[Québec] Compte-rendu de la journée du 1er mai anti-capitaliste à Montréal

Cette année pour le 1er mai, deux marches, une partant de l’ouest avec comme banderoles de tête  « Pour un monde sans patrons, ni flics, ni prisons » ainsi que « sud-ouest contre le capitalisme, le 1er mai et tous les jours« , et une autre menée par une banderole « sabotage / grève sauvage« , devaient se rejoindre devant l’hôtel de ville à 18h00 pour ensuite marcher uni jusqu’au club privé 357c, où la lie de l’Etat, de la mafia et des affaires se réunissent pour planifier secrètement la manière par laquelle ils vont tou.te.s nous baiser.

L’ambiance était très festive que des centaines de personnes se sont rassemblées Place Jacques-Cartier à côté de la mairie. Il y a eu un petit discours et la tension a commencé à augmenter à mesure que les charges de flics ont commencé à provoquer la foule, en attaquant au hasard les gens avec des matraques et bloquant l’accès à la rue. Les gens ont finalement fait leur chemin à travers et se sont dirigés dans le vieux Montréal. La marche a pris fin 20 minutes plus tard quand les flics ont chargé et encerclé quelques 450 personnes avant même d’avoir pu s’approcher de Club 357c.

447 personnes ont reçu 635 $ d’amendes du règlement antiprotest P6, après avoir été menottées et détenues pendant huit heures, ambiance électrique au moment où ils/elles sont sorti.e.s du bus à la station de police Langelier. Six personnes ont également été arrêtées et font face à diverses accusations criminelles, de voies de fait contre un agent de police pour violation des conditions.

Des personnes se sont réunies pour une veillée nocturne à l’extérieur du poste de police Langelier, attendant leurs proches et/ou en solidarité avec les détenu.e.s. Le rassemblement a été poussé loin de l’entrée par les flics mais est resté proche jusqu’à ce que la dernière personne souffrant de déshydratation soit libérée.

Une vidéo de la manif de CUTV:

Un résumé de la Convergence des Luttes Anti-Capitalistes

Traduit de l’anglais de sabotage media, 6 mai 2013

[Québec] Des commerces de luxe du quartier Hochelaga-Maisonneuve vandalisés – Montréal, 1er mai 2013

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Des actes de vandalisme commis dans le quartier

Pendant que la manifestation anticapitaliste annuelle battait son plein, mercredi soir, dans le Vieux-Montréal, des vandales s’en sont donné à coeur joie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Dans un premier temps, vers 18h30, des suspects ont tenté d’incendier le commerce de location d’autos et de camions Jean Légaré, situé au 3035, rue Hochelaga.

La police confirme qu’au moins un engin incendiaire a été projeté contre l’une des vitrines du bâtiment, qui ne s’est toutefois pas fracassée.

Aucun suspect n’a été arrêté en lien avec cet événement.

Quelques heures plus tard, en fin de soirée, des suspects ont vandalisé la façade de plusieurs condos et commerces de la place Valois avec de la peinture jaune.

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Située à l’angle des rues Valois et Ontario, la place Valois a été inaugurée en 2007 et comprend des commerces au rez-de-chaussée, des habitations aux étages supérieurs et une vaste place publique.

Des commerçants du secteur sont d’avis que ces actes disgracieux sont directement liés à la manifestation anticapitaliste qui a eu lieu quelques heures plus tôt dans la métropole.

«On le sait, les immeubles à condos sont souvent ciblés et certains commerces de la place Valois offrent des produits un peu plus dispendieux, luxueux, a dit une commerçante. Il y en a qui voient l’endroit [la place Valois] comme un symbole capitaliste dans le secteur.»

Des témoins ont affirmé avoir vu trois suspects prendre la fuite en courant après avoir tapissé les murs de peinture.

Là encore, aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.

