[La ZAD est Partout] Les bureaux de l’architecte de l’Ayraultport défoncés à l’extincteur – Paris, 29 mars 2013

Ci-après, notre communiqué suite à l’action d’aujourd’hui (29/03 à 17h) contre les bureaux de l’architecte Jacques Ferrier, qui a été choisi pour faire le design et les plans de l’aéroport de Notre Dame des Landes.

Action contre l’architecte de l’aéroport

Jacques a dit « Sabote le hall de Ferrier ! »

Le site de Vinci Airports présente Jacques Ferrier comme « l’un des architectes les plus engagés en matière de développement durable ». Alors nous qui nous préoccupons de nature et d’espaces vierges à Notre Dame des Landes, on a décidé de venir le voir à Paris pour lui rappeler qu’un aéroport, par nature, ça n’est pas très « développement durable ».

Car Jacques Ferrier a choisi, après avoir fait le design d’un premier aéroport à Toulouse, de collaborer avec Vinci pour les plans du futur aéroport Grand Ouest. C’est ça le capitalisme vert. Grand bien lui fasse, le fric n’a pas d’odeur. Pour autant, il nous tardait de lui faire part de notre mécontentement et voilà qui est fait.

Bien fait !

Il se cachait bien Jacques, au 77 de la rue Pascal, pensant que nous n’avions pas capté son jeu. Et bien non, on vous avait prévenu : la ZAD est partout ! Nous sommes donc venus repeindre son hall d’architecte avec des extincteurs remplis de peintures verte et marron. A force de concevoir des colosses de béton et de verre, il fallait bien que Jacques se mette un peu au vert… Mais que Jacques se rassure, des architectes comme lui, il y en a beaucoup. Et nous ne nous priverons plus désormais de leur rendre visite.

Merde aux bétonneurs et aux promoteurs de l’immonde !

Merde à Vinci et à son monde !

Quelques peintres en bâtiment solidaires

Transmis par mail, 29 mars 2013

Aéroports, autoroutes, lignes THT, prisons, réacteurs nucléaires…. Crève Vinci

La lutte contre Vinci arrive aux arbres et tunnel au Royaume-Uni:

vincidegage-5b2e0Une ’Deuxième bataille d’Hastings’ a commencé il y a quelques mois au Sud Est de l’Angleterre. Les militants bravent la neige, le froid et la boue pour lutter contre la multinationale française Vinci et ses plans de construction d’une route à travers Coombe Haven, une zone de petits bois qui est certainement le site original de la Bataille d’Hastings.

Début Janvier, les ouvriers sont arrivés avec des tronçonneuses, et les militants ont occupé des arbres et des tunnels pour empêcher la route de Vinci. Ensuite, la police a expulsé et enlevé des militantEs locaux des ’lock-ons’ et des arbres. Il y a eu des actes de sabotage quotidiens. Deux sites – ’Base Camp’ et ’Three Oaks’, ont été expulsés, et un site, ’Decoy Pond’, reste intact.

Vinci a signé un contrat pour construire la route à 150 million d’Euros, il y a 3 ans. La route est la première de 200 nouvelles routes qui seront construites comme tentative de créer la croissance économique. La Royaume-Uni a une belle histoire de résistance aux réformes routières : pendant les années 90, le gouvernement a décidé de créer 600 nouvelles routes, et un mouvement de masse d’occupation est né. Après des années de lutte, le nombre de routes est tombée à 200 et finalement à 66. Si les projets actuels ne sont pas abandonnés, on peut souhaiter voir plusieurs sites de résistance prochainement!

Les routes, les aéroports, les centrales nucléaires. C’est quelque chose de rare et de spéciale de voir des gens se soulever face aux expropriations de leurs terrains pour ces projets. C’est quelque chose rare et spéciale de voir le courage d’une communauté qui fait face a l’avarice des riches et des puissantEs. A Coombe Haven, comme à Notre-Dame-des-Landes, au quartier libre des Lentillères à Dijon ou à la forêt de Khimki, on vit la même lutte contre Vinci. Et la même lutte continue, soit-elle contre une différente tête de la même bête, à Rossport contre Shell, au Val de Susa contre le TAV, et dans d’autres sites de résistance aux avancées de l’industrialisme. Dans les champs comme dans la rue. A travers les frontières, à travers les barrières de la langue. On apprend des unEs des autres, on enrichit nos luttes locales avec de nouvelles tactiques et perspectives.

Les Coombe Haven Defenders invitent des Zadistes à faire croître les liens entre les deux sites. En dépit d’un fort soutien local, il faut encore de l’enthousiasme et des savoirs. Le réseau de soutien local inclut une groupe qui offre des repas chauds chaque jour, des offres de covoiturage pour les nouvelles arrivées à la gare, du logement hors site pour faire des pauses, et aussi une équipe affûté de médias et de site web.

