[Avignon/La ZAD est partout] Face à la LEO et son monde, semons le FLEO – 11 & 12 mai 2013

CONTRE LA LEO, OCCUPONS LE FLEO

GRAINE DE RESISTANCE

A la suite de l’appel lancé par des individus luttant contre la LEO et son monde, des collectifs locaux et du réseau Reclaim the Field, 300 personnes environ ont participé à une manif-occupation du 27 avril au 1er mai 2013. Durant ces rencontres, ont eu lieu : la construction d’un poulailler, l’installation d’un rucher et d’une serre, la plantation d’un champ de patates, le défrichage d’un terrain pour la réinstallation d’une maraîchère déplacée par le projet de la LEO, la taille d’un verger abandonné à cause de la LEO, la préparation de la terre pour des jardins potagers.

Plusieurs discussions se sont déroulées sur des thèmes variés tels que « l’occupation comme pratique de lutte », « les mouvements sociaux en Grèce » ou encore des échanges avec les acteurs des luttes locales. Un chantier de rénovation de la maison de la lutte, baptisée maison LEOpart, s’est déroulé dans une ambiance de partage de savoirs faire. De nombreux habitants de la ceinture verte ont réagi positivement face au mouvement d’occupation. Des voisins sont venus donner un coup de main et ont fait des dons de nourriture, de matériel, d’un âne, d’un bouquet de muguet, de fumier pour les culture et ont proposé des douches aux occupants.

LE FLEO PREND DU TERRAIN

Suite à la manif-occupation, nous avons décidé d’occuper un terrain d’un hectare que nous avons baptisé le FLEO – Fabuleux Laboratoire d’Expérimentation et d’Occupation. Ce lieu se veut une zone d’accueil des nouveaux occupants et un espace de création de nos utopies. Une yourte dortoir, une serre et un poulailler sont déjà installés. Une deuxième yourte, une cuisine collective, des cabanes et une salle de bain sont en chantier.

Parallèlement la maison LEOpart qui se veut être une base d’organisation de la lutte accueillera un dortoir, une cuisine et une salle de réu/concert/projections/infokiosk… Elle sera inaugurée le 25 Mai. Enfin, la GanGGRaine, une maison squattée depuis février abrite un collectif d’habitants.

D’autres lieux sont potentiellement squattable, d’autres maisons sont en phase d’être expropriés.

APPEL A OCCUPATION

Le samedi 11 mai aura lieu la première Assemblée Générale du mouvement LEOpart. Cette assemblée sera ouverte à toutes et tous celleux qui souhaitent s’investir dans le mouvement. Elle sera suivie d’une journée de chantier collectif le dimanche 12 mai.

Ici, la résistance s’organise avec enthousiasme. Nous appelons les individus qui se reconnaissent dans la lutte contre les projets inutiles et leur monde à nous rejoindre pour construire, faire vivre et grandir cette occupation.

Face à la LEO, semons le FLEO.

Les LEOpartes et LEOparts – 5 mai 2013 à 11h06

Des nouvelles fraiches …

Salut, la manif s’est bien déroulée même avec le mauvais temps nous étions environ 300 personnes bien motivé_es. Une parcelle de patates a été plantés, le poulailler collectif prend forme, une petite serre a été construite et pleins de réflexions ont germées.

Nous avons commencé_es a prendre racine sur le camps et tout se déroule bien…..vous êtes invité_es a prendre racine a notre coté de façon provisoire….ou pas.

Pour les plantes d’entre vous les plus sensibles a la pluie nous avons des abris (chapiteaux,tentes,…)ou nous nous rassemblons pour discuter…(il y fait presque chaud, enfin presque….).

Mercredi, il y a une présence au marché au quartier Rocade, une initiation a l’arboriculture (cours théoriques et cours pratiques); différents chantiers, ateliers et discussions.
A 13h on vous invite pour un Apéro. Amenez, si possible, de quoi partager.

L’aprèm il y a une présentation du dernier n° de la revue “Z” sur les luttes urbaines et rurales en Grèce et pour les petit-es et grand-es un jeu de piste guidé par les castors et pleine d’autres choses.

Le soir il y a un concert.

Pour trouver le campement cliquer ici.

On vous attend de racine ferme…..

A bientôt.

