[Limoges] Nique la police – Quartier de Beaubeuil, 9 mai 2013

Un véhicule de police caillassé hier à Limoges

Hier après-midi un véhicule de la police national a été l’objet de jets de pierres dans un quartier de Limoges.

Hier après-midi vers 17 heures, la police est intervenue dans le quartier de Beaubreuil suite à plusieurs appels de particuliers se plaignant de bruits de motos et de quads circulant sur les espaces verts.

Une vingtaine d’individus ont alors jeté des pierres sur le véhicule de police. Six impacts ont été relevés sur la carrosserie, une vitre a été brisée. Personne n’a été blessé.

Un quart d’heure plus tard deux motos et un quad ont été interceptés au carrefour de l’Europe à Limoges. L’un des conducteurs a fait l’objet d’une verbalisation et sera convoqué ultérieurement par la brigade des accidents et délits routiers.

Le quartier de Beaubreuil a ensuite été réinvesti par les patrouilles de police. La soirée s’est déroulée sans le moindre incident.

Leur presse de l’ordre – Fr3 Limousin (Cécile Gauthier), 10/05/2013 à 12h03

[Yvelines] Une patrouille de police attaquée à Chanteloup-les-Vignes – Soirée du 30 mars 2013

Guet-apens contre la police dans les Yvelines

Une quarantaine de personnes, dont des adolescents âgés de moins de quinze ans, ont tendu un guet-apens à un véhicule de police dimanche soir à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), a-t-on appris lundi de source policière.

Vers 21h30, un équipage de police qui patrouillait dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) de la Noé, à Chanteloup-les-Vignes, a été la cible de jets de pierres d’un groupe d’une quarantaine de personnes, selon une source policière.

Une première tentative d’interpellation s’est soldée par d’autres jets de projectile et des renforts ont du être appelés sur les lieux. « Les véhicules ont été poursuivis à pied jusqu’à la gare de Chanteloup (à quelques centaines de mètres) », a indiqué cette même source, évoquant des « impacts de pavé » sur l’un des fourgons.

Les forces de l’ordre ont procédé à une dizaine de tirs de flash-ball et de lanceur de grenade pour se dégager, aucun blessé n’étant à déplorer.

« Il y avait une intention manifeste de guet-apens, les candélabres avaient été mis à terre », a ajouté la source policière.

Quatre adolescents, âgés de quatorze et quinze ans et résidant à Chanteloup-les-Vignes, ont été interpellés notamment pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et placés en garde à vue.

Ils devraient être présentés à un juge des enfants.

Leur presse de l’ordre – CharenteLibre.fr (AFP), 02/04/2013 à 14h46

[Mulhouse] Une patrouille de police attaquée aux cocktails molotov au Drouot – 24 février 2013

Mulhouse Jets de cocktails Molotov

Policiers visés au Drouot

Un équipage du commissariat de Mulhouse a été la cible de jets de cocktails Molotov hier vers 15 h 15. Les fonctionnaires qui circulaient à bord d’une voiture siglée ont été pris d’assaut à leur arrivée dans le quartier du Drouot, à l’angle de l’allée Nathan-Katz et de la rue de l’Ill. Quatre jeunes ont surgi alors que la voiture tournait à l’entrée de ce quartier. Deux cocktails ont été lancés et ont touché le véhicule. Deux vitres ont été brisées et les projectiles ont commencé à s’embraser. Les flammes ne se sont pas répandues. Personne n’a été blessé.

Un quart d’heure plus tard sur la base du signalement fait par les policiers et différents témoignages, d’autres policiers ont procédé à l’interpellation de quatre mineurs, âgés de 13 et 17 ans. Placés en garde à vue, ils n’ont été entendus que tard dans la soirée par les policiers du quart qui ont d’abord procédé à l’audition des témoins.

Leur presse de l’ordre – DNA.fr (A.C), 25/02/2013 à 05h00

[Dijon] La police accueillie aux cocktails molotov, la poukav citoyenne travaille – Soirées des 17 et 18 février 2013

Cocktails Molotov sur la police : 5 arrestations à Dijon

Lorsque dimanche soir, les pompiers étaient intervenus rue Joliot-Curie, où un local à poubelles venait d’être incendié, ils avaient essuyé, ainsi que les policiers qui les accompagnaient, des jets d’objets divers : pied de lampe, morceaux de table, pièces de mobilier.

