[Suisse] Rébellion à la prison de Champ-Dollon – Genève, 3 et 4 mai 2013

Double incident détenus-gardiens ce week-end

Deux prisonniers de Champ-Dollon, menaçants, ont été placés en cellule forte. Ils ont frappé au visage deux gardiens et fracturé le pouce d’un troisième.

Sur fond de surpopulation carcérale, le double incident tombe à pic pour illustrer l’insécurité que dénonce le syndicat policier. A deux reprises ce week-end, des détenus s’en sont pris aux gardiens. Les prisonniers concernés sont des habitués: le 8 avril, ils s’étaient barricadés dans un étage avec dix autres mutins, avant d’être mâtés par la police.

Vendredi soir, d’abord, l’un d’eux menace d’incendier sa cellule. L’arrivée d’un troisième co-détenu l’excède. Il vocifère, insulte. Son placement en cellule forte est décidé. Une fois son transfert réalisé, il frappe au visage deux surveillants. Ce heurt en appelle un autre, samedi. Un second individu, révolté par l’épisode, se rebelle. La sanction est identique, les dégâts différents: un maton a le pouce fracturé. «Les faits ont été dénoncés au procureur général», indique le directeur des lieux, Constantin Franziskakis. Les récalcitrants, eux, écopent de dix et cinq jours de cachot.

Leur presse carcérale – 20min.ch (Jérôme Faas), 07/05/2013 à 06h45

[Prison de Lille-Sequedin] Suite à l’évasion d’un braqueur…. les matons flippent, les détenus trinquent – 16 avril 2013

Après l’évasion de Redoine Faïd, ambiance tendue à la prison de Sequedin

Parloirs suspendus, travaux de remise en état, tensions avec les détenus… La prison de Sequedin est encore loin d’un retour à la normale, 4 jours après l’évasion de Redoine Faïd.

Les détenus de la maison d’arrêt de Sequedin ont été privés de parloir aujourd’hui mardi. Et ce sera le cas au moins jusque vendredi. Une situation qui crée forcément de la frustration et de la tension. Selon un détenu qui appelé France 3 Nord Pas-de-Calais de sa cellule, les hommes d’une unité spéciale pénitentiaire ont même du intervenir cet après-midi à coups de flashballs, bombes lacrymogènes et matraques.

Parallèlement, les travaux de remise en état et de sécurité sont en cours. Les conséquences de l’évasion spectaculaire samedi de Rédoine Faïd sont donc encore bien palpables. Les surveillants continuent de réclamer une fouille généralisée de la prison.

Témoignages d’ex-détenus, de famille de détenus, de syndicalistes, d’un détenu depuis l’intérieur de la prison : le reportage d’Alice Rougerie et Bertrand Théry fait le point sur la situation à la maison d’arrêt de Sequedin ce mardi.

Voir la vidéo de FR3

« Ça nous dérangeait fortement que des parloirs se déroulent alors que tout n’est pas réparé, qu’on n’est pas sûrs que la structure de l’établissement est intacte  après l’explosion, qu’il n’y a plus aucun produit dangereux, ni arme dans l’établissement », a déclaré Nicolas Caron, secrétaire national FO-Pénitentiaire.

Selon lui, les parloirs ne devraient pas reprendre avant « le milieu de la semaine prochaine ».Le représentant régional de l’Ufap/Unsa Justice, Étienne Dobremetz, juge « impératif » qu’il y ait une fouille générale de la prison pour « envoyer un message, une réponse à la population pénale » alors que les agents « ne se sentent pas en sécurité » et sont encore « trop choqués, trop sous tension ». La fouille générale « est une opération qui est examinée », a seulement indiqué M. Jégo. »Notre objectif, c’est bien évidemment de remettre dans les meilleurs délais,quand l’ensemble des problèmes de sécurité seront réglés, les parloirs en route », a-t-il souligné.

Conséquence de l’absence de parloirs mardi, « il y avait un peu de tensions cet après-midi, les détenus traînaient un peu des pieds pour rentrer dans leurs cellules à l’issue des promenades, mais ça reste maîtrisé », a remarqué Nicolas Caron.

Leur presse carcérale – Fr3 Nord-Pas-de-Calais, 16/04/2013 à 19h29

[Metz/La prison tue] Les matons travaillent – Soirée du 31 mars 2013

Metz : décès en prison, les secours appelés par un détenu

Une information judiciaire a été ouverte à Metz après qu’un détenu de 57 ans a succombé à un malaise en prison, malgré l’intervention des secours appelés… par un autre détenu avec son téléphone portable.