Leur presse – Journal de Montréal (Maxime Deland/Agence QMI), 02/05/2013 à 21h11

[Québec] Banques attaquées à Montréal en solidarité avec les résistant.e.s au Grand Jury du Nord-Ouest des USA

Quatre banques attaquées à Montréal

Pendant la semaine passée, plusieurs d’entre nous ont décidé de s’organiser et de passer à l’attaque.

Parce que le capitalisme est totalitaire.

Parce que les institutions financières, les caisses Desjardins comprises, sont agents et protagonistes de cette domination. Parce qu’elles sont responsables des crises financières, mais en ressortent toujours gagnantes. Parce que la condition de leur existence, c’est la négation de la nôtre.

Parce que les politiciens et politiciennes, peu importe le parti, sont aussi agents de ce système, ils et elles acceptent les regles d’un jeu dont nous sommes les perdants. Parce qu’ils et elles embrassent aveuglément l’idéologie hégémonique du déficit zéro, de la réduction de la taille de l’État, de la croissance et du profit à tout prix.

Parce que les banques sont les piliers sur lesquels reposent cet édifice qui nous réifie, nous échange, nous marchandise.

Nous avons attaqué et vandalisé quatre succursales de diverses banques avec des pavés, de la peinture, des marteaux dans les quartiers Plateau-Mt-Royal et Hochelaga. Nous avons aussi vandalisé les guichets automatiques.

Nous savons que ce ne sont que les symboles de cette domination auxquels nous nous attaquons. Mais le conflit est quotidienne, quand il faut payer pour manger, pour s’instruire. Quand le proprio vient chercher le loyer, quand le huissier frappe à la porte.

Solidarité avec les résistants du Grand Jury du nord-ouest des USA qui, malgré les risques d’emprisonnement, refusent de se plier aux demandes de l’État et du Capital.

-des anarchistes

Source: Anarchist News, 25/04/2013 à 12h04

[Québec] Voiture de police incendiée – Montréal, nuit du 15 au 16 mars 2013

Dans l’esprit de la marche passée du 15 mars, une voiture de police a été incendiée dans la soirée du 15 mars, au poste de police 33 au Parc-Ex, à Montréal. Cette action a été faite en complément de la 17ème manifestation annuelle contre la police (et leur brutalité) qui a eu lieu plutôt ce jour-là.

Nous envoyons également un message de soutien à Marco Camenisch dans ses luttes à l’intérieur de la prison en Suisse.

Traduit de Anarchist News, 18/03/2013

[Semaine internationale contre les violences policières] Sur les mobilisations à Montréal et à Bruxelles – 15 mars 2013

Les forces policières défendent leur image à coups de matraques

Le COBP trouve ironique la violence dont doit faire preuve le SPVM pour faire taire les victimes et témoins de violences policière et condamne donc le sabotage de la 17e manifestations contre la brutalité policière.

Dès le début de la semaine, le SPVM a continué sa campagne de salissage contre le COBP et contre toute personnes pouvant nuire à son image et dénonçant ses nombreux comportements inacceptables. Cette campagne de salissage vise à démoniser la manifestation et la résistance face à la brutalité policière, la caricaturant comme un rassemblement d’individus agressifs visant à saccager le centre-ville. En effet les policiers ont multiplié les conférences de presse, communiqués et tracts invitant la population à boycotter le rassemblement et à craindre les manifestants et manifestantes. Le COBP tient à rappeler que les manifestations précédentes ont été fortement perturbées par les interventions du SPVM qui intimidaient et qui ne faisaient qu’augmenter la tension.

Avant même le rassemblement au point de départ, les policiers arrêtaient déjà des individus sur les trottoirs. La liberté d’expression a été muselée par la confiscation des bannières et pancartes. Les policiers ont fait des charges à chevaux et arrêtaient des individus au hasard avant même le départ de la manifestation. Par la suite, les tentatives d’encerclement se sont succédés au rythme des flash-bangs et des matraques.

