[Chili] Chronologie de l’assaut répressif anti-anarchiste du 28 mars dernier à Temuco

Temuco, Chili : Chronologie des évènements et communiqué

L’objectif d’informer sur les faits ne sers pas à alimenter le spectacle, mais plutôt à éclairer sur ce qui se passe et dénoncer les flics dans leur assaut répressif ce matin là. Ce récit a été fait par les compagnons qui ont été dans les cages pour hommes, et malgré le fait que nous communiquions en criant, nous ne savons pas ce qu’ont ressenti les compagnonnes au moment d’être enfermées  et sur lesquelles pesait une pression psychologique de la part de ces bâtards de laquais. Aussi nous détachons Rodrigo Ovando de ce récit et ce communiqué vu qu’il ne faisait que passer sur les lieux au moment de l’assaut des flics.

Chronologie du harcèlement policier et de l’attaque du lieu

Aujourd’hui, le 30 mars 2013, après avoir été attaqués et séquestrés par l’État chilien, en tant qu’Espace Pandemia nous partageons avec les personnes en affinité et les autres la chronologie des faits qui se sont terminés par l’enfermement de 5 compagnon-ne-s dans les centres d’extermination de Temuco.

– Comme nous l’avions signalé dans le communiqué du 26 mars dernier, le harcèlement de l’Espace et de ceux qui le visitent et sont actifs dedans a été relativement grossier, vu que les contrôles d’identité, filatures, visites de la PDI (NdT : Police D’Investigation) et de la police avec l’excuse d’usurpation de lieu et des questions aux voisins rendaient compte du désespoir du ministère public pour trouver des pistes qui n’existent pas et des terroristes qui n’ont existé nulle part.

Nous n’arrêterons pas de dénoncer la collusion existante entre les agents du pouvoir et l’entreprise de sécurité qui travaille pour l’Unimarc (supermarché situé au coin de la rue) vu qu’ils ont activement collaboré en douce au harcèlement, surveillant en permanence nos activités quotidiennes, allées et venues et personnes qui visitaient l’espace.

L’Attaque

Ainsi le matin du 28 mars vers 5:30, au 299 rue Sans Ernesto, l’espace Pandemia et le secteur Amanecer ont été assaillis par le GOPE (NdT : Groupe d’Opérations Policières Spéciales) et la police en civil, avec un contingent policier disproportionné ils ont mené à bien l’opération répressive, vidant la maison par la force et laissant 12 chats dedans. À la suite de ça ces bâtards de flics nous ont fouillé à visage couvert nous effrayant avec leur fusils et habits de guerre.

Nous signalons que l’assaut a eu lieu sans montrer aucun mandat juridique. Ensuite ils nous ont fait monter dans les camions de flics et nous ont amené au 8° commissariat de Temuco où nous avons passé les 26 heures restantes avant d’arriver au tribunal de sûreté de cette maudite ville.

Enlèvement et humiliation

Nous sommes donc arrivés au commissariat entourés d’un énorme contingent policier, ils nous ont dépouillé de nos biens et sans nous informer de la raison de notre détention ils ont commencé à nous humilier de manière vicieuse.

Insultes, interdiction d’aller aux toilettes, refus de visites et l’incertitude permanente sur la raison de notre détention sont les raisons qui nous font dire que nous avons été séquestrés, et c’est pour cela que nous avons refusé de donner nos identités, vu que dans le cas contraire nous nous exposions à la figure du montage de la part du ministère public.

Au bout de huit heures le procureur bourreau Miguel Angel Velásquez nous informa que les 12 détenus passions sous la loi de contrôle des armes et explosifs, et aussi pour infraction à la loi sur les drogues. À la suite de ça, et sous le cirque policier et le harcèlement opportuniste de la presse bourgeoise, ils nous ont amené à l’hôpital régional pour faire le constat de nos lésions. De retour au 8° commissariat ils nous ont mis dans des cellules, nous maintenant isolés jusqu’à 17h, où ils ont permis les visites et qu’on nous donne de la nourriture et des habits.

