[Suisse] Rébellion à la prison de Champ-Dollon – Genève, 3 et 4 mai 2013

Double incident détenus-gardiens ce week-end

Deux prisonniers de Champ-Dollon, menaçants, ont été placés en cellule forte. Ils ont frappé au visage deux gardiens et fracturé le pouce d’un troisième.

Sur fond de surpopulation carcérale, le double incident tombe à pic pour illustrer l’insécurité que dénonce le syndicat policier. A deux reprises ce week-end, des détenus s’en sont pris aux gardiens. Les prisonniers concernés sont des habitués: le 8 avril, ils s’étaient barricadés dans un étage avec dix autres mutins, avant d’être mâtés par la police.

Vendredi soir, d’abord, l’un d’eux menace d’incendier sa cellule. L’arrivée d’un troisième co-détenu l’excède. Il vocifère, insulte. Son placement en cellule forte est décidé. Une fois son transfert réalisé, il frappe au visage deux surveillants. Ce heurt en appelle un autre, samedi. Un second individu, révolté par l’épisode, se rebelle. La sanction est identique, les dégâts différents: un maton a le pouce fracturé. «Les faits ont été dénoncés au procureur général», indique le directeur des lieux, Constantin Franziskakis. Les récalcitrants, eux, écopent de dix et cinq jours de cachot.

Leur presse carcérale – 20min.ch (Jérôme Faas), 07/05/2013 à 06h45

[Suisse] Mutinerie à la prison de Champ-Dollon, en réaction à la grève des matons – Genève, 8 avril 2013

Mutinerie à la prison de Champ-Dollon

A la suite du débrayage des gardiens, survenu ce lundi matin, 53 détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules après le repas de midi. La police a dû intervenir.

Journée houleuse à la prison de Champ-Dollon. A 10h30, quelque 170 gardiens débrayaient pour protester contre les effets de la surpopulation carcérale sur leurs conditions de travail. Deux heures plus tard, 53 détenus refusaient de réintégrer leurs cellules après leur repas.

41 d’entre eux cédaient à 13h30, après des discussions avec le personnel de la prison. Douze autres, en revanche, se barricadaient dans leur étage. Après un ultimatum, la police est intervenue à 15h10. Les mutins ont été placés au cachot.

Vue plongeante sur la manifestation des gardiens

Le bâtiment des détenus a commencé à bouger lorsque les gardiens ont manifesté devant l’établissement voisin de la Brénaz, aux alentours de onze heures. Des cris s’échappent des cellules, qui donnent sur le lieu de rassemblement. Le personnel revient dans la prison de Champ-Dollon à 11h15, soit un quart d’heure après l’horaire prévu. «La distribution des repas a pris du retard», explique Constantin Franziskakis, le directeur de l’établissement.

Après avoir mangé, à 12h30, deux demi-unités, l’une regroupant 41 détenus, l’autre douze, refusent de rentrer en cellule. «Nous nous y attendions un peu, les détenus nous avaient avertis vers midi. Dès ce moment, la police était avertie», poursuit le directeur.

Une pétition, signe avant-coureur

A 13h30, le groupe de 41 prisonniers accepte de baisser pavillon. «L’usage de la contrainte n’a pas été nécessaire», précise-t-il. Ces détenus, par ailleurs, avaient des revendications. «Ils nous avaient déjà adressé une pétition qui réclamait des améliorations matérielles. Je ne pouvais rien faire pour leur donner satisfaction.»

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Des détenus «qui voulaient en découdre»

Les douze autres hommes, en revanche, n’ont aucune revendications, mais profitent de l’occasion pour «mettre le bazar», et se barricadent derrière la porte de leur couloir, bloquée avec divers objets. Un ultimatum leur est lancé. Ils passent outre. A 15h10, la police intervient. «Il s’agissait de détenus déterminés, qui voulaient en découdre», décrit Constantin Franziskakis.

Aucun blessé

L’intervention n’a causé aucun blessé, ni parmi les forces de l’ordre, ni parmi les détenus. Les douze récalcitrants ont été conduits en cellule forte par les gardiens. Une procédure disciplinaire est par ailleurs engagée à l’encontre de leurs 41 collègues.

Leur presse carcérale – 20minutes.ch (Jérôme Faas/Thomas Piffaretti), 08/04/2013 à 18h54

[Suisse] Crève Monsanto – Morges, 15 avril 2013

Morges – Crevage des pneus des voitures chez Monsanto

Monsanto occupe une position clé dans l’accaparement des aliments et des semences. Ses actionnaires s’enrichissent tout près de nous et en toute quiétude grâce au travail de leurs fidèles employé-e-s qui oeuvrent à affamer et à détruire notre monde.

Lundi 15 avril, s’est ouvert à Lausanne le sommet international du négoce des matières premières. Ce jour là, après avoir passé encore une journée à jouer avec de la nourriture, les employé-e-s de la filiale Monsanto, située à l’av. de la Gottaz 36 de la ville de Morges, ont été privés de sortie, les pneus de toutes leurs voitures ayant été crevés.

