[Belgique] Retour sur la mobilisation contre les violences policières du 15 mars dernier à Bruxelles : d’une manif à une attaque en règle contre les keufs

L’imprévu

D’une manif à une attaque en règle contre les keufs

Plusieurs organisations, politiques et syndicales, avaient lancé l’appel à une manifestation « contre les violences policières » pour le 15 mars. Avant de vous raconter comment cette initiative leur a heureusement quelque peu échappé, nous aimerions nous attarder quelque peu sur le contenu que ces organisations avançaient dans le cadre de cette « action ».

S’ils avaient pour but de dénoncer les « abus » policiers, ils revendiquent, au fond, une « meilleure » police, une police moins brutale. Or, non seulement il s’agirait de quelque chose contraire à la nature même de toute institution policière, dont la fonction est justement le contrôle et la coercition, qui produisent toujours leur lot de tortionnaires, tabasseurs, violeurs et racketteurs, mais, surtout, revendiquer une police moins brutale revient à légitimer l’existence de la police, à la renforcer… Et donc, à dire que la liberté n’est pas possible hors du cadre d’un Etat, avec ses lois et ses sbires.

Quant à nous, si nous nous battons pour la liberté, c’est parce que nous pensons qu’après avoir supprimé les sources de l’oppression et de l’exploitation, les êtres humains seront capables de vivre en liberté, c’est-à-dire, de vivre leur vie à leur guise et de faire des accords entre eux quand cela leur semble nécessaire. L’Etat, c’est la négation de la liberté, une négation qui, pour se maintenir, a recours à la police, à l’armée, à la prison… ainsi qu’à l’intégration de ses possibles opposants via le dialogue, la participation, les élections et tout ces choses-là. Le système réussit à se maintenir autant grâce à la police qui le protège que grâce à la collaboration de ceux qui le subissent ou l’acceptent.

De fait, dès le début de la manifestation, les organisations qui l’avaient appelée ont montré de quel monde ils rêvent : tout le monde devait marcher derrière un camion-sono qui crachait leurs slogans tandis qu’une petite armée de service d’ordre, spécialement recrutée pour l’occasion, encadrait les « manifestants ». Si les organisateurs prétendaient dénoncer les abus de la police, ils se montraient déjà prêts à la remplacer eux-mêmes.

Fort heureusement, l’imprévu vient souvent bouleverser les plans de ces apprentis-chefs. Ainsi, vers la fin de la manifestation, l’encadrement a été débordé par des dizaines de personnes ne voulant ni se plier aux mots d’ordre officiels, ni se courber devant les vigiles des organisations. Une patrouille de police a été attaquée et quatre flics en civils (d’ailleurs, des types bien connus pour leurs interventions musclées) ont été coincés et ont bien ramassé. Une demi-heure plus tard, tandis que les révoltés narguaient une rangée d’anti-émeute, les vigiles du service d’ordre ont été pris à partie quand ils tentaient une fois de plus d’endiguer la rage émeutière. Les vigiles et les prêcheurs semaient la confusion, ce qui faisait grandir la méfiance et l’agressivité vis-à-vis de tout ce qui constituait un obstacle (réel ou non) pour les révoltés. Cela amena la situation à un tel point que pas tout le monde ne savait plus distinguer entre complices et délateurs. Les organisations politiques, à travers leur but de tout incorporer dans leurs desseins, sont en grande partie responsables de cet état de fait.

D’ailleurs, pour éviter d’écorner la « bonne image » qu’elles voulaient donner aux médias et aux institutions, elles ont totalement omis d’évoquer ces événements et ces affrontements dans les communiqués qu’elles ont diffusé après la manif’. Alors, une fois de plus, pour quoi se battent-elles, si ce n’est pour remplacer elles-mêmes la police et pour mentir, à l’image des politiciens de toutes obédiences ?