Ensuite, escortés par les forces spéciales ils nous ont amené un par un là où se trouvait la boniche de LABOCAR et 7 bâtards des forces spéciales, tous dirigés par le chef du commissariat. Là on nous a expliqué que le tribunal de sûreté avait donné l’ordre d’effectuer une prise d’ADN, qui se compose d’un échantillon de sang et l’enregistrement de nos empreintes digitales. « Volontaire ou de force », étaient les mots du flic. Ils ont fait les prélèvements et pas tous le monde a signé la légalité de l’expertise.

À la nuit tombée ils nous ont laissé enfermés dans leurs cages sans pouvoir aller aux toilettes jusqu’au jour suivant, et aux alentours de 2heures Roxana Marí, compagnonne enceinte de 5 mois présenta selon l’hôpital/prison un déplacement dans le placenta. Les flics ont laissé trainer avant de s’occuper d’elle, et à cette même heure on nous informa que 7 d’entre nous passeraient devant le ministère public seulement pour dissimulation d’identité.

Le jour suivant ils nous ont transféré au tribunal de sûreté, vers 07heures pour passer le contrôle de détention réalisé à 13:30, laissant en prison préventive 5 des 12 compagnon-ne-s séquestré-e-s dans l’opération menée le 28 mars.

Lire le communiqué du 28/03/2013 

NdT :

Liste des personnes emprisonnées :

  • Roxana Marín Laurie (enceinte de 5 mois)

Prison préventive dans la prison de femmes de Temuco, 5 mois d’enquête sous la loi de contrôle des armes et explosifs.

  • Ariadna Torres Torres

Prison préventive dans la prison de femmes de Temuco, 5 mois d’enquête sous la loi de contrôle des armes et explosifs.

  • Yaritza Grandón Paredes

Prison préventive dans la prison de femmes de Temuco, 5 mois d’enquête sous la loi de contrôle des armes et explosifs.

  • Silvana Lamilla

Prison préventive dans la prison de femmes de Temuco, 3 mois d’enquête sous la loi 20.000, loi sur le trafic illicite de stupéfiants et substances psychotropes.

  • Jota Pe

Prison préventive dans la prison de Temuco, 3 mois d’enquête sous la loi 20.000, loi sur le trafic illicite de stupéfiants et substances psychotropes.

L’avocat des trois compagnonnes accusées de fabrication et placement d’explosif a signalé qu’initialement le rapport de police déclare n’avoir rien trouvé dans le centre social, mais par la suite, lorsqu’aucun témoin n’était présent, ils ont soi-disant trouvé les dispositifs explosifs. Au sujet des deux personnes accusées de détention de cannabis, l’une des deux est straight-edge.

Traduit de l’espagnol (Espace Pandemia, 30/03/2013) par Contra-info

[Mexique] Solidarité avec Braulio Arturo Duran Gonzalez, anarchiste emprisonné depuis 2010

Solidarité avec Braulio Arturo Durán González, anarchiste mexicain emprisonné depuis 2010.

brauliocnaSuite aux rencontres européennes de solidarité avec les zapatistes et ceux et celles qui luttent en-bas et à gauche, au Mexique et partout dans le monde, plusieurs collectifs de solidarité ont considéré le fait que nous ne devons pas oublier les compagnons et compagnes kidnappé-e-s par les États répresseurs, quel que soit le lieu et l’endroit. « A tout moment et en tout lieu, la prison, l’enfermement, l’extradition, l’isolement, les centres de rétention, les centres de réinsertion sociale – ou quelque soit la façon dont ils les déguisent – nourrissent et portent en eux les quatre roues du capitalisme : l’exploitation, la spoliation, la répression et le mépris (…) Résister à l’enfermement, c’est s’attaquer à la société capitaliste qui le produit. »