Les faits remontent au soir du 31 mars, dimanche de Pâques. Constatant que son compagnon de cellule faisait un malaise, un détenu a appelé un surveillant en appuyant sur l’interphone de service, selon Le Républicain lorrain qui révèle l’affaire dans son édition de mercredi.

Mais aucun surveillant n’est venu malgré les cris du codétenu, paniqué. Un homme incarcéré dans une autre cellule aux étages supérieurs a entendu ces cris et a alors appelé les pompiers avec le téléphone portable qu’il détenait illégalement.

Les pompiers, arrivés sur place quelques minutes après à la surprise du personnel pénitentiaire, n’ont pu que constater le décès. L’autopsie a révélé une mort de cause naturelle, selon le procureur de Metz, Pierre-Yves Couilleau.

Une information en recherche des causes de la mort a été ouverte la semaine dernière, et confiée à un juge d’instruction. Elle devra notamment déterminer si le personnel pénitentiaire a tardé à intervenir, et si l’interphone était défaillant. Certains proches du dossier s’interrogent et regrettent déjà le délai « d’intervention qui semble un peu long. Même si on ne peut pas savoir si la victime aurait pu être sauvée dans le cas contraire ».

Leur presse carcérale – LeParisien.fr (AFP), 10/04/2013 à 07h36

Décès à la prison de Metz-Queuleu : les secours appelés par un détenu

Un détenu est mort, il y a quelques jours, dans sa cellule de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu. Son corps sans vie a été retrouvé après un appel téléphonique passé par un autre détenu. Une information judiciaire est ouverte.

Derrière les hauts murs des prisons, les téléphones portables servent à beaucoup de choses. A tuer le temps, à maintenir un lien avec l’extérieur, à gérer son trafic de drogue. Dorénavant, ils sont aussi utilisés pour prévenir les secours quand un problème en cellule survient…

Pour comprendre, il faut revenir au dimanche 31 mars. Dans une cellule du troisième étage de la maison d’arrêt de Metz-Queuleu, un homme découvre son codétenu en souffrance. Le quinquagénaire va mal. Il n’est pas encore minuit, le détenu appuie sur l’interphone pour alerter le surveillant de garde. Aucune réponse. Il se lance alors dans un bouche-à-bouche approximatif. À défaut, il hurle, crie au secours. Ses appels à l’aide résonnent jusqu’aux étages supérieurs. Un autre détenu décide d’agir et compose le numéro des pompiers avec un portable qu’il n’est pas censé détenir. Le centre de traitement de Saint-Julien-lès-Metz considère cet appel suffisamment crédible et alarmant pour envoyer une équipe de sauveteurs de Metz. Les surveillants de la maison d’arrêt tombent des nues en voyant arriver les pompiers. Logique, le personnel pénitentiaire ne sait pas ce qui se déroule au troisième étage.

Une dizaine de minutes plus tard, les secours sont auprès de la victime. Cet homme de 57 ans est mort. Un décès de cause « naturelle d’après l’autopsie », indique le procureur de la République de Metz, Pierre-Yves Couilleau. Une information en recherche des causes de la mort a été ouverte la semaine dernière, et confiée à un juge d’instruction. Pour poursuivre les analyses toxicologiques, toujours longues, et surtout faire la lumière « sur les circonstances de ce décès », selon le patron du parquet. Les services de la Sûreté départementale ont été saisis pour mener les investigations et les auditions.

Une défaillance technique ?

Certains proches du dossier s’interrogent et regrettent déjà le délai « d’intervention qui semble un peu long. Même si on ne peut pas savoir si la victime aurait pu être sauvée dans le cas contraire ».

La directrice de la maison d’arrêt de Metz n’a pas souhaité répondre à nos questions. Mais d’après certaines sources, une défaillance technique serait avancée par la direction et le personnel présent pour expliquer que personne n’ait répondu à l’appel au secours passé à l’interphone. L’enquête lèvera le doute sur ce sujet.

En attendant, ce décès rappelle celui de Vincent Winderstein le 22 décembre 2011. Son corps sans vie avait été retrouvé alors que le trentenaire avait signalé un malaise quelques heures plus tôt. La famille avait déposé plainte avec constitution de partie civile.

