[Grèce/Contre le projet minier en Chalcidique] Dégager la société minière et sa milice par tous les moyens – Halkidiki, 12 mai 2013

Grèce : neuf blessés lors d’une manifestation contre un projet de mine d’or

Neuf personnes ont été blessées dimanche au cours d’une manifestation contre un projet controversé de mine d’or en Chalcidique, dans le nord-est de la Grèce, a rapporté l’agence de presse grecque ANA.

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Le projet lancé en 2011 par Hellenic Gold, filiale grecque du groupe canadien Eldorado Gold, suscite l’opposition d’associations qui protestent contre les conséquences qu’aurait la mine sur l’environnement de la Chalcidique, une région boisée et touristique.

Huit hommes de la police anti-émeutes et une militante ont été blessés lors de la manifestation de dimanche, selon ANA, une agence de presse gouvernementale.

Quatre des policiers blessés l’ont été par des tirs, a indiqué une source policière. Trois personnes ont été interpellées à la suite des heurts, selon cette source.

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« Tirer sur des policiers en Chalcidique est une atteinte grave à l’état de droit dans notre pays« , a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Ordre public, Nikos Dendias.

Les rassemblements pour réclamer l’arrêt du projet ont commencé depuis que le gouvernement grec a donné en 2011 à Hellenic Gold l’autorisation de commencer à creuser en Chalcidique.

Les opposants considèrent que l’entrée en activité de la mine causerait des dommages irréparables à l’environnement, épuisant et contaminant les nappes phréatiques et polluant la région avec des substances chimiques nocives comme le plomb, le cadmium, l’arsenic et le mercure.

Plusieurs rassemblements d’opposants ont eu lieu ces derniers mois.

En février, des militants ont lancé des cocktails Molotov sur le site, blessant un garde et endommageant des équipements.

En avril, des habitants de la région en colère ont saccagé un commissariat, accusant la police d’avoir fait un usage excessif de la force lors de l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque de février.

Le gouvernement grec soutient le projet, censé créer des centaines d’emplois alors que la Grèce est en récession et connaît un taux de chômage de 27%.

La Chalcidique est une péninsule très pittoresque et appréciée des touristes, particulièrement en provenance de Russie et des pays balkaniques voisins de la Grèce.

Leur presse – Les Echos (AFP), 12/05/2013 à 21h36

D’après econews.gr, les affrontements ont débuté alors que plusieurs engins de la société minière Hellenic Gold venaient d’investir la zone. Les flics ont alors violemment réprimé les militant.es, les chassant à travers les montagnes. Une enquête est ouverte pour identifier le tireur au fusil de chasse.

Le site des opposantEs à la mine d’or: nogoldthess.espivblogs.net

[Chili] La rage étudiante ne faiblit pas: la manif pour la gratuité scolaire se termine en émeute – 8 mai 2013

Ce 8 mai 2013, environ 80.000 étudiant.e.s chilien.ne.s (37.500 selon les flics) sont de nouveau descendu.e.s dans les rues en criant entre autre « l’éducation chilienne n’est pas à vendre » pour exiger une éducation gratuite et publique.

Le maire de Santiago, Antonio Peribonio, a déclaré lors d’une conférence de presse que 73 manifestant.e.s avaient été arrêté.e.s, dont 4 pour possession d’engins incendiaires et 1 autre pour avoir transporté un récipient qui semblait contenir de l’acide.  3 policiers auraient été blessés.

Vers la fin de la manifestation, des affrontements ont éclaté entre encapuchados et la police anti-émeute. Une barrière de sécurité a été brûlée et un journaliste de CNN Chili s’est fait agressé. Des commerces ont également été pillés.