Pour nous, il est clair que cette manifestation est ciblée pour son message et non pour les actes de vandalismes qui pourraient y être commis. Rappelons-nous que des centaines d’arrestations sont effectuées chaque années et que très peu des arrêtéEs sont par la suite reconnu coupable par les tribunaux et qu’une infime minorité d’arrêtéEs se voient attribuer des charges criminelles et encore moins pour des méfaits.

Le COBP tient toutefois à rappeler que cette répression intense et un profilage similaires se produit à tous les jours, dans nos communautés, sous nos yeux et notre silence. Que ce soit dans la rue avec les sans-abris, dans les réserves autochtones, dans les quartiers chauds ou dans le village gay, la violence et l’impunité policière est quotidienne et c’est pourquoi nous serons de retour dans les rues l’année prochaine!

PQ, PLQ : Même impunité, vos élections n’ont rien changé!

Arrestations à la manif contre la brutalité policière

MONTRÉAL – Près de 250 personnes ont été interpellées vendredi soir à Montréal lors de la manifestation contre la brutalité policière, un événement qui donne lieu à des affrontements entre la police et des manifestants depuis une quinzaine d’années.

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Un important dispositif policier avait été déployé pour la manifestation et des agents — certains à cheval et d’autres portant boucliers et matraques — ont rapidement ordonné à la foule de se disperser. L’hélicoptère de la Sûreté du Québec pouvait être vu et entendu au centre-ville de Montréal.

La plupart des manifestants qui ont eu affaire à la police ont reçu un constat d’infraction pour attroupement illégal et pour avoir enfreint le règlement municipal P-6. Ce règlement stipule, notamment, que le trajet d’une manifestation doit être remis à l’avance aux policiers et qu’il est interdit de manifester le visage couvert, a précisé le commandant Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM, tout en ajoutant que les fautifs recevront un constat d’infraction de 637 $.

D’autres manifestants ont été arrêtés pour des actes isolés et environ 12 personnes ont été appréhendées pour des infractions au code criminel. M. Lafrenière a cité la possession de matériel incendiaire, l’entrave au travail des policiers, des menaces, des voies de fait et des méfaits sur des véhicules de police comme les raisons de ces arrestations. Il a également indiqué que des balles de golf et des canifs avaient été trouvés lors de la manifestation.

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Le SPVM avait déclaré la manifestation illégale peu après son lancement à l’heure de pointe. Le Collectif opposé à la brutalité policière, groupe organisateur de la manifestation, en avait donné le coup d’envoi à 17 h 00, tout près du quartier général de la police municipale.

Les policiers ont d’abord permis la marche en avertissant qu’aucune infraction ne serait tolérée, mais, peu de temps après, ils ont ordonné aux manifestants, qui étaient alors quelques centaines, de rentrer chez eux.

La majorité a obtempéré, et la manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupes avant de prendre fin moins de trois heures après son coup d’envoi.

Deux groupes de personnes qui ont continué à marcher ont toutefois été encerclés par la police, un premier au coin des rues Sainte-Catherine et Sanguinet et l’autre, à l’angle de Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville, au centre-ville, a fait savoir le sergent Laurent Gingras, un autre porte-parole du SPVM.

Par ailleurs, des journalistes de La Presse Canadienne sur place n’ont remarqué aucun cas de vandalisme important.

La police a par ailleurs précisé que quatre manifestants avaient subi des blessures mineures et que deux policiers ont été conduits à l’hôpital au cours de la soirée. M. Gingras a expliqué qu’un agent a eu des dents cassées au début de la manifestation, et qu’une policière a plus tard été transportée par Urgences-Santé en raison d’un malaise.

La police avait averti que la circulation serait perturbée par la manifestation à l’heure de pointe, mais elle a précisé plus tard dans la soirée qu’il n’y avait pas eu de problèmes de circulation majeurs au centre-ville.

Les policiers du SPVM étaient appuyés par ceux de la Sûreté du Québec.

