[Etats-Unis/Fuck Nazis] Ripostes antifascistes à la marche raciste du KKK et du NSM – Atlanta, 19 et 20 avril 2013

Le 20 Avril 2013, environ 200 personnes se sont rassemblées pour protester contre un rassemblement « anti-immigration » organisé par le groupe néo-nazi « Mouvement national-socialiste » et le Klu Klux Klan.

L'affiche de la mobilisation

La veille au soir un communiqué anonyme a été publié par quelques antifascistes d’Atlanta:

« Le 19 Avril 2013, des antifascistes d’Atlanta se sont rendus au Wellesley Inn Hôtel, où le groupe néo-nazi connu sous le nom du Mouvement national-socialiste tenait son congrès annuel. Nous avons fracassé toutes les fenêtres et crevé un pneu de la voiture de leur membre Richard Wight. Nous avons fait cela pour perturber leur conférence, attirer l’attention sur leur présence lors de la conférence, les frapper financièrement, et leur montrer qu’il y aura toujours des conséquences pour les organisations fascistes.

-Va te faire foutre abruti de nazi! ATLANTA ANTIFA « 

(Source: Indymedia Atlanta, 19 avril 2013)

(Il a été révélé plus tard que la direction de l’hôtel ait demandée au NSM de partir)

Il y avait seulement 40 fascistes  environ présents lors de la manifestation – opposés aux 200 personnes prêtes à riposter. Les contre-manifestants ont tenu deux banderoles, une disant «Rappelez-vous Tinley Park? » et «(A) – Combattons les fascistes». Les rues environnantes étaient également ornées de propagande antifasciste.

À l’arrivée de contre-manifestants, la police a immédiatement intervenus et a menacé les manifestants. Avec un certain succès les flics ont réussi à séparer la foule en trois parties. Nous devons toujours éviter de se laisser diviser. La solidarité nous donne la force.

Pendant ce temps, il n’y avait aucune présence visible de manifestants nazis (autres que ceux avec des insignes), mais dès que le Klan et le NSM se sont montrés, en marchant sur le trottoir vers le Capitole, la foule a immédiatement commencé à se diriger vers eux. La police de l’État de Géorgie a sorti un fusil d’assaut pour calmer les gens.

Le NSM et le Klan ont été escortés par les flics et leur rassemblement fasciste a commencé. La police a tenté de bloquer une partie de la rue, en plaçant seulement une petite ligne de flics, de taille moyenne, et quelques barrières entre les nazis et la contre-manifestation. La foule s’est rendue compte que les flics n’étaient pas prêts à la contenir si elle chargeait vers l’avant et a pris le trottoir en face de leur marche. La majorité de la racaille nazie n’a jamais tourné le dos à la foule en colère et semblait visiblement peu rassurée comte tenu des insultes qui leur étaient adressées. Des gens de la foule criaient « Tuez-vous », « Crevez s’il vous plaît», «Crevez abrutis de nazis», entre autres. Vers la fin de la marche, certains des plus jeunes néo-nazis sont venus vers les barrières, criant qu’ils voulaient agresser sexuellement et affronter la foule. La foule a répondu à leurs menaces par des crachats et le majeur élevé bien haut. Une fois que plusieurs camera men étaient près d’eux, de nombreux nazis ont craint d’être pris en photo.

Salut nazi d'un membre du NSM devant les antifascistes rassemblés

Salut nazi d’un membre du NSM devant les antifascistes

Lorsque le rassemblement s’est terminé, les nazis ont été escortés dans la rue par les flics et la foule les a suivit, en se mettant de l’autre côté de la rue en leur hurlant de dégager d’Atlanta. Les policiers ne se montraient pas préparés pour ce type de confrontation et ont été contraints de faire appel à d’autres unités d’intervention, dont des patrouilles à cheval. Les nazis ont été forcés de se réfugier dans le parking, conduits à l’intérieur par la police d’Atlanta. Réalisant qu’il y avait qu’une seule entrée, la foule alors entouré le parking. Une partie de la foule était assez proche pour essayer de péter la clôture sur le côté du pont, mais la police a réussi à intervenir avant.