Ne les laissons plus tranquilles!

Source: indymedia.ch, 16 avril 2013 à 18h55

[Suisse] Genève sous surveillance

Un «Big Brother» va surveiller les Genevois

Le Conseil d’Etat vient de déposer un projet de loi visant à coordonner la vidéoprotection dans le canton. Des caméras vont être installées dans les rues pour lutter contre les infractions.

Des caméras de surveillance vont fleurir dans les rues de Genève. Le Conseil d’Etat dépose un projet de loi visant à coordonner la vidéoprotection dans le canton. Le Parlement est aussi appelé à voter un crédit de 1,9 million de francs pour en financer le système, qui devrait ensuite coûter un million par an.

«Il est temps de dépassionner le débat», a déclaré mardi devant les médias le conseiller d’Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la sécurité. Si le parlement le suit, 21 caméras haute définition seront installées dans le quartier des Pâquis, une zone aux multiples facettes, afin de tester l’efficacité du système. Le Grand Conseil prendra connaissance du projet lors de sa prochaine session fin avril, mais il se prononcera ultérieurement.

Les infractions visées seront en particulier les violences contre les personnes et les atteintes au patrimoine, dont les incivilités. Orientables, les caméras seront d’ailleurs équipées d’un dispositif anti-vandalisme. La lutte contre le trafic de stupéfiants n’est concernée que dans une moindre mesure.

La vidéoprotection n’étant efficace qu’avec un traitement humain, comme l’a souligné M.Maudet, une centrale d’observation des images, complémentaire à la Centrale d’engagement, sera créée. Dotée de trois postes occupés par huit personnes qui se relaieront une bonne partie de la journée mais pas 24 heures sur 24, cette centrale aura une vocation proactive.

Efficacité

Ces agents de sécurité, spécialement formés pour assurer un traitement en temps réel, seront munis de murs d’images permettant de suivre jusqu’à 50 caméras par poste. L’objectif du dispositif est d’abord la prévention et la dissuasion, mais aussi la protection et l’aide à l’engagement.

«Nos forces pourront être utilisées de manière plus rationnelle. On saura tout de suite quel genre de patrouille envoyer», relève M.Maudet, qui note que ce projet s’inscrit dans le cadre de la réorganisation des forces de l’ordre et «s’associe parfaitement à la montée en puissance de la police de proximité».

De manière plus classique, les images constitueront également un soutien aux enquêteurs dans l’élucidation d’infractions. Si cette expérience est concluante, elle permettra à terme de gérer l’ensemble d’un dispositif cantonal, avec les communes souhaitant en bénéficier. Un bilan sera réalisé deux ans après la mise en service de la phase-test aux Pâquis, a précisé le magistrat.

Sans tabou

Certaines communes du canton disposent déjà de caméras. Leur usage n’est cependant pas proactif; il ne sert qu’à dissuader et aider à résoudre les infractions. Au Grand-Saconnex par exemple, les dégâts aux bâtiment communaux ont passé de 120’000 francs en 2006, année de l’installation de caméras sur ces immeubles, à 30’000 francs en 2009, a illustré M.Maudet.

«L’heure n’est plus aux clivages idéologiques gauche-droite du début. Les caméras se sont multipliées, dans les trains, les commerces. Les gens s’y sont habitués», a dit Pierre Maudet. Le conseiller d’Etat veut dès lors aborder ce projet sans tabou.

Les Genevois ne découvriront ainsi pas les caméras de surveillance avec cette loi, y compris dans le domaine public. Neuf avaient déjà été déployées dans la perspective de l’Eurofoot en 2008, et 25 sont exploitées dans le cadre du contrôle des sites diplomatiques. Il s’agira de les intégrer dans le concept.

Caméras privés

Les nombreuses caméras privées, dans les hôtels, les gares et autres établissements devraient aussi pouvoir être intégrées, a relevé Marc-Antoine Nissile, président des hôteliers genevois. Selon lui, la pose de caméras, notamment dans les lieux touristiques, est une nécessité face aux critiques de villes concurrentes sur le taux de criminalité à Genève.

Se référant à la solution adoptée par Munich, visitée par les autorités genevoises, Pierre Maudet pose la question de la mise en valeur des images issues de caméras privées, qui filment du reste aussi le domaine public. Les autorités bavaroises ont choisi l’option de doter la ville d’un minimum de caméras, mais d’avoir accès en permanence aux près de 5000 caméras privées.

A Genève, le flou existe encore quant à l’accès par la police aux caméras privées, sans compter le problème de compatibilité technique. Le magistrat libéral-radical ne veut s’épargner aucune discussion, pas même celle sur la durée de conservation des images.