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Des manifs ont eu lieu dans plusieurs villes à travers le pays, comme à Temuco, Concepcion, Valparaiso…

Une vidéo de la manif (via @rsumen on twitter):

La veille, mardi 7 mai, des encapuchados ont monté des barricades à travers les rues dans le secteur de l’université de Santiago (USACH).  Ils ont bloqué la rue Alameda (artère commerciale de Santiago) en mettant le feu à des barricades. Les flics sont intervenus en utilisant gaz lacrymo et canon à eau. S’étant réfugiés dans les locaux de la faculté, les émeutiers leur ont ensuite balancés différents projectiles.. On ignore s’il y a eu des arrestations.

Les 11 et 25 avril dernier, étudiant.e.s et lycéen.ne.s étaient également descendu.e.s dans la rue et les manifs s’étaient également terminées en affrontements.

Traduit librement de la presse chilienne, 07 & 08/05/2013

[Limoges/La ZAD est partout] Expulsion violente du 19 bis rue de la Corderie (07/05/2013) – Solidarité avec les 6 ‘Camille’ poursuivi.e.s !

La Limozad a été expulsée avec violence du 19 bis rue de la Corderie ce matin. Six Camilles sont appelés à comparaître devant le TGI mercredi. Quatre d’entre eux sont en GAV.

Réunion ce 8 mai, à 20h00 au Jardin de l’Evêché devant la Grande Fontaine

[Posté le 07/05 dans les commentaires de l’article Limoges sème sa ZAD dimanche 14 avril 2013]

Expulsion violente du collectif ZAD 87 ce matin à Limoges

Les altermondialistes qui occupaient illégalement un terrain boulevard de la Corderie à Limoges ont été évacués manu militari par les forces de l’ordre ce matin.

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Vive altercation entre quelques militants de ZAD 87, un mouvement contre l’accaparement des zones et des terres agricoles, et les policiers.

Ces derniers  ont tenté d’empêcher notre journaliste de filmer la scène.

Après l’interpellation de militants, une pelleteuse a déblayé le terrain. Selon les forces de police, plusieurs agents auraient été blessés lors de cette expulsion.

Le tribunal de grande instance de Limoges avait ordonné lundi l’évacuation des 13 personnes de ZAD 87 qui occupaient depuis la mi-avril le 19 bis boulevard de la Corderie, terrain appartenant au conseil régional du Limousin.

Voir la vidéo de Fr3 Limousin

Leur presse bétonneuse – Fr3 Limousin (Martial Codet-Boisse), 07/05/2013 à 12h28

[1er mai en Allemagne] Tours d’horizon des manifs et actions directes à Frankfort, Hambourg et Berlin

A Franckfort, une marche des fascistes du NPD était prévue en ce premier mai. La mobilisation antifasciste ne s’est pas fait attendre et des milliers de manifestant.e.s ont pris les rues afin de la saboter. Pour un militant antifasciste, c’est la première fois depuis 2002 que la marche néo-nazie n’a pas pu avoir lieu, malgré que les flics aient tout tenté pour qu’elle ait lieu. Les antifascistes évoque une répression d’une rare violence, et dénombrent 56 personnes blessées (essentiellement lié à l’utilisation massive de gaz au poivre), 4 personnes ont été hospitalisées dont deux pour fracture du bras.

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L’objectif d’empêcher la marche du NPD est atteint. Par ailleurs, à Hanau, plus de 150 néo-nazis ont pu marché dans la ville: la police étant débordé, les antifascistes ont attaqué leur cortège. Des affrontements entre fascistes et jeunes migrants ont eu lieu un peu plus tôt dans la journée.

Au final, il y a eu une trentaine d’arrestations parmi les les antifascistes.

La police justifie la répression en partie par rapport à des actes de vandalisme perpétrés la veille du 1er mai:

Dans la nuit du mardi 31/04 au mercredi 01/05/2013 à Roedelheim, plusieurs banques de la caisse d’épargne ont eu leurs vitrines brisées, une voiture a été également vandalisée. Plusieurs tags et faits destructions ont été constatées dans le secteur.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 02/05/2013

A Hambourg:

Le rassemblement avait lieu en début de soirée à la gare Altona et les affrontements ont débuté immédiatement. Les flics se sont fait attaquer à coups de bouteilles, de pétards et quelques bleus ont été blessés. La police anti-émeute a utilisé canons à eau et gaz lacrymos. Les organisateurs ont rapidement appelé à la dispersion.