Il y a eu une arrestation pendant la contre-manif après qu’un flic ait harcelé une personne pour avoir refusé de lui remettre une pancarte qui disait « Nazis Fuck off « . La personne a été battu par environ 6 officiers et accusé de délit. (la personne doit être libérée à l’heure qu’il est.)

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Les flics ne semblaient pas être prêts à réagir s’il y avait eu davantage de personnes présentes et préparées. Les possibilités de rendre la situation incontrôlable étaient nombreuses. Étant donné qu’il y avait certainement plus de manifestant.e.s que de flics et fachos réunis et qu’à de nombreuses reprises les flics ont dû courir pour rattraper l’action, les choses auraient pu peut-être se terminer différemment. Cependant, à la fin, le message était clair: les merdes fascistes et néo-nazies ne sont pas les bienvenus à Atlanta ou dans nos vies.

Fuck Nazis (A)

Traduit de Indymedia Atlanta, 20/04/2013

Une manifestante antifasciste a été violemment interpellée par les flics lors des protestations contre la tenue d’une manifestation anti-immigrés organisée par les néo-nazis du NSM et du KKK, samedi 20 avril 2013 au Capitol de Géorgie, dans le centre d’Atlanta.

Durant son audition au commissariat, la jeune fille de 21 ans a également du faire face au harcèlement misogyne et anti-LGBT des policiers.

Source: Indymedia Atlanta, 2/04/2013 à 15h01

Une vidéo du rassemblement nazi, couvert en partie par les protestations des antifascistes:

Source photos: clatl.com, 22/04/2013 à 10h46

[Ukraine] Un compagnon anarchiste gravement blessé lors d’une agression néo-nazie – Kiev, soirée du 14 avril 2013

Un militant anarchiste gravement blessé lors d’une attaque nazie à Kiev en Ukraine

Dans la soirée du 14 avril 2013, le militant anarchiste V.N. a été grièvement blessé à Kiev. Il a été agressé par 5 nazis dans le secteur de la station de métro Dorozhichi. Les jeunes nationalistes ont utilisé des couteaux et coupé trois artères dans les jambes du compagnon. V.N. aussi perdu des dents et souffre d’une commotion cérébrale.

Si ce n’était pas le but des assaillants de l’assassiner, ils ont tenté malgré tout de mutiler à vie un militant qui prend une part active dans les luttes anti-Etat, dans les actions anti-capitalistes et du droit animal. V-N. a perdu beaucoup de sang, mais en raison d’une opération effectuée dans le temps, sa vie n’est plus en danger.

Actuellement, l’argent est nécessaire pour couvrir ses frais médicaux.

Paypal de ABC-Moscou pour les dons:

abc-msk[At]riseup[point]net

S’il vous plaît écrivez un mail pour préciser le montant de votre don, vu que ce même compte est utilisé pour plusieurs campagnes.

Outre paypal, il est possible d’utiliser le virement bancaire ou par Western Union.

Pour plus de détails, s’il vous plaît écrivez à abc-msk[At]riseup[point]net

Traduit de l’anglais de 325, 16 avril 2013

[Lyon] Témoignage d’un camarade suite à de nouvelles agressions fascistes – 16 décembre 2012

Recrudescence des agressions fascistes sur Lyon

Trois nouvelles agressions en moins d’un mois sur Lyon et ses alentours (sans compter toutes celles qui restent sous silence) dont celle d’un militant sur les pentes…

Communiqué de presse du CV69:

Nouvelle recrudescence des agressions fascistes sur Lyon

Les agres­sions liées aux divers grou­pus­cu­les d’extrême-droite lyon­nais repren­nent mal­heu­reu­se­ment sur Lyon. 

Après l’agres­sion lors de la marche homo­phobe du 17 novem­bre der­nier ; la condam­na­tion d’un iden­ti­taire (secré­taire de l’orga­ni­sa­tion de la marche du 8 décem­bre) le 12 novem­bre ; de nou­vel­les agres­sions à carac­tère raciste, sur des mili­tants ou des lycéens, se sont pro­dui­tes ces der­niers jours.

