[Grasse/Flics porcs assassins] Bilan de la mobilisation pour Abdelhakim Ajimi de ce samedi 11 mai 2013

*Compte-rendu de la mobilisation du samedi 11 mai 2013 à Grasse en mémoire d’Abdelhakim Ajimi, mort le 9 mai2008 lors d’une interpellation policière*

La famille Ajimi et une centaine de personnes se sont réunies en mémoire d’Abdelhakim samedi 11 mai dernier à Grasse. La mobilisation visait principalement à rendre hommage à Abdelhakim et à réclamer la révocation des 3 policiers (Jean-Michel Moinier, Walter Lebeaupin et Jim Manach) jugés coupables de sa mort, ainsi que l’interdiction de la clé d’étranglement qui lui a coûté la vie. Cette mobilisation s’est déroulée avec calme et détermination, en toute visibilité sur un parcours qui n’avait pas été convenu avec les autorités locales. L’impact sur les Grassois et touristes présents dans les rues empruntées et le sentiment d’une force commune réelle produit sur les personnes participant au cortège ont été des plus marquants.

Le repas partagé ensuite dans la rue par une quarantaine de personnes a contribué à l’occupation de l’espace urbain au nom de notre lutte pour la vérité et la justice. Il faut noter que ce repas de rue militant est une première pour nous à Grasse et n’avait fait l’objet d’aucune demande d’autorisation. Les personnes attablées ont mangé et discuté en toute tranquillité et convivialité, des enfants et jeunes du quartier nous ont aussi rejoints. Nous remercions chaleureusement Zohra Ajimi, la mère de Hakim, pour avoir préparé ce délicieux repas.

Enfin, la projection du documentaire « Souvenir de Grasse » et le débat qui a suivi, en présence du réalisateur Jean-Jacques Béryl et de Mogniss H. Abdallah (agence IM’media) ont été l’occasion de dégager une perspective historique et le lien évident entre les luttes menées à Grasse contre l’oppression par le pouvoir et ses représentants : celle, en 1973, de travailleurs sans-papiers victimes d’une ratonnade couverte par le maire de l’époque (Hervé de Fontmichel) et celle menée depuis 5 ans tant sur le plan judiciaire qu’administratif par la famille Ajimi, entourée de militants toujours présents. D’autres témoignages ont pu émerger durant la discussion, comme par exemple celui d’une ratonnade des jeunes du centre ville par la police en 1999. Les enfants et jeunes présents ont aussi été très impressionnés par le documentaire et ont pu poser des questions politiquement très pertinentes auxquelles J.-J. Béryl ou M. H. Abdallah ont répondu au mieux. Cette nouvelle génération s’avère prometteuse!

La famille Ajimi et le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi remercient donc les personnes ayant participé et contribué à cette commémoration en mémoire d’Abdelhakim, temps de lutte important dans le combat en cours.

Une prochaine étape sera certainement liée à la réponse favorable ou défavorable donnée à la famille Ajimi par Claude Baland, Préfet directeur général de la police nationale. Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui a récemment transmis le courrier de demande de révocation des 3 policiers coupables. La famille Ajimi avait écrit au ministre en mars et formule cette demande de révocation depuis 2012.

Par ailleurs Monsieur Bouchakour, grassois, est aussi en procédure judiciaire contre Jean-Michel Moinier, un des policiers de la BAC jugés coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi. M. Bouchakour fait appel d’une décision de justice de deux mois de prison ferme pour « outrage », et il recherche actuellement un avocat pour le défendre contre J.-M. Moinier.

Le comité Vérité et Justice appelle également au soutien de Dorsaf et Walid, deux de ses membres convoqués *mercredi 22 mai à 8h30* au Tribunal de Grasse. Ils sont accusés d’outrage personnel à des policiers pour des propos qu’ils auraient tenus lors du procès en janvier 2012. L’accusation n’émane d’aucun des 7 policiers impliqués dans la mort de Hakim, mais de policiers dont les noms ne nous sont pas familiers, qui étaient présents en soutien à leurs collègues lors du procès. Cette plainte avait déjà valu à Walid et Dorsaf une première convocation à la gendarmerie de Cannes il y a quelques mois. Pour eux, comme pour d’autres membres de famille victimes de violences policières ou d’organisations luttant contre ces violences, ce type de convocation correspond à une stratégie d’intimidation à laquelle une réponse collective doit être donnée. N’hésitons donc pas à soutenir Dorsaf et Walid au Tribunal de Grasse et à leur adresser un message de solidarité.