Le Mexique vit une guerre multiforme et au milieu de cette guerre, l’en-bas organisé survit, résiste et construit sa révolte dans tous les espaces où il se trouve, en s’adaptant à un climat de plus en plus violent, en se ramifiant de différentes façons, et ceci a généré de nouvelles façons de faire de la politique, de sortir dans la rue pour dire ça suffit, de construire, là où chacun se trouve, quelque chose de différent, quelque chose d’urgent qui naît et résiste depuis en-bas. En ce moment, au Mexique, il y a une menace constante contre les mouvements sociaux et une criminalisation vorace contre les pauvres, les jeunes, les sans-voix.

Dans ce contexte de criminalisation, l’État a déclenché une véritable chasse contre les groupes anarchistes, et cette criminalisation s’est accélérée depuis le 1er décembre 2012, lors de la mobilisation contre l’imposition présidentielle d’Enrique Peña Nieto.

C’est pourquoi, avec nos moyens, nous lançons une campagne d’information et d’échanges avec le seul compagnon anarchiste qui se trouve actuellement enfermé au Mexique : Braulio Arturo Durán González. Et nous nous joignons, avec d’autre collectifs européens, à l’effort collectif pour sa libération.

Nous envoyons une forte salutation solidaire à Braulio, à sa famille et à ses amis, et nous leur disons qu’ils ne sont pas seuls.

En solidarité,

Les trois passants

Brève histoire de l’emprisonnement du compagnon Braulio Arturo Durán González :

Le 24 septembre 2010, l’anarchiste-vegan Braulio Arturo Durán González a été arrêté à León par la Police de l’Etat de Guanajuato au Nord du Mexique, après avoir été suivi de près par la police qui le soupçonnait d’actions de sabotage.

L’arrestation de Braulio a eu lieu après un an de supposées recherches de la part de la Police de l’État de Guanajuato qui a conclu avoir assez de preuves que Braulio était bien la personne prise en vidéo en train de mettre le feu à un distributeur automatique d’une banque HSBC, la nuit du 17 septembre 2009. Les preuves supposées de la police pour arrêter Braulio ont été obtenues sur diverses pages Internet, ainsi que par la propre vidéo de sécurité de la banque.

L’arrestation de Braulio a immédiatement été utilisée par les médias de communication de masse locaux pour déclencher une campagne médiatique de diffamation contre tout ce qui se rapporte à l’anarchisme.

Une fois arrêté, Braulio a été amené dans les locaux du Parquet général de la République (PGR)- l’équivalent au Mexique du Ministère de la Justice – dans la ville de Léon, Guanajuato, où il a été interrogé et poussé à donner des informations concernant des actions de sabotage et les noms de ceux qui les mettent en oeuvre. Un dossier lui a été présenté avec des photographies de compagnons faisant l’objet d’une enquête.

Le compagnon Braulio a été ferme dans ses convictions et il a catégoriquement refusé de collaborer avec les corps répressifs de l’État.

Le 1er octobre 2010 il a été condamné à de la prison ferme, après que le juge ait considéré qu’il existait assez de preuves pour l’accuser du délit de «Dommage dolosif par incendie» et Braulio a été enfermé au Centre de Réadaptation Sociale de la ville du Léon dans l’Etat de Guanajuato.

En mai 2010 il a été condamné à 3 ans, 1 mois et 15 jours de prison, sentence contestée par le Ministère Public dans une tentative de lui infliger une sentence plus sévère. La sentence permettait à Braulio de sortir sous caution contre le paiement de la somme de 109,011.32 pesos (environ 7 mille euros) en plus de travaux publics, ce à quoi le compagnon a renoncé. Actuellement l’appel de cette sentence est encore en cours.

Pendant tout ce temps d’enfermement, Braulio a gardé une attitude ferme et contestataire, de non collaboration et de cohérence avec ses convictions, écrivant des lettres afin de rompre l’isolement de la prison et sans permettre que celle-ci et son incarcération ne le fassent fléchir.