- Début décem­bre, trois jeunes maro­cains (l’un d’eux a fini à l’hôpi­tal) se sont faits « chas­ser » du quar­tier Saint-Jean. 

Même si aucune plainte n’a été dépo­sée, nous ne pou­vons pas taire cette énième agres­sion dans ce quar­tier où cer­tains grou­pes pul­lu­lent et dont le racisme n’est plus à démon­trer

La logi­que de ter­ri­toire est avérée et tout ce qui est, selon eux, contre leur culture ou iden­tité, n’a pas sa place près de leur lieu mili­tant.

- Le ven­dredi 7 décem­bre, des mem­bres de l’ULN (la bran­che lycéenne du GUD), après s’être faits sortir par la gen­dar­me­rie lors d’un trac­tage devant le lycée Blaise Pascal à Charbonnières, ont tran­quille­ment attendu la sortie des élèves pour passer à l’action. 

Trois d’entre eux ont été bles­sés (coups de cas­ques, bombes lacry­mo­gè­nes…) non loin de l’établissement. 
Cette fois-ci, une plainte a été dépo­sée.

- Ce diman­che 16 décem­bre, un mili­tant habi­tant les pentes de la Croix-rousse s’est fait agres­ser rue Vaucanson par quatre indi­vi­dus : les pre­miers coups ont été portés au crâne par un objet conton­dant pro­vo­cant un trau­ma­tisme crâ­nien avec perte de connais­sance. 

Là encore, l’absence de cou­rage de ces fas­cis­tes est affli­geante : les quatre agres­seurs (trois à pied et un en voi­ture) ont pro­fité de l’état de fai­blesse de leur vic­time (hémi­plé­gi­que du côté gauche) pour s’achar­ner sur elle. 

La vic­time a décrit ses agres­seurs habillés en skin­head néo-nazis, por­teurs de sym­bo­les d’extrême-droite.

A noter que la veille avait lieu en région lyon­naise un concert nazi (RAC) orga­nisé par un ancien du Bunker Korps Lyon, l’heure mati­nale de l’agres­sion pour­rait cor­res­pon­dre à la fin de celui-ci. 
Une plainte a été dépo­sée et des détails assez précis ont été donnés lors de celle-ci.

Ces 3 agres­sions nous ont été com­mu­ni­quées mais sûre­ment bien d’autres ont été pas­sées sous silence.

Le col­lec­tif 69 de vigi­lance alerte de nou­veau contre l’implan­ta­tion et la vio­lence des dif­fé­rents grou­pes fas­cis­tes lyon­nais : qu’ils se pré­ten­dent iden­ti­tai­res, natio­na­lis­tes ou patrio­tes, ces fas­cis­tes n’hési­tent pas à passer à l’action, à pren­dre le bâton et leurs poings pour impo­ser leur vision raciste, homo­phobe, sexiste, réac­tion­naire.

Nous allons aler­ter tous les établissements sco­lai­res (lycées, lycées pro­fes­sion­nels…) sur le danger que peut repré­sen­ter la pré­sence de mili­tants dans et hors de leur établissement.  

Un tra­vail de fond basé sur l’échange et l’expli­ca­tion est néces­saire pour faire face à leur vio­lence idéo­lo­gi­que et phy­si­que.

Nous conti­nue­rons et accen­tue­rons notre tra­vail de vigi­lance en direc­tion des habi­tan­tEs lyon­nai­sEs en mul­ti­pliant les actions (dif­fu­sion de tracts, ras­sem­ble­ment, mani­fes­ta­tion…) en espé­rant que notre combat soit repris sur les lieux de tra­vail, dans les lycées, les facultés et dans la rue !

Le combat contre le fas­cisme (sous toutes ses formes) est le combat de touTEs !

Le samedi 15 décembre 2012, un concert RAC a été organisé par les néo-nazis à Lyon

Source: Rébellyon, 21 décembre 2012

Les étoiles nous appartiennent !

