[Québec] Des commerces de luxe du quartier Hochelaga-Maisonneuve vandalisés – Montréal, 1er mai 2013

HOCHELAGA-MAISONNEUVE

Des actes de vandalisme commis dans le quartier

Pendant que la manifestation anticapitaliste annuelle battait son plein, mercredi soir, dans le Vieux-Montréal, des vandales s’en sont donné à coeur joie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Dans un premier temps, vers 18h30, des suspects ont tenté d’incendier le commerce de location d’autos et de camions Jean Légaré, situé au 3035, rue Hochelaga.

La police confirme qu’au moins un engin incendiaire a été projeté contre l’une des vitrines du bâtiment, qui ne s’est toutefois pas fracassée.

Aucun suspect n’a été arrêté en lien avec cet événement.

Quelques heures plus tard, en fin de soirée, des suspects ont vandalisé la façade de plusieurs condos et commerces de la place Valois avec de la peinture jaune.

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Située à l’angle des rues Valois et Ontario, la place Valois a été inaugurée en 2007 et comprend des commerces au rez-de-chaussée, des habitations aux étages supérieurs et une vaste place publique.

Des commerçants du secteur sont d’avis que ces actes disgracieux sont directement liés à la manifestation anticapitaliste qui a eu lieu quelques heures plus tôt dans la métropole.

«On le sait, les immeubles à condos sont souvent ciblés et certains commerces de la place Valois offrent des produits un peu plus dispendieux, luxueux, a dit une commerçante. Il y en a qui voient l’endroit [la place Valois] comme un symbole capitaliste dans le secteur.»

Des témoins ont affirmé avoir vu trois suspects prendre la fuite en courant après avoir tapissé les murs de peinture.

Là encore, aucune arrestation n’a été effectuée par les policiers.

Leur presse – Journal de Montréal (Maxime Deland/Agence QMI), 02/05/2013 à 21h11

[Canada] Les matons travaillent en Alberta: Révolte à la nouvelle prison ‘Remand’ – Edmonton, 27 avril 2013

Alberta: au moins une prison aurait été saccagée en raison d’une grève

Un conflit de travail dans le cadre duquel des agents correctionnels oeuvrant dans des prisons provinciales ont quitté leur poste a résulté en un saccage du nouveau Remand Centre d’Edmonton par des détenus, selon le vice-premier ministre de l’Alberta.

Thomas Lukaszuk a pris la peine d’ajouter que les informations reçues étaient de deuxième main et que des responsables provinciaux tentaient de les confirmer.

Il a toutefois déclaré, lors d’une conférence de presse, que les prisonniers exploitaient le changement de routine au sein du bâtiment pour provoquer des dégâts.

Malgré ces informations, le vice-premier ministre a assuré que personne n’était en danger à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons de la province.

Plus tôt samedi, le syndicat qui représente les agents correctionnels de l’Alberta avait indiqué que la Commission des relations de travail de la province avait jugé que la grève d’agents dans certains centres de détention était illégale et qu’elle leur avait ordonné de reprendre le travail.

Le porte-parole des Syndicats albertains des employés provinciaux, Bill Dechant, a précisé que le jugement s’appliquait aux agents du Remand Centre d’Edmonton et à ceux d’un établissement de Fort Saskatchewan.

La décision de la commission survient après que les travailleurs de sept centres de détentions eurent déclenché une grève pour protester contre la suspension d’un employé du Remand Centre qui se serait plaint de questions de sécurité.

Le gouvernement de l’Alberta avait affirmé que la grève était illégale et s’était tourné vers la commission pour qu’elle ordonne aux employés de reprendre le travail.

M. Dechant a déclaré que le syndicat demanderait aux employés s’ils veulent respecter le jugement de la commission.

On ne sait pas pour l’instant ce qui en était des employés en grève dans les autres centres de détention.

Les détenus dans les centres concernés ont été confinés à leur cellule et le personnel en grève a été remplacé par la police municipale et la GRC [Forces anti-émeute], ainsi que par des superviseurs des services correctionnels.

Leur presse carcérale – La Presse Canadienne, 27 avril 2013 à 20h55

Une source a rapporté à CBC que « la situation dans le centre était chaotique et dangereuse ». Les détenus ont tapé violemment les portes de leurs cellules. Les gardiens en grève se plaignent d’une situation « explosive » à l’intérieur de ce nouveau centre de rétention, qui a ouvert il y a seulement deux semaines.

En attendant, ce sont les forces anti-émeute qui gèrent le centre et les détenus sont confinés à leurs cellules. Des gardiens de plusieurs prisons du secteur (centre de détention provisoire de Calgary, centre pour jeunes délinquants d’Edmonton et les centres de détention de Lethbridge et Fort Saskatchewan) ont également rejoint leurs revendications pour ‘plus de sécurité’.

Traduit librement de la presse canadienne – CBC News, màj 27/04/2013 à 02h00

[Québec] Banques attaquées à Montréal en solidarité avec les résistant.e.s au Grand Jury du Nord-Ouest des USA

Quatre banques attaquées à Montréal

Pendant la semaine passée, plusieurs d’entre nous ont décidé de s’organiser et de passer à l’attaque.