Sous la devise «Le prolétariat n’a pas de patrie« , environ 1.400 participants se sont rassemblées devant la « Rote Flora« , avant de partir vers la gare Altona. Des escouades anti-émeute accompagnaient le cortège. Peu de temps après le départ, il y a eu des incidents avec des jets de pétards et des bouteilles. Les fonctionnaires ont été attaqués depuis des appartements d’immeubles avec des pierres, indique le porte-parole la police d’Hambourg.

Certaines personnes ont scandé: « Tout Hambourg déteste la police« . On pouvait lire sur les banderoles du cortège anticapitaliste « Contre l’exploitation et l’oppression » ou encore « Combat l’impérialisme dans chaque pays ».

Pour ce 1er mai, 1600 policiers étaient mobilisés, et dans un premier temps 8 manifestants ont été arrêtés pour ‘vandalisme’.

Plus tard dans la soirée, plusieurs foyers d’incendies ont nécessité l’intervention des pompiers aux alentours du centre militant « Rote Flora », où se déroulait « la Nuit de Walpurgis »: deux personnes ont été arrêtées.

Traduit librement de la presse allemande (Frankfurter Online.de), 01/05/2013

A Berlin

Tard dans la soirée du 1er mai, environ 40-50 personnes sont parties en manif sauvage éclair depuis la rue Karl Marx à Neukölln. Les vitrines d’une banque ‘Santander’ et d’un magasin ‘H&M’ ont été explosées, permettant au prolétaire de se servir dans le magasin de fringues. De plus, un tag ‘souviens-toi de Savar‘ a été inscrit sur la façade, en mémoire aux ouvriers du textile de Savar, village du Bangladesh, où le 24 avril dernier 304 d’entre eux ont perdu la vie lors de l’effondrement d’un bâtiment.

Des barricades ont été montés à travers les rues avec des matériaux de construction. Une banque de la filiale ‘Rossmann’ a même reçu quelques pierres, avant que la foule disparaisse dans la nuit.

Traduit librement de l’allemand de linksunten.indymedia.org, 02/05/2013 à 20h45

Un black bloc anticapitaliste réunissant 500 personnes ont manifesté ce 1er mai: attaques de banques et de flics notamment…

Un compte-rendu de la manif en allemand sur indymedia linksunten

Quelques images et traces de la manif (du tagesspiegel.de):

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Le 1er mai s’est prolongé à Berlin

Dans la nuit du 2 au 3 mai 2013, des attaques à la peinture et avec des pierres ont visé plusieurs édifices dans Berlin: les vandales ont agi dans les secteurs de Steglitz, Locust Valley, Lichtenberg, Pankow et rue de la reine Elizabeth à Charlottenburg. 

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‘Berlin Job Center’ , le siège du SPD (soce’dém’), entre autre, en ont fait les frais.

Le "Job Center" de Charlottenburg

Le « Job Center » de Charlottenburg

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Siège du SPD

Le Centre d’emploi à Lichtenberg a été bombardé de pierres, de peinture et des tags longs de plusieurs recouvraient la devanture. Malgré qu’un citoyen ait alerté les flics, personne n’a été arrêté.

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le « job center » de Lichtenberg

A noter qu’une personne a été arrêtée lors de l’attaque du pôle emploi à Charlottenburg. Elle a été interpellée par les flics avec un sac rempli de pavés. Concernant les autres attaques, les vandales s’en sont sorti.e.s sans problème.

Sabotage ferroviaire

Par ailleurs, dans la nuit de mercredi à jeudi, des câbles de la S-Bahn ont été incendiés. Le trafic ferroviaire entre Potsdam et Berlin a été fortement perturbé jeudi, avant d’être rétabli en fin de journée. La police soupçonne les milieux autonomes d’extrême-gauche et anarchiste.