Leur presse carcérale – Le Républicain Lorrain (K. G.), 10/04/2013

[Chili] Emeute à la prison pour femmes de Temuco lors d’un parloir – Jeudi 4 avril 2013

Note: Ceci est la prison où plusieurs des prisonniers subversifs ont été enfermés, accusées d’avoir fabriqué des explosifs et le trafic de drogue, depuis le 28 mars 2013. Nous traduirons plus d’informations bientôt.

Traduit de liberaciontotal par WarOnSociety (06/04/2013):

Aujourd’hui, jeudi 4 avril 2013:

Aux alentours de 10h30, alors que les détenues de Temuco avaient des visites, une émeute a éclaté à l’intérieur de la prison, par des feux de matelas et d’autres choses.

L’émeute a commencé lors de protestations, entre autres, suite à l’entrée d’un gardien de prison en charge de la direction pendant environ un mois qui avait augmenté les abus, les humiliations (en interne ainsi que lors des visites) et les abus à l’intérieur de la prison, où par exemple, lorsque les matons avaient jeté de la nourriture au sol que les familles des détenues avaient apporté.

Quand ils ont découvert le feu, ils ont évacué les visiteurs afin de laisser la place aux pompiers, aux forces spéciales et à la police anti-émeute pour entrer. Une femme, qui était en visite, a dit que les gardiens ont commencé à battre sa fille juste là, alors qu’elle se faisait évacuer de la prison.

Maintenant, à l’extérieur et sans rien savoir de ce qui se passe à l’intérieur, les flics se sont approchés de l’endroit et ont seulement donné des informations à la presse, en leur donnant libre cours à monter le spectacle qu’ils voulaient,enregistrant et encadrant la scène avec les familles et les amis qui étaient à l’extérieur.

Nous ne savons rien encore, à propos des compagnonnes qui ont été emprisonnées dans cette prison depuis le 28 mars dernier.

Nous sommes conscients qu’à l’intérieur ils ont battu des prisonnières, qu’à cette époque, ils doivent aussi être confronté à la torture des matons et à des peines et sanctions.

Pour le moment, nous ne savons rien de plus, ils ne laissent sortir aucune information.

Nous lançons un appel à être attentifs à la situation.

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Urgent – infos d’enfants

Je suis venu pour les visites à la prison des femmes de Temuco et les enfants se sont révoltés, mettant le feu à des chaises, des matelas, des couvertures et tout ce qui pouvait être consumé par le feu. Les gardiens de prison ne voulait pas ouvrir les portes. Les enfants hurlaient pour qu’ils ouvrent la porte, mais ils ont pris plus d’une demi-heure à le faire. En dehors de la prison se trouvaient les bâtards de forces spéciales de la police, des gardiens de prison en tenue anti-émeute, les pompiers et les laquais de la presse.

Les enfants ont protesté sur le fait que les détenues se font humilier et frapper par les gardiens depuis plus de deux mois, en fait il y a une fille, Eliana Becerra, qui a été en grève de la faim et de la soif pendant 36 jours, ils l’ont battu, les engeôlées m’ont donné cette information à répandre à l’extérieur de la prison et de protester contre le traitement vindicatif que les gardiens mènent contre elles, et donc je fais un appel à condamner et à dénoncer cette situation infligée aux enfants – à toutes et tous, pas seulement à nos prisonnières.

En ce moment il y a encore des membres de la famille et des bâtards de la presse à l’extérieur.

Aucune prisonnière n’est seule!

Liberté pour tous les prisonnières!

Diffuser cette information!

Traduit de l’anglais par Le Chat Noir Emeutier, 08/04/2013

[Belgique] Rébellion d’un prisonnier lors d’un parloir : 5 matons blessés – Mons, 8 mars 2013

Grêve à la prison de Mons suite de la rébellion d’un détenu

Un détenu de la prison de Mons s’est rebellé vendredi lors de la visite du matin. Cinq agents pénitentiaires ont été blessés à divers degrés

MONS Le personnel de la prison est en grève jusque samedi à 6 heures du matin. Une grève surprise a été déclenchée vendredi par le personnel pénitentiaire de la prison de Mons suite à la rébellion violente d’un détenu lors de la visite.

