[La Réunion] Pillages et émeutes s’étendent partout sur l’île – Nuit des 19 et 20 février 2013

Soirée mouvementée sur Saint-Benoît

Si seuls quelques feux de poubelles sont à déplorer avenue Rico Carpaye au Port et dans le quartier du Moufia à Saint-Denis, Saint-Benoît a connu quelques mouvements dans la soirée d’hier.

Les militaires du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) et deux escadrons de gendarmes mobiles se sont déployés en nombre pour épauler leurs collègues de la compagnie de Saint-Benoît pour faire face à des jeunes gens particulièrement belliqueux dans le quartier Labourdonnais.

Vers 21 heures, plusieurs jeunes cagoulés ont constitué une barricade à l’aide de chariots et de divers objets et y ont mis le feu. Au total, ce sont 80 gendarmes qui ont bouclé le quartier et chargé les émeutiers. Deux hommes ont été interpellés. Ils auraient caillassé un véhicule de gendarmerie et briser ses vitres. Ils étaient hier soir en garde à vue.

Vers 23 heures, les choses étaient rentrées dans l’ordre. Les gendarmes sont néanmoins restés sur place, de manière dissuasive pour préserver l’ordre public

Leur presse – Clicanoo.re, 22/02/2013 à 10h55

Violences à la Réunion: les contrats aidés mettent le feu aux poudres

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION — Reflet de la crise économique aiguë que traverse la Réunion, la revendication de contrats aidés, à l’origine des deux nuits de violences dans la commune du Port (ouest), placent en première ligne les maires de l’île, accusés de les utiliser à des fins électoralistes.

Véhicules incendiés lors de violences dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Véhicules incendiés lors de violences dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

De Saint-Benoît (est) à Saint-Pierre (sud) en passant par Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Louis, des communes de la Réunion sont confrontées depuis le début du mois de février à des accès de colère de petits groupes de jeunes qui barrent les routes pour réclamer l’attribution de contrats aidés. Ces événements ont réveillé chez bon nombre de Réunionnais le spectre des émeutes de février 2012 contre la vie chère qui se sont étendues comme une traînée de poudre à toute l’île pendant une semaine après un barrage de route. Des dizaines de commerces avaient été pillés.

Lundi, la situation a dégénéré en fin de soirée au Port après une charge de forces de l’ordre pour lever un barrage sur un axe routier vital entre le nord et l’ouest, entraînant des affrontements pendant la nuit avec les jeunes.

Barricades en feu dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Barricades en feu dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Après une journée de calme mardi, les violences ont repris de plus belle dans la nuit de mardi à mercredi. La mairie annexe de la Rivière des Galets a été à moitié détruite par un incendie, selon les pompiers.

« C’est scandaleux et inqualifiable », s’est plaint le maire du Port, Jean-Yves Langenier, qui s’est rendu sur place au lever du jour en compagnie de la sous-préfet de Saint-Paul. « Ils détruisent notre outil de travail », a renchéri une employée de mairie, en pleurs, traduisant le sentiment partagé par une large partie de la population du quartier.

Interrogé mardi soir sur la chaîne Réunion 1ère, le ministre des Outre-mer Victorin Lurel a appelé les jeunes à se montrer « raisonnables », indiquant que « l’Etat a fait son travail » en attribuant « 9.000 contrats aidés et 7.000 emplois d’avenir à la Réunion ».

Face au taux de chômage record de l’île – 30% en moyenne, atteignant près de 60% chez les jeunes -, les contrats aidés non marchands, d’une durée de six mois, constituent souvent le seul espoir d’occuper un emploi.

Fin 2012, 8.000 entreprises de l’île ne pouvaient plus payer leurs charges sociales et fiscales, représentant 1,2 milliard d’euros de dettes, selon la préfecture. Les Réunionnais se tournent ainsi de plus en plus vers les collectivités publiques, mais nombre de maires se plaignent de ne pas disposer des moyens suffisants pour répondre à la demande.