Le site est entre Hastings et Brighton, sur la côte Sud-Est, pas loin de la gare de Crowhurst. Suis le site web pour des cartes, les règles de base campement et des infos plus récentes :

Le blog de la lutte Coombe Haven Defenders

Source: zad.nadir.org, 27 janvier 2013

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Vu sur le blog Stop Vinci, 22/01/2013:

Vinci remporte un contrat de 300 millions d’euros dans le nucléaire

PARIS, 17 janvier (Reuters) – Vinci a annoncé jeudi avoir remporté dans le cadre d’un consortium un contrat pour la construction du bâtiment d’un réacteur nucléaire, d’un montant de 300 millions d’euros.

Le groupement, composé de plusieurs filiales de Vinci à hauteur de 58,3% ainsi que de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), va construire le bâtiment principal destiné à abriter le réacteur Tokamak dans le cadre du projet européen ITER.

Le contrat porte également sur la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site de Cadarache, dans le sud de la France.

Les études démarreront en avril 2013 et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013, a précisé le groupe dans un communiqué.

Leur presse bétonneuse – Reuters.com (Blandine Hénault), 17/01/2013 à 18h22

Le groupe de construction Vinci a annoncé jeudi qu’il avait remporté un contrat en consortium avec l’espagnol Ferrovial et Razel-Bec (groupe Fayat), d’un montant de 300 millions d’euros, pour édifier le bâtiment qui abritera le réacteur Tokamak du projet Iter.

Ce contrat, d’une durée de 5 ans et demi, prévoit également la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site du centre de recherches nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), au nord d’Aix-en-Provence, a indiqué le groupe français dans un communiqué.

Un groupement, composé de filiales de Vinci (58,3 %), de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), a signé le contrat de construction avec Fusion for Energy (F4E), l’organisation de l’Union européenne chargée de gérer la contribution de l’Europe au projet ITER sur la fusion nucléaire.

Les études démarreront en avril et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013.

Le bâtiment principal est destiné à abriter le réacteur Tokamak, cylindre de 28 mètres de diamètre, 29 mètres de haut et 23.000 tonnes. Avec les deux bâtiments annexes qui lui sont accolés, il constituera une structure en béton armé de 120 mètres de long sur 80 mètres de large et 80 mètres de haut.

Les autres bâtiments annexes comprennent le bâtiment d’assemblage, un immeuble de deux niveaux et divers bâtiments de type industriel.

Le marché comprend également des portes nucléaires de grandes dimensions (d’une taille de 4 m x 4 m et d’un poids de 40 tonnes) antiradiations et résistant aux surpressions, dont les études et la réalisation seront effectuées par un groupement composé de Cegelec et Sommer.

La ministre française de la Recherche, Geneviève Fioraso, a rappelé jeudi que le projet de réacteur expérimental international, dont elle inaugurait le siège de Cadarache, était un défi dont l’objectif est de « fournir de l’électricité à chacun en 2050 ».

Ce siège va regrouper des personnes d’une trentaine de nationalités, la Chine, l’Europe, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les États-Unis étant associés dans cet ambitieux projet de réacteur expérimental, étalé sur 35 ans, qui vise à faire de la fusion thermonucléaire une source d’énergie illimitée.

L’Union européenne est le plus gros contributeur du projet avec un engagement de 6,6 milliards d’euros.

Le chantier de construction du réacteur a débuté en août 2010, mais l’obtention d’un premier plasma n’est pas attendue avant fin 2020.

Au printemps, des essais de convois doivent permettre de tester la route à grand gabarit qui verra dans le courant de l’année passer les premières pièces « du plus grand puzzle du monde », selon les mots du directeur général d’Iter Organization, le Japonais Osamu Motojima.

Leur presse – Cbanque.com (AFP), 17/01/2013 à 18h49

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En campagne contre Vinci

Parce que le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies, parce que la machine qui nous domine est diffuse et omniprésente, il paraît difficile d’imaginer comment s’en émanciper. Une des stratégies possibles est de faire converger des forces en ciblant un de ses rouages pour participer à ébranler l’ensemble…

Partout pullulent les « grands projets » : lignes Très Haute Tension, Lignes Grande Vitesse, autoroutes, ceintures périphériques, métros, tramways, boulevards, tunnels, canaux, aéroports, etc. qui alimentent et relient d’autres chantiers mégalomaniaques tels que complexes nucléaires, barrages hydrauliques, terminaux pétroliers, parcs éoliens, zones commerciales, grands stades et urbanisation des campagnes.