Bien que ce ne soit pas dans nos habitudes, nous voulons bien aider ces organisations politiques et syndicales à en tirer au moins une leçon : ceux qui se battent contre toute autorité et ceux qui se révoltent ne respecteront pas leurs mots d’ordre et ne se laisseront pas effrayer par leurs services d’ordre ou par leur collaboration avec les keufs. Et face à la police, face aux tortures dans les commissariats et aux tabassages dans la rue, face aux chasses à l’homme et aux enfermements, nous ne revendiquerons nullement une meilleure police, nous ne ferons pas des sketches politiques pour gagner de l’influence auprès des institutions. Notre approche, elle est fort simple : dans la mesure du possible, nous leur ferons payer coup pour coup et nous frapperons là où ils ne nous attendront pas, surtout contre ce que la police cherche à défendre. Ingouvernables.

Extrait du journal Hors-Service n° 35, 5 avril 2013

Appel des familles victimes de crimes policiers – Du 15 au 23 mars 2013


15-23 mars 2013 :

Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 :

Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d’avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taserflashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu’ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s’organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous

dans une marche de la Place de l’Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS

STOP A L’IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes

:

Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :

Email : espacecommunccp@gmail.com
Facebook : espace commun

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Rassemblement samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la Préfecture de Marseille

Et ça continue encore et encore…

Yassin, tombé à 19 ans sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui, au volant de son véhicule, a ramené Yassin à l’hôpital Desbief.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée !

Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violences policières, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière.

Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs.

Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !

Marseille, capitale de la violence policière !

Comité de soutien à la famille AÏBECHE

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Source: Etat d’Exception

Pour trouver les infos concernant les mobilisations:

[Etats-Unis] Récits de manifs anti-police/anti-capitaliste à Portland et à Oakland – Soirée du 15 mars 2013

Résumé de la marche du 15 mars lors de la journée contre la police à Portland

La nuit dernière, un groupe d’environ 75 personnes s’est rassemblé au parc Holladay. Curieusement nous avons attendu 15 bonnes minutes avant de commencer la marche.

Beaucoup d’entre nous ont voulu prendre la rue, mais le déploiement absurde de flics à vélos, à cheval et police anti-émeute durant la marche a été dissuasif. Nous avons déambulé dans le centre-ville en scandant: « La police est l’armée de riche », « Portland, Le Caire, Grèce, Nique la Police », « Nique ces flics nous n’en avons pas besoin, ce que nous voulons, c’est la liberté totale». Les gens dans les bars et les voitures ont applaudi en soutien, nous répondant en criant « Fuck the Police ».

Beaucoup de gens plus jeunes étaient ravis et n’avaient jamais participé à une telle manifestation anti-capitaliste/anti-police, dire à quel point c’était excitant. La manif n’a pas été aussi bruyante que certains l’auraient souhaité (aucune attaque et une courte occupation d’une rue). Nous avons eu énormément de soutien de gens du secteur, même inspiré les jeunes dans nos propres rangs, en espérant poursuivre sur cette lancée. Il y avait aussi une armée de policiers. Espérons voir plus de gens et moins de police la prochaine fois. Pensées aux camarades arrêtés en masse à Montréal.

Nique la police. Nique l’ordre capitaliste qu’ils appliquent.

(A)

Traduit de anarchist news, 18/03/2013

Résumé de la manif du 15 mars à Oakland

D’abord nous commençons par exprimer notre solidarité avec les 250 personnes (et plus) arrêtées lors de la manif contre la brutalité policière à Montréal

Vers 21h, un petit groupe d’anarchistes d’environ 30-35 personnes est descendu dans les rues, des drapeaux noirs et des banderoles où on pouvait lire «Fight B(A)CK» et «anti-capitaliste anti-police. » Nous avons marché au sud à Broadway, en scandant « A-Anticapitalista», «No Justice No Peace Fuck The Police» et «ACAB! Tous les flics sont des bâtards. » Nous avons un détour vers le poste de police d’Oackland (OPD) à la 7ème et à Broadway, où nous avons été confrontés à une dizaine de policiers anti-émeute. Les flics semblaient être sur la défensive, donc après quelques minutes nous nous sommes dirigé.e.s vers Franklin nord. « FTP » a été marqué en gros sur une banque Chase, et certaines de ses vitres ont été brisées. Plusieurs distributeurs automatiques de billets ont été vandalisés sur Franklin, le Oakland Tribune a eu certaines de ses fenêtres brisées. Union Bank avait sa porte d’entrée brisée, certaines fenêtres de la Bank of California ont également été brisées. Mais il s’agit d’une liste non exhaustive d’actions, nous en sommes sûrs.[…]. Aucune arrestation nous a été rapportée.

