[Algérie] Saccages d’agences d’assurances et bancaires, sabotages d’installations téléphoniques… Ouargla brûle – 10-12 avril 2013

Après 48 heures de violentes émeutes

Calme précaire à Ouargla

Un calme précaire régnait hier à Ouargla, après une très vive tension de deux jours qui a plongé la ville dans l’insécurité totale avec des scènes de saccage du siège de la daïra, du parc logistique communal, les agences CNAS, CAAR, CNEP, BADR, Mobilis, l’entreprise chinoise chargée du projet des stations de déminéralisation ainsi que les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Les émeutiers ont également tenté une incursion au niveau du complexe régional des PTT de Mekhadma, que la police a réussi à préserver cette fois-ci. Mais les protestataires se sont rabattus sur les chambres de câbles téléphoniques et de fibre optique, provoquant ainsi l’isolement total de Ouargla et Hassi Messaoud depuis jeudi soir jusqu’à hier après-midi. Les agents communaux de nettoyage et ceux des différentes instances touchées ont procédé au déblayage des lieux pour faciliter l’inventaire des dégâts. Le bilan provisoire de ces affrontements est grave vu l’état des lieux, les recoupements d’informations permettent de retenir le recensement de 27 blessés parmi les forces de l’ordre, dont un policier ayant subi de graves traumatismes a dû être évacué vers un CHU.

Sur le plan matériel, une trentaine de véhicules communaux, six autres de la BADR et plusieurs voitures de particuliers ont été incendiés. Ouargla a, pour rappel, connu des violences suite à l’affichage d’une liste d’attribution de logements sociaux mercredi dernier. De violents affrontements ont opposé les manifestants et les services de sécurité. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la protestation a fait tache d’huile s’étendant aux quatre coins de la ville, et ce, jusqu’à l’aube pour reprendre dans la matinée à partir du  même point de départ : le siège de la daïra de Ouargla. Les affrontements ont repris dans la soirée de jeudi, lorsque des jeunes encagoulés ont essayé d’incendier le siège de la sûreté de wilaya de Ouargla sur l’avenue de la Palestine. Toutes les issues de la ville ont été fermées et les habitants ont été ainsi pris en otages dans une escalade de violence sans fin.

A l’issue de deux jours d’émeute, les forces de l’ordre, dont des renforts ont été dépêchés des wilayas environnantes, sont intervenues. Du côté officiel, le gel de la liste de la discorde a été décidé, jeudi soir, par le wali de Ouargla, qui se chargera désormais personnellement de superviser les enquêtes sociales et les prochaines attributions. A souligner que la situation chaotique de la ville a motivé des squats des logements sociaux achevés à El Khafdi où plusieurs familles attributaires ou exclues ont décidé d’élire domicile dans ces maisons inoccupées. Une réunion regroupant le wali et le P/APW de Ouargla avec l’ensemble des élus de la wilaya, des imams, des notables et des jeunes représentant les différents quartiers de Ouargla était programmée dans la soirée d’hier au niveau de la salle de réunion de l’APW afin de débattre des solutions à trouver pour mettre fin à cette nouvelle crise.

Leur presse de l’ordre – ElWatan.com (Houria Alioua & Mohamed Ali Algmi), 13/04/2013 à 10h00

Algérie : des installations de Mobilis et d’Algérie Télécom détruits lors des émeutes d’Ouargla

(Agence Ecofin) – Dans la journée du 10 avril 2013, des émeutes ont éclaté dans la localité d’Ouargla. Le conflit a pris sa source dans le mécontentement des populations qui se sont senties lésées dans l’attribution de logements sociaux dont la liste des bénéficiaires a été affichée le 10 avril. Les manifestations avec affrontements entre jeunes cagoulés et forces de l’ordre qui ont suivi ont duré jusqu’au 12 avril, causant de nombreux dégâts.

L’agence locale de l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis a été attaquée, saccagée puis incendiée par les émeutiers. L’opérateur signale aussi la coupure de deux câbles de fibre optique qui a contribué à isoler la wilaya d’Ouargla et une tentative d’attaque de la direction régionale de Mobilis à Ouargla.

Les populations en colère s’en sont aussi prit au siège d’Algérie Télécom, l’opérateur historique des télécommunications, s’attaquant au passage à plusieurs bâtiments de service public comme les directions de l’éducation et de la formation professionnelle.