Des policiers des villes de Gatineau, d’Ottawa, de Laval, de London et de Toronto ont aussi assisté à la manifestation en tant qu’observateurs.

Des manifestants scandaient «police partout, justice nulle part», et au moins une personne portait une affiche qui faisait référence à la policière au numéro de matricule 728, devenue célèbre après avoir été filmée en train de poivrer des manifestants le printemps dernier.

Dominique Cyr, un étudiant qui prenait part à la marche, a décrit la police comme étant très agressive dès le début de la manifestation. Son amie Cynthia St-Germain a déploré qu’il y avait selon elle «plus de policiers que de manifestants».

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Tous deux ont affirmé avoir participé à la manifestation en raison de la brutalité policière dont ils disent avoir été témoins lors des rassemblements étudiants du «printemps érable».

La police a agi rapidement pour disperser les foules. Au moins un groupe de touristes, à Montréal pour assister à un combat extrême, s’est fait ordonner de se déplacer de la façade de leur hôtel.

La manifestation contre la brutalité policière a fréquemment été ponctuée d’affrontements entre des manifestants et des agents de la paix montréalais et au fil des ans, plusieurs actes de saccage y ont été commis.

L’année dernière, près de 2000 personnes ont manifesté. Le SPVM avait procédé à une foule d’arrestations, au point où 226 personnes avaient été arrêtées. De plus, sept policiers et deux manifestants avaient été blessés.

Il y a deux ans, plus de 250 personnes avaient été arrêtées.

Source: La presse canadienne (Rita Devlin Marier) via Métro Montréal, 15/03/2013 à 22h59

De nombreuses vidéos de la manif réprimée sur youtube:

En voir d’autres

Le bilan final est de 297 interpellations

Lors de la manifestation qui s’est tenue à Montréal vendredi, 297 personnes ont été interpellées, dont 22 verront des accusations portées contre eux.

photo "Le Devoir"

photo « Le Devoir »

Selon le bilan final tracé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), samedi matin, la très grande majorité d’entre elles ont été arrêtées pour avoir enfreint le règlement municipal P-6 (au sujet du port du masque et de l’obligation de fournir un trajet lors d’une manifestation) tandis que 22 l’ont été en raison d’actes criminels.

Il était notamment question d’entrave au travail des policiers, de voies de fait, de possession de matériel incendiaire et d’arrestations en vertu d’un mandat. Onze personnes ont aussi été arrêtées pour avoir troublé la paix.

Parmi les personnes arrêtées, six doivent comparaître samedi ou lundi pour faire face à leurs accusations.

Toutes les autres personnes interpellées, notamment lors d’arrestations de masse, ont été identifiées avant de se voir remettre un constat d’infraction et d’être relâchées.

Les policiers ont décidé d’intervenir dès le début de la manifestation, pour éviter qu’elle ne dégénère. Elle a été déclarée illégale 12 minutes après le début de la marche.

Photo "Le Devoir"

Photo « Le Devoir »

Rapidement, les policiers du SPVM, appuyés par la cavalerie et par d’autres policiers de la Sûreté du Québec ont dispersé les 500 manifestants, formant ainsi plusieurs petits groupes qui ont marché dans différentes directions.

La manifestation s’est terminée vers 19 h. Une policière victime d’un malaise a été transportée dans un centre hospitalier tandis qu’un autre a reçu un coup de genou au visage.

Quatre manifestants ont également subi des blessures mineures.

L’année dernière, 226 personnes avaient été arrêtées lors de la 16e édition de cette manifestation annuelle, organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP).

Source: Agence QMI via Canoe.ca, 16/03/2013 à 10h34

Brutalité policière: une manifestation sous haute surveillance

Passé houleux

Si la tendance se maintient, la 17e manifestation annuelle contre la brutalité policière, qui se tient vendredi soir dans le centre-ville de Montréal, risque encore de dégénérer. En 16 ans, seules trois manifestations se sont déroulées sans arrestation. «Avant, le noyau dur des manifestants violents comptait environ 50 personnes. Désormais, quand ça dégénère, il y a de 200 à 300 personnes qui commettent des méfaits», note Pierre Brochet, directeur adjoint du SPVM, qui invitait jeudi les journalistes dans son centre de contrôle.

Le SPVM sur la sellette

Journaliste ou manifestant? «Avec la miniaturisation des caméras des journalistes, on ne sait plus qui est qui dans une manifestation», confie Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). La plupart des manifestants possédant un téléphone cellulaire, chaque geste des policiers est scruté à la loupe. Le matricule 728 l’a appris à ses dépends. Selon le Collectif opposé à la brutalité policière, depuis 1987, six personnes ont péri sans raison et impunément sous les balles de la police de Montréal alors qu’elles n’étaient pas armées.

Un centre branché

C’est un peu la tête pensante des policiers sur le terrain. Un cerveau ultra connecté où cartes, vidéos et radios appuient les dirigeants du SPVM qui suivent la manifestation et qui doivent adapter leurs stratégies. Il y a aussi, dans la salle, des représentants d’Urgences santé, de la Société de transport de Montréal (STM) et des pompiers qui suivent en direct quelles rues seront bientôt inaccessibles. Un représentant des travaux publics peut, en fonction du trajet, faire intervenir des cols bleus pour sécuriser un chantier et éviter que des pierres ne tombent aux mains de manifestants.

P-6 à la rescousse!

Si le gouvernement péquiste a mis au rencart la Loi 12 qui encadrait sévèrement les manifestations, la Ville avait voté le règlement P-6 qui, lui, n’a jamais été abrogé. Il force notamment les organisateurs à dévoiler leur itinéraire sous peine de voir la manifestation être jugée illégale et dispersée. Le SPVM indique que ses agents n’interviennent généralement qu’en cas de violence. Le compte Twitter sert alors notamment à avertir les manifestants, mais aussi les commerçants qui attendent le dernier moment avant de fermer rideau.

«Lancer une balle de neige ou de la glace sur des policiers dans l’anonymat de la foule, c’est une agression armée qui peut mener à des accusations criminelles» – Alain Bourdage, inspecteur chef au SPVM

Le centre de contrôle du SPVM

Le centre de contrôle du SPVM

Source: Métro Montréal (Mathias Marchal), 14/03/2013 à 14h04

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 Un compte-rendu de la manif contre les violences policières à Bruxelles publié sur Bxl Indymedia :

Ce 15 mars, une manifestation a réuni plus de 1000 personnes à l’occasion de la Journée Internationale contre les Brutalités Policières. L’ambiance était combative et militante. Les slogans scandés concernaient les violences et l’impunité dans la Police, mais aussi les amendes administratives et le fait que l’austérité ne s’applique manifestement pas aux services de Police. Les manifestants dénoncent le recours du gouvernement aux forces de Police pour appliquer leurs mesures antisociales et la criminalisation des mouvements sociaux.

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 Toutes les infosstop-repression.be

[OBSPOL.BE] Observatoire des violences policières

En effet, suite aux multiples bavures policières que connait notre sphère, il est très difficile, d’une part de porter plainte, mais surtout de voir les bleus concernés, condamnés. Selon la LDH, les violences sont en augmentation en Belgique depuis 2006.

De nombreux cas tombent dans l’oubli, tandis que la police « continue à faire son travail ».

Ce n’est pas seulement la criminalisation des mouvements sociaux, c’est aussi le délit de faciès, la stigmatisation des jeunes, et la répression qui s’accroit dans l’impunité.

Ce 15 mars, non seulement nous serons dans la rue pour dénoncer ces violences, ces répressions, ces façons de vouloir nous clouer le bec par la matraque, mais aussi par ce retournement de situation qu’est de condamner la victime pour rébellion.

Sur ce site, tout un chacun/chacune pourra dans la sincérité témoigner de son expérience, de son vécu et montrer que chaque victime de ses violences, n’est ni un cas isolé, ni un fait divers.

Alors le 15 mars, faisons de cette journée, un moment pour bien faire comprendre que nous ne voulons plus de cet État répressif, souhaitant nous bouffer tout cru par des lois stupides, l’augmentation du budget sécuritaire et des mesures d’austérité toujours plus strictes.

Qui nous protège de la police ?

Le Comité P ne fait pas son travail, faisons le nôtre.

obspol.be

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Les mobilisations organisées partout en France…

[Québec] « La paix sociale est derrière nous » – Brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars 2013

brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars:

25 février

Pendant la nuit, les façades du bureau du Ministère de l’éducation et celles du bureau du député et ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le printemps 2012, Léo Bureau-Blouin, ont été aspergées de peinture rouge. Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur et ex-journaliste, Jean-François Lisée, ont été fracassées et «Enlisée dans l’austérité» a été peint sur l’édifice.

25-26 février

Après avoir collaborés à la démobilisation et à la légitimation du présent gouvernement par leurs positions électoralistes l’été dernier, les étudiants de service de la FECQ et la FEUQ se prêtaient à un autre exercice de propagande de l’État pour légitimer ses mesures imposées, cette-fois la hausse des frais de l’éducation lors du «Sommet sur l’enseignement supérieur».

Pendant les deux jours que duraient le sommet, des manifs de plusieurs milliers ont défilé dans un Montréal encore plus militarisé et, pendant les deux jours, elles furent attaquées par les flics à coup de matraques, de bombes et des balles de plastique. Quelques bouteilles, balles de neiges et de peinture ont été lancés au flics et la deuxième journée certains.es ont tenté d’ériger des barricades devant les charges de l’antiémeute.

Pour qui répondaient à l’appel de l’ASSÉ, ceux/celles qui veulent réformer l’oppresseur, la manif réclamait la gratuité scolaire. Pour d’autres c’était plutôt une réaffirmation que la lutte contre l’autorité imposée sur nos vies continue.

Selon les flics, une dizaine d’arrestations ont eu lieu.

Un des arrêtés se trouvait en possession de deux molotovs, selon les flics, qui ont ensuite ajouté à l’accusation de possession d’explosifs, des accusations de menaces et d’incitation au terrorisme pour des commentaires faits sur facebook. Le 24 une autre personne avait reçu la visite de la police après des propos sur facebook par rapport au prochaines manifestations.

À noter aussi que le 26 en début de journée la GRC a intercepté un bus en provenance de Sherbrooke qui se rendait à Montréal pour la manifestation. Une personne à été arrêtée.

Le soir du 26 une caméra de sécurité fut saboté et un énorme (A) fut peinturé sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Voir la revendication içi.

27 février

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC a commandé plusieurs perquisitions, dont une au local de l’association étudiante du Cégep de Lionel-Groulx (avec médias sur place pour les photos). Une personne fut aussi arrêtée pour interrogation. Selon la GRC ses mesures sont prises en relation à l’enquête sur les actions revendiquées par Résistance Internationaliste; un pylône d’Hydro-Québec endommagé en 2004, l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers en 2006 et l’explosion devant un centre de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières en 2010.

2 mars

Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur ont encore été fracassées.

3 mars

Pendant la nuit, une caméra de sécurité au Cégep Maisonneuve fut brisée et les portes de l’entrée principale ont été fracassées. Voir la revendication içi.

5 mars

Plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, pour une autre manif illégale, une initiative de la base. Les flics sont partout; escouades antiémeute, cavalerie et hélico, Les flics flanquent et provoque la manif et comme les précédentes cherchent une opportunité pour la briser. La tension monte à mesure que la manif avance dans la nuit, gueulant des slogans antiflics et anticapitalistes sous les feux d’artifices.

