Appel des familles victimes de crimes policiers – Du 15 au 23 mars 2013


15-23 mars 2013 :

Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 :

Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d’avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taserflashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu’ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s’organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous

dans une marche de la Place de l’Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS

STOP A L’IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes

:

Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :

Email : espacecommunccp@gmail.com
Facebook : espace commun

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Rassemblement samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la Préfecture de Marseille

Et ça continue encore et encore…

Yassin, tombé à 19 ans sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui, au volant de son véhicule, a ramené Yassin à l’hôpital Desbief.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée !

Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violences policières, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière.

Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs.

Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !

Marseille, capitale de la violence policière !

Comité de soutien à la famille AÏBECHE

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Source: Etat d’Exception

Pour trouver les infos concernant les mobilisations:

Presque 6 ans après la bavure de Clichy-/s-Bois, deux flics bénéficient du non-lieu! Justice pour Zyed et Bouna !

Mort Zyed et Bouna à Clichy-/s- Bois: non-lieu pour les deux policiers

La cour d’appel de Paris a décidé mercredi d’accorder un non-lieu aux deux policiers renvoyés en correctionnelle après le décès de Zyed et Bouna, électrocutés en octobre 2005 à Clichy-sous-Bois après une course-poursuite avec la police. Mais l’avocat des familles des deux adolescents a annoncé peu après qu’il allait déposer une citation directe contre les deux fonctionnaires de police. 

Lors d’une conférence de presse à son cabinet, Me Jean-Pierre Mignard, a précisé que les familles des victimes allaient déposer une citation directe pour « mise en danger de la vie délibérée de la vie d’autrui » devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

« Rien ne justifie que cette affaire soit close », a martelé l’avocat. « Puisqu’on a voulu nous fermer la porte sur le délit de non-assistance à personne en danger, nous allons poser une autre question », a-t-il déclaré à la presse. Les familles vont également se pourvoir en cassation contre la décision de la cour d’appel.

Dans la matinée, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ordonné un non-lieu en faveur des deux policiers renvoyés devant le tribunal pour « non assistance à personne en danger ». Les motivations de la décisions n’étaient pas disponibles.

Interrogé lors du 13h de France-Inter, Me Jean-Pierre Mignard a dit éprouver un « sentiment de honte pour cet arrêt et de tristesse pour la justice qui s’est compromise dans un dossier dans lequel elle devait permettre la réunion du tribunal de Bobigny ». « C’est une justice de peur qui a été rendue ce matin », a-t-il ajouté.

Le frère de Bouna, Siaka Traoré, a qualifié cette décision de « scandaleuse, inacceptable, inadmissible et inhumaine ». La mort des deux jeunes avait été suivie de trois semaines de violences urbaines dans les banlieues françaises.

Le parquet de Bobigny, qui avait requis un non-lieu le 10 septembre dernier, avait ensuite fait appel de la décision des juges de renvoyer à l’automne dernier les deux fonctionnaires de police devant le tribunal correctionnel.

Lors de l’audience devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, le parquet général avait soutenu le non-lieu en faveur des policiers estimant notamment qu’ils n’avaient pas une connaissance certaine du péril encouru par les jeunes gens.

« Aujourd’hui, après cinq ans, mes clients voient leur honnêteté professionnelle reconnue. Au bout de cinq ans, la petite voix de la vérité judiciaire a fini par couvrir le tintamarre des leurres médiatiques », a déclaré à la presse l’avocat des deux policiers, Me Daniel Merchat.

Le 27 octobre 2005, Bouna Traoré et Zyed Benna périssaient dans un transformateur EDF en tentant d’échapper à la police. Un troisième jeune homme, Muhittin Altun, était grièvement brûlé.

Deux fonctionnaires de police avaient été mis en examen: la policière stagiaire, présente le soir du drame au poste de commandement où étaient reçues les communications radio des fonctionnaires sur le terrain, et le policier qui a vu les jeunes gens entrer sur le terrain jouxtant le transformateur d’EDF.

Le parquet avait considéré qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour renvoyer les deux policiers devant le tribunal, ceux-ci ayant cru que les deux adolescents avaient quitté le site d’EDF. Une analyse à laquelle n’avaient pas souscrit les juges d’instruction estimant au contraire qu’il existait des éléments suffisants pour renvoyer les deux fonctionnaires devant le tribunal.

Plusieurs jours après le drame, les policiers et le ministère de l’Intérieur avaient fermement contesté l’existence d’une course-poursuite, qui s’était achevée aux abords du transformateur EDF. Mais le rapport de l’Inspection générale des services (IGS, la police des polices), remis fin 2006 au juge d’instruction, avait confirmé la version des jeunes sur l’existence d’une course-poursuite avec les policiers.

Leur presse – AP, 27 avril 2011

Clichy-sous-Bois : l’incompréhension des jeunes

REPORTAGE – Le non-lieu rendu à l’encontre des policiers suscite la colère de certains jeunes.

Les jeunes de Clichy-sous-Bois sont en colère contre la justice dans l'enquête sur la mort de Zyed et Bouna.

Les jeunes de Clichy-sous-Bois sont en colère contre la justice dans l’enquête sur la mort de Zyed et Bouna. 

Les jeunes de Clichy-sous-Bois sont en colère contre la justice. Dès qu’ils ont appris mercredi la mise hors de cause des deux policiers poursuivis pour « non-assistance à personne en danger » dans la mort de Zyed et Bouna en 2005, plusieurs d’entre eux se sont regroupés.

« Six ans d’enquête pour rien »

« Quand même, c’est la police qui créé la mort de deux jeunes pour rien », s’indigne l’un de ces habitants au micro d’Europe. « Six ans d’enquête pour aboutir sur rien, c’est qu’il y a vraiment un problème », renchérit un autre. « Tout le monde est un peu énervé », conclut un troisième.

Ces jeunes avaient au moment des faits le même âge que les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois après une course-poursuite avec des policiers. Ils disent qu’ils ont appris à vivre avec la mort de leurs copains.

« Les responsabilités auraient pu être clairement établies »

Du côté de la mairie, on prend acte de la décision de justice. Mais Olivier Klein, le premier adjoint de Clichy-sous-Bois, aurait préféré un procès public. « C’est vrai que depuis le début, on demande que la vérité soit rendue et un procès c’est quand même différent de la situation qu’on connaît aujourd’hui », explique-t-il. « A travers ce procès, les responsabilités auraient pu être clairement établies, ce qui n’est pas tout à fait le cas avec ce non-lieu », ajoute-t-il au micro d’Europe 1.

Les responsables municipaux de Clichy-sous-Bois disent ne pas redouter pas de réaction violente dans la ville après cette décision de justice. La police a néanmoins renforcé sa vigilance depuis mardi soir aux abords des quartiers sensibles.

Leur presse – Europe1.fr, 27 avril 2011


Zyed et Bouna: la justice prononce un non-lieu

Cinq ans et demi après que Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré 15 ans  aient été électrocutés par un transformateur EDF ou ceux-ci s’étaient réfugiés pour échapper à la police, la chambre d’ instruction de la cour d’appel de Paris a accordé ce matin un non-lieu aux deux policiers accusés de « non assistance à personne en danger ».

Les familles vont se pourvoir en cassation mai cette décision sonne tout de même comme la fin de cet épisode tragique qui avait amené à une révolte dans les banlieues en 2005.

Zyed, Bouna, Alexis Grigoropoulos, Carlo Giuliani, Malik Oussekine….

ON N’OUBLIE PAS.

Source: Rebellyon, 27 avril 2011