Si vous voulez écrire à Braulio vous pouvez lui envoyer une lettre par voie postale à :

Braulio Arturo Durán González.
Centro de Reinserción Social León, Guanajuato. Carretera Leon-Cueramaro Km 7.5 León Guanajuato C.p. 36700

Ou par mail à :

  • xliberacionxbrauliox[at]riseup[point]net
  • cna.mex[at]gmail[point]com

Traduit par les trois passants et Caracol Solidario

Source en espagnol

Pour plus d’infos sur Braulio Arturo Durán González

[Résistons Ensemble #117] Semaine de mobilisation contre les violences policières du 15 au 23 mars 2013

Du 15 au 23 mars une semaine de mobilisation contre les violences policières
Réagir ensemble…

Été 2012, des centaines de Rroms sont expulsés, jetés à la rue à Lille, Lyon, St-Étienne, Grenoble, Aix-En-Provence…

Le 28 novembre 2012, Cyril est arrêté sur une barricade érigée sur la ZAD (projet d’aéroport Notre Dame des Landes) et écope de 5 mois fermes et autant de sursis.

Le 31 janvier, le ministre de l’intérieur porte plainte pour diffamation contre Amal Bentounsi qui administre le site urgence-notre-police-assassine.fr.

Le 6 février, à Strasbourg, John David perd un œil à cause d’un flashball lors d’une manifestation, vigiles privés à PSA Aulnay, menace de Valls contre les luttes sociales.

Le 13 février, un policier ivre qui n’était pas en service abat un jeune homme de 19 ans à Marseille.

Le 1er mars, la cours d’appel confirme le non-lieu envers les policiers impliqués dans la mort d’Ali Ziri, décédé suite à un arrêt cardiaque par suffocation lors d’un contrôle…

En France, depuis deux ans, suite aux appels lancés à Poitiers par des collectifs anti-répression, des actions diverses ont été organisées pour dénoncer ces brutalités engendrées par l’État, inspirées par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (C.O.B.P) de Montréal, mobilisé dès 1997 autour d’une journée internationale contre les violences policières.

Cette année les familles dont des membres ont été tués par la police, des collectifs antirépression appellent à une journée de manifestation le samedi 23 mars et d’actions diverses du 15 au 23 mars dédiées aux victimes des crimes policiers à Paris et certaines villes.

À Grasse, samedi 23 mars 2013 RDV à 15h sur le Cours, le Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi organise un rassemblement en mémoire d’Abdelhakim, en vue d’obtenir la révocation des 3 policiers reconnus coupables de sa mort, pour militer contre la pratique de la clé d’étranglement comme méthode d’interpellation enseignée dans les écoles de police française.

À Bordeaux, vendredi 22 mars : « Garde-à-vue : mode d’emploi » 20h, Tchai Bar, 49 rue du Mirail (annulée)samedi 23 mars : « Scènes de crimes », Hommage aux victimes, 15h Place de la Victoire, 17h Place St Michel, 20h Concert contre les violences policières, Avec O.P.A, Bar Tabac de la Place St Michel, Entrée Libre. Infos : C.L.A.P 33

À Paris, marche tous unis contre les crimes policiers – samedi 23 mars 2013 à 13h depuis la place de l’Opéra jusqu’à Stalingrad.

Le numéro 117 du mois de mars de Résistons Ensemble: à télécharger, diffuser largement….

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[Pinault, la ZAD aura ta peau] Pique-nique sauvage devant le château du 2ème actionnaire de Vinci – Grosrouvre, 27 janvier 2013

Quinze anarchistes opposés à la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, âgés de 17 à 20 ans, ont été interpellés par les gendarmes dimanche après-midi à Grosrouvre (Yvelines) après s’être introduits dans la propriété de François Pinault.