« L’incident s’est produit vers 9 heures alors que le détenu, un homme réputé violent et qui a des difficultés à gérer les contrariétés, recevait la visite de son épouse », a indiqué Axel Piers, directeur de la prison de Mons, confirmant ainsi une information du site internet de La Province (Sudpresse).
« Cinq agents ont été touchés à des degrés divers au cours de l’intervention. L’un d’entre eux a été mordu, une agente a reçu un coup à l’arrière du genou, les autres souffrent de blessures superficielles. Ils sont en incapacité de travail. »

Le détenu a finalement été reconduit dans sa cellule. Les visites et le préau ont été supprimés vendredi pour les quelque 450 détenus de la prison de Mons, à la suite de l’action de grève. Les repas ont toutefois été servis.
La police fédérale a assuré le service pendant la grève des gardiens et elle sera relayée, selon la direction de la prison, par la police de Mons pendant la nuit de vendredi à samedi.

Toujours selon la direction, le travail reprendra normalement dès samedi à 6 heures.

Leur presse carcérale – dhnet.be, 08/03/2013

[Afrique du Sud] Les matons de la prison de Groepunt travaillent – Deneysville, 16 janvier 2013

Afrique du Sud: un détenu battu devant la presse au cours d’une visite de prison

JOHANNESBURG — Des journalistes ont assisté mercredi au passage à tabac d’un détenu par des gardiens alors qu’ils accompagnaient une commission parlementaire dans une prison de haute sécurité sud-africaine où a eu lieu une mutinerie la semaine dernière, a rapporté la presse locale jeudi.

« La commission parlementaire a quitté les lieux. Puis, à travers la clôture, nous avons vu une foule de gardiens agresser un homme habillé en orange –apparemment un prisonnier sans défense– qui se tortillait et gémissait de douleur », écrit The Star de Johannesburg.

« Nous ne savons pas qui il est, ni ce qui lui est arrivé par la suite. Mais nous les avons vus se passer l’homme de l’un à l’autre, le battant brutalement. Alors que les appareils-photo crépitaient, saisissant l’action, les hommes en brun (les gardiens, ndlr) ont continué à battre le prisonnier. »

Le Times raconte exactement la même histoire.

Une fois repérés, les journalistes ont été détenus pendant une heure et fouillés au corps, leurs appareils-photo et téléphones portables confisqués. Leur matériel leur a été rendu ultérieurement une fois les photos effacées, selon les deux journaux.

Une mutinerie avait éclaté le 7 janvier dans cette prison de Groenpunt à Deneysville (centre).

Selon la police, les prisonniers critiquant la piètre qualité de la nourriture avaient refusé de prendre leur repas avant d’attaquer des gardiens, puis de mettre le feu à des cellules.

Cinquante prisonniers et neuf gardiens avaient été blessés, et plus de 500 détenus avaient été transférés dans d’autres établissements.

Le ministère des services pénitentiaires n’était pas joignable jeudi matin.

Leur presse carcérale – AFP, 17/01/2013

[Crève la taule partout] QHS en feu à la prison de Groepunt (Afrique du Sud) et évasion de 100 détenus à la taule de Franceville (Gabon)

Gabon: 100 prisonniers s’évadent à Franceville

Gabon – Le 10 janvier 2013 – Une centaine prisonniers, pour la plupart, des condamnés à perpétuité, se sont évadés de la maison d’arrêt de Franceville, le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, dans le sud-est du pays, mercredi après-midi.

Selon une source judiciaire, les taulards se seraient échappés du pénitencier à la suite d’une grogne observée par les matons. Ceux-ci, a expliqué la source, avaient eu des sanctions allant jusqu’à la suspension de salaires pour entorse au code de discipline. Cette situation a donc favorisé l’évasion de cent prisonniers. “Ils avaient planifié leur évasion depuis huit mois et attendaient la moindre occasion, » a confié la source jointe par téléphone, hier.

Les taulards ont cassé certains fermoirs et systèmes de verrouillage, a renchéri la source, indiquant que les matons assurant le service minimum a ont vite été débordés par l’assaut des prisonniers en furie.

D’après la même source, il régnait un climat de tension à la prison provinciale de Franceville depuis la visite du procureur de la République près le tribunal de première instance de cette localité. L’autorité judiciaire y avait dernièrement procédé à une fouille des cellules et des détenus en vue de récupérer certains objets et substances interdits tels que les téléphones GSM, les armes blanches et les stupéfiants.