À noter enfin une émission diffusée demain *mardi 14 mai de 20 heures à 21 heures*, sur Radio Canut (102.2 FM sur l’agglomération lyonnaise) : retour sur le récent procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance…

Le combat continue !

Elise et Ivora pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Transmis par mail, 13 mai 2013

[Villeneuve Saint-Georges, 94] Les porcs policiers travaillent – 20 avril 2013

Une Guyanaise porte plainte pour violences policières

Josette Emile, 58 ans, assure avoir été frappée à plusieurs reprises par un policier de Villeneuve Saint-Georges (94) qui lui reprochait un stationnement interdit. Selon la police, c’est son comportement à elle qui aurait été violent. Les deux parties ont porté plainte.

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Josette Emile n’en revient pas. Du haut de son petit mètre 55, cette grand-mère de 6 petits-enfants laisse transparaître sa stupeur à travers ses lunettes.

« Vous vous rendez compte? Jamais je n’ai eu de souci avec la police, et là à 58 ans, je suis passée à tabac et je passe 28 heures en garde à vue? » s’étonne-t-elle encore.

Depuis quelques jours, sa joue commence à perdre du volume, mais sa lèvre reste tuméfiée, freinant par moments son élocution.

Son histoire commence samedi 20 avril alors qu’elle conduit ses parents, arrivés de Guyane et âgés de 77 et 84 ans au marché de Villeneuve-Saint-Georges, à une dizaine de kilomètres de son domicile. Elle aperçoit une file de voitures stationnées, trouve une place, et se gare. Ses parents descendent, elle préfère les attendre dans la voiture.

Mauvais stationnement

Une voiture de police passe à sa hauteur et lui fait signe. Josette Emile baisse la vitre. C’est alors, raconte-t-elle, que sa mésaventure commence. « Un policier est descendu de sa voiture et, sans dire bonjour, se présenter ni m’expliquer pourquoi,  m’a demandé de déplacer mon véhicule », raconte-t-elle. Plus tard, elle apprendra que malgré la présence de nombreux véhicules, le stationnement à cet endroit est interdit.

Sur le coup, la conductrice demande à appeler ses parents, encore sur le marché, pour les prévenir qu’elle changeait de place. « Le policier s’est alors approché et m’a arraché le téléphone des mains. Lorsque j’ai protesté, il m’a mis 90 euros d’amende », poursuit-elle.

 « J’ai pris trois coups de poings dans la joue »

L’affaire aurait pu en rester là. Josette Emile, échaudée selon ses dires, prend la contravention et démarre sa voiture. « C’est alors qu’il s’est mis à hurler: « délit de fuite, délit de fuite! » Mais j’avais encore mon frein à main! ». Le policier passe alors la main dans le véhicule pour tenter de prendre les clés. Elle refuse d’obtempérer et garde la main sur le contact. Il lui  « tord violemment le poignet », elle le mord à la main.

Ensuite, tout s’enchaîne. Josette Emile affirme avoir été insultée, menottée, sortie de sa voiture, projetée à terre avant d’être emmenée dans la voiture de police. « J’étais seule avec lui à l’arrière, raconte-t-elle. A l’avant, une policière était tétanisée, un policier conduisait; Ils ne disaient rien ». Et pourtant, les faits dénoncés sont graves. « J’ai pris trois coups de poings dans la joue. Pour le dernier, le plus douloureux, le policier a recouvert ma tête avec mon manteau avant de me frapper. J’ai eu tellement mal j’ai cru qu’il m’avait brisé la mâchoire ».