Le tract en PDF d’appel à mobilisation du 27/04/2013

Source: leopart.noblogs.org

[Montreuil/Bagnolet, 93] Contre les expulsions et la restructuration urbaine – Samedi 27 avril 2013 à 14h00 M° Croix-de-Chavaux

Samedi 27 avril à 14h: Rassemblement-déambulation contre les expulsions et la restructuration urbaine

Des expulsé-e-s il y en a de plus en plus. C’est pas la crise pour tout le monde, les flics, huissiers et juges ont du travail pour mener à bien le ballet des expulsions : squatteurs/euses de bâtiments vides ; occupant-e-s de terrains ; sans abris du métro ; sans papiers dans les foyers ; et tou-te-s les locataires qui n’ont plus assez de thunes pour payer le loyer.

Tandis que rue Girard à Croix-de-Chavaux la mairie veut expulser les occupant-e-s d’une maison, des campements rroms sont démolis par la police, comme récemment à la Boissière (Haut Montreuil). Des « mal-logé-e-s » il y en a de plus en plus. Les fins de mois sont de plus en plus dures, avec des logements toujours plus chers, toujours plus petits et toujours plus loin. Forcément des fois on n’arrive pas à payer et on se retrouve vite avec les huissiers sur le dos ou assigné au tribunal pour rembourser les dettes sous la menace permanente de se retrouver à la rue.

Alors que l’État par le biais de la préfecture, les propriétaires et les mairies expulsent, chacun se renvoie les responsabilités mais s’accorde à nous parler de soi-disant réquisitions de bâtiments vides, de construction de logements sociaux.

Mais c’est toujours ceux et celles qui n’ont pas les thunes, le bon dossier, les bons papiers qui au final trinquent au quotidien et galèrent à trouver quelques billets pour survivre. Et quand on arrive à gratter quelques miettes, un logement social, un relogement, on a vite fait de se retrouver en zone 5 du RER ou dans un centre d’hébergement où on n’a aucune liberté.

À Paris, à Montreuil, à Bagnolet, etc., l’État, les spéculateurs, les architectes et les urbanistes prônent leur « mixité sociale », c’est-à-dire chassent les pauvres, en construisant du standing de luxe, des éco-quartiers et des logements sociaux pour la petite bourgeoisie.

Les nouveaux projets immobiliers qui se construisent, par exemple, autour du métro Robespierre et de la place de la Fraternité, où promoteurs privés et élus s’accordent pour offrir une accession à la propriété à une nouvelle population plus riche qui doit venir s’installer à la place de tou-te-s celles et ceux qu’ils ne souhaitent plus voir. Dehors les sans papiers, les Rroms, les trop pauvres, les trop nombreux… à qui il est proposé – ou pas – des relogements toujours plus loin. C’est ce qui s’est passé récemment pour les exclus du foyer Bara qui se retrouvent à dormir dans le métro ou à qui il est proposé un hébergement à des dizaines de kilomètres de Montreuil.

Cette politique du logement s’inscrit dans un processus plus général de rentabilisation et de pacification de l’espace urbain. Cela s’exprime notamment par la prolifération des caméras de vidéo-surveillance (comme à la Boissière), la destruction de certains quartiers, la création de pôles économiques et commerciaux. Cette logique de rénovation est en cours à Paris depuis longtemps et s’étend à la petite couronne avec le projet du Grand Paris. La nouvelle place de la mairie de Montreuil en est une illustration flagrante et flippante, où nouveaux centres commerciaux, logements vendus comme écologiques, et bureaucrates avec ou sans cravate sont « protégés » par une armée de caméras. L’espace a été aseptisé, tout est bien aligné et tous les bancs de la place ont disparu.

Autant de projets qui servent les logiques du profit et du contrôle, qui rendent toujours plus forts les propriétaires de ce monde et leurs flics, et confirment l’exploitation et la domination qu’ils nous infligent.

Contre toute cette merde, nombreux/ses sont celles et ceux qui s’entraident, s’organisent pour occuper des bâtiments vides, luttent contre les rénovations de leurs quartiers, sortent de l’isolement face aux galères du quotidien, refusent de payer le loyer, s’attaquent directement à ce qui nous pourrit la vie… jusqu’à ce que disparaissent la propriété privée, l’État et le capitalisme.