Une autre source de tension, a-t-on appris, est la délivrance de faux certificats de libération négociés par les détenus et des attouchements sur les détenus féminin pratiqués par le régisseur. Une pratique immorale portée dernièrement à la connaissance du ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Dès l’annonce de l’évasion, les autorités de Franceville ont mis en branle l’ensemble des forces de sécurité et de défense de la ville pour traquer les évadés. Un fugitif a été rattrapé, mercredi soir, par la section de recherche de la Gendarmerie nationale.

L’antenne provinciale de la Police judiciaire a, elle, rattrapé trois fugitifs tandis que deux autres sont tombés dans les mailles de la brigade de gendarmerie de Ngouoni. Sur les cents prisonniers ayant pris la poudre d’escampette, quatre sont retournés de leur propre gré à la maison d’arrêt, a releve une source policière.

Hier, la traque des évadés s’est poursuivie dans le périmètre de Franceville et ses environs. Le gouverneur Bertrand Moundounga, les autorités judiciaires, militaires et policières de la localité ont ordonné l’îlotage de la ville pour éviter que les prisonniers évadés ne s’éloigent.

L’évasion des taulards a plongé toute la ville de Franceville dans la peur. De nombreux riverains redoutent des actes de vandalisme, de vols de viols de la part des évadés. Mercredi soir, plusieurs commerçants ont fermé boutique plus tôt que d’habitude, craignant l’assaut des fugitifs.

L’absence d’une barrière a également favorisé la fuite des prisonniers. La maison d’arrêt de Franceville est, en effet, construite sur un terrain dépourvu d’une clôture.

Leur presse – Koaci.com (Nanita), 10/01/2013 à 20h45

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Afrique du Sud: 9 gardiens et 50 prisonniers blessés lors d’une mutinerie

Cinquante prisonniers et neuf gardiens ont été blessés lundi soir lors d’une mutinerie dans une prison sud-africaine, selon le dernier bilan communiqué par la police mardi.

Les forces de sécurité ont donné l’assaut, utilisant des grenades assourdissantes, pour reprendre le contrôle du quartier de haute sécurité de la prison de Groenpunt, dans la province de l’Etat-Libre (centre), où les mutins avaient mis le feu et s’étaient barricadés.

« Cinquante prisonniers et neuf gardiens ont été blessés. Mais personne n’est mort et personne n’a été touché par un tir », a déclaré le porte-parole de la police, Peter Kareli.

Cette section de la prison compte 750 prisonniers.

Selon la police, les prisonniers ont critiqué la qualité de la nourriture et refusé de prendre leur repas lundi en fin d’après-midi puis attaqué des gardiens, avant de mettre le feu à des cellules.

La mutinerie a fait d’importants dégâts dans la prison.

En novembre, deux prisonniers avaient retenu en otage un médecin et une infirmière dans une prison privée de la même région, près de Bloemfontein. L’infirmière avait été libérée rapidement, tandis que le médecin avait été retenu pendant 20 heures.

Leur presse – Star Africa.com (Gianluigi Guercia), 08/01/2013

[Afrique du Sud] Révolte à la prison de Groepunt – Deneysville, 7 & 8 janvier 2013

Une cinquantaine de blessés lors d’une émeute dans une prison sud-africaine

FAPUne cinquantaine de détenus ont été blessés dans une bousculade mardi matin alors que la police tentait de maîtriser une émeute dans une prison sud-africaine, ont annoncé les autorités.

Des policiers ont été appelés en renfort. Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades neutralisantes pour accéder à la zone où s’étaient barricadés les émeutiers, a indiqué l’agence de presse South African Press Association (SAPA).

L’incident s’est produit dans la prison de Groenpunt, à Deneysville, dans le Free State.

Quatre gardiens et une cinquantaine de détenus ont été légèrement blessés, mais désormais « la situation dans la prison est calme », a indiqué la SAPA, citant le porte-parole de la police Peter Kareli.

L’émeute a débuté lundi après-midi. Des détenus, insatisfaits de la mauvaise gestion de l’établissement et de la nourriture, ont entamé une grève de la faim et bloqué l’accès de leur unité aux gardiens, a indiqué la police.

Leur presse carcérale – Radio Chine Internationale, 08/01/2013

[Crève la taule…partout] Gestes et actions contre les prisons lors de la nuit de la St-Sylvestre (4)

Manif bruyante du Nouvel An à Vancouver

fireworks-1Le 31 décembre 2012, un groupe d’une douzaine d’anarchistes environ s’est réuni près du centre de détention pour jeunes de Burnaby pour une manif bruyante de solidarité annuelle devant les prisons. Ces manifs de bruit se produisent dans le monde entier le 31 décembre, et ceux qui crient dans les rues pour rappeler à celles et ceux enfermé.e.s à l’intérieur des murs de la prison d’oppression qu’ils/elles ne sont pas oublié.e.s et que les systèmes qui les oppriment ne sont pas inébranlables.