« Comment croire que 5.000 emplois d’avenir suffiront à contenter les 23.000 jeunes recherchant du travail », s’est plaint le sénateur-maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine (UMP). « L’Etat finance 75% des emplois d’avenir mais les 25% qui restent sont à notre charge. Si on les distribue, ça ferait exploser notre budget », a-t-il ajouté.

« A Saint-Denis, nous avons fait l’effort nécessaire en investissant 2 millions d’euros pour attribuer 300 contrats d’avenir. Nous sommes prêts à les prendre sur d’autres postes », affirme le maire PS de Saint-Denis, Gilbert Annette, contestant les critiques de maires de droite.

Bon nombre de Réunionnais renvoient toutefois les deux camps dos à dos en accusant les maires d’utiliser les contrats aidés à des fins clientélistes.

« Pendant des années ils ont entretenu leur électorat avec des contrats et aujourd’hui ils disent qu’ils ne peuvent rien », a déploré une jeune femme sur les ondes de Radio Free Dom, reprenant une accusation récurrente sur l’île concernant l’attribution de ces contrats.

Pour tenter d’échapper à ces critiques, certains maires de l’île ont annoncé leur décision de confier à Pôle emploi la sélection des candidats à un contrat.

Une voiture brûle devant les forces anti-émeutes au Port, sur l'île de La réunion, le 19 février 2013 (AFP, Richard Bouhet)

Une voiture brûle devant les forces anti-émeutes au Port, sur l’île de La réunion, le 19 février 2013 (AFP, Richard Bouhet)

Un manifestant interpellé le 19 février 2013 au Port dans l'île de La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Un manifestant interpellé le 19 février 2013 au Port dans l’île de La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Leur presse – AFP (Idriss ISSA), 20/02/2013

Des émeutiers face à la justice

 Ce jeudi est marqué par les procédures judiciaires engagées contre des émeutiers interpellés lors des échauffourées qui ont secoué le Port lundi 18 et mardi 19 mars. Les jeunes gardés à vue ont tous été relâchés.

Ce matin, un individu a été jugé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Champ Fleuri à Saint-Denis. La matinée a également été marqué par une convocation avec placement sous contrôle judiciaire.   

Cet après-midi, un mineur doit être déféré au parquet du tribunal correctionnel. La journée s’annonce donc chargée sur le plan judiciaire, conséquence direct des échauffourées qui ont secoué le quartier de la Rivière des Galets les nuits du 18 et 19 février. 

Au total, les forces de l’ordre ont procédé à une trentaine d’interpellations lors des échauffourées qui ont éclaté dans le quartier de la Rivière des Galets, deux nuits d’affilée.Une dizaine d’individus ont d’ores et déjà été relâchés car les charges retenues étaient insuffisantes.

« Quand le parquet estime que les charges ne sont pas suffisantes, les personnes sont remises dehors avec un ferme rappel à la loi et si on les retrouve sur les barricades ou entravant la circulation, elles risquent très fortement d’avoir des ennuis judiciaires » explique le substitut du Procureur François Marie-Cornu.   

Certains individus ont été interpellés pour avoir érigé des barrages ou barricades d’autres pour des faits de vols et de pillage. Une vingtaine de personnes sont toujours en garde à vue à l’heure actuelle.

Leur presse – L’info.re, 21/02/2013 à 16h09

[Saint-Denis] Des sans-papiers occupent une église pour exiger leur régularisation et exprimer leur solidarité avec les grévistes de la faim de Lille – 9 janvier 2013

Saint-Denis : des sans-papiers occupent une église

Les manifestants demandaient notamment leur régularisation.

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Plusieurs dizaines de sans-papiers ont occupé mercredi 9 janvier l’église de l’Estrée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), demandant leur régularisation et exprimant leur solidarité avec les grévistes de la faim de Lille.

Arrivés vers 9h, ils ont quitté les lieux vers 18h30, a indiqué le curé Jean Jannin, responsable de cinq paroisses de Saint-Denis et de l’Ile-Saint-Denis.