Lundi, lors d’une nouvelle intervention pour un nouvel incendie allumé au même endroit, policiers et pompiers avaient été accueillis cette fois par des jets de cocktails Molotov.

Depuis les coursives du 5 e étage

Mais un imposant dispositif d’investigations avait été mis en place par les enquêteurs du groupe de voie publique de la sûreté départementale : ils savaient que ceux qui s’en étaient pris aux gardiens de la paix et aux pompiers avaient lancé leurs projectiles depuis les coursives du 5 e étage du bâtiment Réaumur, et ils disposaient de quelques informations obtenues par l’enquête de voisinage.

Et enfin, des témoins avaient parlé. Si bien que les enquêteurs avaient identifié cinq jeunes gens, tous domiciliés dans le quartier, tous déjà connus de la police et de la justice, tous âgés de 18 à 19 ans.

Interpellés à l’aube

Mardi, à l’aube, au cours d’une opération mobilisant des policiers du groupe de voie publique, de la brigade criminelle et de la brigade d’atteinte aux biens de la sécurité publique, trois des jeunes gens étaient interpellés à leur domicile, conduits dans les locaux du commissariat central et placés en garde à vue. Deux autres les rejoignaient au cours de l’après-midi.

Au cours de leurs auditions, les cinq jeunes gens auraient nié avoir lancé des objets ou des cocktails Molotov sur les pompiers et les policiers, mais certains auraient reconnu s’être trouvés dans les coursives de l’immeuble.

Le service départemental d’incendie et de secours, la police national et le bailleur social Dijon Habitat ont déposé plainte.

Un véhicule incendié

Les cinq jeunes gens, qui sont poursuivis pour les feux de poubelles, les jets de projectiles et, pour deux d’entre eux, pour avoir incendié un véhicule dans la rue Joliot-Curie le dimanche, devaient être présentés au procureur de la République dans la soirée d’hier. L’un d’entre eux pourrait être conduit directement à la maison d’arrêt pour trois mois : il faisait l’objet d’une peine d’emprisonnement avec sursis prononcée dans le cadre d’un autre dossier.

Leur presse – Le Bien Public.com (G. D.), 22/02/2013 à 09h55

[Essonne] Des jeunes affrontent la BAC suite à une course-poursuite à Vigneux: 3 flics blessés – 21 octobre 2012

Essonne : trois policiers pris à partie par une trentaine de personnes

Les trois membres de la BAC de Draveil ont dû faire usage d’une grenade de désencerclement et d’un tir de Flash-Ball pour se dégager.

Trois policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) de Draveil ont été légèrement blessés dimanche, après avoir été pris à partie par une trentaine de personnes dans une cité de Vigneux (Essonne) alors qu’ils poursuivaient deux hommes suspectés d’effraction, a-t-on appris auprès de la police. Soignés aux urgences de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), les fonctionnaires de police souffrent, pour l’un, d’une plaie saignante au cuir chevelu et de douleurs aux cervicales pour les deux autres.

L’équipage de la BAC de Draveil souhaitait, vers 15 heures, contrôler deux individus « au comportement suspect » dans un quartier touché par la recrudescence de cambriolages quand ces derniers ont pris la fuite en direction du quartier sensible de la Croix-Blanche à Vigneux. Arrivés dans la cité, les policiers ont été pris à partie et molestés par une trentaine de personnes armées de pierres et de bâtons.

Selon une source syndicale, le policier touché à la tête a été frappé à l’aide d’une matraque télescopique. Les policiers ont dû faire usage d’une grenade de désencerclement et d’un tir de gomme-cogne (Flash-Ball) pour se dégager, a rapporté cette même source. Leur véhicule a également été dégradé. Après l’arrivée de renforts, le quartier a retrouvé son calme, a indiqué la police, qui n’a encore procédé à aucune interpellation. L’enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine (BSU) de Draveil.