C’est une tradition qui a été largement adoptée par les anarchistes, qui voient l’injustice non seulement du système carcéral, mais aussi de tous les systèmes d’oppression qui nous sont imposées contre notre volonté. Il n’y a pas d’espoir dans la réforme, et si elle peut sembler être une tâche impossible, nous nous battons pour démonter le complexe industriel carcéral dans lequel se baignent dans l’argent les riches et enferme les pauvres.

La soirée était glaciale mais quand masquée jusqu’à nous avons tous ressenti un peu plus chaud. L’excitation de ce qui allait se passer nous a aussi réchauffé, et après avoir pris récipients, casseroles et drapeaux noirs dans l’une des voitures, nous nous sommes dirigé.e.s vers la prison.

Nous avons marché tranquillement jusqu’à un parking proche des cellules où les jeunes sont détenus, et on a commencé à faire du grabuge. De nombreux feux d’artifice ont été tirés en direction de la prison et les casseroles ont créé une cacophonie. Des messages ont été crié vers les prisonniers, des messages de soutien pour les prisonniers et contre les matons.

Après une vingtaine de minutes, nous avons remballé et nous nous sommes dirigé.e.s vers les voitures. C’était la première année où nous n’avons pas eu d’interaction évidente avec ceux de l’intérieur. C’était un peu décourageant d’avoir à se demander s’ils nous entendaient, mais avec les feux d’artifice, le mégaphone, et avec le feu dans notre voix, il semble impossible qu’ils ne nous aient pas entendus.

Il a été supposé que certainement, parce que les flics nous attendaient, les prisonniers ont été emmenés hors de leur cellule pour la nuit (et peut-être ont eu une soirée cinéma ou quelque chose comme ça). Ceci nous a conduit à se demander si l’année dernière la manif peut avoir causée du bordel dans la prison, où tant de prisonniers ont fait clignoter leurs lumières à l’intérieur et à l’extérieur de leurs cellules, en frappant sur les fenêtres, et en criant depuis leurs cellules en direction des anarchistes.

Pour mettre fin à une culture carcérale raciste, colonialiste et génocidaire partout dans le monde !

A l’année prochaine!

Traduit de l’anglais (Vancouver Media Co-op, 02/01/2013) par Le Chat Noir Emeutier, 07/01/2013 via Anarchist News

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Sud de l’Ontario: manif du Nouvel An à la prison

Pour la deuxième année consécutive, les anarchistes et nos ami.e.s dans le sud de l’Ontario sommes parti.e.s en balade anti-carcérale. En partant de la prison pour femmes Grand Valley de Kitchener, environ 60 d’entre nous ont lancé des pièces pyrotechniques et salué.e.s à voix haute les femmes à l’intérieur, beaucoup d’entre elles se trouvaient dans la cour ou ont pu ouvrir leurs fenêtres et nous répondent en criant.

Malgré ce que les matons dans cette prison ont dit au cours des dernières manifs bruyantes, il nous a semblé que de nombreuses femmes ont apprécié la visite, avec ceux qui dansaient en rythmes à l’extérieur qui ont été écclipsés par notre sound-system et les tambours, et celles à l’intérieur qui criaient des messages du genre « meilleurs voeux« . Grand Valley est la même prison où les gardiens ont été pris récemment à échanger des des médicaments pour avoir des relations sexuelles avec les détenues et dans laquelle Ashley Smith a été tuée.

Nous avons ensuite repris la route et nous sommes arrivé.e.s à Hamilton pour la cinquième manifestation bruyante annuelle devant la prison de Barton. Environ 30 d’entre nous ont sorti leurs feux d’artifice, ont peint les murs à la bombe, et avons jeté de la neige et des billes sur des véhicules de la prison. Comme il est devenu monnaie courante dans les manifestations devant Barton, le bruit du claquement des fenêtres de cellules des prisonniers a retenti dans le quartier, nous remplissant à la fois de joie –  un court répit dans la misère quotidienne de la prison – et la colère – du fait que les fenêtres et les murs [de la prison] existent en premier lieu.