Parce que le capitalisme est totalitaire.

Parce que les institutions financières, les caisses Desjardins comprises, sont agents et protagonistes de cette domination. Parce qu’elles sont responsables des crises financières, mais en ressortent toujours gagnantes. Parce que la condition de leur existence, c’est la négation de la nôtre.

Parce que les politiciens et politiciennes, peu importe le parti, sont aussi agents de ce système, ils et elles acceptent les regles d’un jeu dont nous sommes les perdants. Parce qu’ils et elles embrassent aveuglément l’idéologie hégémonique du déficit zéro, de la réduction de la taille de l’État, de la croissance et du profit à tout prix.

Parce que les banques sont les piliers sur lesquels reposent cet édifice qui nous réifie, nous échange, nous marchandise.

Nous avons attaqué et vandalisé quatre succursales de diverses banques avec des pavés, de la peinture, des marteaux dans les quartiers Plateau-Mt-Royal et Hochelaga. Nous avons aussi vandalisé les guichets automatiques.

Nous savons que ce ne sont que les symboles de cette domination auxquels nous nous attaquons. Mais le conflit est quotidienne, quand il faut payer pour manger, pour s’instruire. Quand le proprio vient chercher le loyer, quand le huissier frappe à la porte.

Solidarité avec les résistants du Grand Jury du nord-ouest des USA qui, malgré les risques d’emprisonnement, refusent de se plier aux demandes de l’État et du Capital.

-des anarchistes

Source: Anarchist News, 25/04/2013 à 12h04

[Canada] Une banque HSBC attaquée à Vancouver – Avril 2013

Vancouver, Canada : banque attaquée

Cette saleté de HSBC a été frappée et attaquée, 10 fenêtres ont été fendues, brisées et détruites. HSBC est l’une des plus grosse banque du monde. Tous les jours ils jettent des gens hors de leurs maisons, détruisent la vie des gens, détruisent l’environnement, blanchissent l’argent des barons de la drogue et ne se gênent pas pour être une pièce centrale du capitalisme. Les chefs d’HSBC sont des ordures dont la vie n’a pas de valeur. Vous pouvez avoir des papiers avec des numéros dessus (argent), mais vous n’êtes pas humains.

Le capitalisme dirige nos vies. Il prend notre liberté pour faire ce qu’il veut. Il nous empêche de suivre nos rêves et oblige les gens à prendre des risques, comme des vols pour entretenir une addiction aux drogues que la société a crée, ou bien encore pour subvenir aux besoin de sa famille. Le capitalisme contribue à ce que ces porcs inertes (la police et l’État) mettent des humains en cage. Il contribue à la torture et tue à son gré. Il crée la machine de guerre. L’État est le capitalisme. Le capitalisme est l’État. Ce petit acte de rébellion continuera. D’autres vont sortir et attaquer. Attaque la cupidité ! Attaque la gentrification ! Attaque la VPD* ! La police est notre ennemi, c’est notre oppresseur.

Pour un monde sans frontières, ni flics, ni gouvernement ni capitalisme.

C’est facile d’attaquer.

* Vancouver Police Department : département de police de Vancouver

 Traduit de l’anglais depuis Anarchist News par Contra-info, 09/04/2013

[Canada] Fuck le Plan Nord et toutes les compagnies minières – mars 2013

Fuck le Plan Nord

Durant le mois de mars, une affiche a été posée sur la route 167 au début de la phase A du projet de développement qui conduira au Projet Renard et à la mine de diamant de Stornoway. L’affiche indiquait:

«Attention, mine anti-personnelle sur les prochains 10 km».

Dans la même nuit, le bureau de SOQUEM à Chibougamau à été vandalisé. La façade avant du building a été complètement recouverte de peinture (à l’aide d’un extincteur), incluant les caméras. Une vitrine a été fracassé à l’aide d’un marteau et un graffiti disant «Fuck le Plan Nord» a été écrit.

SOQUEM est l’un des plus actifs partenaires du Projet Renard. SOQUEM et ses partenaires consacrent actuellement plus de 10 M$ en travaux d’exploration au Québec.

Fuck le Plan Nord et toutes les compagnies minières!

Continuons les attaques!

– des anarchistes

Source: Anarchist News, 29 mars 2013 à 18h43

[Québec] « La paix sociale est derrière nous » – Brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars 2013

brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars:

25 février

Pendant la nuit, les façades du bureau du Ministère de l’éducation et celles du bureau du député et ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le printemps 2012, Léo Bureau-Blouin, ont été aspergées de peinture rouge. Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur et ex-journaliste, Jean-François Lisée, ont été fracassées et «Enlisée dans l’austérité» a été peint sur l’édifice.

25-26 février

Après avoir collaborés à la démobilisation et à la légitimation du présent gouvernement par leurs positions électoralistes l’été dernier, les étudiants de service de la FECQ et la FEUQ se prêtaient à un autre exercice de propagande de l’État pour légitimer ses mesures imposées, cette-fois la hausse des frais de l’éducation lors du «Sommet sur l’enseignement supérieur».