Leur presse – L’Express.fr (AFP), 21/10/2012 à 18h35

[Chili] Les encapuchados affrontent la police au cocktail molotov devant l’université de Santiago – 11 juillet 2012

Des encapuchados provoquent des affrontements avec la police devant l’ISACH:

Les manifestants ont dressé des barricades et jeté des cocktails Molotov sur la police, qui ont répondu par des canons à eau. Le trafic a été coupé à Alameda.

 

SANTIAGO – Un groupe d’encapuchados se sont affrontés avec la police devant l’Université de Santiago (USACH) durant une demi-heure environ, selon une source policière. Selon les informations de la police, vers 17h00, les manifestants ont commencé à jeter des cocktails Molotov sur une voiture de police, puis se sont cachés dans les locaux de l’université. Les encapuchados ont également monté des barricades dans les rues du centre-ville de Santiago, de sorte que la circulation aux alentours de l’USACH a été coupé et ont attaqué des bus de Transantiago, qu’il ont tenté d’incendier.

Les soldats des forces spéciales de la police ont dû intervenir avec des canons à eau  pour contrôler la situation.

Traduit des articles de leur presse – Emol.com, Terra.cl, La Tercera.com,  11/07/2012

Photos de Terra 

@jonnathan1893 sur twitter

Ce qu’il s’est également passé le même jour à Santiago

[Chili] Plus de 100 000 étudiant.e.s dans les rues de Santiago pour une éducation gratuite, laïque et de qualité – 28 juin 2012

La police utilise canons à eau et gaz lacrymogène contre des milliers d’étudiants chiliens

Des affrontements ont éclaté après que des dizaines de milliers d’étudiants ont défilé dans la capitale chilienne de Santiago pour la réforme de l’éducation. La presse espagnole fait état de 15 policiers blessés et 250 étudiants arrêtés.

Les leaders étudiants disent que plus de 150.000 manifestants ont défilé sous de fortes pluies sur 5 km de marche qui a traversée la capitale chilienne, ce jeudi. Selon la police, le nombre est plus près de 40.000 personnes.

Bien que initialement pacifique, les protestations ont rapidement tourné à la violence lorsque certains étudiants ont lancé des pierres et un cocktail Molotov sur une voiture, en y mettant le feu.

La police a répondu rapidement en utilisant des canons à eau et des gaz lacrymogènes sur les manifestants de plus en plus agités.

« Nous avons vu un certain nombre de choses douloureuses aujourd’hui», a déclaré Luis Valdes, chef des forces de police de Santiago aux journalistes. « Un de nos fourgons de police a été attaqué; nous avons assisté à une attaque sur un véhicule de détention, sur un bus public, ainsi que de plusieurs pillages. »

Le gouverneur de Santiago a appelé les dirigeants du mouvement étudiant à assumer la responsabilité pour les dommages aux biens publics et privés au cours de la manifestation.

« La brutalité effectué par ce groupe de délinquants doivent être condamnés sans la moindre hésitation, » a souligné le gouverneur de Santiago Perez Cecilia.

Les protestations des étudiants sont en cours au Chili depuis plus d’un an, avec des étudiants exigeants une plus grande participation financière du gouvernement dans l’enseignement secondaire. L’enseignement supérieur au Chili est l’un des plus chers du monde, avec de nombreux étudiants enterrés dans la dette après l’obtention du diplôme. Aussi, bien que le nombre d’étudiants a progressivement gonflé au fil des ans, aucune nouvelle université ont été construites.

Le gouvernement dit qu’il a apporté des modifications en réponse aux demandes, mais les étudiants affirment qu’ils ne sont pas allés assez loin.

« Nous avons un gouvernement qui ne veut pas écouter, non seulement pour les mouvements sociaux, mais aussi par une commission parlementaire qui a clairement identifié les profiteurs dans nos universités, » a déclaré Noam Titelman, président de la Fédération de l’étudiant à l’Université catholique.

Les étudiants frappent un présumé policier en civil (AFP Photo / Hector Retamal) 

Traduit de l’anglais de leur presse – RT.com, 29/06/2012

Santiago, le 28 juin 2012 – Plus de 100 000 étudiants ont de nouveau manifesté par l’artère principale de Santiago du Chili, pour réclamer une « Education Publique, gratuite et de qualité » et contre les entreprises et les hommes politiques liés aux mafias qui se sont enrichis après avoir vendu des services éducatifs à la population chilienne.