Il auraient brisé une clôture avant de déplier une banderole et de menacer de mort le propriétaire des lieux [« Pinault on aura ta peau ! » – NdJL]. Sur place les gardiens, le fils de l’entrepreneur et sa compagne, l’actrice et réalisatrice Salma Hayek et leur enfant, ont prévenu les forces de l’ordre.

Le petit groupe a été arrêté et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade des recherches de Rambouillet. Pour l’instant, ils nient toute forme de dégradation sur la clôture et ont refusé les prélèvements d’empreintes génétiques.

François Pinault est un homme d’affaire français, ancien président du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) et propriétaire du club de football le Stade rennais. 59e fortune mondiale en 2012 et troisième française avec un patrimoine professionnel de 8,1 milliards d’euros, il est surtout entré dans le capital du groupe Vinci, partie prenante dans le projet de construction du nouvel aéroport de Nantes.

Presse seigneuriale (Julien Constant, Le Parisien, 28 janvier 2013) via Juralib

 Communiqué rédigé suite à l’action (reçu par mail, 31/01/2013):

François Pinault est depuis 2006 le 2ème actionnaire du groupe VINCI. Sa holding Artémis, également actionnaire de Bouygues, autre géant du BTP bien connu, a acquis près de 12 millions de titres du bétonneur de Notre-Dame-des-Landes ! Alors quand on a appris que Pinault représentait à lui seul 5% du capital de Vinci, on s’est dit que ça méritait bien un pique-nique sur la pelouse de son château !

Sans attendre d’y être invitéEs, nous nous sommes renduEs à quelques unEs sur le domaine de la Mormaire et, profitant d’une porte ouverte, nous sommes dirigéEs vers le parvis du château où nous avons déployé une banderole, avant de partager quelques morceaux de quiche et quelques bières artisanales made in ZAD.

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Pour dire toute la vérité, nous ne nous sommes pas attardéEs. Après avoir expliqué l’objet de notre présence aux employéEs du (multi)milliardaire (sa fortune personnelle est de 8,1 milliards d’euros, soit 472 000 années de SMIC), nous sommes très vite repartiEs en criant quelques slogans bien à propos : « Pinault, pollueur, voleur, expropriation ! » Rien de bien méchant en somme…

Pinault et ses acolytes de Vinci, eux, ne se gênent pas pour projeter la destruction de 2000 hectares de bocages et de terres agricoles pour y construire un aéroport inutile et coûteux. Ils ne s’offusquent pas non plus du fait que des centaines d’hommes en uniforme violent quotidiennement les propriétés des habitants de la zone pour les en exproprier par la force. Ils ne sont pas gênés, de manière générale, du fait qu’ils contribuent au désastre écologique et à la destruction lente et irrémédiable de nos espaces de vie et de notre atmosphère.

Nous, pique-niqueur/euses du dimanche, résistantEs en bottes crasseuses, hordes indisciplinées et fières de l’être, revendiquons notre impertinente intrusion sur la modeste propriété du patron de Pinault-Printemps-Redoute. Pour autant, nous regrettons que de jeunes randonneur/euses aient eu à subir la répression à notre place. En effet, 16 personnes de 17 à 20 ans ont été interpelléEs (info AFP reprise par divers média) sur un chemin de campagne et maintenues en garde-à-vue durant 45 heures, subissant auditions et relevés d’empreintes digitales et génétiques.

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InculpéEs pour « violation de domicile » et « menaces de mort », ainsi que pour « refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques » et «  refus de se soumettre aux prélèvements biologiques » pour certainEs, ils et elles comparaîtront les 28 février 2013 à 9h30 devant le Juge des Enfants au TGI de Paris et le 11 mars 2013 à 14h devant la 7ème chambre D du TGI de Versailles.