Dix jours d’ITT

Conduite au commissariat de Villeneuve-Saint-Georges, Josette Emile passera 28 heures en garde à vue « dans une cellule couverte d’excréments » entrecoupé d’un passage à l’hôpital pour y recevoir des soins. Ses enfants, alertés, font venir un avocat, mais, une fois ce dernier reparti, les policiers l’ont de nouveau auditionnée. « Ils voulaient absolument que je dise que je n’avais pas reçu de coup de poing, juste un coup de coude », explique-t-elle, assurant avoir refusé  de revenir sur ses déclarations. A sa sortie, un médecin lui prescrit 10 jours d’ITT.

L’infirmière retraitée, également  sapeur-pompier volontaire, médaillée du courage et du dévouement pour son rôle dans une fusillade survenue à Awala-Yalimapo reste traumatisée par son expérience. « Je ne veux pas discréditer la profession de la police, j’ai moi-même beaucoup travaillé avec les gendarmes, mais là, je suis terrifiée rien qu’à l’idée de devoir un jour remettre les pieds dans un commissariat », assure-t-elle.  

 » Elle s’est rebellée de façon violente »

Contactés, le commissariat mis en cause, comme  la préfecture de police, se refusent à commenter l’affaire. Du coté des syndicats de police, on ne nie pas que l’altercation ait été violente, mais la version de Josette Emile est complètement remise en cause. « On ne peut pas parler de violences policières, répond un responsable d’Alliance. On a eu affaire à une personne qui a refusé d’obtempérer. Elle s’est rebellée de façon violente en mordant et en griffant le policier « . Selon le syndicaliste, le policier a reconnu avoir administré un coup de coude à  le quinquagénaire après avoir été mordu à la main. « Il a tenté de prendre la clé, car en redémarrant, elle était sur le point de renverser la collègue féminine qui se tenait devant la voiture », explique-t-il. D’après la déposition du policier, alors qu’elle se trouvait dans le véhicule de police, Josette Emile a  de nouveau mordu le policier et tenté de frapper le conducteur. « Notre collègue porte des traces de morsures et de griffures aux deux bras et aux oreilles. Il a eu 7 jours d’ITT et a porté plainte contre cette dame », nous explique-t-on.

Josette Emile est effectivement convoquée au tribunal pour le 24 septembre. Elle aussi a porté plainte auprès du procureur de la République et s’est signalée auprès de l’IGS (inspection générale des services). Une enquête est en cours.

Leur presse – la1ere.fr (Maïté Koda), 26/04/2013 à 15h05 via réseau Résistons Ensemble

[Résistons Ensemble] « Voir nos mères pleurer ? On en a marre ! » – Avril 2013

Lahoucine tué par la police

À Montigny-en-Gohelle (62), première version fournie par les médias, « bien renseignés » par la police : Lahoucine, déjà impliqué dans des affaires de toxicomanie, aurait braqué un hôtel puis blessé un flic à la poitrine avec des ciseaux. Puis, petit à petit, une autre vérité commence à poindre. En fait de toxicomanie, Lahoucine a été condamné une seule fois et seulement pour possession de stupéfiant. En fait de braquage, il semblerait qu’il ait (mais était-ce bien lui ?) menacé la réceptionniste de l’hôtel avec des ciseaux trouvés là sur le comptoir. Il est même possible que, mécontent de la qualité de sa chambre, il ait seulement réclamé un remboursement. Puis la réceptionniste lui montre que la caisse est vide et qu’elle ne peut donc rien lui donner : il s’en va.

En fait de blessure du flic, celui-ci portait un gilet pare-balles et Lahoucine n’a blessé personne. Le flic s’est blessé à la tête en tombant (on ne dit nulle part comment il est tombé). Alors Lahoucine, qui avait déjà une balle dans les jambes, aurait eu l’intention de frapper le policier à la gorge. Cette soi-disant intention aurait suffi à déclencher les tirs des 2 collègues du policier. Une nouvelle fois, la police a fait état de toutes ses « compétences » et, une nouvelle fois aussi, c’est un jeune des quartiers populaires qui en est victime. Jeudi 28, des jeunes du quartier ont affronté la police. Le lendemain une longue marche de 500 habitants, de tous âges et origines s’est déroulée, une rose et la photo de Lahoucine à la main, jusqu’au commissariat d’Hénin-Beaumont. C’est là que le cri : « Police assassin, justice complice » a jailli de la foule jusque-là silencieuse.