La marche a débuté à la Place l’Italie, a longé l’Alameda (rue principale) jusqu’au quartier de la Republica puis immédiatement sur la rue Blanco où les faits principaux ont éclaté. Durant ce trajet quelques violences ont éclaté entre la police et des jeunes qui ont fait front.

Malgré ces faits isolés, les étudiants ont de nouveau pu occuper l’Alameda et exercer le droit des citoyens de manifester. La marche arrive quelques jours après que la Chambre de Députés permettait de connaître le résultat d’une enquête dans laquelle quelques entrepreneurs reconnus et des politiques ont été mis sur fiche comme commerçants des droits éducatifs. […]

Les mineurs de la société CODELCO étaient également présents au sein du cortège:

Traduit de l’espagnol de leur presse de RadioDelSur, 28/06/2012

[Yvelines] A Trappes on aime le poulet grillé – soirée du mardi 29 mai 2012

Un cocktail Molotov lancé sur la police

Un cocktail Molotov a été lancé hier soir sur une voiture de policiers effectuant une patrouille à Trappes (Yvelines), sans faire de blessé. Le capot du véhicule s’est embrasé, le conducteur a alors accéléré pour se mettre à l’abri et éviter un second jet de projectile.

Après avoir éteint le feu et appelé du renfort, les forces de l’ordre se sont dirigées vers l’endroit d’où le projectile avait été lancé. Au pied d’un immeuble, les policiers ont interpellé un homme de 25 ans, qui s’opposait à leur présence et qui avait tenté de leur subtiliser une bombe lacrymogène.

A l’issue de l’interpellation, les policiers ont fait usage d’une grenade pour disperser un groupe d’une dizaine de personnes « hostiles », qui se rapprochaient d’eux et les insultaient, selon la source.

Les journaflics de l’AFP, 30/05/2012

[Québec] La loi spéciale on s’en calisse!

La loi spéciale on s’en calisse!

Tandis que depuis vendredi le 18 mai des manifestations ont lieu dans plusieurs villes de la province, comme à Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières, à Montréal, des dizaines de milliers de personnes s’affrontent à l’État Policier et ses Forces de l’ordre défiant la nouvelle loi 78 qui exige, entre autre, que quelconque attroupement de 50 personnes et plus donne son trajet 8h d’avance et le modifie selon les exigences des flics sous peines d’amendes qui peuvent aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Vendredi le 18 mai, 

après avoir donné un trajet au flics et quitter la place Émilie-Gamelin vers 21h, la manif qui, à un certain point comptait plus de 10 000 personnes de tous âges, à dévié et improvisé sa route. La foule scandait «la loi spéciale on s’en calisse!» et des slogans anti-gouvernement et anti-flics. Quelques 40 minutes après le début de la manif les flics ont chargé sans avertissement sur la foule en lançant des bombes assourdissantes à la hauteur des têtes, comme toujours, et ainsi ont commencé les affrontements. La foule a répliqué avec des roches, des bombes fumigènes et des cocktails molotov plusieurs noyaux se sont formés et des affrontements se sont poursuivis jusqu’à 3h30 avec des vitrines fracassés et des voitures de flics vandalisés. Il y a eu une dizaine d’arrestations et un homme a été hospitalisé en état grave après avoir reçu une balle de plastique à bout portant dans le foie.

Voir une vidéo ici

Samedi le 19 mai, 

une autre immense foule de milliers de personnes ont pris la rue étant la 26e manif nocturne en autant de soirées, aucun trajet n’a été donné au flics la manif est partie de la Place Émilie-Gamelin vers 21h comme chaque soirs. La SSPVM a déclaré la manif illégale quelques minutes après son début et a répété le même avertissement à répétition avec la foule scandant «la loi spéciale on s’en calisse!». Un convoi de plusieurs camions d’anti-émeutes de la SQ suivait la manif par les rues parallèles. Plusieurs personnes étaient masquées en défiant le nouveau règlement municipal, en vigueur depuis la journée même, interdisant le port du masque pendant une manif.