Les manifestants avaient accroché une banderole « Non aux expulsions des sans-papiers », sur le parvis de l’édifice situé en centre ville. « On dénonce le mauvais traitement des dossiers des sans-papiers : les durées d’attente des dossiers excessivement longues, la qualité d’accueil, les refus de dossiers », a expliqué Hicham Hassanine, délégué de la Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers.

Certains ont distribué des tracts dénonçant la circulaire Valls sur les nouveaux critères de régularisation. « Toutes les personnes qui ont moins de cinq ans de présence en France n’ont aucun droit. Pour les travailleurs sans papiers, cette circulaire demande huit fiches de paye sur les 24 derniers mois et un contrat de travail. Autrement dit elle reconnaît le travail clandestin », s’est indigné Marguerite Rollinde, vice-présidente de l’association de soutien de la Coordination.

« Une démarche normale »

Dans un communiqué, le maire de Saint-Denis, Didier Paillard (PCF), juge que la « régularisation des travailleurs et habitants sans papiers » serait « une mesure concrète et d’intérêt général pour les quartiers populaires ».

Le mouvement, soutenu également par de nombreuses associations et quelques partis politiques ainsi que l’église, s’est transformé en une opération coup de poing. Les responsables écclésiastiques avaient déjà écarté tout recours à la police ou à la préfecture pour évacuer les occupants.

« On les connaît bien, ils nous connaissent. Ca se fait dans le dialogue, avec la Coordination, d’autant plus que nous soutenons leur mouvement depuis longtemps », avait expliqué le curé Jannin, alors que le vicaire de la paroisse de l’Estrée, Thierry Geisler, « trouve leur démarche normale sur le fond ».

Leur presse – Nouvel Obs.com (AFP), 09/01/2013 à 22h21

[Saint-Denis] Manifestation contre le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine : le 12 décembre 2012 à 19h00

mercredi 12 décembre 2012 à 19h Manifestation contre le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine

Elu.e.s et expert.e.s du monde entier se réunissent pour partager les expériences et les innovations en matière de sécurité et de contrôle des populations sur les territoires. Manifestons pour s’opposer à l’idéologie sécuritaire, la stigmatisation et la destruction des quartiers, les crimes et les violences policières.

RV mercredi 12 décembre à 19h, devant la basilique de Saint-Denis (métro 13, Basilique de Saint-Denis).

« Du 12 au 14 décembre prochain se tiendra à Saint-Denis le Forum Européen sur la Sécurité Urbaine. Ce think tank d’institutions et de collectivités européennes sévit depuis 20 ans et regroupe élu.e.s et expert.e.s du monde entier pour partager les expériences et les innovations en matière de sécurité et de contrôle des populations sur les territoires, uniformisant ainsi les pratiques policières à l’échelle internationale.

Voici le lien pour vous faire une idée de leur pouvoir de nuisance : http://efus.eu/fr/

Cette année, ce sont les villes d’Aubervilliers et de Saint-Denis qui invitent ! Nous ne souhaitons pas leur laisser l’espace et la parole libres sans réagir. Nous appelons donc à une grande manifestation le mercredi 12 décembre, pour s’opposer à l’idéologie sécuritaire, la stigmatisation et la destruction des quartiers, les crimes et les violences policières. Point de rassemblement à 19h, devant la basilique de Saint-Denis (métro 13, Basilique de Saint-Denis). Toute joyeuseté sonore bienvenue! ».

Réseau RESISTONS ENSEMBLE

Reçu par mail, 30 novembre 2012

[Saint-Denis] L’Etat ne rendra pas justice, ne soyons pas complices ! Soirée en mémoire à Zyed et Bouna, tués par les flics il y a 7 ans

Le 27 octobre 2005, Bouna et Zyed meurent électrocutés alors qu’ils fuient un contrôle de police. Des émeutes embrasent Clichy-sous-Bois puis d’autres quartiers en France. L’État met en place un couvre-feu, des méthodes dignes d’un État colonial se multiplient sans que la majorité de la population extérieure à ces quartiers ne réagisse à la répression qui se déchaîne. Contre une population stigmatisée et humiliée quotidiennement. Les magistrats jugent plus sévèrement les « fauteurs de troubles » de ces quartiers plutôt que les auteurs de violences étatiques complices d’un système qui creuse les inégalités et dresse les individus les uns contre les autres.