Je suis un réfu­gié poli­ti­que ita­lien, non-extradé par François Mitterrand. Comme d’autres cama­ra­des ita­liens dans les années 1970-80, nous avons trouvé asile poli­ti­que en France, ce qui ne nous a jamais empê­ché de conti­nuer la lutte avec les autres réfu­giés poli­ti­ques. En ce qui me concerne, je n’ai jamais cessé d’expri­mer mes convic­tions poli­ti­ques malgré mon arres­ta­tion en vue d’une éventuelle extra­di­tion vers l’Italie en 1986.

Je n’ai jamais aban­donné mes idées, ni dénoncé mes cama­ra­des, et ne me suis encore moins repenti de mes acti­vi­tés poli­ti­ques, y com­pris lors­que les gen­dar­mes du géné­ral Della Chiesa m’ont tor­turé en Italie.

Depuis mon arri­vée en France, j’ai conti­nué à vivre mon enga­ge­ment au quo­ti­dien avec les cama­ra­des fran­çais, même lors­que j’ai été arrêté à Paris, en 1984, avec ma cama­rade Gabriella Bergamaschini. Incarcéré à la prison de Fresnes entre 1984 et 1986, j’y ai mené, avec d’autres cama­ra­des pro­lé­tai­res empri­son­nés, des luttes contre la prison en géné­ral, et pour l’abo­li­tion des régi­mes spé­ciaux, comme les quar­tiers de haute sécu­rité à l’inté­rieur des établissement péni­ten­ciers fran­çais et ita­liens, ainsi que des luttes pour la défense des autres pri­son­niers poli­ti­ques et de droits com­muns.

En Italie, j’ai milité pen­dant de lon­gues années au sein d’orga­ni­sa­tions révo­lu­tion­nai­res, ce qui m’a poussé à vivre dans la clan­des­ti­nité pen­dant 10 ans, dont 2 ans en France, avant mon arres­ta­tion. Je ne sou­haite pas entrer ici dans les détails concer­nant les actions aux­quel­les j’ai par­ti­cipé en Italie, et notam­ment les opé­ra­tions poli­tico-mili­tai­res afin de pro­té­ger ceux de mes cama­ra­des tou­jours en liberté… Je peux néan­moins rap­pe­ler que, pen­dant les années 1970 – ces fameu­ses années pas­sées à l’his­toire comme étant celles où, d’un côté s’est déve­lop­pée « la stra­té­gie de la ten­sion » et de l’autre la renais­sance des mou­ve­ments révo­lu­tion­nai­res –, j’ai par­ti­cipé, entre autres, à des actions d’expro­pria­tion révo­lu­tion­naire dont le but était de finan­cer le mou­ve­ment.

Depuis tou­jours, en tant que mili­tant révo­lu­tion­naire avec mes cama­ra­des, j’ai par­ti­cipé acti­ve­ment à la lutte anti­fas­ciste : à Turin, en 1972, à la fer­me­ture défi­ni­tive du parti fas­ciste (MSI) de Giorgio Almirante ; et tou­jours à Turin, en 1973, à la « jam­bi­sa­tion » des mili­tants de Ordino nuovo, Ambrosini et Cibin. Ces deux nazis s’étaient rendus cou­pa­bles de graves actes de vio­lence à l’encontre de cama­ra­des mili­tants révo­lu­tion­nai­res tra­vaillant à la Fiat et d’autres usines en lutte. Ces mêmes per­son­na­ges, au début des années 1970, avaient été impli­qués dans la ten­ta­tive de coup d’État orga­nisé par Valerio Borghese et l’orga­ni­sa­tion secrète neo-fas­ciste dénom­mée « Loge P 2 [1] ».

Depuis que je vis en France, j’ai conti­nué en pre­mière ligne à lutter contre le fas­cisme.

Mes chers cama­ra­des, suite à l’agres­sion du diman­che 16 décem­bre, je ne me sens pas une vic­time, et je ne veux pas pleu­rer sur mon sort. J’étais et je reste un mili­tant révo­lu­tion­naire com­bat­tant contre le fas­cisme et l’oppres­sion capi­ta­liste.