Nous, militantEs de tous âges, agissant en conscience et en accord avec nos principes, exprimons toute notre solidarité avec les inculpéEs et appelons chacunE à nous rejoindre dans notre lutte déterminée contre Vinci et son monde, contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les autres Grands Projets Inutiles et Imposés !

Des personnes du collectif parisien de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

[Espagne] La banque NovaGalicia sabotée et l’agence de recouvrement des impôts vandalisée en solidarité avec Alfon, incarcéré suite à la grève générale du 14/11/2012 – Pontevedra, 28 décembre 2012

Pontevedra (Espagne) : attaque solidaire d’un DAB et d’une agence de recouvrement des amendes

Petite contribution à la journée de lutte internationale du 28 décembre en solidarité avec Alfon, un jeune incarcéré à Madrid lors de la grève générale du 14 novembre, et qui est en régime FIES depuis près de deux mois, pour avoir protesté contre les politiques néolibérales du régime.

Le 28 décembre au matin, dans la ville de Pontevedra, quelques anarchistes ont saboté un distributeur de billets de l’agence bancaire NovaGalicia Banco, située à côté de la sous-préfecture et de la faculté des Beaux-Arts. Nous avons frappé l’écran avec des marteaux jusqu’à le rompre et ouvrir un trou, que nous avons rempli de liquide inflammable pour qu’il prenne feu. Bien que la flamme n’ait pas été très puissante et n’a pas tardé à s’éteindre, elle a toutefois aggravé les dégâts causés au DAB.

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En repartant, nous avons aussi donné plusieurs coups de marteau contre la vitre des bureaux de recouvrement des amendes qui se trouvent dans la même rue, et sur laquelle il reste plusieurs traces de coups.

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A travers cette action, nous montrons notre haine profonde de ce système assassin et de ses structures, et donnons libre cours à notre rage en ce moment où l’esprit de Noël pathétique et médiocre endort la volonté de masses consommatrices. En même temps, nous envoyons un salut chaleureux à Alfon et à tous ceux et toutes celles qui continuent de descendre dans la rue, malgré tout.

Adresse aux bâtards qui tirent les fils et dirigent nos vies avec mépris et répression : votre fausse paix oppressive de surveillance éternelle est si fragile et si volatile que nous nous faisons un plaisir de la défier. Elle tombera, un jour elle tombera, et nous serons là pour le voir et y participer. Nous n’avons pas peur. Ce n’est qu’un début…

Nous dédions aussi ceci aux personnes affectées par « la restructuration » que NovaGalicia Banco a lancé suite à sa « faillite », et qui ont interrompu il y a quelques jours une séance du Parlement de Galice en menaçant la caste politique et en ne cachant pas ses mauvaises intentions.

On se reverra dans la rue…

Des énergumènes sauvages

Traduit de l’espagnol (LiberacionTotal) par Brèves du Désordre, 2 janvier 2013

[Ne restons pas isolé.e.s face la machine judiciaire] Face au chantage… ( Vive la solidarité ! )

Face au chantage… (vive la solidarité !)

D’un côté, la grande boucherie judiciaire étend chaque jour davantage ses filets contre les pauvres, les rebelles et autres insoumis aux lois de la propriété et de la domination, tandis que d’un autre, chacune de ses mailles devient plus dense et plus étroite. Les dispositifs de contrôle se diversifient (caméras, ADN, uniformes en tout genre), les prétextes légaux pour finir au trou se multiplient, la durée des peines s’allonge… et le nombre de prisonniers augmente sans cesse (plus de 67 000) pour venir s’entasser loin des yeux des braves citoyens à la conscience tranquille.