Un témoignage vidéola page facebook de la famille

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resistons.lautre.net

[Israël] Mutineries dans au moins 4 prisons et émeutes partout suite à la mort d’un prisonnier palestinien – 2 avril 2013

Affrontements après la mort d’un Palestinien détenu en Israël

mutineriesIsraelUn prisonnier de haute sécurité palestinien purgeant une peine de prison à vie en Israël est mort hier à l’âge de 64 ans d’un cancer, suscitant de vives réactions chez les Palestiniens, dont le président a imputé ce décès au gouvernement israélien.

Le décès de Maisara Abou Hamdiyeh a immédiatement déclenché des mouvements de protestation, notamment des jeunes, dans au moins quatre établissements pénitentiaires où sont détenus des prisonniers politiques palestiniens. Des renforts israéliens ont été dépêchés sur place. Des heurts ont aussi éclaté à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ville natale d’Abou Hamdiyeh, et à Jérusalem-Est, à l’entrée de la Vieille Ville, où la police a tiré des grenades assourdissantes sur une cinquantaine de jeunes Palestiniens. Cinq manifestants ont été interpellés à Jérusalem. Des jets de pierres ont été signalés ailleurs en Cisjordanie. À Gaza, un groupe armé a ouvert le feu en direction du sud d’Israël, selon des témoins qui ont fait état du tir de trois mortiers.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement « arrogant et intransigeant » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’être responsable de la mort du détenu, décédé à l’hôpital Soroka de Beersheva (sud d’Israël), où il avait été transféré durant le week-end. « La présidence palestinienne tient le gouvernement de Netanyahu responsable », a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Le Premier ministre Salam Fayyad a appelé à une commission d’enquête internationale dans les prisons israéliennes. Un responsable gouvernemental israélien a reproché aux Palestiniens, sous le couvert de l’anonymat, de recourir au « langage de la confrontation plutôt qu’à celui de la paix et de la réconciliation ».

Abou Hamdiyeh, un ex-général des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, avait été arrêté en 2002 et condamné à la prison à vie en 2007 pour tentative de meurtre. Il était accusé d’avoir participé au recrutement d’activistes qui devaient commettre un attentat dans un café de Jérusalem en 2002, selon le service pénitentiaire israélien (IPS). L’IPS a confirmé le décès dans un communiqué en soulignant qu’une procédure de remise en liberté était en cours en raison de la détérioration de l’état de santé du détenu. « Il y a une semaine, les médecins ont indiqué qu’il était dans une phase terminale et l’administration pénitentiaire avait demandé à la commission des libérations de le relâcher, mais cette procédure n’avait pas abouti », a précisé le service pénitentiaire.

Abou Hamdiyeh, très malade depuis le début de l’année, s’était plaint de violentes douleurs à la gorge en août dernier avant qu’un cancer ne soit détecté. Selon le club des prisonniers palestiniens, qui défend leurs intérêts, quelque 25 Palestiniens souffrent de cancer et 18 autres de graves maladies chroniques dans les prisons d’Israël. Dénonçant un « crime vicieux », le ministre palestinien des Prisonniers Issa Qaraqaë, rappelant que 207 Palestiniens étaient décédés en détention depuis 1967, a appelé à une grève générale et une journée de deuil mercredi dans les Territoires. Le mouvement de protestation des prisonniers palestiniens, dont certains observent une grève de la faim intermittente depuis des mois, doit également se poursuivre aujourd’hui. Les principaux mouvements palestiniens, le Fateh et le Hamas islamiste, ainsi que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont accusé Israël de négligence médicale et dénoncé le « meurtre prémédité » d’Abou Hamdiyeh.

Leur presse – AFP via lorientlejour.com, 03/04/2013

Israël: Affrontements après la mort d’un Palestinien en prison

Des mouvements de protestation de détenus palestiniens ont éclaté ce mardi dans plusieurs prisons israéliennes après la mort des suites d’un cancer d’un prisonnier dont Israël avait rejeté les demandes de libération pour raisons de santé.

Condamné à la prison à vie en 2002 pour avoir recruté l’auteur d’un attentat à la bombe avorté contre un café de Jérusalem, Maïssara Abou Hamdeïa, 64 ans, est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année.