Leur presse sécuritaire – 20min.ch (ATS), 09/04/2013 à 14h53

Les bureaux de ce sinistre personnage qu’est Maudet se sont faits pourrir à la peinture début février 2013 à Genève

[Suisse] La police travaille à Lugano – 27 mars 2013

Flics tessinois suspectés de brutalité sur un étranger

Deux policiers de Lugano sont suspectés d’avoir passé à tabac un étranger et de l’avoir abandonné dans un petit village.

Le Ministère public tessinois a ouvert une enquête contre deux policiers de Lugano. Âgés de 30 et 29 ans, ils sont soupçonnés d’avoir tabassé un étranger de 37 ans et de l’avoir abandonné à Arogno, un petit village au-dessus de Campione d’Italia.

L’homme, blessé, a été pris en charge mercredi vers 23 heures par d’autres policiers et leur a expliqué qu’il avait été passé à tabac et laissé à cet endroit par deux agents.

Les investigations entreprises ont permis d’identifier rapidement les suspects. Une enquête a été ouverte pour lésions corporelles, abus de fonction, séquestration et non-assistance à personne en danger, a indiqué jeudi le Ministère public.

Leur presse – lenouvelliste.ch (ATS), 28/3/2013 à 16h15

 

[Suisse] Un vigile de Transeco passé à tabac – Yverdon- les-Bains, soirée du 8 mars 2013

Un agent de sécurité sévèrement rossé

Un homme de 37 ans a été passé à tabac par une bande de jeunes, vendredi soir sur la Place Bel-Air. C’est en état d’inconscience qu’il a été acheminé à l’hôpital.

«Même quand il est tombé, il a reçu des coups de pied à la tête et au visage.» Selon un témoin, au moins cinq jeunes entre 15 et 20 ans ont passé à tabac un agent de sécurité de Transeco, vendredi soir devant le McDonald’s de la Place Bel-Air. Les agresseurs n’auraient pas toléré de se voir prier d’aller fumer leurs joints ailleurs.

L’homme de 37 ans s’est retrouvé avec une dent cassée, le visage ensanglanté et tuméfié. C’est en état d’inconscience qu’il a été acheminé à l’hôpital, où il a passé la nuit. L’agent a déposé plainte le lendemain. Transeco est mandaté par les commerçants de la Place Bel-Air pour sécuriser le centre, dont les alentours constituent un haut-lieu du trafic de drogue à Yverdon-les-Bains.

Leur presse – 20minutes.ch (Abdoulaye Penda Ndiaye), 10/03/2013 à 21h13

[Suisse] Evasion à Saint-Jean au Landeron (Ne) et tabassage de matons à Champ-Dollon (Ge)

Trois gardiens de prison agressés

Trois détenus ont pris à partie des employés de Champ-Dollon samedi pour un manque de boisson. Le syndicat des matons s’inquiète.

L’heure du déjeuner a été mouvementée samedi à Champ-Dollon. Selon la «Tribune de Genève», trois détenus ont donné des coups à deux gardiens de prison. Coups de tête et de poings sont à déplorer. Un troisième maton a été blessé au doigt en intervenant.

Une frustration qui dégénère

En cause: une frustration liée à un manque de boisson, selon la direction de l’établissement. Résultat: les trois prisonniers ont été placés en cellule forte pendant dix jours. Leurs actes ont aussi été dénoncés à la justice.

Cet épisode inquiète grandement le syndicat des gardiens. Pour lui, il s’agit de la suite logique de l’augmentation de la surpopulation carcérale. Dimanche, Champ-Dollon atteignait un nouveau record avec 785 détenus pour 376 places.

Actions de protestation à venir

Une assemblée générale extraordinaire du syndicat se tiendra cette semaine. Des actions de protestation pourraient suivre. Le département de la sécurité indique, lui, avoir répondu au syndicat il y a deux semaines sans avoir reçu de nouvelles depuis.

Leur presse  carcérale – 20Minutes.ch, 04/03/2013 à 11h25

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Un détenu prend la poudre d’escampette lors d’une sortie

Un détenu du pénitencier de Saint-Jean au Landeron (NE) s’est échappé lundi en début d’après-midi en ville de Berne pendant une sortie accompagnée.

L’homme âgé de 51 ans était incarcéré pour homicide depuis 1998. Un avis de recherche a été lancé, mais la population ne court pas de danger, selon les autorités.

Le détenu a été transféré dans la section ouverte de St-Jean en novembre 2012 pour se préparer à sa remise en liberté conditionnelle. Les mesures d’assouplissement du régime de détention s’étaient toujours déroulées sans incident. Rien ne permettait de penser que le détenu s’apprêtait à s’évader, a communiqué en soirée la Direction de la police bernoise.

Il n’y actuellement pas de danger pour la collectivité, précise-t-elle. Pour cette raison, la police recherche activement le détenu mais renonce à publier sa photo et son signalement.

Leur presse carcérale – ATS, 04.03.2013, 19h03