vie, d’organisation et de lutte pour obtenir directement ce dont nous avons besoin » et un peu plus loin : « Une délégation de 4 personnes a été reçue par son [de la ministre] directeur adjoint de cabinet, Jacques Archimbaud, et par Pauline Lavaux, conseillère parlementaire. Notre délégation a présenté les revendications suivantes : 1) des logements sociaux pour tous les gens qui en ont besoin, et notamment celles et ceux dont les noms sont écrits sur les listes de mal logé-e-s que nous amenons ». Puis « Parallèlement à la rencontre au Ministère, un autre groupe a occupé l’Union sociale pour l’habitat qui est la fédération des sociétés HLM. Le délégué général, Thierry Bev, s’est engagé à faire la médiation entre les habitant-e-s du 260 rue des Pyrénées et le bailleur Toit et Joie. »

Communiqué du 260 rue des Pyrénées, 13 juin 2012

« Nous avons trouvé une porte et posé nos bagages pour nous installer, créer un lieu de vie, d’organisation et de lutte pour obtenir directement ce dont nous avons besoin et pourrir ceux qui pourrissent notre vie au quotidien. »

Tract du 260 d’appel à une action pour le 13 juin 2012

« Nous sommes déterminés à devenir le cauchemar du pouvoir tant que nous n’aurons pas eu gain de cause. »

Les habitants du 260 rue des Pyrénées, 10 juin 2012

Sources : [Note : comme il est précisé plus haut, nous avons reçu ce texte et sa compilation par mail. Si nous prenons le temps et l’énergie pour contribuer au site de « cette semaine », ce n’est pas pour nous auto-référencer ensuite sur les Indymedia, ou tout autre truc alterno. Nous ne publions jamais rien sur les Indymédias pour des divergences de contenu, pour ne pas alimenter la confusion qui y règne, pour ne pas cautionner le libéralisme de l’open publishing. Malheureusement, l’article ci-dessus a été immédiatement copié/collé sur divers Indymedias le jour même de sa parution (avec parfois pour signature « cettesemaine » !) par des idiots anonymes. Cela relève manifestement de l’ignorance totale du projet des « brèves du désordre »]

[Toulouse] Echauffourées lors de l’intervention policière place des Tiercettes – Nuit du 31 août au 1er septembre 2012

300 fêtards évacués par la police cette nuit, place des Tiercerettes

VIDEO — Véritable carrefour culturel coincé entre Arnaud-Bernard, l’université de l’Arsenal et la basilique Saint-Sernin, la place des Tiercerettes a été le théâtre d’une intervention musclée de la police dans la nuit de vendredi à samedi. En effet, 300 fêtards ont été évacués et cette opération ne s’est pas passée sans heurts.

Les équipes de nuit sont intervenus place des Tiercerettes en raison du tapage occasionné par des fêtards avinés qui continuaient à boire sur la voie publique, malgré l’interdiction. Les agents ont essuyé des jets de canettes et des insultes et ont dû utiliser leurs bombes lacrymogènes contre des noceurs énervés et alcoolisés. A l’issue de cette intervention, deux hommes ont été placés en cellule de dégrisement et en garde à vue.

Selon une source policière, les fonctionnaires interviennent fréquemment sur cette place du centre-ville mais n’ont jamais fait face à autant de personnes.

Il faut rappeler que depuis 2011, des arrêtés interdisent la consommation d’alcool dans les lieux publics du centre et obligent les épiceries de nuit à fermer à 2 heures du matin en semaine et à 3 heures le week-end. Les patrons de bars sont également contraints de fermer leurs portes à partir de 3 heures dans la nuit du samedi au dimanche.

Leur presse – La Dépêche.fr, 01/09/2012 à 13h29