Mahmoud Abbas pointe l’ «intransigeance» du gouvernement israélien

Il s’est éteint mardi dans un hôpital du sud d’Israël, a dit un porte-parole des services pénitentiaires. Un processus de libération anticipée, réclamé de longue date par les Palestiniens, avait été entamé la semaine dernière lorsque les médecins avaient diagnostiqué son cancer en phase terminale.

«Le gouvernement israélien a par son intransigeance et son arrogance refusé de donner suite aux efforts palestiniens pour sauver la vie du prisonnier», a déclaré le président palestinien, Mahmoud Abbas, à des membres du Fatah à Ramallah.

Des affrontements ont éclaté à Hébron, ville natale de Maïssara Abou Hamdeïa, en Cisjordanie, et dans plusieurs prisons, dont celle de Ramon, dans le sud d’Israël, où selon la porte-parole trois détenus et six gardiens ont reçu des soins après avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Leur presse – Reuters via 20minutes.fr, 02/04/2013 à 15h32

[Suisse] La police travaille à Lugano – 27 mars 2013

Flics tessinois suspectés de brutalité sur un étranger

Deux policiers de Lugano sont suspectés d’avoir passé à tabac un étranger et de l’avoir abandonné dans un petit village.

Le Ministère public tessinois a ouvert une enquête contre deux policiers de Lugano. Âgés de 30 et 29 ans, ils sont soupçonnés d’avoir tabassé un étranger de 37 ans et de l’avoir abandonné à Arogno, un petit village au-dessus de Campione d’Italia.

L’homme, blessé, a été pris en charge mercredi vers 23 heures par d’autres policiers et leur a expliqué qu’il avait été passé à tabac et laissé à cet endroit par deux agents.

Les investigations entreprises ont permis d’identifier rapidement les suspects. Une enquête a été ouverte pour lésions corporelles, abus de fonction, séquestration et non-assistance à personne en danger, a indiqué jeudi le Ministère public.

Leur presse – lenouvelliste.ch (ATS), 28/3/2013 à 16h15

 

[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013

Ce samedi 23 mars, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Besançon pour dénoncer les récentes agressions racistes et fascistes commises par des néo-nazis au centre de la ville.

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Appelée entre autres par le Collectif Antifasciste de Besançon, la CNT, l’AMEB, l’Initiative Communiste-Ouvrière et SOS Racisme ainsi que par de nombreuses personnes non-organisées et révoltées par les agissements de nostalgiques de la terreur fasciste, la manifestation est partie place de la Révolution. Après avoir traversé les rues du centre-ville, la manifestation s’est dirigée vers la Porte Rivotte où des agressions ont récemment eu lieu.

Malgré les provocations de quelques nazillons, très vite protégés par les CRS, la manifestation s’est déroulée normalement sous les slogans antiracistes et antifascistes.

En fin de manifestations, un militant du Collectif Antifasciste de Besançon a pris la parole pour rappeler les différentes agressions commises ces derniers mois par des néo-nazis à Besançon. Un militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière est intervenu pour dire que dans le contexte de la crise, du chômage et de l’austérité, l’extrême-droite, mais aussi Sarkozy hier ou Valls aujourd’hui tentaient de diviser les travailleurs en stigmatisant les immigrés, les Arabes ou les Rroms, et qu’il était nécessaire de travailler à l’unité dans nos entreprises et nos quartiers face au racisme, aux licenciements et à la misère.

La suite du compte-rendu de cette manif sur Solidarité Ouvrière

Besançon : Rassemblement anti-raciste et anti-fasciste

Le collectif anti-fasciste de Besançon organisait une manifestation dans la rue. Selon l’association, 6 agressions néonazis auraient été perpétrées depuis le début de l’année.

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Ici, des clients frappés et gazés à la terrasse d’un café. Là, un jeune agressé dans la rue. Là encore une agression au cours d’un concert. Pour le collectif anti-fasciste de Besançon, pas de doute. Des groupuscules néonazis se sont installés dans la capitale Comtoise. Pour dénoncer ces faits, le collectif a organisé une manifestation, ce samedi après-midi.

Entre 200 et 400 personnes ont défilé dans la rue.