Mais il existe aussi un autre aspect de la prison, plus vicieux, qui vient enchaîner et frapper beaucoup d’entre nous à l’extérieur des murs : les contrôles judiciaires, les aménagements de peine et les conditionnelles drastiques. Comme les autres, ces peines se déversent dans les quartiers et s’étalent toujours plus dans le temps. Casier, gros sursis, pointage au comico ou au tribunal, bracelet électronique, obligation de travailler ou de soins, régime de semi-liberté, etc. sont autant de raffinements pour essayer de nous maintenir sous la coupe des flics, des psys, des assistants sociaux, des patrons et des juges. Au moindre faux pas dans ce labyrinthe de contraintes, ils dégainent l’arme de la zonz pour nous menacer une fois de plus d’aller y pourrir. Avec ces mesures, c’est un peu comme s’ils nous tenaient toujours en joue, comme des proies à soumettre pendant de longues années supplémentaires (avant comme après le passage au tribunal et en taule). Mais comment continuer de vivre dehors sans broncher, avec cette épée de Damoclès en rab au-dessus de nos têtes ? Comment accepter de s’écraser de soi-même aussi longtemps, d’auto-gérer sa propre peine, quand on s’est pris un de ces dispositifs de contrôle dans la tronche ?

Mike est un camarade qui a été condamné en mai 2012 à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour fabrication d’engin explosif. Comme d’autres, il a décidé de ne pas se résigner à la fausse alternative proposée par le juge d’application des peines : choisir entre la prison et le bracelet électronique avec travail obligatoire et domicile fixe. Car entre subir les matons de l’administration pénitentiaire et devenir son propre geôlier, peut-on encore vraiment parler de choix ? Entre la taule, avec ses mille et unes tortures démocratiques, et une exploitation salariale sous bracelet, avec horaires monacaux et mouvements limités, il s’agit en réalité plutôt d’un chantage entre deux formes d’enfermements. S’il existait un choix en la matière, ce ne pourrait qu’être celui vers la liberté, avec entre autres conséquences celle de refuser de collaborer pour définir ensemble avec le juge les modalités de sa propre détention ! Ce serait celui de renvoyer toute la responsabilité de l’incarcération, quelque soit sa forme, à l’Etat et à tous ceux qui défendent, justifient et profitent de l’existence des prisons. Finalement, face à son refus de collaborer avec le juge, on a appris que Mike sera convoqué le 7 janvier 2013 à la maison d’arrêt de Chambéry.

Dans cette histoire, il y a quelque chose qui dépasse la situation de ce camarade et de tous ceux qui affrontent cette question en continuant leur propre chemin : la justice n’est pas un monde à part qui justifierait toute une série de calculs qu’un anti-autoritaire se refuserait pourtant de faire au quotidien, afin d’éviter le couperet à n’importe quel prix, quitte à se renier ou à se transformer petit à petit en maton de soi-même ou des autres. Ne pas trancher entre deux maux, ne pas céder aux misérables chantages de la justice, ne pas intégrer ses logiques de condamnation puis d’enfermement à la maison, c’est alors aussi une manière de continuer le combat contre toutes les dominations. Une manière qui n’est certainement pas la seule, mais qui mérite en tout cas toute notre solidarité. Car lorsque comme Mike –à l’intérieur d’un rapport de force social–, des personnes font face à la machine à broyer de l’Etat en essayant de continuer à porter leurs idées et ce qu’ils sont, c’est quelque chose qui nous dit aussi que c’est possible.

Ne laissons pas les individus qui tiennent un rapport hostile à la domination et à son monde judiciaire se faire isoler.

Que chacun exprime sa solidarité de la manière qui lui semble la plus adéquate…

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Kaliméro est une caisse de solidarité avec les prisonniers de la guerre sociale en cours. Elle a pour objet de collecter des sous pour envoyer des mandats, et de se rencontrer pour discuter des différentes situations. Chaque second jeudi du mois se tient une réunion. Pour envoyer de l’argent ou être tenus au courant des prochains rendez-vous, écrire à kalimeroparis@riseup.net

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Reçu par mail, 30 décembre 2012

[NDdL/Besançon] Non à l’Ayraultport : manifestation samedi 8 décembre 2012 à 15h30 place du 8 septembre

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