Dans un communiqué, Saâd Damma, le président directeur général d’ATM Mobilis, a déclaré ne pas comprendre l’ « acharnement sur les infrastructures de Mobilis alors que c’est l’opérateur qui a consenti le plus d’efforts et d’investissements. Pour preuve, aujourd’hui, il dispose de la plus grande et de la meilleure couverture réseau même dans des zones qui ne sont pas forcément rentables ».

Dénonçant des manipulations comme à El-Oued où Mobilis a été accusée il y a quelques jours d’être à l’origine d’un problème technique sur le réseau, le patron de la société de télécommunications a avertit que « les manipulateurs prendront leurs responsabilités ».

Leur presse – Agence Ecofin, 15/04/2013 à 16h16

[Algérie] Révolte des chômeu.r.se.s (2) : comme une traînée de poudre – Ghardaïa, 27 mars 2013

Alors que des membres du CNDDC d’El-Oued sont arrêtés puis relâchés

Calme précaire à Ghardaïa après les affrontements de la veille

Coïncidant avec la Fête du tapis dans la vallée du M’zab, de violents affrontements ont opposé des jeunes aux éléments des unités antiémeutes de la sûreté de wilaya de Ghardaïa. Les violences, qui, au départ, n’avaient lieu que dans les ruelles de la vieille médina de Ghardaïa, n’ont pu être contenues par les forces de l’ordre.

Elles se sont rapidement étendues telle une traînée de poudre aux vieux quartiers adjacents, tels que haï El-Moudjahidine, Aïn Lebeau et Echaâba où plus de 160 éléments antiémeutes sont venus renforcer des camions.

Quatorze blessés, dont deux assez sérieusement atteints à l’œil et à la tête, sont à déplorer parmi les forces de l’ordre alors que du côté des manifestants, il n’était pas possible d’avoir un bilan, compte tenu que ces derniers ont évité de ramener leurs blessés aux structures sanitaires de peur d’être arrêtés. 17 arrestations ont été opérées dont 12 parmi les militants des droits de l’Homme, à leur tête  le docteur Kamaleddine Fekhar et son adjoint Soufghalem.

Ils ont été présentés hier par-devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa pour attroupement armé, destruction de biens publics et jets de pierres sur les forces de l’ordre. Pour sa part, la fédération FFS de Ghardaïa a indiqué, dans un communiqué parvenu à la rédaction, que “les évènements qui ont émaillé la Fête du tapis sont liés au mouvement de protestation enclenché à travers le territoire national et notamment au niveau des wilaya du Sud”.

Par ailleurs, le coordinateur du Comité pour la défense des droits des chômeurs d’El-Oued, Rachid Aouin, qui avait été arrêté avant-hier par la police, a été finalement relâché tard dans la soirée. Son arrestation est liée au fait qu’il distribuait des tracts appelant à la marche pacifique des chômeurs de “un million” prévue pour le 30 mars à la place des Martyrs de chahid Hamma-Lakhdar. D’autres membres de la CNDDC ont été également arrêtés puis relâchés par la police après interrogatoire.

Pour sa part, le coordonnateur de la CNDDC, Tahar Belabbès, a affirmé que “ce qui s’est passé à El-Oued et à Ghardaïa sont des provocations visant à déstabiliser les mouvements pacifiques des chômeurs du Sud, et ce, après la réussite des mouvements de Ouargla et de Laghouat”.

Leur presse de l’ordre – Liberté-Algérie.com (L. KACHEMAD/S. Mohamed), 28/03/2013 à 09h50

17 personnes présumées auteurs d’acte de vandalisme arrêtées à Ghardaïa

Dix-sept (17) personnes, auteurs présumés d’actes de vandalisme, ont été arrêtées mardi suite aux événements qu’a connus la ville de Ghardaïa à l’ouverture de la 46ème édition de la fête du tapis, apprend-on de source policière.

Les auteurs présumés d’actes de vandalisme, de destruction de biens publics et privés, d’incendies, de dégradation de véhicules et de coups et blessures sur les forces publiques ont été arrêtés en flagrant délit et seront déférés mercredi devant le juge d’instruction, précise la même source.

Un des auteurs des actes de vandalisme présumés, qui se déclare être le responsable local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et de la section locale d’Amnesty international, serait l’instigateur de ces actes et troubles, précise-t-on.

Les arrestations sont survenues suite aux événements qu’a connus Ghardaïa à quelques heures avant le coup d’envoi de la fête du tapis lorsqu’au des dizaines de personnes ont investi la tribune officielle pour empêcher le déroulement de cette manifestation, a-t-on constaté.