Nous tenons à remercier les camarades qui se sont présentés, le NLG pour nous avoir prêté un observateur judiciaire.Beaucoup d’amour et de solidarité à tous ceux qui manifestent contre le système, aujourd’hui ou un autre jour.

Traduit de Bay Area Radical Action Committee, 18/03/2013

[Québec] Voiture de police incendiée – Montréal, nuit du 15 au 16 mars 2013

Dans l’esprit de la marche passée du 15 mars, une voiture de police a été incendiée dans la soirée du 15 mars, au poste de police 33 au Parc-Ex, à Montréal. Cette action a été faite en complément de la 17ème manifestation annuelle contre la police (et leur brutalité) qui a eu lieu plutôt ce jour-là.

Nous envoyons également un message de soutien à Marco Camenisch dans ses luttes à l’intérieur de la prison en Suisse.

Traduit de Anarchist News, 18/03/2013

[Rennes] Contre le flash-ball et son monde, ne désarmons pas ! 22 mars 2013

Le 27 novembre 2007, la police nantaise expérimente une nouvelle arme sur une manifestation lycéenne, le LBD 40 : nouvelle génération de flashball plus puissante et plus précise. Pierre perd l’usage d’un œil.

En avril 2012, après plus de 4 ans de procédure, le policier, tireur cagoulé –porté volontaire pour tester l’arme expérimentale- Mathieu Léglise est relaxé dans un tribunal de Nantes encerclé par des cohortes policières.

Entre-temps, les mutilations policières au flash-ball se sont multipliées dans l’impunité totale : Joachim et Geoffrey à Montreuil, Joan à Toulouse, Nassuir à Mayotte, Daranka à Corbeil-Essonne, Ayoub à Montbéliard, Bruno et Alexandre à Villiers-le-Bel, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs…

La police est un outil de soumission aux riches, aux décideurs : à l’Ordre existant. Le flashball doit terroriser les pauvres, les précaires, ceux qui se révoltent.

Le 22 mars 2013 à Rennes a lieu le procès en appel du policier tireur, c’est l’occasion : de rappeler que les violences policières ne sont pas des « bavures » ou des cas isolés, de mettre en lumière les mensonges, les crimes et l’impunité de la police, de manifester notre opposition au flashball et son monde de contrôle et de terreur.

Rendez vous vendredi 22 mars à Rennes, à partir de 9h, devant la Cour d’Appel au Parlement de Bretagne

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Repris de zad.nadir.org

[Semaine internationale contre les violences policières] Sur les mobilisations à Montréal et à Bruxelles – 15 mars 2013

Les forces policières défendent leur image à coups de matraques

Le COBP trouve ironique la violence dont doit faire preuve le SPVM pour faire taire les victimes et témoins de violences policière et condamne donc le sabotage de la 17e manifestations contre la brutalité policière.

Dès le début de la semaine, le SPVM a continué sa campagne de salissage contre le COBP et contre toute personnes pouvant nuire à son image et dénonçant ses nombreux comportements inacceptables. Cette campagne de salissage vise à démoniser la manifestation et la résistance face à la brutalité policière, la caricaturant comme un rassemblement d’individus agressifs visant à saccager le centre-ville. En effet les policiers ont multiplié les conférences de presse, communiqués et tracts invitant la population à boycotter le rassemblement et à craindre les manifestants et manifestantes. Le COBP tient à rappeler que les manifestations précédentes ont été fortement perturbées par les interventions du SPVM qui intimidaient et qui ne faisaient qu’augmenter la tension.