Un peu après 22h les flics ont provoqué la foule avec des arrestations arbitraires et se sont mis à gazer. Les affrontements ont commencés et des barricades ont été érigé, notamment à l’angle Ontario et Saint-Denis où une barricade enflammé fut érigé et maintenue pendant plusieurs heures. Des voitures de flics et un autobus d’antiémeute ont été attaqués. La SQ est venue en renfort au SPVM et à un certain point les pompiers sont arrivés et se sont rendus jusqu’au feu, mais les flics les ont ordonnés de s’en aller, surement qu’ils voulait que des photos de l’intervention de l’antiémeute sur un fond de barricades enflammés légitimiste le power-trip des flics qui attaquaient tout ce qui bouge dans la rue où sur les terrasses des bars sur St-Denis. D’ailleurs le lendemain, le maire, a répondu a certains journalistes qui questionnaient le travail des flics, que les casseurs avaient mis le feu Montréal.

Il y a eu selon les flics 69 arrestations, arrêtant à peu près n’importe qui n’importe quand. 9 des 69 personnes sont accusées de voies de fait contre des policier, agression armée et incendie, trois personnes toujours dans les cages de l’État ont été relâchées le 22 mai sous cautionnement (à noter qu’au même moment une autre personne toujours détenue par rapport à des accusations de méfait et de voie de fait contre un policier lors de l’émeute du 20 avril pendant le Salon du Plan Nord, s’est vue refusé sa libération et comparaitra de nouveau le 23 mai). Le proprio d’un bar a aussi été arrêté parce qu’il a laissé des gens qui se seraient réfugier de la répression dans la rue, sortir par la porte arrière. Un autre à annoncé qu’il poursuivrait le SPVM après qu’ils aient attaqués les gens sur sa terrasse.

Dimanche le 20 mai, 

encore plusieurs milliers de personnes dans les rues de Montréal, la manif est déclarée illégale depuis le début. Encore une fois plusieurs personnes se sont masquées. Les flics ont tenté de disperser la foule à plusieurs reprise, mais des foules se sont dispersées et reformées pendant 5h durant lesquels il y a eu des barricades et des batailles de rues intenses contre des flics hors de contrôle. Des vitrines ont été fracassés (ce qui fera surement encore brailler les autoritaires paciflics) et des attaques sur des véhicules de police dont un a été incendié, dû à un «bris» selon les flics… À un moment, une foule de jeunes qui s’étaient fait prendre en souricière entre deux lignes d’antiémeute s’est regroupée et a foncé sur une ligne de flics armés jusqu’aux dents, plusieurs réussissants ainsi à s’en sortir en brisant et désorganisant les lignes. Camarades, votre courage nous réchauffe le coeur et nous montre le chemin d’un monde nouveau.

Les porcs ont fait plusieurs arrestations de masse, avec un bilan de 300 arrestations. Entre des dizaines de blessés, plusieurs personnes ont été vues inconscientes après avoir été attaqué par les flics, un homme à été transporté à l’hôpital, inconscient, après avoir reçu une balle de plastique à la tête. Plusieurs flics de merde ont été blessés aussi.

Et ce n’est que le début…

Sabotage Media, 23 mai 2012

[Québec] La loi spéciale on s’en calisse!

La loi spéciale on s’en calisse!

Tandis que depuis vendredi le 18 mai des manifestations ont lieu dans plusieurs villes de la province, comme à Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières, à Montréal, des dizaines de milliers de personnes s’affrontent à l’État Policier et ses Forces de l’ordre défiant la nouvelle loi 78 qui exige, entre autre, que quelconque attroupement de 50 personnes et plus donne son trajet 8h d’avance et le modifie selon les exigences des flics sous peines d’amendes qui peuvent aller jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Vendredi le 18 mai, 

après avoir donné un trajet au flics et quitter la place Émilie-Gamelin vers 21h, la manif qui, à un certain point comptait plus de 10 000 personnes de tous âges, à dévié et improvisé sa route. La foule scandait «la loi spéciale on s’en calisse!» et des slogans anti-gouvernement et anti-flics. Quelques 40 minutes après le début de la manif les flics ont chargé sans avertissement sur la foule en lançant des bombes assourdissantes à la hauteur des têtes, comme toujours, et ainsi ont commencé les affrontements. La foule a répliqué avec des roches, des bombes fumigènes et des cocktails molotov plusieurs noyaux se sont formés et des affrontements se sont poursuivis jusqu’à 3h30 avec des vitrines fracassés et des voitures de flics vandalisés. Il y a eu une dizaine d’arrestations et un homme a été hospitalisé en état grave après avoir reçu une balle de plastique à bout portant dans le foie.