Des échauffourées ont éclaté entre les protestataires et les forces de l’ordre avant de dégénérer en véritable émeute, au cours desquelles plusieurs édifices publics ont été saccagés, des véhicules incendiés, l’immobilier urbain et des distributeurs de billets de banque endommagés, avant que les agents antiémeutes n’interviennent utilisant des gaz lacrymogène pour rétablir l’ordre.

Leur presse de l’ordre – Le Temps d’Algérie, 27/03/2013

[Algérie] Révolte des chômeu.r.se.s : plusieurs grandes banques du centre de Ghardaïa défoncées – 26 mars 2013

Violents affrontements dans la vieille ville

Ghardaïa : la Fête du tapis “chahutée”

L’on dénombre une dizaine d’arrestations parmi les militants des droits de l’Homme et une autre dizaine parmi les émeutiers alors que les forces de l’ordre enregistrent quelques blessés.

Les heurts entre chômeurs et policiers qui ont eu lieu lors des festivités d’ouverture de la 46e Fête du tapis traditionnel de Ghardaïa se sont vite transformés en violents affrontements entre policiers et quelques jeunes de la vieille médina de Ghardaïa. Il semble que l’arrestation des militants des droits de l’Homme a été à l’origine de ces heurts. L’avenue Émir-Abdelkader où sont installées les plus grandes banques de la place a été complètement vandalisée, Société Générale et le DAB de l’ancienne agence du CPA ont fait les frais de la fureur des émeutiers. Il ne reste pratiquement plus rien ni de la porte d’entrée ni du distributeur automatique de billets et même les faux plafonds ont été arrachés. 

L’ancienne auberge de jeunesse, actuellement centre d’animation de la jeunesse, a aussi été “visitée”, les grilles d’entrée, la belle porte en bois massif et les vitraux ont été saccagés.  Le bitume est entièrement jonché de pierres, de troncs d’arbre et de toutes sortes d’objets hétéroclites. Même les cabines téléphoniques ont été arrachées et jetées sur le sol. À notre arrivée, une odeur âcre de gaz moutarde nous a étreint, rendant l’air irrespirable alors que des détonations de grenades lacrymogènes retentissaient.

Deux policiers blessés sont évacués devant nous alors que d’autres policiers en tenue arrivaient en renfort et investissaient les ruelles de la vieille ville. Tout autour, c’est devenu des quartiers fantômes, les gens se sont barricadés chez eux ou sont carrément partis chez des proches dans des quartiers plus tranquilles.

Du jamais vu depuis que cette fête existe il y a près d’un demi-siècle. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés par les forces de l’ordre pour disperser des centaines de jeunes qui ont investi le parcours que devait prendre la procession de chars (camions habillés de tapis et de produits artisanaux de la région) pour la parade d’ouverture, parcours le long duquel un impressionnant cordon de sécurité était mis en place, ce qui n’augurait déjà rien de bon.

Il faut dire qu’en quelque sorte, ils ont réussi à gâcher cette fête puisque les festivités, qui n’ont pas dépassé les 30 minutes, ont été réduits au strict minimum par rapport aux années passées quand celles-ci duraient toute la matinée avec les traditionnels groupes folkloriques qui égayaient le parcours avec leurs zornas et leurs karabilas qui détonaient le baroud à profusion, témoin obligatoire et incontournable de toute espèce de fête du Sud.

Pour l’instant et au milieu de l’après-midi d’hier, on nous dit qu’il y a eu une dizaine d’arrestations parmi les militants des droits de l’Homme et une autre dizaine parmi les émeutiers alors que les forces de l’ordre enregistrent quelques blessés sans gravité. Au vu de la tournure que prennent les évènements, la nuit risque d’être longue.

Leur presse de l’ordre – Liberté Algérie.com (KACHEMAD L.), 27/03/2013 à 09h50

El Oued : Sit-in de centaines de chômeurs de Oued Righ devant le siège de la daïra

Des centaines de chômeurs de Oued Righ regroupant 8 communes du nord-est de la wilaya d’El Oued se sont rassemblés pacifiquement, aujourd’hui, devant le siège de la daïra de Djamaâ (à 120 km d’ElOued) pour revendiquer leur droit au travail et au développement.

 Les forces de sécurité parlent de 300 manifestants alors que les organisateurs affirment qu’ils étaient au nombre de 1500. Les chômeurs protestataires n’ont pas cessé de scander le slogan «Non à la hogra, non à la marginalisation».