Avant même le rassemblement au point de départ, les policiers arrêtaient déjà des individus sur les trottoirs. La liberté d’expression a été muselée par la confiscation des bannières et pancartes. Les policiers ont fait des charges à chevaux et arrêtaient des individus au hasard avant même le départ de la manifestation. Par la suite, les tentatives d’encerclement se sont succédés au rythme des flash-bangs et des matraques.

Pour nous, il est clair que cette manifestation est ciblée pour son message et non pour les actes de vandalismes qui pourraient y être commis. Rappelons-nous que des centaines d’arrestations sont effectuées chaque années et que très peu des arrêtéEs sont par la suite reconnu coupable par les tribunaux et qu’une infime minorité d’arrêtéEs se voient attribuer des charges criminelles et encore moins pour des méfaits.

Le COBP tient toutefois à rappeler que cette répression intense et un profilage similaires se produit à tous les jours, dans nos communautés, sous nos yeux et notre silence. Que ce soit dans la rue avec les sans-abris, dans les réserves autochtones, dans les quartiers chauds ou dans le village gay, la violence et l’impunité policière est quotidienne et c’est pourquoi nous serons de retour dans les rues l’année prochaine!

PQ, PLQ : Même impunité, vos élections n’ont rien changé!

Arrestations à la manif contre la brutalité policière

MONTRÉAL – Près de 250 personnes ont été interpellées vendredi soir à Montréal lors de la manifestation contre la brutalité policière, un événement qui donne lieu à des affrontements entre la police et des manifestants depuis une quinzaine d’années.

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Un important dispositif policier avait été déployé pour la manifestation et des agents — certains à cheval et d’autres portant boucliers et matraques — ont rapidement ordonné à la foule de se disperser. L’hélicoptère de la Sûreté du Québec pouvait être vu et entendu au centre-ville de Montréal.

La plupart des manifestants qui ont eu affaire à la police ont reçu un constat d’infraction pour attroupement illégal et pour avoir enfreint le règlement municipal P-6. Ce règlement stipule, notamment, que le trajet d’une manifestation doit être remis à l’avance aux policiers et qu’il est interdit de manifester le visage couvert, a précisé le commandant Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM, tout en ajoutant que les fautifs recevront un constat d’infraction de 637 $.

D’autres manifestants ont été arrêtés pour des actes isolés et environ 12 personnes ont été appréhendées pour des infractions au code criminel. M. Lafrenière a cité la possession de matériel incendiaire, l’entrave au travail des policiers, des menaces, des voies de fait et des méfaits sur des véhicules de police comme les raisons de ces arrestations. Il a également indiqué que des balles de golf et des canifs avaient été trouvés lors de la manifestation.

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Le SPVM avait déclaré la manifestation illégale peu après son lancement à l’heure de pointe. Le Collectif opposé à la brutalité policière, groupe organisateur de la manifestation, en avait donné le coup d’envoi à 17 h 00, tout près du quartier général de la police municipale.

Les policiers ont d’abord permis la marche en avertissant qu’aucune infraction ne serait tolérée, mais, peu de temps après, ils ont ordonné aux manifestants, qui étaient alors quelques centaines, de rentrer chez eux.

La majorité a obtempéré, et la manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupes avant de prendre fin moins de trois heures après son coup d’envoi.

Deux groupes de personnes qui ont continué à marcher ont toutefois été encerclés par la police, un premier au coin des rues Sainte-Catherine et Sanguinet et l’autre, à l’angle de Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville, au centre-ville, a fait savoir le sergent Laurent Gingras, un autre porte-parole du SPVM.

Par ailleurs, des journalistes de La Presse Canadienne sur place n’ont remarqué aucun cas de vandalisme important.

La police a par ailleurs précisé que quatre manifestants avaient subi des blessures mineures et que deux policiers ont été conduits à l’hôpital au cours de la soirée. M. Gingras a expliqué qu’un agent a eu des dents cassées au début de la manifestation, et qu’une policière a plus tard été transportée par Urgences-Santé en raison d’un malaise.