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Traduit librement de la presse allemande – bz-berlin.de, 03/05/2013 à 11h51

Des photos du 1er mai à Stuttgart et Berlin

[1er Mai à travers le monde] Emeutes à Seattle (USA) et à Santiago (Chili)

[Etats-Unis] Emeute à Seattle:

A Seattle (USA), la manifestation du 1er mai, à laquelle des milliers de personnes ont participé, a fini en affrontement à la tombée de la nuit de ce mercredi 1er mai. Plusieurs manifestants ont attaqué les flics par des jets de projectiles, ces derniers ayant répondu avec des grenades assourdissantes et gaz lacrymos.

La police de Seattle a déclaré qu’un policier avait été blessé par un jet de pierre.

Plusieurs magasins et hôtels ont vu leurs devantures vitrées partir en éclats, dont H&M et Sun Liquor. Une pharmacie a également été attaquée.

L’année dernière, les anarchistes ont cassé des fenêtres de devantures de magasins, y compris Niketown, ainsi que des véhicules et utilisé pétards et fumigènes. Les manifestants ont également cassé les vitres et la porte d’un bâtiment fédéral.

Des appels à manifester ont été publiés sur plusieurs sites anarchistes (1 & 2), et de nombreux manifestant.e.s revendiquaient haut et fort leurs idées anti-capitalistes et anti-étatiques.

Au total, 17-18 personnes (selon plusieurs sources) ont été arrêtées.

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La vitrine du magasin 'sun liquor' après le passage des manifestants

La vitrine du magasin ‘sun liquor’ après le passage des manifestants

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Quelques vidéos des affrontements de la manif du 1er mai:

vidéo CNN

vidéo de KomoNews

vidéo du Belfast telegraph

Par ailleurs, ce 1er mai était aussi une journée de mobilisation contre la criminalisation des sans-papiers du dernier projet de loi d’Obama et pour les droits des travailleurs sans-papiers. Plusieurs marches se sont déroulées à travers le pays, qui se sont terminées sans incidents.

 Traduit librement de la presse américaine (photos prise sur plusieurs sites), 1-2/05/2013

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[Chili] Emeute à Santiago:

A Santiago au Chili, la manifestation du 1er mai a rassemblé environ entre 15000 et 25000 personnes et est rapidement partie en émmeute. Tout a commencé lorsqu’un groupe d’une trentaine d’encapuchados, placé en fin de cortège, ont vandalisé et arraché le mobilier urbain, à construire des barricades dans les rues avec panneaux de signalisation et poubelles. Un arrêt de bus a été entièrement brûlé.

Les flics sont rapidement intervenus en utilisant gaz lacrymos et canons à eau. Les affrontements, qui se sont déroulés en grande partie dans les grandes rues commerçantes du centre-ville, ont fait 19 flics blessés, dont 2 gravement à l’acide et un autre par un jet de pavé.

Plusieurs magasins ont été pillés et incendiés.

Selon la police, plus de 1000 personnes ont participé aux affrontements, qui se sont soldés par 60 arrestations.

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Traduit librement de la presse chilienne, 01-02/05/2013 via Anthropologie du présent

A Montréal (Québec), les flics ont arrêté plus de 300 manifestant.es anticapitalistes

Par ailleurs, des affrontements se sont également déroulées ce 1er mai à Bogota (Colombie), au Mexique (à Chilpancingo et à Oaxaca), à San José (Costa Rica)

[Turquie] 1er mai: journée de lutte et d’affrontements avec les flics à Istanbul

Turquie: 1er mai marqué par des heurts à Istanbul, 30 blessés et 72 arrestations

Près de 30 personnes, dont une majorité de policiers, ont été blessées et 72 autres arrêtées par la police mercredi dans les incidents et violents heurts qui ont marqué la célébration du 1er mai à Istanbul, a annoncé le gouverneur.