Certes, les tor­tu­res que j’ai subies en Italie ont laissé de graves séquel­les (lésion vési­cale, lésions à la colonne ver­té­brale, abla­tion de la pros­tate…). À cela il faut ajou­ter les dom­ma­ges pro­cu­rés par le contact avec l’amiante dans mon acti­vité pro­fes­sion­nelle, ce qui fait qu’actuel­le­ment je suis han­di­capé à 80 %. De plus, seu­le­ment trois jours avant cette agres­sion, je sor­tais de l’hôpi­tal de la Croix-Rousse suite à un nouvel AVC qui a laissé des séquel­les au niveau de ma jambe et de mon bras gau­ches, ce qui fait que je dois désor­mais me dépla­cer avec une béquille.

Mon état de santé n’a pour­tant pas dimi­nué ma volonté de com­bat­tre le fas­cisme, le capi­ta­lisme et toutes les injus­ti­ces socia­les. Il y a quel­ques jours, j’ai par­ti­cipé à la jour­née no-TAV, et je sou­tiens toutes les ini­tia­ti­ves mili­tan­tes et révo­lu­tion­nai­res pré­sen­tes ici à Lyon.

D’ailleurs, depuis mon arri­vée à Lyon, et à la Croix-Rousse en par­ti­cu­lier, j’ai tou­jours par­ti­cipé aux nom­breu­ses acti­vi­tés et actions qu’y se sont déve­lop­pées et qui conti­nuent à main­te­nir vivant les mou­ve­ments squats, anti­ca­pi­ta­lis­tes, anti­fas­cis­tes, liber­tai­res et alter­na­tifs.

Ce diman­che 16 décem­bre, en sor­tant de mon domi­cile vers 7 heures du matin, j’ai remar­qué deux per­son­nes sur le trot­toir d’en face mais, je n’avais aucune raison d’y prêter atten­tion. Mais, quel­ques secondes plus tard, alors que je conti­nuais tran­quille­ment mon chemin, ces indi­vi­dus se sont appro­chés et, après m’avoir demandé s’ils pou­vaient me parler, l’un d’entre eux a sorti une batte de base-ball de son blou­son et m’a frappé à la tête. Le deuxième m’a dérobé la béquille avec laquelle il m’a aussi frappé, suite à quoi je suis tombé par terre. Sur ce, une troi­sième per­sonne que je n’avais pas encore vu, est arri­vée et à son tour m’a donné des coups de pieds dans les jambes et au ventre… Enfin, j’ai entendu ce troi­sième indi­vidu s’excla­mer : « On l’a bien cassé, on peut y aller ! »

Sachez chers cama­ra­des que ce n’est pas cette agres­sion qui me fera me désis­ter de mon enga­ge­ment contre le fas­cisme. Sachez que, malgré ma condi­tion phy­si­que pré­caire, ils ne me rédui­ront pas au silence. Sachez enfin que jusqu’à mon der­nier souf­fle, j’appor­te­rais mon sou­tien et ma soli­da­rité aux cama­ra­des révo­lu­tion­nai­res et anti­fas­cis­tes avec force et dignité.

Les étoiles sont à nous et nous appar­tien­nent.

La lutte contre le fas­cisme et le capi­ta­lisme conti­nue.

Courage cama­ra­des, ne bais­sez jamais les bras !

Salvatore Cirincione, 21 décem­bre 2012

Notes:

[1] Ceux qui souhaitent mieux connaître mon histoire peuvent regarder le documentaire qui résume ma vie et qui est disponible sur Rebellyon.

Résumé de la mobilisation antifasciste contre la marche des nationalistes dans Lyon le 14 janvier 2012:

Source: Rebellyon, 22 décembre 2012

[Allemagne] La marche néo-nazie fortement perturbée à Bad Nenndorf – 4 août 2012

Les blocages retardent la marche nazie à Bad Nenndorf – Succès pour les anti-fascistes