Ils ont insisté sur l’application immédiate de l’instruction du Premier ministre Abdelmalek Sellal selon laquelle les entreprises activant dans le sud du pays doivent recruter en priorité les chômeurs locaux. Sur ce point, certains nous ont indiqué que, dans les deux stations de pompage (SP1 et SP2) de Djamaâ, qui acheminent du pétrole vers Skikda,  « aucune personne de la daïra ne travaille dans ces stations».

D’autres manifestants diront que la situation sociale est difficile dans cette région du fait du faible développement de leur région. Par ailleurs, les préparatifs vont bon train pour l’organisation le 30 mars d’une marche pacifique au monument des Martyrs, au centre-ville d’El Oued.

Selon le communiqué du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), l’objectif de cette marche est un appel à l’instauration de l’Etat de droit. Il y est précisé que les décisions prises par le gouvernement pour les chômeurs du Sud ne seront pas appliquées d’une manière juste et équitable par les institutions et autres structures existantes.

Selon les organisateurs, cette grande manifestation, coïncidant avec les vacances scolaires et la fête de la ville aux mille coupoles, sera supervisée par les membres du bureau de la CNDDC.

Leur presse – ElWatan.com (Rezzag Salem Youcef), 24/03/2013 à 19h31

[Etats-Unis] Justice pour Kimani Gray, tué par les flics à Brooklyn – New-York, 9 mars 2013

Samedi 9 Mars 2013 aux alentours de 23h25, Kimani « Kiki » Gray, 16 ans, a été abattu de 11 coups de feu par deux policiers en civil à East Flatbush dans le quartier de Brooklyn à New-York . Les deux flics ont déclaré que le jeune était armé. Cependant, un certain nombre de témoins ont affirmé que l’adolescent n’avait pas d’arme du tout.

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Lundi soir (11/03/2013), plus de 100 personnes ont répondu à ce meurtre en se rassemblant à East Flatbush (quartier de Brooklyn). Dans la foule, on pouvait entendre « NYPD, KKK, combien d’enfants avez-vous tué aujourd’hui? »

Alors que la veillée en mémoire de Kimani Gray se déroulait « pacifiquement », un groupe de personnes a fait irruption en lançant des bouteilles et des pierres sur les policiers. Des commerces ont été pillés et saccagés et des voitures en stationnement ont été détruites.

De nouveaux rassemblements ont eu lieu dans la soirée mardi (12/03/2013) et mercredi (13/03/2013). La colère est générale et mercredi soir, des jeunes ont de nouveau sillonné les rues du quartier en criant des slogans anti-flics et en caillassant les casqués.

Les organisateurs de la veillée ont essayé en vain de calmer les jeunes, dont certains ont ensuite lancé des bouteilles sur les policiers.

«Je ne vais pas dire aux gens de ne pas se fâcher parce que nous sommes tous en colère », a déclaré Graham Franclot, dont le fils adolescent, Ramarley Graham, a été tué après que la police l’a poursuivi dans sa maison du Bronx l’année dernière.

La police a indiqué mercredi soir que 18 personnes ont été arrêtées et que seul un policier a subi une entaille au visage après avoir été frappé par un objet jeté d’un immeuble. Le New-York Post » parle de 50 arrestations au total.

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Mahnefah Gray, the sister of Kimani Gray, was among those arrested during Wednesday's protest.

Mahnefah Gray, the sister of Kimani Gray, was among those arrested during Wednesday’s protest.

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« Un appel au calme » a été lancé par le pasteur Gilford Monrose et les parents de Kimani Gray, qui estime que leur message est brouillé par la violence des jeunes.

La mobilisation de mercredi venait après que le bureau du médecin légiste ait conclu que M. Gray a été frappé sept fois, et avait des blessures à l’avant et à l’arrière de son corps, y compris à son épaule, la cage thoracique, à l’avant-bras et aux jambes.

Kimany était avec des copains dans la soirée de samedi, mais a commencé à s’enfuir en voyant une voiture de police banalisée. Selon la police, Gray avait un revolver de calibre 38 pointé en leur direction, et c’est pour ça qu’ils ont tiré. Il a été déclaré mort à l’hôpital.

Rickford Burke, président de l’Institut de New York des Caraïbes et organisateur de la veillée de mercredi, a dit qu’il condamnait les pillages.

Un cousin de la victime, Ray Charles, dit qu’il a été atterrés d’apprendre la mort de Gray – et a toujours de la difficulté à accepter la version officielle de la police de New York sur les évènements.