Le jugement des policiers est continuellement reporté tandis que des jeunes sont incarcerés sans preuve….

Cinq ans plus tard, en octobre 2010, deux policiers étaient renvoyés par les juges d’instruction chargés de l’enquête devant le tribunal correctionnel pour «non assistance à personne en danger», mais le parquet de Bobigny fait appel. Suivant les réquisitions du parquet, qui estime que les deux policiers n’avaient pas eu connaissance de la réalité du danger, la Cour d’Appel de Paris a prononcé un non-lieu en avril 2011. La famille avait alors fait appel du non-lieu. L’examen du non-lieu devant un tribunal correctionnel de la région parisienne aura finalement lieu le 3 octobre 2012.

Il sera justement question, dans le débat de la Cour de Cassation, de l’égalité de traitement de la police envers les personnes. La question de la différence de traitement entre ceux qu’ils jugent comme suspects et envers qui ils sont menaçants et ceux à qui ils font peur, qui ne sont pas perçus comme une menace et qu’ils ne menacent jamais. Iront-ils jusqu’à admettre qu’ils ont le droit de risquer la vie ou de donner la mort aux personnes qu’ils jugent suspectes? La justice admettrait donc que la police jouit d’un permis de tuer certaines populations, celle de ces quartiers écrasés par la domination raciale et économique ?

Bouna et Zyed ne sont pas morts pour rien, comme ils n’ont pas été tués pour rien

Les morts impliquant la police sont loin d’être accidentelles. L’action de la police engendre des morts car ses fonctionnaires sont formés à la haine de ceux qu’on leur présente comme des sous-hommes, mais aussi car la police est nécessaire au maintien d’un ordre social violent et inégal.

Le souvenir de Bouna et Zyed, comme celui de toutes les autres victimes de la police, est gravé dans le corps et la tête de beaucoup d’entre nous. Ils tuent nos frères, ne les laissons pas enterrer leur mémoire. Notre devoir est de ne pas taire la souffrance engendrée par leurs agissements. De trouver des moyens de combattre leurs violences et surtout de ne pas laisser dans l’oubli ceux qu’ils aimeraient « morts pour rien ».

Cette année encore rendons hommage à Bouna et Zyed, à tous les autres tués par ou à cause de la police et aux frères enfermées pour rien ou pour une révolte légitime.

Réunissons nous le 27 octobre pour commémorer les révoltes de 2005, rendre hommage à Bouna et Zyed et à toutes les victimes de la police

Depuis plus de 2 ans le collectif « Vies Volées» se consacre à réunir les familles des personnes tuées par la police afin de se soutenir mutuellement. Il s’agit de recenser ensemble les victimes et de rétablir la vérité sur les meurtres commis par la police ainsi que de coordonner avec d’autres collectifs des actions tendant à donner de la visibilité au combat des familles pour la Vérité et la Justice.

RDV le 27 octobre au 6 b / 10 quai de seine 93200 Saint-Denis

Rejoignez-nous : Pour rendre hommage à votre façon ( vidéo, sons, graffs etc… ) /Afin de rompre l’isolement des familles victimes de la police /Afin de dénoncer l’impunité accordée par la Justice aux policiers auteurs de crimes /Pour la reconnaissance publique des crimes commis par la police et passés sous silence depuis des décennies / Pour rétablir la vérité sur ces « homicides volontaires en bande organisée par des personnes dépositaires de l’autorité publique »

Contactez-nous pour des hommages et des initiatives de soutien aux familles et aux victimes: viesvolees.france@gmail.com

Plus d’infoshttp://atouteslesvictimes.samizdat.net/

L’affiche de la soirée:

[Saint-Denis 97400] Un fast-food Quick attaqué et une station service pillée suite à une tentative d’expropriation de bouffe – Soirée du 4 octobre 2012

Vandalisme au Chaudron : le Quick et la station-service touchés

SAINT-DENIS

Hier soir, vers 19h30, une vingtaine de jeunes cagoulés ont débarqué au niveau du Quick du Chaudron avec l’intention de repartir les bras chargés de nourriture, sans forcément payer… Mais les employés présents ont heureusement eu le temps de tout fermer. Les malfrats ont quand même détérioré les vitres du Drive ainsi qu’un panneau d’affichage. « Ils semblaient avoir à peine quinze ans, témoigne Philippe Lariche, le patron du fast-food. Pour moi l’objectif, c’était pas voler, mais bien casser pour casser ! Je me demande si je ne vais pas fermer pour m’installer ailleurs… »

Le gérant du Quick songe à s’installer ailleurs

La bande cagoulée et gantée s’est ensuite dirigée vers la station-service Marni, basé le long du boulevard du Chaudron. Le commerce était encore ouvert. L’équipée est donc entrée sans difficulté et c’est tranquillement qu’ils se sont servis. « Ils ont pris des boissons, des bonbons, après nous avoir crié de ne pas bouger, raconte Seendra, la fille du gérant. Nous étions trois à la station. On allait fermer à 20h ». Les jeunes ont ensuite fait mine de repartir avant de revenir, mais les employés ont eu le temps cette fois de baisser les rideaux métalliques. Ces jeunes seraient partis du mail du Chaudron à en croire l’employé de la station-service Engen basé rue Roger Payet. Ils sont passés devant chez nous, vers 19h20, raconte un pompiste. Je pense qu’ils ne sont pas venus chez nous parce qu’on avait beaucoup de clients à ce moment-là. Si le préjudice est au final peu important, l’histoire fait en tout cas froid dans le dos. Une enquête a été ouverte par la police.

Leur presse – Clicanoo.re (H.A.), 05/10/2012 à 09h34

Nouvelles anti-flics

Gennevilliers : des policiers caillassés pendant une intervention

Une quarantaine de personnes ont jeté dimanche soir des pierres sur des agents de la brigade anti-criminalité (Bac) qui venaient d’appréhender dans le quartier du Luth à Gennevilliers (Haut-de-Seine) des jeunes de 16 et 17 ans, inconnus des services de police. Cinq policiers ont été légèrement blessés lors de l’interpellation.

Ils voulaient se débarrasser des caméras de surveillance

Des policiers ont d’abord été pris à partie lors de l’interpellation de deux mineurs qui sciaient deux mas supportant des caméras de vidéo-protection.

Des renfort de police sont intervenus et des forces de l’ordre ont dû effectuer des tirs de flash-ball, selon une source policière.

Il n’a pas été nécessaire de conduire les fonctionnaires de police blessés dans un hôpital, a-t-on précisé de même source. La situation est redevenue calme vers 21 heures.

Leur presse – Le Parisien.fr (AFP), 01/10/2012 à 12h34

Romans-s/-Isère: un policier pris à partie alors qu’il rentrait chez lui

Il est des missions qui sont parfois lourdes à porter. Un policier en a fait la douloureuse expérience jeudi soir. Il est aux environs de 19 heures lorsque ce policier, qui évolue dans les rangs du GID (Groupement d’intervention départemental) au commissariat de Valence, rentre en civil à son domicile de Romans-sur-Isère.

C’est là qu’il est immédiatement reconnu par deux individus, dont la route a croisé par le passé celle du fonctionnaire de police. Ils n’hésitent pas alors à s’en prendre violemment à lui, rapidement rejoints par deux comparses.