Istanbul

Istanbul était déclarée «ville fermée» et tout rassemblement était interdit à cause de travaux en cours sur l’emblématique place Taksim.

«22 agents de police ont été blessés dans les incidents», a indiqué le gouverneur, Avni Mutlu, devant les journalistes au terme des heurts, précisant que l’un d’eux avait été opéré pour un traumatisme crânien. La blessure a été provoquée par des billes d’acier projetées par des lance-pierres, a-t-il souligné.

Trois civils, des manifestants, ont en outre été blessés, a-t-il ajouté, attribuant la responsabilité des incidents à des «groupes marginaux».

Des journalistes de l’AFP sur place ont fait état auparavant d’une dizaine de blessés parmi les manifestants, dont la plupart ont subi des malaises cardiaques en raison du gaz lacrymogène utilisé en abondance par la police anti-émeutes.

Dès le petit matin, par petits groupes de quelques centaines, plusieurs milliers de manifestants ont tenté d’accéder à l’esplanade Taksim par les rues adjacentes, mais se sont heurtés à une force colossale de 22.000 policiers mobilisés pour leur barrer la route.

Un photographe de l’AFP a été pris à partie et blessé par des manifestants anarchistes cagoulés qui ont brisé son matériel.

Les heurts ont cessé dans avec la dispersion de l’emsemble des manifestants de gauche.

Les unités anti-émeutes de la police ont été très strictes pour empêcher les regroupements dans le quartier de Besiktas, à 2 kilomètres de Taksim, sur la rive européenne de la ville.

Quelques centaines de manifestants réunis à l’appel de partis de gauche et de syndicats ont riposté par des jets de pierres.

«Mort au fascisme», «Longue vie au 1er mai», ont scandé les manifestants.

Des échauffourées ont continué pendant plusieurs heures dans au moins trois quartiers menant à Taksim vers lesquels les routes ont été fermées et barricadées pour empêcher les manifestants d’y accéder.

Le transport routier, ferroviaire et maritime vers Taksim a également été suspendu, empêchant de nombreux stambouliotes et les touristes de circuler.

De nombreux riverains et passants ont été incommodés par les gaz.

Un groupe d’une trentaine de féministes, agitant leurs drapeaux violets, a été repoussé par la police à coups de grenades lacrymogènes.

«Assassins, sans honneur», hurlait un vieillard a la barbe blanche, alors que la police continuait de jeter des grenades en dépit des appels à l’aide pour soigner les victimes de malaise.

En revanche, la Fête du travail a été célébrée sans incidents sur au moins deux autres places de la mégapole turque et dans d’autres villes de Turquie, ont rapporté les chaînes de télévision.

Le gouvernement turc avait décidé d’interdire le rendez-vous du 1er mai sur la célèbre place Taksim, jugeant que le chantier engagé en novembre dernier pour en détourner la circulation automobile empêchait d’assurer la sécurité des dizaines de milliers de manifestants attendus.

La centrale syndicale des ouvriers Disk (gauche) avait toutefois décidé de passer outre.

La police est aussi intervenue mercredi près du siège de ce syndicat situé aux abords de Taksim contre les manifestants, utilisant encore une fois des grenades lacrymogènes.

Des députés du principal parti d’opposition (CHP, social-démocrate) qui étaient sur les lieux ont dû s’abriter dans des immeubles avoisinants.

«C’est une répression inacceptable contre les travailleurs», a déclaré aux journalistes le vice-président de cette formation, Gürsel Tekin.

Le 1er mai 1977, des inconnus avaient ouvert le feu lors du rassemblement du 1er mai, provoquant la panique parmi la foule et la mort de 34 personnes.

Le Parlement turc a rétabli le 1er mai comme jour férié en 2009 et le gouvernement a autorisé les rassemblements l’année suivante à Taksim.