Dans le quartier des Coutures à Bagnolet et du Bas-Montreuil, le collectif Prenons la ville s’oppose aux projets de transformation et propose des moments de rencontres, d’échanges et d’organisation face aux expulsions. À Bagnolet, le collectif La Noue–Jean Lolive s’est opposé au bétonnage du quartier, à l’expulsion d’habitant-e-s, à la suppression des espaces verts et à la construction de logements sociaux d’accession à la propriété privée dénonçant ainsi la logique de rentabiliser économiquement leur quartier et de le rendre humainement invivable.

Ce texte est un appel à tou-te-s celles et ceux qui se sentent préocupé-e-s par ces différentes questions, qui veulent s’opposer aux expulsions et à la restructuration urbaine, qui sont en colère.

Rassemblement-déambulation samedi 27 avril à 14 heures, à Montreuil, métro Croix-de-Chavaux (entrée de la rue piétonne).
Suivi d’une assemblée à 17 heures au Transfo, 57 avenue de la République, Bagnolet (métro Robespierre ou Gallieni).

Cette assemblée sera l’occasion de reparler des projets de restructuration urbaine et des expulsions en cours, de présenter les collectifs qui s’organisent pour y faire face et pourquoi pas d’élaborer des pistes pour tenter de s’y opposer ensemble.

Télécharger le tract 4 pages recto/verso au format PDF

27avril-Affiche

Le Transfo est un lieu occupé depuis le 14 novembre 2012, où ont lieu de nombreuses activités: une cantine, des projections de film, des réunions, des ateliers, des concerts de soutien, un bar… et une assemblée tous les dimanches à 14 heures pour faire vivre le lieu. Le propriétaire qui a engagé une procédure d’expulsion n’est autre que EDF, cette entreprise, dont l’État est actionnaire majoritaire, qui rackette tout le monde en vendant de l’énergie nucléaire.

Vous pouvez trouver toutes les infos sur transfo.squat.net.

[Nancy] Planning des activités du Centre Culturel Autogéré (CCAN) – mars 2013

Le planning du Centre Autogéré de Nancy du mois de mars *est publié.

Si vous souhaitez nous pouvons vous l’envoyer par la poste pour déposer dans vos locaux ou vous pouvez le télécharger en format PDF sur le site.

Le Centre Culturel Autogéré de Nancy est un lieu militant, associatif et convivial. Le CCAN a pour but de promouvoir les cultures alternatives, émancipatrices et opposées à la culture marchande

Centre Culturel Autogéré de Nancy* (CCAN)

  • Adresse : 69 rue de Mon-Désert 54000 Nancy
  • Tél : 03.72.14.85.23 –
  • Email : contact[AT]ccan.herbesfolles.org

DIY AGENDA

Agenda DIY regroupe des évènements militants, politiques et DIY de Nancy et alentours. DIY est un mode de vie et d’organisation entre les individu-e-s et les collectifs, un apprentissage et le partage de savoir.

Reçu par mail, 11 mars 2013

[Pinault, la ZAD aura ta peau] Pique-nique sauvage devant le château du 2ème actionnaire de Vinci – Grosrouvre, 27 janvier 2013

Quinze anarchistes opposés à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, âgés de 17 à 20 ans, ont été interpellés par les gendarmes dimanche après-midi à Grosrouvre (Yvelines) après s’être introduits dans la propriété de François Pinault.

Il auraient brisé une clôture avant de déplier une banderole et de menacer de mort le propriétaire des lieux [« Pinault on aura ta peau ! » – NdJL]. Sur place les gardiens, le fils de l’entrepreneur et sa compagne, l’actrice et réalisatrice Salma Hayek et leur enfant, ont prévenu les forces de l’ordre.

Le petit groupe a été arrêté et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade des recherches de Rambouillet. Pour l’instant, ils nient toute forme de dégradation sur la clôture et ont refusé les prélèvements d’empreintes génétiques.

François Pinault est un homme d’affaire français, ancien président du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) et propriétaire du club de football le Stade rennais. 59e fortune mondiale en 2012 et troisième française avec un patrimoine professionnel de 8,1 milliards d’euros, il est surtout entré dans le capital du groupe Vinci, partie prenante dans le projet de construction du nouvel aéroport de Nantes.