Insulté, menacé

Le policier n’a pas pris de coups, mais ces individus l’ont empêché de passer et de rejoindre son domicile. Il s’est copieusement fait insulter, cracher dessus, avant d’éviter de justesse d’être atteint par le jet d’un sac. Les quatre hommes ont ensuite multiplié envers lui des pressions. Allant jusqu’à menacer de s’en prendre à sa famille…

Ces quatre individus ont été placés en garde à vue. Un avait été interpellé le soir même, et les trois autres le vendredi matin. Trois sont des Romanais, le quatrième habite Chatuzange-le-Goubet.

Ils ont été tous formellement identifiés par le policier. Psychologiquement affecté, il a bénéficié d’une ITT de huit jours. Pour l’heure, un de ses agresseurs a été présenté hier au juge des libertés et de la détention au tribunal de Valence.

Ce dernier a décidé son mandat de dépôt avant une probable présentation en comparution immédiate lundi. Pour répondre des faits de violence et d’outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, en l’espèce un fonctionnaire de police.

Deux agressions en deux semaines

Affaire qui renvoie à l’agression dont avait été victime le 16 septembre dernier un autre policier romanais et qui lui avait valu 10 jours d’ITT. La justice avait alors condamné son agresseur à une peine de prison de six mois ferme.

Leur presse – Le Daubé.com (Clarisse ABATTU), 30/09/2012 à 06:01

Contrôle mouvementé à Saint-Denis : un policier hospitalisé

Des policiers ont été caillassés mardi soir alors qu’ils contrôlaient des jeunes dans une voiture. Trois personnes ont été arrêtées.

Un policier a été blessé lors d’une interpellation mouvementée mardi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où des policiers « ont été caillassés » par des jeunes gens, a-t-on appris de source policière mercredi.

Vers 18h00, des policiers ont contrôlé des jeunes gens dans une voiture où ils ont notamment aperçu des couteaux. Selon la source, le conducteur de ce véhicule « s’est rebellé » et une vingtaine de jeunes gens ont alors lancé des projectiles et « caillassé » la police qui a fait appel à des renforts. Le conducteur de la voiture a porté un violent coup de poing à l’un des policiers qui l’arrêtait, a aussi dit la police, et celui-ci a été hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger.

Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, « s’est inquiété et a suivi l’état de santé » du policier blessé, a déclaré Franck Carabin, porte-parole de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Trois personnes, dont l’homme ayant porté le coup de poing, ont été interpellées et placées en garde à vue, a précisé M. Carabin.

Leur presse – lci.tf1.fr, 26/09/2012 à 12h36

[LA REUNION] Pillage et saccage d’une grande surface à St-Denis – 28 octobre 2011

Le Score Express du Moufia saccagé


Hier soir, vers 17 heures une soixantaine de jeunes ont pillé le Score Express du Moufia. Ils se sont précipités à l’intérieur du magasin et ils ont tout cassé sur leur passage. Certains se sont servis dans les rayons et sont repartis avec des bouteilles d’alcool et de bières.

Aux alentours de 17 heures hier à la sortie des classes, un vent de panique a soufflé sur le Score du Moufia. Une soixantaine de jeunes se sont dirigés vers le magasin et ils ont pillé la grande surface, rapporte le Journal de l’île.

La sécurité a été vite prise de court et les vigiles n’ont pu contenir cette foule de jeunes qui a déferlé sur le magasin. Les policiers ont été prévenus et ils sont arrivés rapidement sur place. Les forces de l’ordre ont interpellé huit jeunes à la rue de Goyaves et ils ont été placés en garde à vue au commissariat Malartic.

Une ambulance des pompiers était aussi intervenue sur les lieux pour un malaise d’une caissière, choquée par les événements qui se sont déroulés sous ses yeux. L’employée s’est finalement remise de ses émotions et son transfert vers l’hôpital n’était plus envisagé.

Une forte odeur d’alcool se dégageait des allées de la grande surface et des morceaux de verres étaient toujours éparpillés devant le magasin ce matin. Les employés du Score du Moufia ont débrayé ce samedi pour dénoncer l’insécurité qui règne dans le magasin.

Presse bourgeoise – L’info.re, 29/10/2011