Le gouvernement a toutefois autorisé pour mercredi le dépôt d’une gerbe à la mémoire des victimes de 1977

Leur presse – Libération.fr (AFP), 01/05/2013 à 16h52

Voir la vidéo de Reuters

A noter que lors du 1er mai l’an dernier, des anarchistes avaient participé à plusieurs attaques de multinationales et autres symboles du capital et de l’Etat: une vague de répression  anti-anarchiste avaient alors été mené par le pouvoir turc.

[Montreuil/Bagnolet] Récit de la manif contre les expulsions et la gentrification – 27 avril 2013

Montreuil-Bagnolet (93): Récit collectif de la déambulation du 27 avril contre les expulsions et la restructuration urbaine

Depuis quelques semaines, rendez-vous était donné à Croix de Chavaux (Montreuil, 93) pour un rassemblement-déambulation contre les expulsions locatives, de squats, de terrains, et les restructurations urbaines en cours sur le territoire Montreuil/Bagnolet.

Dans un contexte d’aseptisation de ces quartiers, avec une chasse aux pauvres toujours plus intense et visible, cette initiative prise lors des assemblées hebdomadaires du Transfo permettait d’adresser un message clair : nous ne nous laisserons pas faire.

En préparation de la manifestation, une affiche et un tract ont été réalisé-e-s.

Le tract, tiré à quelques milliers d’exemplaires puis distribué notamment sur les marchés de Croix de Chavaux et de Bagnolet, au métro Gallieni ou lors de concerts au Transfo, abordait la question des restructurations urbaines en cours à Montreuil et à Bagnolet, et appelait à se rassembler ce samedi pour tou-te-s celles et ceux qui se sentaient concerné-e-s par ces questions.

L’affiche, qui reprenait quelques éléments du tract, a été collée sur Montreuil, Bagnolet et une partie de l’est parisien pour appeler publiquement au rassemblement.

Des tags appelant à la manif ont été faits sur Montreuil et Bagnolet les quelques jours avant le 27 avril, et une grande banderole a été accrochée, deux jours avant la manifestation à l’entrée de la rue piétonne de Croix de Chavaux, à l’endroit exact où la manif devait démarrer ce samedi.

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Ce samedi 27 avril donc, à 14h, l’absence de soleil ne nous a pas empêché-e-s de nous retrouver pour crier notre rage. A l’entrée de la rue du Capitaine Dreyfus, au métro de la Croix de Chavaux, c’est environ 250-300 personnes qui se retrouvent, prêtes à déambuler gaiement, au son de quelques chansons détournées contre les huissiers, les flics et les expulsions. Des prises de parole ont lieu sur la place, avec notamment la lecture du tract appelant à la manifestation.

Pas de keufs à l’horizon, exceptés un flic en civil et une voiture de la police nationale qui vient se garer à proximité du rassemblement pour observer ce qui se passe. Après quelques chants et prises de parole, le cortège s’élance donc sur la route – accompagné d’une caravane-sono et d’une batucada – en prenant la rue de Paris pour faire le tour de la place, derrière une grande banderole “Face aux expulsions, luttons contre la restructuration urbaine“, suivi-e-s de près par le véhicule de police.

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On s’engage ensuite dans la rue Girard, au son de slogans tels que “Grève, grève, grève des loyers, et crève, crève, les flics et les huissiers !” ou “Les maisons sont vides, occupation ! Et « les loyers sont trop chers, occupation !“. Une prise de parole a lieu rue Girard, à propos de la future expulsion du squat de “Michto”, pendant que nous repeignons la rue de divers pochoirs et tags (“La maison est à ceux qui l’habitent“, “À bas la propriété privée !“) dans la joie et la bonne humeur.