La police avait averti que la circulation serait perturbée par la manifestation à l’heure de pointe, mais elle a précisé plus tard dans la soirée qu’il n’y avait pas eu de problèmes de circulation majeurs au centre-ville.

Les policiers du SPVM étaient appuyés par ceux de la Sûreté du Québec.

Des policiers des villes de Gatineau, d’Ottawa, de Laval, de London et de Toronto ont aussi assisté à la manifestation en tant qu’observateurs.

Des manifestants scandaient «police partout, justice nulle part», et au moins une personne portait une affiche qui faisait référence à la policière au numéro de matricule 728, devenue célèbre après avoir été filmée en train de poivrer des manifestants le printemps dernier.

Dominique Cyr, un étudiant qui prenait part à la marche, a décrit la police comme étant très agressive dès le début de la manifestation. Son amie Cynthia St-Germain a déploré qu’il y avait selon elle «plus de policiers que de manifestants».

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Tous deux ont affirmé avoir participé à la manifestation en raison de la brutalité policière dont ils disent avoir été témoins lors des rassemblements étudiants du «printemps érable».

La police a agi rapidement pour disperser les foules. Au moins un groupe de touristes, à Montréal pour assister à un combat extrême, s’est fait ordonner de se déplacer de la façade de leur hôtel.

La manifestation contre la brutalité policière a fréquemment été ponctuée d’affrontements entre des manifestants et des agents de la paix montréalais et au fil des ans, plusieurs actes de saccage y ont été commis.

L’année dernière, près de 2000 personnes ont manifesté. Le SPVM avait procédé à une foule d’arrestations, au point où 226 personnes avaient été arrêtées. De plus, sept policiers et deux manifestants avaient été blessés.

Il y a deux ans, plus de 250 personnes avaient été arrêtées.

Source: La presse canadienne (Rita Devlin Marier) via Métro Montréal, 15/03/2013 à 22h59

De nombreuses vidéos de la manif réprimée sur youtube:

En voir d’autres

Le bilan final est de 297 interpellations

Lors de la manifestation qui s’est tenue à Montréal vendredi, 297 personnes ont été interpellées, dont 22 verront des accusations portées contre eux.

photo "Le Devoir"

photo « Le Devoir »

Selon le bilan final tracé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), samedi matin, la très grande majorité d’entre elles ont été arrêtées pour avoir enfreint le règlement municipal P-6 (au sujet du port du masque et de l’obligation de fournir un trajet lors d’une manifestation) tandis que 22 l’ont été en raison d’actes criminels.

Il était notamment question d’entrave au travail des policiers, de voies de fait, de possession de matériel incendiaire et d’arrestations en vertu d’un mandat. Onze personnes ont aussi été arrêtées pour avoir troublé la paix.

Parmi les personnes arrêtées, six doivent comparaître samedi ou lundi pour faire face à leurs accusations.

Toutes les autres personnes interpellées, notamment lors d’arrestations de masse, ont été identifiées avant de se voir remettre un constat d’infraction et d’être relâchées.

Les policiers ont décidé d’intervenir dès le début de la manifestation, pour éviter qu’elle ne dégénère. Elle a été déclarée illégale 12 minutes après le début de la marche.

Photo "Le Devoir"

Photo « Le Devoir »

Rapidement, les policiers du SPVM, appuyés par la cavalerie et par d’autres policiers de la Sûreté du Québec ont dispersé les 500 manifestants, formant ainsi plusieurs petits groupes qui ont marché dans différentes directions.

La manifestation s’est terminée vers 19 h. Une policière victime d’un malaise a été transportée dans un centre hospitalier tandis qu’un autre a reçu un coup de genou au visage.

Quatre manifestants ont également subi des blessures mineures.

L’année dernière, 226 personnes avaient été arrêtées lors de la 16e édition de cette manifestation annuelle, organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP).