Presse seigneuriale (Julien Constant, Le Parisien, 28 janvier 2013) via Juralib

 Communiqué rédigé suite à l’action (reçu par mail, 31/01/2013):

François Pinault est depuis 2006 le 2ème actionnaire du groupe VINCI. Sa holding Artémis, également actionnaire de Bouygues, autre géant du BTP bien connu, a acquis près de 12 millions de titres du bétonneur de Notre-Dame-des-Landes ! Alors quand on a appris que Pinault représentait à lui seul 5% du capital de Vinci, on s’est dit que ça méritait bien un pique-nique sur la pelouse de son château !

Sans attendre d’y être invitéEs, nous nous sommes renduEs à quelques unEs sur le domaine de la Mormaire et, profitant d’une porte ouverte, nous sommes dirigéEs vers le parvis du château où nous avons déployé une banderole, avant de partager quelques morceaux de quiche et quelques bières artisanales made in ZAD.

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Pour dire toute la vérité, nous ne nous sommes pas attardéEs. Après avoir expliqué l’objet de notre présence aux employéEs du (multi)milliardaire (sa fortune personnelle est de 8,1 milliards d’euros, soit 472 000 années de SMIC), nous sommes très vite repartiEs en criant quelques slogans bien à propos : « Pinault, pollueur, voleur, expropriation ! » Rien de bien méchant en somme…

Pinault et ses acolytes de Vinci, eux, ne se gênent pas pour projeter la destruction de 2000 hectares de bocages et de terres agricoles pour y construire un aéroport inutile et coûteux. Ils ne s’offusquent pas non plus du fait que des centaines d’hommes en uniforme violent quotidiennement les propriétés des habitants de la zone pour les en exproprier par la force. Ils ne sont pas gênés, de manière générale, du fait qu’ils contribuent au désastre écologique et à la destruction lente et irrémédiable de nos espaces de vie et de notre atmosphère.

Nous, pique-niqueur/euses du dimanche, résistantEs en bottes crasseuses, hordes indisciplinées et fières de l’être, revendiquons notre impertinente intrusion sur la modeste propriété du patron de Pinault-Printemps-Redoute. Pour autant, nous regrettons que de jeunes randonneur/euses aient eu à subir la répression à notre place. En effet, 16 personnes de 17 à 20 ans ont été interpelléEs (info AFP reprise par divers média) sur un chemin de campagne et maintenues en garde-à-vue durant 45 heures, subissant auditions et relevés d’empreintes digitales et génétiques.

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InculpéEs pour « violation de domicile » et « menaces de mort », ainsi que pour « refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques » et «  refus de se soumettre aux prélèvements biologiques » pour certainEs, ils et elles comparaîtront les 28 février 2013 à 9h30 devant le Juge des Enfants au TGI de Paris et le 11 mars 2013 à 14h devant la 7ème chambre D du TGI de Versailles.

Nous, militantEs de tous âges, agissant en conscience et en accord avec nos principes, exprimons toute notre solidarité avec les inculpéEs et appelons chacunE à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre Vinci et son monde, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands Projets Inutiles et Imposés !

Des personnes du collectif parisien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

[Algérie] Emeute à Biskra lors de l’affichage de la liste d’attribution de 522 logements – 2 janvier 2013

Attribution de logements

Violents affrontements à Biskra

Au moins sept agents de l’ordre ont été blessés, mercredi, lors d’affrontements avec la population, à la suite de l’affichage de la liste d’attribution de 522 logements dans la ville de Biskra.

Une vingtaine de manifestants ont, par ailleurs, été arrêtés à titre conservatoire. Ces derniers, parmi des dizaines d’autres, en colère, ont investi la rue à la minute où la liste des bénéficiaires de 522 logements avait été affichée. Ils se sont rassemblés devant le siège de la daïra de Biskra avant d’investir ses bureaux et paralyser toute activité administrative, durant toute la journée. Ils ont, en outre, refusé tout dialogue et exigé la présence du wali et par là même l’annulation de la liste d’attribution des 522 logements, entachée, selon eux, par plusieurs dépassements.