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Après la rue Girard, nous bifurquons sur la droite pour remonter sur la rue Edouard Vaillant, le long du marché. Le cortège remonté à droite de la place du marché s’arrête à l’angle du boulevard Chanzy, sous les yeux des nombreuses personnes présentes sous la Halle pour une brocante. Là, des ex-habitants de l’ancien squat de “La Clinique” (janvier-juillet 2009) prennent la parole pour rappeler ce qu’a été ce lieu pendant ses sept mois d’existence. Depuis, le bâtiment a été rasé, et le terrain vague qui l’a remplacé est toujours désert en attendant la soi-disant construction d’un centre commercial et de logements dits “sociaux”. La devanture du chantier et d’un bâtiment à côté sont égayées des couleurs chatoyantes de notre colère: “Grève des loyers, occupation !“, “Guerre à la propriété“, “Nous voulons tout, nous brûlerons le reste” ou encore “Les urbanistes au feu, les huissiers au milieu“. Sur un mur du terrain vague, on peut lire une énorme tag depuis début janvier, en solidarité avec la lutte à Notre-Dame-des-Landes: “2012: l’Ayraultport s’écrase – 2013: la révolte s’embrase“.

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Le cortège se remet ensuite tranquillement en route sur la rue de Paris, désormais devancé de loin par une voiture de police qui gère la circulation à une centaine de mètres devant nous, et toujours suivi de près par une seconde voiture. Les slogans sont toujours aussi joyeux: “A Robespierre, les loyers sont trop chers ; à Croix de Chavaux les loyers sont trop hauts“, “Un loyer pas cher, c’est toujours trop cher !“, “Squatteurs, locataires, solidarité face aux propriétaires“. Les murs de cette triste rue continuent d’être maculés par des pochoirs, graffitis et collages d’affiches. “Grève des loyers, crève les huissiers“, “Face aux galères, j’occupe ta résidence secondaire“, “Rangez vos miettes, on veut le tiroir-caisse“, “À bas la propriété“, “Si t’as pas de niche, prends ton pied de biche“, “Expulsion = baston“, “À bas l’État, les flics et les huissiers“, “Occupons tout” ou encore “Tant que vous aménagerez, nous vous saccagerons“.

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Le tract appelant à la manif est toujours distribué aux passant-e-s, qui pour la plupart se sentent directement touché-e-s par l’augmentation des loyers, les expulsions locatives ou la gentrification du quartier.

Une nouvelle intervention a lieu au niveau de la Halle Marcel Dufriche, où des Rroms sont régulièrement harcelés par les flics depuis plusieurs mois et où a eu lieu il y a quelques jours un incendie qui a ravagé une partie de leurs habitations.

On tourne ensuite sur la gauche pour prendre la rue Barbès, où trois flics en civils se promènent nonchalamment sur la gauche de notre cortège. Tout en filmant discrètement la manifestation (un flic a son portable accroché à la poche-poitrine de sa veste), ils s’arrêtent sur le côté et regardent la manif passer. Les cris de “Police, dégage !” et “Flics, porcs, assassins !” ne semblent pas les inquiéter plus que ça, bien qu’ils se glissent des bouchons de liège dans les oreilles pour ne plus subir nos outrages verbaux.

Non loin de la place de la République, une nouvelle prise de parole rappelle que pendant l’été 2011, la place a été occupée quelques temps par les squatteur-euse-s expulsé-e-s de la rue des Sorins (1 et 2).

Le cortège bifurque ensuite sur la droite, au niveau de la rue Bara, où se trouve le foyer de travailleurs migrants Bara, là où les gestionnaires de misère tentent de faire de la place, n’accueillant plus personne depuis plusieurs mois, et laissant environ 80 Maliens à la rue. Un des habitants prend la parole pour expliquer la situation actuelle du lieu.