Source: Agence QMI via Canoe.ca, 16/03/2013 à 10h34

Brutalité policière: une manifestation sous haute surveillance

Passé houleux

Si la tendance se maintient, la 17e manifestation annuelle contre la brutalité policière, qui se tient vendredi soir dans le centre-ville de Montréal, risque encore de dégénérer. En 16 ans, seules trois manifestations se sont déroulées sans arrestation. «Avant, le noyau dur des manifestants violents comptait environ 50 personnes. Désormais, quand ça dégénère, il y a de 200 à 300 personnes qui commettent des méfaits», note Pierre Brochet, directeur adjoint du SPVM, qui invitait jeudi les journalistes dans son centre de contrôle.

Le SPVM sur la sellette

Journaliste ou manifestant? «Avec la miniaturisation des caméras des journalistes, on ne sait plus qui est qui dans une manifestation», confie Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). La plupart des manifestants possédant un téléphone cellulaire, chaque geste des policiers est scruté à la loupe. Le matricule 728 l’a appris à ses dépends. Selon le Collectif opposé à la brutalité policière, depuis 1987, six personnes ont péri sans raison et impunément sous les balles de la police de Montréal alors qu’elles n’étaient pas armées.

Un centre branché

C’est un peu la tête pensante des policiers sur le terrain. Un cerveau ultra connecté où cartes, vidéos et radios appuient les dirigeants du SPVM qui suivent la manifestation et qui doivent adapter leurs stratégies. Il y a aussi, dans la salle, des représentants d’Urgences santé, de la Société de transport de Montréal (STM) et des pompiers qui suivent en direct quelles rues seront bientôt inaccessibles. Un représentant des travaux publics peut, en fonction du trajet, faire intervenir des cols bleus pour sécuriser un chantier et éviter que des pierres ne tombent aux mains de manifestants.

P-6 à la rescousse!

Si le gouvernement péquiste a mis au rencart la Loi 12 qui encadrait sévèrement les manifestations, la Ville avait voté le règlement P-6 qui, lui, n’a jamais été abrogé. Il force notamment les organisateurs à dévoiler leur itinéraire sous peine de voir la manifestation être jugée illégale et dispersée. Le SPVM indique que ses agents n’interviennent généralement qu’en cas de violence. Le compte Twitter sert alors notamment à avertir les manifestants, mais aussi les commerçants qui attendent le dernier moment avant de fermer rideau.

«Lancer une balle de neige ou de la glace sur des policiers dans l’anonymat de la foule, c’est une agression armée qui peut mener à des accusations criminelles» – Alain Bourdage, inspecteur chef au SPVM

Le centre de contrôle du SPVM

Le centre de contrôle du SPVM

Source: Métro Montréal (Mathias Marchal), 14/03/2013 à 14h04

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 Un compte-rendu de la manif contre les violences policières à Bruxelles publié sur Bxl Indymedia :

Ce 15 mars, une manifestation a réuni plus de 1000 personnes à l’occasion de la Journée Internationale contre les Brutalités Policières. L’ambiance était combative et militante. Les slogans scandés concernaient les violences et l’impunité dans la Police, mais aussi les amendes administratives et le fait que l’austérité ne s’applique manifestement pas aux services de Police. Les manifestants dénoncent le recours du gouvernement aux forces de Police pour appliquer leurs mesures antisociales et la criminalisation des mouvements sociaux.

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 Toutes les infosstop-repression.be

[OBSPOL.BE] Observatoire des violences policières

En effet, suite aux multiples bavures policières que connait notre sphère, il est très difficile, d’une part de porter plainte, mais surtout de voir les bleus concernés, condamnés. Selon la LDH, les violences sont en augmentation en Belgique depuis 2006.

De nombreux cas tombent dans l’oubli, tandis que la police « continue à faire son travail ».

Ce n’est pas seulement la criminalisation des mouvements sociaux, c’est aussi le délit de faciès, la stigmatisation des jeunes, et la répression qui s’accroit dans l’impunité.