«Mon cousin avait peur des armes à feu», a déclaré Charles, 35 ans. «Honnêtement, je veux juste qu’il y ait justice. Ils n’avaient pas besoin de lui tirer dessus comme ça. » Charles n’a pas protesté, mercredi soir, mais a dit qu’il encourageait les gens à descendre dans la rue.

« La vraie question à Brooklyn est que les flics nous harcèlent depuis trop longtemps », a-t-il dit. « ça doit cesser. »

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Justice pour Kimani Gray

Justice pour Kimani Gray

Synthèse de la presse américaine (photos AP), 13 et 14/03/2013

[Belgique] Les métallos d’Arcelor Mittal affrontent la police à Namur – 29 janvier 2013

Les autorités accueillent les métallos à coups d’autopompes

Tel que décidé hier en Assemblée Générale des travailleurs, une manifestation devait se dérouler aujourd’hui à Namur jusqu’au siège du Parlement wallon dans le cadre des actions opposées à la fermeture de la sidérurgie liégeoise. Plusieurs milliers de manifestants – des métallos très essentiellement, accompagnés de cheminots, d’étudiants,… – étaient présents, et ont dû faire face à une répression policière totalement injustifiée.

 Un photo-reportage de cette manif

Source: Indymedia Bruxelles, 29 janvier 2013

Manifestants et policiers s’affrontent violemment à Namur

Des affrontements, plus violents que vendredi dernier à Bruxelles, ont eu lieu mardi en fin de matinée entre les policiers et des manifestants d’ArcelorMittal, à une centaine de mètres de l’Elysette, à Jambes. Selon la police, 1.200 personnes, au maximum, ont participé à la manifestation. Les travailleurs sont remontés dans les cars et ont quitté la capitale wallonne peu avant 14h00.

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Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le périmètre de sécurité placé autour de l’Elysette.

Vitres brisées et policiers blessés

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Les manifestants ont répliqué en lançant de nombreux pavés en direction des forces de l’ordre, qui ont également été contraintes de recourir à deux auto-pompes pour maintenir les travailleurs à distance. Des métallos ont ensuite essayé, sans succès, de forcer le barrage établi.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants, ainsi que des policiers, ont été légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés. Les travailleurs d’ArcelorMittal ont ensuite été refoulés, à grands coups d’auto-pompe, par les forces de l’ordre qui ont demandé des renforts.

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« Quelques minutes de courage »

Les manifestants demandaient aux mandataires wallons « quelques minutes de courage politique pour interdire à d’autres terroristes industriels d’agir de la sorte », pouvait-on lire sur des calicots.

La rencontre entre la délégation syndicale et le ministre-président wallon Rudy Demotte ainsi que les ministres Marcourt, Antoine et Nollet, est également terminée.

Les travailleurs entendent « maintenir une pression maximum sur le monde politique afin de sauver la sidérurgie liégeoise », après que Mittal eut annoncé, jeudi dernier, son intention de ne maintenir dans le bassin liégeois que 5 lignes à froid sur 12, une décision qui devrait coûter quelque 1.300 emplois.

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Leur presse – 7sur7.be (Annabel Claix avec belga.be), 29/01/2013 à 12h16

Quelques vidéos des affrontements:

[Agen] La cathédrale Saint-Caprais saccagée – 18 janvier 2013

Vols et vandalisme dans la cathédrale d’Agen

Trois sujets volés dans une crèche dégradée, des cierges brisés et des documents déchirés : c’est la consternation à Saint-Caprais.

Nicolas Richer, le curé de la paroisse d’Agen, va déposer plainte aujourd’hui après les actes de vandalisme commis ce vendredi à l’intérieur de la cathédrale Saint-Caprais à Agen. Les faits ont été découverts hier en début d’après-midi.

Des faits d’une bêtise stratosphérique, qui ont semé la consternation parmi les fidèles et les représentants du culte, visant la crèche dressée pour la Nativité dans le transept nord de la cathédrale, à côté de la chapelle de Saint Sacrement.

Des pièces du XIXe siècle

« Tout le décor de la crèche a été renversé et saccagé. Trois sujets ont également été volés : il s’agit de l’enfant Jésus, de l’âne et du bœuf. Les voleurs ont également pris l’argent déposé par les fidèles dans l’angelot devant la crèche », énumérait hier le curé. Ces santons, d’une taille entre 50 et 60 cm, étaient en cire. Ils ont été réalisés au XIXe siècle.