Après l’embarrassante venue troupeau de policiers qui « voulaient juste parler » après que la manifestation soit terminée, nous sommes rentré.e.s danser jusqu’au lever du soleil.

Pour les « undercovers » (taulards?) qui nous attendaient apparemment à Milton – ne vous inquiétez pas, nous allons vous voir bientôt

Anarchistes « Roadwarriors » du Sud de l’Ontario 

Traduit de l’anglais (Anarchist News, 04/01/2013) par Le Chat Noir Emeutier, 07/01/2013

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Manif bruyante du Nouvel An à la prison d’Oakland:

FAPDans la soirée du 31 décembre 2012, environ 200 personnes se sont rassemblées sur la place Oscar Grant dans le centre-ville d’Oakland pour la deuxième manifestation bruyante annuelle de la St-Sylvestre à la prison Centrale Nord. Plusieurs personnes ont, à tour de rôle, parlé et fait plusieurs discours à la sono. Ils ont remercié tout le monde d’assister à la manif sonore, plutôt que de vendre leurs âmes aux clubs hot du centre-ville.

Ils ont rappelé aux manifestant.e.s la situation dans les prisons et donné des informations sur les poursuites judiciaires concernant tous les prisonniers politiques enfermés récemment. Après une prestation musicale brève de la part de plusieurs figures locales, la manif est partie en direction de la prison.

Lors de la marche, plusieurs banderoles étaient déployées:

  • « INCARCERATION DE MASSE = GENOCIDE »
  • « Nos vies de noirs et de bruns ne sont pas jetables »
  • « L’incarcération ne bénéficient à personne, à part aux banques et aux politiciens »

Comme la foule s’est approchée de la prison, des feux d’artifice ont été tirés continuellement et des cris perçants et chants scandés ont rempli l’air. Tandis que l’OPD (Oackland Police Department) s’était fait rare pendant la marche, quelques flics étaient devant le palais des porcs (QG de OPD), juste à deux pâtés de maison de la prison. Ces porcs tremblants ont reçu plusieurs bouteilles, des feux d’artifice, des bombes de peinture et divers projectiles. Ils étaient en trop importante infériorité numérique pour tenter de faire quoi que ce soit, sinon de se recroqueviller alors que a foule continuait vers la prison.

Sans tarder à quitter la place, le ton de la manif a été donné par une bouteille de verre qui a brisé le pare-brise d’une voiture d’un agent de l’OPD. […]

Une fois en face de la prison « North Couunty », la foule a jeté de la peinture sur ce sinistre édifice, tagué sur les murs « IDLE no more » et « Fuck North County« . Des feux d’artifice ont été tirés dans le ciel pour animer la réalité terne des prisonniers.

Après avoir langui là durant environ 20 minutes, la foule a fait un autre passage par le palais des porcs, puis a balancé divers projectiles sur la police anti-émeute, et est retournée sur la place Oscar Grant afin d’inaugurer cette année 2013…

Voir la vidéo de la manif

Traduit de l’anglais (Anarchist News, 04/01/2013 à 00h41) par le Chat noir Emeutier, 07/01/2013 à 14h54

 

[Crève la taule…partout] Gestes et actions contre les prisons lors de la nuit de la St-Sylvestre (3)

Brixton, Londres, 31 Décembre 2012

Un groupe de manifestant.e.s a manifesté devant la prison de Brixton, en solidarité avec les prisonniers durant la soirée du Nouvel An.

Déambulant avec plusieurs banderoles, le cortège a reçu de nombreux signes de soutien de la part de la population du quartier avec des coups de klaxon, des cris de joies…

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Des feux d’artifices ont été tirés pour établir une communication avec les détenus, qui n’ont pas tardé à répondre en criant des messages pour la liberté, en tapant sur les portes de leur cellule ou encore en lançant des sacs en plastiques enflammés.

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Lire le compte-rendu (en anglais) sur Act For Freedom Now, 3 janvier 2013

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Manif bruyante du Nouvel An – Prison de Nottingham (UK)

Le soir du réveillon du Nouvel An, environ 30 personnes se sont présentées devant les portes de la prison de Nottingham afin de faire du bruit et de montrer notre solidarité avec les personnes détenues à l’intérieur. Nous avons sillonné le périmètre de la clôture avec un sound-system, en frappant contre la barrière avec des casseroles, en chantant et en criant, tandis que les feux d’artifice ont été lancés et jetés au-dessus des murs. […]

Ce n’est là qu’une des nombreuses manifestations de solidarité avec les prisonniers qui se sont déroulées à travers le monde lors de la Saint-Sylvestre. Le système carcéral est un moyen brutale et violente de répression et de contrôle par l’Etat qui doit être combattu dans notre lutte pour la liberté. Les manifs bruyantes ne sont qu’une façon modeste de rompre l’isolement auquel les prisonniers sont soumis, en leur faisant savoir qu’ils ne sont pas oubliés.