La marche nazie à Bad Nenndorf le 4 Août 2012 a seulement pu commencer après quatre heures et demie de retard. C’est le mérite d’environ 400 contre-manifestants qui ont choisi de passer à l’étape du blocage. Ce fut à l’appel de l’Intitiative « Pas de marche nazie à Bad Nenndorf ». Cela a commencé par les blocages des voies ferrées autour de Bad Nenndorf, ce qui a fait que les néo-nazis ont dû parcourir de longues distances à pied. Un porte-parole de l’initiative a déclaré: « Les anti-fascistes ont montré qu’avec leur concept contre la marche néo-nazie annuelle, le village de Bad Nenndorf est maintenant célèbre non seulement pour sa protestation mais montre que le désordre réel est possible.[…]

En fin de compte, les nazis ont réussi à atteindre un nombre de participants de quelque 450 nazis, alors que la police a utilisé gaz poivré, matraques et chevaux pour laisser la voie libre aux nazis et dégager les manifestant-es qui bloquaient leur parcours pacifiquement. Comme les années précédentes, les néo-nazis violents ont été ré-acheminé dans le voisinage avec succès, après une chaîne de blocage durant près de 24 heures. Cela montre malheureusement une fois de plus que la police en vertu de ministre de l’Intérieur Uwe Schünemann (CDU) a plus d’intérêt dans l’application des marches néo-nazies au lieu d’utiliser une marge de manœuvre juridique par exemple, et de limiter ou d’annuler complètement leur parade. Les photos montrent ici que les néo-nazis ont été escortés par la police en petit nombre, tandis que les anti-fascistes se sont opposés aux policiers à cheval et aux attelages de chiens. […]

L’expérience de se faire bloquer semble avoir frustré les néo-nazis au point qu’ils ont annulé leur meeting autorisé à Hanovre le même soir. A 12h, les néo-nazis auraient du aller à Bad Nenndorf. Au lieu de cela, ils ont commencé vers 17h30 après des kilomètres de marche pour repartir vers 19 heures. Au moment même ils voulaient déjà être à Hanovre. […]

Photos des néo-nazishttp://lfa.blogsport.de/

Et aussi sur:  http://www.flickr.com/photos/pm_cheung/7713419338/in/set-72157630904772100/

SourceBadnenndorf.blogsport.eu (05 août 2012) via Indymedia Linksunten

[Pologne] Manifestation antifasciste à Poznan – 30 juin 2012

« Coupez l’oxygène à l’extrême-droite »: thème de la manifestation

Aujourd’hui [30/06/2012] à Poznan, une manifestation anti-raciste, sous le slogan « Coupons l’oxygène de l’extrême droite » a eu lieu. Plus de 150 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville pour afficher leur opposition aux tentatives de groupes néo-fascistes d’établir une présence dans les espaces publics.

La foule scandait des slogans anti-racistes et anti-fascistes, informant les passants sur la menace de groupes d’extrême droite marginaux mais violents, tels que les « patriotes » de l’ONR Wielkopolska ou les « nationalistes autonomes ». Par ailleurs, les manifestant-e-s ont distribué des tracts pour le boycott des lieux du « Guesthouse » et du « U Honzika » tenus par Macieja Witzberga et Jana Iżyckiego qui utilisent leurs propres locaux pour parrainer des groupes d’actions fascistes et pour leur fournir l’espace pour les réunions. Maciej Witzberg a personnellement pris part à l’attaque contre le DIY Festival Rozbrat (que nous avons décrit ici en polonais).

Les manifestants ont également mis en évidence l’hypocrisie des nationalistes autonomes, qui manifestaient aujourd’hui « en hommage aux héros de Poznan en juin 1956 « . Pas étonnant qu’ils ne se présentent pas aux célébrations de l’anniversaire des travailleurs à la porte de l’usine Cegielski. Ils sont intéressés uniquement par la promotion de leurs opinions malades, qui sont fondés sur l’exclusion sociale et la haine, qui est la négation de la liberté.

Les participant-e-s de la manifestation a annoncé que toute tentative visant à propager ces idées et «solutions» pour résoudre les problèmes sociaux aura la réponse qu’elle mérite.

À Poznan, ainsi que partout ailleurs il n’y a pas d’espace pour la diffusion des idéologies totalitaires !

Traduit de l’anglais de contra-info, 10 juillet 2012 (source)