Voir une vidéo ici

Samedi le 19 mai, 

une autre immense foule de milliers de personnes ont pris la rue étant la 26e manif nocturne en autant de soirées, aucun trajet n’a été donné au flics la manif est partie de la Place Émilie-Gamelin vers 21h comme chaque soirs. La SSPVM a déclaré la manif illégale quelques minutes après son début et a répété le même avertissement à répétition avec la foule scandant «la loi spéciale on s’en calisse!». Un convoi de plusieurs camions d’anti-émeutes de la SQ suivait la manif par les rues parallèles. Plusieurs personnes étaient masquées en défiant le nouveau règlement municipal, en vigueur depuis la journée même, interdisant le port du masque pendant une manif.

Un peu après 22h les flics ont provoqué la foule avec des arrestations arbitraires et se sont mis à gazer. Les affrontements ont commencés et des barricades ont été érigé, notamment à l’angle Ontario et Saint-Denis où une barricade enflammé fut érigé et maintenue pendant plusieurs heures. Des voitures de flics et un autobus d’antiémeute ont été attaqués. La SQ est venue en renfort au SPVM et à un certain point les pompiers sont arrivés et se sont rendus jusqu’au feu, mais les flics les ont ordonnés de s’en aller, surement qu’ils voulait que des photos de l’intervention de l’antiémeute sur un fond de barricades enflammés légitimiste le power-trip des flics qui attaquaient tout ce qui bouge dans la rue où sur les terrasses des bars sur St-Denis. D’ailleurs le lendemain, le maire, a répondu a certains journalistes qui questionnaient le travail des flics, que les casseurs avaient mis le feu Montréal.

Il y a eu selon les flics 69 arrestations, arrêtant à peu près n’importe qui n’importe quand. 9 des 69 personnes sont accusées de voies de fait contre des policier, agression armée et incendie, trois personnes toujours dans les cages de l’État ont été relâchées le 22 mai sous cautionnement (à noter qu’au même moment une autre personne toujours détenue par rapport à des accusations de méfait et de voie de fait contre un policier lors de l’émeute du 20 avril pendant le Salon du Plan Nord, s’est vue refusé sa libération et comparaitra de nouveau le 23 mai). Le proprio d’un bar a aussi été arrêté parce qu’il a laissé des gens qui se seraient réfugier de la répression dans la rue, sortir par la porte arrière. Un autre à annoncé qu’il poursuivrait le SPVM après qu’ils aient attaqués les gens sur sa terrasse.

Dimanche le 20 mai, 

encore plusieurs milliers de personnes dans les rues de Montréal, la manif est déclarée illégale depuis le début. Encore une fois plusieurs personnes se sont masquées. Les flics ont tenté de disperser la foule à plusieurs reprise, mais des foules se sont dispersées et reformées pendant 5h durant lesquels il y a eu des barricades et des batailles de rues intenses contre des flics hors de contrôle. Des vitrines ont été fracassés (ce qui fera surement encore brailler les autoritaires paciflics) et des attaques sur des véhicules de police dont un a été incendié, dû à un «bris» selon les flics… À un moment, une foule de jeunes qui s’étaient fait prendre en souricière entre deux lignes d’antiémeute s’est regroupée et a foncé sur une ligne de flics armés jusqu’aux dents, plusieurs réussissants ainsi à s’en sortir en brisant et désorganisant les lignes. Camarades, votre courage nous réchauffe le coeur et nous montre le chemin d’un monde nouveau.

Les porcs ont fait plusieurs arrestations de masse, avec un bilan de 300 arrestations. Entre des dizaines de blessés, plusieurs personnes ont été vues inconscientes après avoir été attaqué par les flics, un homme à été transporté à l’hôpital, inconscient, après avoir reçu une balle de plastique à la tête. Plusieurs flics de merde ont été blessés aussi.

Et ce n’est que le début…

Sabotage Media, 23 mai 2012