Traduit de l’anglais (325nostate) par lechatnoiremeutier, 3 janvier 2013 à 22h56

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Artifices en feu contre la taule d’Angers 

Le 31 décembre, trois charges explosives et lumineuses ont pété aux trois coins de la taule angevine… mais sans réussir à faire tomber ses vieux murs.

Malgré tout, le sentiment d’une brèche dans la normalité de cette société qui isole et quelques cris échangés par-dessus les murs. Un peu de lumière, un peu de bruit, un peu de fumée et beaucoup de rage…

Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons !

Pour 2013 réduisons les prisons en braises !

Source: Indymedia Nantes, 6 janvier à 01h51

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Voir également:

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Durham, Caroline du Nord, USA

À Durham, Caroline du Nord, un peu plus de 50 personnes ont à l’appel pour une manifestation bruyante à la prison, avec percussions, bouches d’égout retournées, beaucoup de banderoles anarchistes, et le jet de nombreux feux d’artifices. Les jeunes gens couraient joyeusement tandis que les gens plus âgé-e-s ont scandés des mantras anti-flics. Au moins une voiture de police a été attaquée.

Traduit de l’anglais de Anarchist News par Le Cri du Dodo

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[Russie – Détruire toutes les prisons]

En Russie, une personne sur quatre a déjà vu une prison de l’intérieur.

Il ne s’agit pas d’une question de mentalité pas plus que d’un penchant maniaque à commettre des crimes. Nous rejetons la glorification de la figure du prisonnier – en dehors du cadre de ses qualités individuelles – seulement du fait de son emprisonnement.

Se lamenter sur l’aspect accusatoire du système judiciaire ou la brutalité policière ne nous convient pas non plus.

La solution ne peut résider que dans l’abolition de cette institution répressive, rabougrie et obsolète sur laquelle s’appuie largement le système, y envoyant, de siècle en siècle, ses indésirables.

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Une heure avant minuit, devant la prison n°5 “Vodnik” une fusée de détresse a fendu l’air tandis que quelques feux d’artifice illuminaient une banderole avec l’inscription “détruire toutes les prisons”, visible d’une partie des cellules.

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PS: A Stepan Zimin, Yaroslav Belousov, Denis Lutskevich, Fedor Bahov, et aux autres inculpés de l’affaire du Marais, aux prisonniers anarchistes et anti-racistes nous souhaitons santé et endurance.

Soyez réalistes – demandez l’impossible!

Traduit du russe avtonom.org,  publié par Le Cri du Dodo

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Nouvel an 2013 à Toulouse , feux d’artifices devant les prisons !

Feux aux prisons, sur un air de charleston.

Les fêtes de fin d’année, ça nous fait chier. Célébrer leur nouvelle année on en a rien à péter, ça nous fait gerber mais pas pour les mêmes raisons…

L’année prochaine ça sera pire qu’avant et les gens derrière les barreaux sont bien placé-es pour le savoir. Chargés de dix kilos d’explosif (lol : soirée charleston, merci le capital), on est allé-es arpenter les champs qui entourent le CRA de Cornebarrieu et celui de la maison d’arrêt et du centre de détention de Seysses. pendant que les beaufs avec leurs coupes au gel et leur teinture blonde faisaient la teuf dans les maisons des matons, on a allumé les feux d’artifice pour faire un gros big up aux prisonnier-es. On entendait que ça criait à l’intérieur et on voyait du monde aux fenêtres, ce genre de moments, même s’ils ne cassent pas les murs des prisons, sont précieux et donnent de la force aux enfermé-es qu’ils/elles soient dedans ou dehors.

Ils passent leur temps à nous exploiter et quand on essaye de se débrouiller par nos propres moyens ils nous enferment.

On reviendra, gros big up à tout-es les encagé-es.

Source : Indymedia Nantes, 3 janvier 2013 à 00h10

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Voir toutes les actions anti-carcérales qui se sont déroulées devant les prisons à travers le monde lors de la nuit de la St-Sylvestre: