[Bordeaux] Le centre de rétention incendié… et hors-service – 7 mai 2013

Incendie au centre de rétention de Bordeaux

En pleine cérémonie d’hommage, un incendie est parti d’une chambre du centre de rétention administrative, hier

La cérémonie en hommage aux policiers commençait à peine, vers 11 h 30 hier, quand un Égyptien de 24 ans, actuellement placé au Centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux, a mis le feu à son matelas. Situé au sous-sol du commissariat central de Bordeaux, le CRA a vite laissé échapper une épaisse et odorante fumée qui s’est propagée sur l’esplanade très fréquentée.

L’alarme s’est déclenchée et un des fonctionnaires de la Police aux frontières, qui gère le CRA, a immédiatement porté secours à l’Égyptien. Mais ce dernier s’était enfermé dans sa chambre. Le policier est parvenu à l’en sortir, non sans respirer la fumée provoquée par l’incendie. Très rapidement sur place et ne voulant pas interrompre la cérémonie, les pompiers ont fini de circonscrire le feu, déjà attaqué par le personnel du PC de sécurité. Les lieux ont été ventilés. Pris en charge, le policier a été légèrement blessé du fait des émanations. Mis à l’écart dans une autre cour, il avait du mal à retrouver son souffle et toussait pour dégager ses bronches. Il a été évacué à l’hôpital pour des examens de contrôle.

Le retenu a quant à lui été brûlé au visage et intoxiqué. Le temps de leur intervention, les pompiers l’ont enveloppé dans une couverture de survie et ont appliqué un linge humide sur ses joues.

Le CRA occupe 450 mètres carrés dans les locaux de l’hôtel de Police. Réservé aux hommes, il a une capacité d’accueil de 20 personnes réparties dans cinq chambres de quatre lits. À leur disposition, deux espaces sanitaires, deux salles de détente avec téléviseurs à écran plat dont une sert à la restauration, une cour conçue pour lutter contre le sentiment de cloisonnement, trois cabines téléphoniques, une machine pour changer de l’argent, un espace dédié aux visites (consul, avocats, proches), une salle de la Cimade, une unité médicale. Et la possibilité de garder librement cigarettes, briquets et autres effets.

Hier, sept étrangers se trouvaient dans le CRA au moment de l’incendie. L’Égyptien est toujours hospitalisé. Les six autres ont été mis en sécurité et transférés au CRA de Toulouse. Celui de Bordeaux est fermé jusqu’à nouvel ordre. L’enquête privilégierait l’acte volontaire.

Leur presse – OuestFrance.fr (Florence Moreau), 08/05/2013 à 10h02 

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville (Virginie) – 22 avril 2013

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville – 22 avril 2013

Deux hommes se sont évadés du centre de détention de Farmville (dans l’Etat de Virginie) lundi après-midi. Des étrangers sont enfermés dans ce centre pour le compte du service de l’immigration et de la douane (Immigration and Customs Enforcement – ICE), une branche du Département de la sécurité intérieure.

Juste avant 15h deux hommes, un Mexicain et un Belizien, ont escaladé une clôture de la cour et ont rampé sous une porte côté ouest du centre, alors qu’ils étaient dehors en promenade.

Le service de police de Farmville et le bureau du shérif du comté se sont joints à la chasse à l’homme aux côtés des flics du centre. Pas de bol, ils ne sont pas en position d’interpeller les deux évadés : “Sans un crime commis, les polices locale et d’Etat ne peuvent pas arrêter les sujets” a déclaré le chef de la police de Farmville.

Les détenus du centre de Farmville ne sont pas enfermés pour des violations des lois locales ou nationales, mais pour des violations du droit de l’immigration que les agents de la police locale et d’Etat ne peuvent pas mettre en application. A part demander poliment aux deux hommes de revenir au centre, les officiers sont impuissants, à moins qu’ils soient suspectés d’un autre crime.

Mardi, la personne mexicaine a été arrêtée par les membres du bureau des opérations d’application et d’expulsion de l’ICE. L’autre court toujours.
Son nom et sa description ont été diffusés dans la presse américaine, avec un appel à contacter la hotline de l’ICE pour transmettre des informations…

Info tirée d’un article de journaflic qui appelait à balancer le fugitif par Sans papiers ni frontières, 2 mai 2013

[Publication] Brochure ‘Au Centre du volcan’ (Réédition 2013 par Ravage Editions)

Aujourd’hui est plus que jamais le temps du mépris. Penser pouvoir s’évader de la vie quotidienne est folie. Et puis, un évadé solitaire finirait de toute façon par mener une triste vie. Vouloir justement détruire la prison pour libérer tout le monde est une barbarie. De quel droit nous immiscerions-nous dans la vie des autres ? Et pourtant. Pourtant, il y a ce point où dérapent le désespoir et l’angoisse de n’avoir que des perspectives incomplètes et provisoires. Où tous deux se renversent dans la détermination d’être soi-même comme individu, sans atermoiements, d’identifier les moyens et les fins, et de fonder la souveraineté de la révolte sur le néant. Quand nous atteindrons ce point, si ce n’est déjà le cas, saurons-nous quoi faire ? Ou bien ferons-nous demi-tour pour retourner à ce que nous ne connaissons que trop bien ?

Sans-titre-8

Cliquer sur la couverture pour télécharger la brochure (PDF A5 page/page)

Ravage Editions

Nouvelles et témoignage depuis la prison pour sans-papiers de Vincennes – 18 avril 2013

[Vincennes] Nouvelles et Témoignage depuis la prison pour étranger 18 avril 2013

Ces dernières semaines, nous avons eu des nouvelles de l’intérieur du centre par le biais d’une personne enfermée dans le cra 2 qui a appelé sur le téléphone de l’émission de radio Sans papiers ni frontières. Il a malheureusement été expulsé aujourd’hui, sûrement vers l’Algérie (il est Tunisien…).

Malgré la difficulté de mettre en oeuvre des réponses pratiques face à ce genre d’appels, c’est important que le numéro continue de tourner et que les infos sortent de l’intérieur, en ne désespérant pas d’être capables de construire des formes de solidarité plus concrètes à l’avenir. Je rappelle le numéro, à diffuser largement : 06.50.07.52.32

En ce moment, et comme souvent, la colère ressentie par certains retenus se mélange à un fort sentiment d’impuissance. Les expulsions ont l’air de battre leur plein, et notamment grâce à la complaisance du consulat algérien qui semble délivrer des laisser-passer à tour de bras pour tous les ressortissants du nord de l’Afrique, peu importe leur nationalité. Les flics usent toujours des mêmes sales méthodes. Le 13 avril, deux retenus refusent un vol. L’un en est à 22 jours de rétention, l’autre à 44 jours. Quand ils réintègrent leur chambre, les flics viennent chercher celui qui en est à 44 jours pour lui demander de “venir signer un papier”. Quand il sort de la chambre, ils lui sautent dessus et le scotchent pour le mettre dans l’avion. De leur côté les juges font fonctionner l’abattoir judiciaire et collaborent avec la préfecture, avec l’aide des avocats commis d’office qui, comme d’habitude, n’ont “rien à dire” pour la défense des retenus.

« Y’a des gens qu’ont des maladies graves comme l’hépatite C, y’a trop de maladies. Là le médecin, j’ai parlé avec lui. Pour les gens qui sont malades vraiment, il a parlé avec la préfecture, il a dit « ce monsieur il est malade, vous n’avez pas le droit de le garder, de renvoyer une personne comme ça avec une hépatite C . Le médecin il envoie trois certificats médicaux pour la préfecture, la préfecture n’est pas d’accord, ils ont renvoyé cette personne. On dit il y a la loi de l’homme, mais moi j’ai pas trouvé la loi de l’homme, la préfecture elle fait ce qu’elle veut. Les gens ils sont malades, ils les envoient pas à l’hôpital. Ils font là le traitement, toute la journée on est défoncé, on n’arrive pas à parler, on arrive à faire rien du tout. Vraiment y’en a marre. On est tout fatigués, on est tout faibles. On n’a pas le droit au médecin pour examen, mais pour le valium, le seresta, les médicaments qui sont trop forts tu vois, pour les gens qui consommaient de la drogue… Ils nous ont envoyé au juge, il nous laisse même pas la chance de parler, même pas un mot. Le juge il parle il dit : « tu veux être libérer, ramène ton passeport, je te libère ». On a donné le passeport pour le juge, il donne le passeport à la préfecture, ils renvoient ce monsieur direct. Ca c’est pas correct qu’un juge il dit « bon, ramenez pour moi votre passeport, je vous promets je vais vous libérer ». Tu donnes le passeport, il le donne direct à la préfecture, demain il a l’avion. Ils ont renvoyé deux mecs marocains, un du cra 1 et un avec nous du cra 2, ils les ont renvoyés en Algérie, sans passeport, sans laisser-passer, sans rien du tout. Ils ont pris trois mois de prison en Algérie. Y’a personne qu’a un passeport, y’a personne qu’a une pièce d’identité, y’a rien du tout. Moi j’ai pas parlé un mot avec le consul, ni en Français, ni en Arabe, comment il retrouve quelqu’un qui n’a même pas parlé avec lui ?!»

Liberté pour tous et toutes !

Reçu par mail

Source: Sans-papiers ni frontières, 19 avril 2013

[Bagnolet, 93] Rencontres sans frontières samedi 4 mai 2013 au Transfo

Rencontres sans frontières

Samedi 4 mai 2013 à partir de 13 heures
Au Transfo, 57 avenue de la république, Bagnolet 93 !
M.9 Robespierre ou M.3 Gallieni

Les frontières sont omniprésentes sur chaque portion de territoire. Fichiers internationaux, rafles, vidéo surveillance… chaque contrôle peut aboutir à l’enfermement et à l’expulsion. Parallèlement, aux quatre coins du monde, les frontières qui séparent les pays se technologisent et se militarisent. Face à cela des individus, avec ou sans papiers, résistent et se révoltent.

La question des luttes contre les frontières se pose partout : de la Grèce, où des personnes s’organisent avec des migrant-e-s contre les fascistes et les flics, à l’Italie où les prisons pour étranger-e-s sont fréquemment détruites de l’intérieur, en passant par le nord de l’Afrique où les révolutions ont facilité le départ de nombreux harragas vers les métropoles européennes.

De plus, des sabotages petits ou grands viennent enrayer la machine à expulser : de la destruction des centres de rétention aux révoltes individuelles ou collectives ; de l’attaque des charognards humanitaires, capitalistes et politiciens qui se renforcent grâce aux frontières jusqu’aux divers actes quotidiens de résistance au contrôle et à l’enfermement…

En région parisienne, le 16 novembre 2012, une manifestation a eu lieu devant le centre de Vincennes, suite à laquelle une assemblée de coordination contre les centres de rétention et la machine à expulser s’est créée et s’est tenue pendant quelques mois. Dans le même temps, départs de feu, mobilier cassé, évasions se sont succédé à Vincennes et à Palaiseau. Si cette assemblée n’existe plus aujourd’hui, plusieurs de ses participant-e-s continuent à lutter contre la machine à expulser et ont voulu proposer ces rencontres sans frontières.

Des compagnon-ne-s de Turin, Marseille et Bruxelles seront présent-e-s pour partager leurs parcours de lutte, passés ou présents, à partir desquels pourront notamment s’approfondir les points suivants :

  • Comment tenter de construire un parcours autonome. Un parcours qui ne laisse pas de place aux partis et aux syndicats, qui tente de s’attaquer sans médiation à la machine à expulser. Un parcours avec sa propre temporalité et ses propres perspectives, qui suive une continuité. Un parcours qui permette d’avoir les outils pour faire face aux moments d’intensification des luttes tels une révolte dans un centre ou l’arrivée en nombre de migrant-e-s.
  • L’importance de construire un rapport de solidarité avec les luttes à l’intérieur des prisons pour étranger-e-s, d’être attentifs/ives à ce qu’il s’y passe. Comment créer des liens de confiance entre l’intérieur et l’extérieur ne servant pas seulement à la contre-information mais permettant d’apporter une solidarité concrète aux révoltes et de fournir des bases solides pour nos luttes.

Ce sera l’occasion de confronter nos approches des luttes, prendre le recul nécessaire, ainsi que de nous nourrir d’expériences pour en élaborer de nouvelles. L’occasion de rencontrer des complices et de créer des liens sur des bases anti-autoritaires.

Parce que s’affronter aux frontières permet de construire des luttes dépassant la question spécifique des migrant-e-s et des centres de rétention, en articulant cette question avec celles des prisons, du travail, de la ville. Pour s’en prendre à quelques-unes des racines de ce monde basé sur le pouvoir et la marchandise et en finir avec.

Parce que tant qu’il y aura des frontières, des centres de rétention, des prisons, perdureront les États, le pouvoir et l’argent.

Nous invitons à ces rencontres tou-te-s celles et ceux qui désirent lutter contre les frontières et la machine à expulser.

Les discussions pourront se poursuivre le dimanche.

Pour plus d’infos, nous contacter:

rencontrescramai [/arobase/] riseup [/point/]net

Cliquer sur l'image pour télécharger le tract au format PDF

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transfo.squat.net

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

1-189

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

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Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

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Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

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[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013

[Italie] Révoltes à la prison pour migrants de Turin: ne pas rester spectacteur face à la répression

Raid anarchiste contre la banque : vitrine défoncée et tags

Des inconnus, appartenant selon toute probabilité à l’aire antagoniste anarchiste, ont dégradé et tagué la nuit de dimanche à lundi les vitres d’une agence de la banque Unicredit, corso Brescia, à Turin. Sur les vitres brisées à été tagué « feu aux prisons » et « Liberté pour tous« . Les carabiniers et la Digos enquêtent sur les faits. Ils pourraient être liés aux protestations de vendredi dernier contre l’incarcération de trois anarchistes la veille, accusés de « braquage en réunion » lors d’une manifestation du 28 février devant le centre de rétention, où un photographe deCronacaQui a été agressé [et a donc perdu ses lunettes et la carte SD de son appareil photo]. Vendredi par contre, lors de la manifestation, c’est une voiture sur laquelle sur trouvait un journaliste et un photographe de « La stampa » qui avait été caillassée.

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La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

La caisse des journaflics de La Stampa lors de la manif de vendredi dernier

2-161 3-124

Enfin, toujours vendredi, cette manifestation s’est rendue de 18h50 à 19h40 environ près de la prison Larusso et Cutugno, où une trentaine d’anarchistes ont jeté des pierres, de gros pétards et d’autres objets contondants contre le personnel de l’administration pénitentiaire. C’est Leo Beneduci, secrétaire du syndicat autonome de la police pénitentiaire (Osapp) qui dénonce les faits. « Il n’y a pas eu dégâts physique contre les agents, mais seulement contre une patrouille envoyée sur place pour préserver l’ordre public« .

Traduit de l’italien de leur presse (LaStampa) par Brèves du désordre, 16/04/2013

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Face à la révolte il y en a qui ne restent pas spectateurs

Le 28 février, au terme de deux mois de révoltes qui ont en partie détruit le Centre d’Identification et d’Expulsion de Turin, un rassemblement en solidarité avec un retenu monté sur les toits pour résister à sa déportation a eu lieu. Un photographe de “Turin Chronique”, présent sur les lieux, est mis à distance, poursuivi et agressé : il y perdra ses lunettes et ses photos. Deux mois plus tard – suite à la plainte du photographe – trois compagnon-ne-s sont en prison, deux sont interdit-e-s de Turin et un a réussi à ne pas se faire prendre. Tant que chaque prison ne sera pas détruite, ce ne sera pas la misérable vengeance de la préfecture et de ses gardes qui arrêteront la solidarité envers celles et ceux qui se révoltent pour la liberté.

Jeudi 18 avril - 18 heures  Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

Jeudi 18 avril – 18 heures
Rassemblement au CIE de corso brunelleschi

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Larbins des patrons

16 avril. Deux jeunes sont surpris par la Digos en train de masquer les caméras de surveillance et d’écrire « larbins des patrons » sur les murs du local du syndicat Uil, via Bologna, et réussissent à en agripper un. L’arrivée immédiate de plusieurs compagnons évite l’arrestation, et lorsque d’autres flics arrivent, ils sont chassés. Humiliés, ils iront faire une visite à l’hôpital. Le député du PD [gauche] Esposito se solidarise avec la police et demande l’expulsion du squat l’Asilo, tandis que le syndicat Uil encaisse le compliment et se tait.

Traduit de l’italien de macerie par Brèves du désordre

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[Turin] Nouvelles du CIE

Mise à jour de Corso Brunelleschi.

Depuis les révoltes qui ont détruit une bonne partie du CIE de Turin réduisant sa capacité d’enfermement, les chambres brûlées restent fermées et inutilisées.

Il reste aujourd’hui 27 hommes et une dizaine de femmes dans le centre. Néanmoins, les arrivées ont peu à peu repris. La “tactique” est celle d’un va-et-vient continu entre l’augmentation des “libérations” avec interdiction du territoire et les expulsions accélérées.

Mercredi en pleine nuit un grand nombre de flics entre dans les sections pour une expulsion de masse. Au moins 4 femmes et 3 hommes nigérian-e-s ont été violemment chargé-e-s dans des fourgons pour être emmené-e-s à Rome et de là expulsé-e-s vers leur pays.

Quelques heures plus tôt, vers minuit, la croix rouge a prouvé une énième fois tout son dévouement. Une femme avait mangé quelque chose qui lui a provoqué une forte réaction allergique. La réponse à ses demandes d’aide fut qu’”il est trop tard”, et que pour une intervention “on en reparlera demain matin, après le petit déjeuner”.

traduit de macerie par Sans papiers ni frontières, 13 avril 2013