Vinci se veut le « premier groupe mondial de construction-concession » ; il est l’un des collaborateurs favoris des pouvoirs publics dans leurs projets d’aménagement du territoire et leurs politiques néo-colonialistes. En tant que grand acteur de ce monde, Vinci est partout et se retrouve confronté à des luttes ici et là : le projet ITER de fusion nucléaire à Cadarache (13), les mines d’uranium au Niger, la LGV Sud Europe Atlantique, le projet d’aéroport international de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (44), l’autoroute Moscou-St.Pétersbourg (forêt de Khimki)…

Si certaines tentacules du groupe sont bien visibles, les autres oeuvrent quotidiennement dans l’ombre en s’appuyant sur l’acceptation et l’isolement des individus. Une campagne pour créer des liens et des solidarités entre les personnes aux prises avec Vinci (salariés, populations bétonnées, déplacées, irradiées, opposants réprimés,…) pourrait permettre de dépasser des enjeux locaux et d’identifier Vinci comme un ennemi public.

De multiples actions fleurissent déjà contre Vinci, organisons-nous localement pour intensifier cette campagne de façon déterminée et endurante, et affiner des stratégies concrètes et à long terme.

Parce que c’est sur notre résignation qu’ils construisent leur business, partageons nos colères pour passer à l’offensive et se donner de la force.

Savoir reconnaître l’entreprise Vinci partout où elle se trouve

Voir la liste complète de toutes les boîtes et filiales du groupe Vinci

Source: Stop Vinci

[NDdL/Besançon] Rapide CR de la journée contre les projets d’urbanisation capitaliste imposés – 8 décembre 2012

50 personnes environ se sont rassemblées en soutien avec tou.te.s les opposant.e.s à l’Ayraultport et son monde. Une prise de parole au mégaphone d’à peu près une demi heure a été faite sur la place du 8 septembre, en évoquant aussi les luttes No Tav (retour sur le rassemblement à Lyon du 03/12 dernier) et contre le projet d’autoroute Vinci dans la forêt de Khimki en Russie. Quelques slogans ont été lancés contre la répression d’Etat sur la ZAD.

Malgré le fait qu’il n’y ait finalement pas eu de manif, de nombreux tracts ont été distribués aux passant.es, assez réceptifs dans l’ensemble. Nombre d’entre eLLEux étaient déjà au courant de cette mobilisation contre cet énième projet destructeur de l’entreprise Vinci.

On s’est promis de revenir plus nombreuSESx la prochaine fois.

[Notre-Dame des Landes] Contre les forages du 6 au 9 juin

La lutte contre l’aéroport de Notre dame des landes s’intensifie.

Les machines et les robocops qui les protègent sont en route.

L’état Français a prévenu un agriculteur du coin qu’il y aurait quatre forages dans son champ du 6 au 9 juin. Ce champ est supposé accueillir la tour de contrôle de leur aéroport. Les forages de juin sont les premiers travaux sur le lieu réel de l’aéroport. La plupart des travaux précédents préparaient la construction de l’autoroute qu’ils prévoient d’aménager au sud de l’aéroport. L’agriculteur local qui cultive le champ est un opposant à l’aéroport et un membre de l’ADECA (Association de Défense des Exploitants Concernés par l’Aéroport).

En solidarité avec ceux qui veulent rester et protéger les habitations et les terrains, et avec les nouveaux occupants de la ZAD, on appelle à 4 jours d’action(s). Ce champ, étant l’endroit des premiers travaux pour l’aéroport, est un endroit stratégique à la fois pour l’avancement du projet et pour notre résistance. On vous invite à venir occuper le champ en question dès le dimanche soir, et pour toute la durée des forages.

R.D.V dès le 5 juin à 17h à la Vache-Rit (25km au nord de Nantes, entre Vigneux de Bretagne et Fay de Bretagne) pour se préparer !

Pendant toute la durée des forages (du 6 au 9 a priori) point sur la situation tous les jours à 13h et 19h et point info aux Planchettes.

Si les lieux de rendez-vous ne sont pas accessibles, on se retrouve sur la parking Jules Vernes à La Paquelais.

En février, comme d’autres fois avant, les foreuses étaient escortées par un énorme convoi policier. Une fois dans le champ, les machines sont protégées par des 4×4, des gendarmes mobiles, mais aussi des patrouilles dans la zone. Nous attendons cette fois le même genre de mobilisation policière. Jeudi 12, ils avaient prévu de faire des piquetages pour préparer ces forages, mais en ont été dissuadés par les nombreu-ses-x opposant-e-s présent-e-s.

Pour une autonomie locale, contre les expropriations et la destruction des terres, contre l’extention d’un état industriel et policier, et pour toute la longue liste de raisons qui expliquent pourquoi le projet d’aéroport ne devrait jamais aboutir, opposons-nous aux travaux prévus du 6 au 9 Juin ainsi qu’à tous les autres concernant l’aéroport et son monde.

Parcelle sur laquelle les forages doivent avoir lieu
Parcelle sur laquelle les forages doivent avoir lieu

Source: Indymedia Nantes, 2 juin 2011