À partir d’environ 21h30 des affrontements ont éclaté, les flics ont chargé la foule et l’ont attaqué en lançant des bombes et en tirant balles de plastique, la foule lançant des balles de neige, de peinture, des feux d’artifices, quelques bouteilles et pierres.

Plusieurs graffitis, surtout antiflics, ont été peints. Des vitrines du centre Sheraton et d’un Starbucks ont été fracassées, quelques banques eurent aussi leurs vitrines brisées et/ou vandalisées (huées par les paciflics qui scandaient quelques minutes auparavant «le capital nous fait la guerre, guerre au capital!»), et selon les flics quatre de leurs véhicules furent endommagés.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont une qui saignait profusément après qu’elle ai reçue les éclats d’une bombe lancée par les flics. C’est derniers ont d’ailleurs chargé sur les gens qui lui apportaient des soins. Un flic aurait aussi été blessé par un feu d’artifice.

La popo a confirmé une dizaine d’arrestations et une soixantaine de personnes se sont faits prendre et retenir en souricière pour ensuite recevoir des contraventions.

…et la lutte continue…

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Source: Sabotage Media, 7 mars 2013

[Résistons Ensemble #117] Semaine de mobilisation contre les violences policières du 15 au 23 mars 2013

Du 15 au 23 mars une semaine de mobilisation contre les violences policières
Réagir ensemble…

Été 2012, des centaines de Rroms sont expulsés, jetés à la rue à Lille, Lyon, St-Étienne, Grenoble, Aix-En-Provence…

Le 28 novembre 2012, Cyril est arrêté sur une barricade érigée sur la ZAD (projet d’aéroport Notre Dame des Landes) et écope de 5 mois fermes et autant de sursis.

Le 31 janvier, le ministre de l’intérieur porte plainte pour diffamation contre Amal Bentounsi qui administre le site urgence-notre-police-assassine.fr.

Le 6 février, à Strasbourg, John David perd un œil à cause d’un flashball lors d’une manifestation, vigiles privés à PSA Aulnay, menace de Valls contre les luttes sociales.

Le 13 février, un policier ivre qui n’était pas en service abat un jeune homme de 19 ans à Marseille.

Le 1er mars, la cours d’appel confirme le non-lieu envers les policiers impliqués dans la mort d’Ali Ziri, décédé suite à un arrêt cardiaque par suffocation lors d’un contrôle…

En France, depuis deux ans, suite aux appels lancés à Poitiers par des collectifs anti-répression, des actions diverses ont été organisées pour dénoncer ces brutalités engendrées par l’État, inspirées par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (C.O.B.P) de Montréal, mobilisé dès 1997 autour d’une journée internationale contre les violences policières.

Cette année les familles dont des membres ont été tués par la police, des collectifs antirépression appellent à une journée de manifestation le samedi 23 mars et d’actions diverses du 15 au 23 mars dédiées aux victimes des crimes policiers à Paris et certaines villes.

À Grasse, samedi 23 mars 2013 RDV à 15h sur le Cours, le Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi organise un rassemblement en mémoire d’Abdelhakim, en vue d’obtenir la révocation des 3 policiers reconnus coupables de sa mort, pour militer contre la pratique de la clé d’étranglement comme méthode d’interpellation enseignée dans les écoles de police française.

À Bordeaux, vendredi 22 mars : « Garde-à-vue : mode d’emploi » 20h, Tchai Bar, 49 rue du Mirail (annulée)samedi 23 mars : « Scènes de crimes », Hommage aux victimes, 15h Place de la Victoire, 17h Place St Michel, 20h Concert contre les violences policières, Avec O.P.A, Bar Tabac de la Place St Michel, Entrée Libre. Infos : C.L.A.P 33

À Paris, marche tous unis contre les crimes policiers – samedi 23 mars 2013 à 13h depuis la place de l’Opéra jusqu’à Stalingrad.

Le numéro 117 du mois de mars de Résistons Ensemble: à télécharger, diffuser largement….

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