La vague de colère s’est vite propagée aux autres administrations, à savoir l’APC et la wilaya dont les accès ont, également, été bloqués par des troncs d’arbre et des pneus brûlés. L’important dispositif sécuritaire mis en place n’a pas suffi à contenir le courroux de la population, ce qui a entraîné de violents affrontements. “Des personnes étrangères à la commune et venues d’autres wilayas, n’ayant pas encore droit au certificat de résidence, viennent de bénéficier de logements, au détriment de celles qui attendent désespérément depuis 2003 !”, dénonce une mère de famille. Les autorités locales, elles, font remarquer que le quota octroyé au chef-lieu de wilaya est dérisoire par rapport aux centaines de demandes, à savoir 14 000 dossiers de demandes et que l’administration ne pourra pas satisfaire tous les postulants.

Par ailleurs, les habitants de M’chounech, commune située à 28 kilomètres de Biskra, observent pour le 3e jour consécutif un sit-in devant le siège de la wilaya de Biskra pour protester contre “l’exclusion” de plusieurs demandeurs de logement de la liste d’attribution établie ces derniers jours.

Les villageois indiquent avoir beaucoup attendu et espèrent que la commission de recours répare le manque de rigueur observé dans l’attribution provisoire qui avait, rappelons-le, soulevé le mécontentement de la population locale il y a quelques jours.

Décidés à faire valoir leur droit, les manifestants exigeaient la présence du wali afin de lui exposer les préoccupations de la population de la commune, tout en lui signifiant les “dépassements” relevés dans l’établissement de la liste d’attribution des logements. Au même moment, ils menacent de mener d’autres actions de protestation si la liste n’est pas révisée, car ils estiment qu’elle comporte des noms de citoyens qui ne remplissent pas les conditions ouvrant droit à un logement social. Ils ont appelé également au respect des critères d’attribution en donnant notamment la priorité aux citoyens dont les demandes de logement datent de plusieurs années.

 Leur presse – Liberté Algerie.com (M.Zaim), 05/01/2013 à 09h50

[Tours] Non à l’expulsion de Thanks for the future ! Rassemblement le 13/12/2012 devant le tribunal d’instance à 09h30

NON A L’EXPULSION DE THANKS FOR THE FUTURE

SOLIDARITE !

A Tours, il existe un lieu où l’utopie est créatrice, où des hommes et des femmes essayent tous les jours d’inventer de nouvelles formes de vie sociale en rupture avec la société capitaliste. Ils essayent de rompre avec la domination, le sexisme, l’homophobie, le racisme, la xénophobie, le salariat et toutes formes d’exploitation… THANKS FOR THE FUTURE est un lieu (244 avenue Auguste Chevalier 37000 Tours) où les avenirs possibles s’imaginent, se construisent, se partagent, se confrontent à la réalité ambiante. C’est un squat politique où la vie et les luttes s’épanouissent pour contribuer à construire dès maintenant un autre futur.

C’est bien cela qui dérange ! Comment dans notre bonne démocratie représentative, il y a des individus qui luttent pour en finir avec cette société de plus en plus inégalitaire, où la misère devient le lot quotidien de plus en plus de monde ! C’est bien connu, les polichiens, de droite comme de gôche, veulent notre bonheur malgré nous ! On refuse un nouvel aéroport, une future ligne de chemin de fer dans les Alpes, le nucléaire… : on est des arriérés qui veulent retourner à la bougie et aux voitures à cheval. Voilà à quoi se réduit le débat dans cette démocratie. Elle est un des outils aux mains des capitalistes pour assouvir leur soif de profits, de pouvoir. Celle-ci renforce la domination de classe de la bourgeoisie. La société capitaliste va droit dans le mur. Peut lui importe, pourvu qu’elle maintient et renforce son hégémonie de classe. L’Etat est là pour condamner et emprisonner lorsqu’on sort des limites que le pouvoir veut nous imposer. THANKS FOR THE FUTURE nous permet au contraire d’épancher notre SOIF D’UTOPIES. Il fait partie de ces multiples grains de sable qui constituent la constellation révolutionnaire.

C’est bien pour cela que la mairie de Tours veut expulser nos camarades de THANKS FOR THE FUTURE. Elle a plusieurs instruments de choc. La SEMIVIT, office d’HLM à sa botte, a demandé l’expulsion des locaux occupés par THANKS FOR THE FUTURE. Il y a tout lieu de penser que la balance de la justice penchera selon la volonté de la mairie. Rien d’étonnant, face à l’ennemi commun les tenants du pouvoir et leurs valets serrent les rangs!