Ce 15 mars, non seulement nous serons dans la rue pour dénoncer ces violences, ces répressions, ces façons de vouloir nous clouer le bec par la matraque, mais aussi par ce retournement de situation qu’est de condamner la victime pour rébellion.

Sur ce site, tout un chacun/chacune pourra dans la sincérité témoigner de son expérience, de son vécu et montrer que chaque victime de ses violences, n’est ni un cas isolé, ni un fait divers.

Alors le 15 mars, faisons de cette journée, un moment pour bien faire comprendre que nous ne voulons plus de cet État répressif, souhaitant nous bouffer tout cru par des lois stupides, l’augmentation du budget sécuritaire et des mesures d’austérité toujours plus strictes.

Qui nous protège de la police ?

Le Comité P ne fait pas son travail, faisons le nôtre.

obspol.be

violences-police-mykaia

 

Les mobilisations organisées partout en France…

[Tours] Journée anti-répression: Marquons notre solidarité et organisons notre défense – Jeudi 21 mars 2013

CONTRE LA REPRESSION

Face à la Justice Jeudi 21 Mars : Marquons notre solidarité et organisons notre défense

Solidarité :

Trois des « 4 de Tours » poursuivis par le ministre de l’Intérieur pour diffamation ont été condamnés par la Justice à payer, entre autres, un dédommagement à la  »victime », le Ministre de l’Intérieur, puisque c’est ainsi qu’il est désigné par les tribunaux. Ces militants avaient voulu alerter, dénoncer la chasse aux sans papiers et le fichier Base Elèves pour ficher les enfants et leur famille. La Cour de Cassation est à présent saisie.

Grâce à la solidarité, les honoraires d’avocats et d’autres dépenses afférentes aux procès ont pu être payés.

Cependant, le montant total des condamnations, « frais de justice » et divers « dommages et intérêts » est de 7260 €. Jeudi 21 mars 2013 nous remettrons pour 4000 € de chèques venant de toute la France à l’avocat du Ministre de l’Intérieur Hor-Gué-Valls, car la date de validité de ces chèques arrive bientôt à expiration. Nous souhaitons faire de ce 21 mars une journée de convergence, avec les trop nombreux réprimés à Tours, notamment :

  • une camarade poursuivie pour avoir refusé le fichage ADN suite à des violences policières des squatteurs impliqués dans des luttes politiques, expulsés de leur habitation un syndicat dont les locaux ont été perquisitionnés, et qui est poursuivi en justice par un « chef » qui ne supporte pas la critique.
  • Une camarade « invitée » par les flics à leur donner des informations sur des militants, odieuse proposition appuyée par un chantage par rapport à la garde de son fils.
  • Des «Faucheurs Volontaires» poursuivis pour avoir dénoncé par leurs actions l’invasion du vivant par les OGM
  • Des camarades antipub condamnés pour avoir détourné des panneaux publicitaires

Un moment pour confronter nos expériences :

Il est important de développer la solidarité face à la répression et ses nombreuses facettes qui va en s’aggravant. Comment faire face à la répression judiciaire ? Quelles stratégies développer tant vis à vis de la police que de la justice ? Comment imposer la dimension politique de nos luttes, quand l’institution judiciaire fait de nous des « délinquants » ? Comment organiser des solidarités concrètes, au-delà des désaccords politiques et de la diversité des pratiques ? Ces questions seront débattues avec les différents individus, collectifs, organisations, syndicats, etc.

JEUDI 21 MARS :

  • 15h RASSEMBLEMENT DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE

  • 20h DÉBAT A SAMIRA (Centre Social du Sanitas) 2 Avenue du Général De Gaulle, Tours

Signatures : Comité de soutien aux « 4 de Tours », Soif d’Utopies, Thanks For The Futures, Collectif pas de bavures, DAL 37, les Déboulonneurs, Comité de soutien 37 contre le fichage Adn, des Individus en lutte

D’autres signatures sont en discussion

Reçu par mail, samedi 9 mars 2013