Certain-e-s d’entre eux-elles se joignent à la manifestation, alors que les flics en civil continuent à nous coller. La foule s’énerve, commence à encercler les flics qui se prennent quelques petits projectiles sur la tronche (au passage, on rappellera que lorsqu’on jette des projectiles sur les flics, il est primordial de s’assurer qu’il ne tombera pas sur des manifestant-e-s ou des passant-e-s !). Ils sortent alors leurs matraques télescopiques, lancent une première grenade de désencerclement en plein milieu de la foule et dégainent un flashball qu’ils braquent à hauteur de visage sur les compagnons proches d’eux. Plusieurs personnes sont légèrement blessées aux jambes par cette grenade de désencerclement, qui sera suivie par au moins une autre, tandis que des tirs de flashball sont assénés à bout portant, dont au moins un à hauteur de poitrine/visage ! Les flics ont également sorti une gazeuse familiale et ont aspergé trois ou quatre personnes en pleine face. En quelques secondes, ils auront fait usage de tout leur attirail répressif. Certain-e-s manifestant-e-s chargent alors les flics avec des chaises provenant d’un bar de la rue et divers autres projectiles, les poussant à dégager définitivement. On peut se demander pourquoi ces trois flics en civil ne sont pas partis avant, car ils n’ont pas seulement mis en danger passant-e-s et manifestant-e-s, mais aussi eux-mêmes, en nous agressant et provoquant ainsi la colère de la rue.

Quelques minutes plus tard, les flics arriveront en force (commissaire, gendarmes mobiles et compagnie) sur la place de la République, non loin du foyer Bara, histoire de mettre la pression dans le quartier, mais ils ne s’approcheront plus de la manifestation. Aucune arrestation à signaler ce jour-là.

La manif s’arrête alors au croisement rue de Paris / rue Robespierre, le temps de s’assurer que tout le monde va bien. Du sérum physiologique est apporté aux personnes touchées par les gaz lacrymogènes, et la parole est prise à nouveau depuis la sono pour expliquer aux passant-e-s ce qui vient de se passer.

Ensuite, la manif continue le long de la rue Arsène Chéreau, jusqu’à la Place de la fraternité, limite entre Montreuil et Bagnolet. C’est l’occasion de prendre une petite pause, et d’une intervention au micro par des membres du collectif “Prenons la ville” sur les transformations du quartier et la récente expulsion d’un squat de Rroms sur la place. Nous discutons aussi avec le propriétaire du bar “Le bouliste”, sous le coup d’une fermeture prochaine de son établissement, nécessaire étape dans la restructuration du quartier en ghetto pour bourgeois-es.
Quelques pochoirs et tags viennent toujours égayer la zone.

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Nous nous dirigeons ensuite sur la rue Etienne Marcel, libres de toute présence policière. Le cortège se fait plus calme et les slogans plus rares. Il faut dire aussi que le coin est peu fréquenté, plus résidentiel.
On tourne ensuite au niveau de la rue Edouard Vaillant pour reprendre sur la rue Victor Hugo, histoire de passer un “big up” au Rémouleur.

Puis la manifestation prend la rue Robespierre, lance des slogans contre Vinci (multinationale connue entre autres pour ses chantiers de construction-destruction à Notre-Dame-des-Landes et à Khimki en banlieue de Moscou) puisque sa filiale “Jean Lefebvre” se trouve dans cette rue.

Le cortège fait ensuite une halte devant la rue de l’Avenir où un terrain squatté par des Rroms, sans eau courante, est la cible régulière de pressions policières (les flics ont notamment distribué des OQTF – obligations de quitter le territoire français – qui ont par la suite été annulées par le tribunal).

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Enfin, la manif emprunte l’avenue de la République en direction du Transfo, où une dernière intervention a lieu, affirmant la volonté de résister face à une éventuelle expulsion. Nous rentrons ensuite à l’intérieur, où une assemblée ouverte se tiendra, réunissant près d’une centaine de personnes. C’est l’occasion de discuter plus en détail des moyens de résister aux expulsions de squats et de tout autre type de logement, de faire le tour de nos idées pour s’organiser avec les personnes concernées par des expulsions dans les quartiers alentours et de partager quelques propositions sur les aspects pratiques que pourrait prendre la résistance à l’expulsion du Transfo. À suivre, que tout cela nous serve de moment de consolidation de résistances au monde du fric, des flics et de la propriété privée !

Source: Squat.net, 29 avril 2013