Par contre, le fait qu’une association d’artistes ait fait le choix politique de participer à l’expulsion de THANKS FOR THE FUTURE à de quoi surprendre. Le président de cette association a signé au moins deux mains courantes au commissariat de Tours pour se plaindre de problèmes de voisinage. Des personnes, membres de cette association, affichant publiquement leur solidarité envers THANKS FOR THE FUTURE, en ont été exclues. Les fils électriques alimentant la maison de THANKS FOR THE FUTURE ont été volontairement coupés. L’art soumis au pouvoir ! Boris doit cracher dans sa tombe.

Le 13 décembre, nos camarades sont convoqués devant le tribunal d’instance de Tours. Les juges décideront ou pas de l’expulsion de THANKS FOR THE FUTURE.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE TRIBUNAL D’INSTANCE DE TOURS LE 13 DÉCEMBRE A 9 H 30 RUE EDOUARD VAILLANT.

La lutte contre la société capitaliste se construit tous les jours avec notre solidarité envers les utopistes créateurs en rupture avec la société bourgeoise.

Tours, le 4/12/2012 SOIF D’UTOPIES – 06 31 56 17 56 – soifdutopies@yahoo.fr

Reçu par mail, le 04 décembre 2012 (Reseau RESISTONS ENSEMBLE)

[Besançon] Enfin un local syndical à la fac de lettres – 27 novembre 2012

Transmis par mail, 28/11/2012:

Mardi 27 novembre 2012. Faculté de Lettres de Besançon.

Suite à l’appel de la CNT 25 et de l’AMEB, 15 personnes se sont rassemblées dans la cour du Grand Salon (bâtiment Chifflet) pour faire pression sur le conseil de gestion de l’UFR SLHS, qui se tenait ce mardi.

Des tracts distribués, une bataille acharnée pour pouvoir afficher tracts et appels au rassemblement (le personnel de nettoyage est forcé par l’administration de l’UFR SLHS d’enlever toute affiche ou/et tract qui ne rentrerait pas dans la case légale des panneaux d’affichage…lorsqu’on sait que ces panneaux sont recouverts régulièrement de grosses affiches fluos dégueulasses appelant à enrichir commerces et boîtes de nuit, on n’a pas d’autres choix que de coller illégalement…et franchement, on préfère ça mais que la fac nous foutent la paix!). 

Bref, la mobilisation a quand même l’air d’avoir payer: le conseil de gestion a voté à l’unanimité pour l’attribution d’un local syndical, alors que ça devait faire plus de 3 mois qu’on devait l’obtenir… Et que si leur mascarade de cérémonie nous avait refusé ce local, nous serions monté.e.s à 15 (et ça suffit largement) sans tergiverser.

Cependant, faut voir la gueule de ce local qui doit être dans le bâtiment Granvelle, qui est en état de décomposition permanent (comme tous les bâtiments de la fac de lettres).

Concernant l’attribution d’un local pour la convertir en cafét’, le doyen Mariage nous affirme qu’il n’y a plus de locaux disponibles à part sur la fac « décharge/poubelle » de l’ancienne fac de médecine, où une cafét’ est déjà en phase d’ouvrir par les étudiant.e.s d’Erasmus. Cependant, on en veut une autogérée et sur le site mégevand (où ça fait des années qu’il n’y a rien… Sauf en période de (g)rèves et de blocages…)

Sinon, le doyen aurait déclaré que désormais, lorsque nous souhaiterons organiser tables de presse, accrocher des banderoles ou encore diffuser des tracts, il faudra demander l’autorisation au doyen ou à l’administration! En gros, pouvoir contrôler les contestations sociales comme le font les flics, lorsque syndicats réformistes et partis déclarent gentiment à l’Etat leurs grèves ou manifestations. 

Après avoir appelé les keufs pour une simple action contre l’UNI, c’est clair qu’il va falloir rester vigilant.e.s quant à ces tentatives de flicage et de contrôle social !

Restons ingouvernables et incontrôlables.

Un anarchiste de la fac de lettres.