Pendant les deux jours que duraient le sommet, des manifs de plusieurs milliers ont défilé dans un Montréal encore plus militarisé et, pendant les deux jours, elles furent attaquées par les flics à coup de matraques, de bombes et des balles de plastique. Quelques bouteilles, balles de neiges et de peinture ont été lancés au flics et la deuxième journée certains.es ont tenté d’ériger des barricades devant les charges de l’antiémeute.

Pour qui répondaient à l’appel de l’ASSÉ, ceux/celles qui veulent réformer l’oppresseur, la manif réclamait la gratuité scolaire. Pour d’autres c’était plutôt une réaffirmation que la lutte contre l’autorité imposée sur nos vies continue.

Selon les flics, une dizaine d’arrestations ont eu lieu.

Un des arrêtés se trouvait en possession de deux molotovs, selon les flics, qui ont ensuite ajouté à l’accusation de possession d’explosifs, des accusations de menaces et d’incitation au terrorisme pour des commentaires faits sur facebook. Le 24 une autre personne avait reçu la visite de la police après des propos sur facebook par rapport au prochaines manifestations.

À noter aussi que le 26 en début de journée la GRC a intercepté un bus en provenance de Sherbrooke qui se rendait à Montréal pour la manifestation. Une personne à été arrêtée.

Le soir du 26 une caméra de sécurité fut saboté et un énorme (A) fut peinturé sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Voir la revendication içi.

27 février

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC a commandé plusieurs perquisitions, dont une au local de l’association étudiante du Cégep de Lionel-Groulx (avec médias sur place pour les photos). Une personne fut aussi arrêtée pour interrogation. Selon la GRC ses mesures sont prises en relation à l’enquête sur les actions revendiquées par Résistance Internationaliste; un pylône d’Hydro-Québec endommagé en 2004, l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers en 2006 et l’explosion devant un centre de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières en 2010.

2 mars

Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur ont encore été fracassées.

3 mars

Pendant la nuit, une caméra de sécurité au Cégep Maisonneuve fut brisée et les portes de l’entrée principale ont été fracassées. Voir la revendication içi.

5 mars

Plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, pour une autre manif illégale, une initiative de la base. Les flics sont partout; escouades antiémeute, cavalerie et hélico, Les flics flanquent et provoque la manif et comme les précédentes cherchent une opportunité pour la briser. La tension monte à mesure que la manif avance dans la nuit, gueulant des slogans antiflics et anticapitalistes sous les feux d’artifices.

À partir d’environ 21h30 des affrontements ont éclaté, les flics ont chargé la foule et l’ont attaqué en lançant des bombes et en tirant balles de plastique, la foule lançant des balles de neige, de peinture, des feux d’artifices, quelques bouteilles et pierres.

Plusieurs graffitis, surtout antiflics, ont été peints. Des vitrines du centre Sheraton et d’un Starbucks ont été fracassées, quelques banques eurent aussi leurs vitrines brisées et/ou vandalisées (huées par les paciflics qui scandaient quelques minutes auparavant «le capital nous fait la guerre, guerre au capital!»), et selon les flics quatre de leurs véhicules furent endommagés.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont une qui saignait profusément après qu’elle ai reçue les éclats d’une bombe lancée par les flics. C’est derniers ont d’ailleurs chargé sur les gens qui lui apportaient des soins. Un flic aurait aussi été blessé par un feu d’artifice.

La popo a confirmé une dizaine d’arrestations et une soixantaine de personnes se sont faits prendre et retenir en souricière pour ensuite recevoir des contraventions.

…et la lutte continue…

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Source: Sabotage Media, 7 mars 2013

[Québec] Une belle grève !

Une grève interminable pour une entreprise lavalloise

Mapei. Ce nom d’entreprise ne vous dit fort probablement rien. Pourtant, 110 employés de cette usine de produits adhésifs lavalloise sont en grève depuis maintenant 10 mois. Les négociations sont au point mort depuis le mois de décembre, puisque les deux parties ne s’entendent pas sur la question des hausses salariales.

Le président du syndicat des employés de Mapei, Éric Caron, est exaspéré: «Est-ce qu’on peut s’asseoir et trouver un terrain d’entente qui n’est pas exagéré pour pouvoir régler ce conflit là? Un moment donné, il faut que ça se règle». En grève depuis le 4 mai 2012, il accuse son employeur d’être de mauvaise foi dans les négociations, et même, d’avoir utilisé des briseurs de grève.

La directrice des ressources humaines du Canada pour Mapei, Lysianne Bruneau, réfute ses allégations. Elle estime que l’entreprise a présenté des offres convenables lors des négociations et accuse le syndicat de ne pas vouloir montrer l’offre aux employés: «On veut qu’un vote se tienne sur nos propositions pour que les employés se prononcent».

Le syndicat demande des hausses salariales de 3% par année pendant trois ans. Dans l’impasse, les deux parties se retrouvent maintenant devant la Commission des relations de travail pour régler certains litiges, ce qui ne garantie en rien le règlement du conflit.

Leur presse – La Presse Canadienne (Jasmin Lavoie), 06/03/213 à 19h35