Au-delà de leur valeur marchande, c’est sur leur valeur symbolique que Nicolas Richer a surtout voulu s’attarder : « Ces personnages sont laissés à la dévotion des fidèles depuis plus de 150 ans. » Les auteurs des faits ont également déchiré des prospectus et affiches d’information déposés à l’entrée de l’édifice pour en répandre les débris sur le sol. Les cierges de dévotion ont également été brisés et éparpillés par terre.

Appel à témoins

« On a voulu s’attaquer à la représentation de Noël », soulevait, amer, le curé qui a accueilli les policiers en début d’après-midi. Après avoir constaté les dégâts et tenté de prélever des empreintes, ils ont lancé un appel à témoins (*). Les voleurs ont quitté la cathédrale, fermée aux fidèles une partie de l’après-midi, avec les sujets sous le bras par la porte principale.

L’enquête a été confiée aux enquêteurs de la brigade de la sûreté urbaine. Une enquête qui pourra peut-être progresser grâce à l’étude des enregistrements des caméras de vidéosurveillance qui bornent la place Foch.

*: L’appel lancé aux poukaves par ce torchon de journal a été volontairement supprimé par l’administrateur du blog

Les casseurs ont emporté l'enfant Jésus, l'âne et le bœuf. (Photo Jean-Louis Borderie)

Les casseurs ont emporté l’enfant Jésus, l’âne et le bœuf. (Photo Jean-Louis Borderie)

Leur presse – SudOuest.fr (Christophe Massenot), 19/01/2013

[Argentine] Emeutes à Buenos Aires, Bariloche, Santa Fe… Pillages et saccages de magasins généralisés – 20 et 21 décembre 2012

Propagation des pillages dans de nombreuses villes: 

A partir des émeutes parties de Bariloche dans la matinée de jeudi (20/12/2012), les pillages et émeutes se sont répandus dans plusieurs villes.

Campana, Buenos Aires: environ 300 personnes ont pris d’assaut un hypermarché Carrefour

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Villa Gobernador Gálvez, Santa Fe: un supermarché, situé à l’angle de l’avenue Filippini et de l’avenue Lavalle, a été pillé par un groupe de 100 personnes dans l’après-midi de ce jeudi (20/12/2012). Par ailleurs, un journaliste de Channel5 s’est fait agressé avec une bouteille.

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Traduit de l’espagnol de leur presse – Dia a Dia, 20/12/2012 à 21h04

Deux morts en Argentine après de violents pillages

Le pays est en proie, depuis jeudi, à une série de violences visant les supermarchés. À Bariloche, près de la frontière avec le Chili, 400 gendarmes ont été envoyés en renfort.

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Des pillages de supermarchés ont éclaté jeudi à Bariloche, dans l’ouest du pays, Resistencia (nord-est), Rosario (centre-est) ainsi qu’à Campana et Zarate, deux villes situées dans la province de Buenos Aires. Matias Drivet, un responsable de la sécurité de la ville de Rosario, a annoncé ce vendredi la mort de deux personnes lors de ces attaques. L’une tuée par balles, l’autre à l’arme blanche.

À Bariloche, une ville de 50.000 habitants située près de la frontière avec le Chili, le gouvernement a envoyé quelque 400 gendarmes pour protéger un magasin de la marque Chango Mas.

 

Ces événements interviennent alors que les syndicats opposés au gouvernement ont manifesté mercredi pour la deuxième fois en un mois. Et le gouvernement n’a pas tardé à les accuser d’avoir organisé ces pillages.

«Des gouverneurs disent qu’il s’agit de groupes liés au syndicat des camionneurs», a lancé le chef du gouvernement, Juan Manuel Abal Medina, visant le responsable de la CGT dissidente, Hugo Moyano, un ancien allié passé à l’opposition.

Hugo Moyano a déclaré, lui, que «la population est dans le besoin», démentant que ces pillages puissent avoir été organisés. Plusieurs responsables ont toutefois relevé que les pilleurs prenaient rarement de la nourriture. «Ils prenaient des (télévisions) plasmas et des boissons et non de la nourriture», a affirmé Abal Medina. «Quelqu’un qui emporte un plasma n’est pas quelqu’un qui a faim», a renchéri le gouverneur de la province de Buenos Aires, Daniel Scioli.

Leur presse – Le Figaro.fr (Renaud Toffier), 21/12/2012 à 23h15

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