Voir la vidéo

Leur presse locale – Fr3 F-C, 24/03/2013 à 09h26

Manifestation sous tension

Une quinzaine d’individus sont venus faire de la provocation, hier, face au cortège antifasciste.

Sans tomber dans la dramatisation, beaucoup craignaient le terme de la manifestation antifasciste, hier rue Rivotte ; là où a eu lieu le gazage d’une dizaine de clients d’un bar en février dernier.

Finalement hier, c’est à hauteur de la rue de la bibliothèque le cortège est monté en pression lorsqu’une dizaine d’individus, encagoulés pour certains, sont venus se livrer à des actes de provocation qui auraient pu vite dégénérer si la police n’était intervenue très rapidement pour cloisonner les deux camps et disperser les éléments perturbateurs. Par sécurité, des renforts ont d’ailleurs aussitôt été demandés. Et c’est accompagnés de policiers solidement casqués et harnachés que les manifestants partis de la place de la Révolution ont pu terminer leur parcours porte Rivotte après être passés par la place Saint-Pierre, la place des Droits de l’homme et la place Grandvelle.

Une montée en puissance inquiétante

Pour le coup, les organisateurs du collectif antifasciste bisontin (CAB) ne pouvaient trouver meilleure démonstration des dangers qu’ils entendent aujourd’hui dénoncer en décidant de poser le problème ouvertement sur la place publique afin de faire réagir l’opinion et les autorités.

Ce qui les inquiète, c’est la montée en puissance des actes de violence de groupuscules se revendiquant ouvertement de l’idéologie d’extrême-droite. Quand il ne s’agit pas de théories nazies ou négationnistes avec vente de matériel sur le web.

Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Werwolf sequania. Leur nom est connu. Leurs agressions aussi. Depuis début janvier, on en dénombre au moins six. Et certaines sont même filmées et diffusées sur internet. Hier, ils étaient deux cents selon la police, plus de quatre cents selon les organisateurs à être descendus dans la rue pour dire « non ».

Si les heurts ont pu être évités, deux individus ont en revanche été interpellés munis de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Ils devront répondre prochainement de leurs actes devant le parquet.

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Leur presse locale – L’EstRépu, 24/03/2013 à 08h50

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A Chartres de Bretagne contre une réunion des identitaires:

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne.

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne. Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Leur presse – LeTélégramme.fr, 24/03/2013

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A St-Etienne contre la venue de LePen:

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Etienne.

Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

a0e7183ee0af33351ebc5ee61503032b_800_533. af65d7f179de10f8b3f318e04837155f_440_293.Leur presse – Zoom d’ici via Solidarité Ouvrière, 23/03/2013

[Etats-Unis] Marche nocturne en mémoire de Kayla Moore, assassinée par la police – Berkeley, 12 mars 213

Des manifestants anti-flics défilent dans le centre de Berkeley

Un groupe d’environ 75 personnes (à son apogée) s’est réuni mardi à 18h30 pour manifester contre la police de Berkeley, en prétendant qu’elle était responsable du « meurtre’ de Xavier Moore, qui a été identifié comme Kayla Moore, 41 ans, personne trans-genre décédée le 12 février en garde à vue de la BPD.

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Selon le porte-parole de police de Berkeley l’officier Jennifer Coats, la marche a été paisible et il n’y a pas eu de problèmes signalés ou d’arrestations.

Le groupe, qui s’appelaient eux-mêmes Queers anonymes dans l’action, ont commencé leur manifestation aux alentours de 18 heures 30 dans le parc du Peuple, puis marcha vers le sud de l’Avenue du Telegraph, à travers les rues du centre-ville de Berkeley, et a pris fin environ deux heures plus tard, avec environ 25 personnes.

Certains de ces chants disaient « Nous sommes ici. Nous sommes queers! »; « Nique la police »; « Nique les porcs » et « Oink Oink bang bang « .

Dans un communiqué publié sur Indy Bay à propos de la manifestation, les organisateurs ont écrit: « Ceci est un appel pour une marche en mémoire d’un militant intransigeant contre  les policiers racistes et transphobes de Berkeley qui ont assassiné Kayla Moore. C’est aussi un appel pour les personnes homosexuelles, les personnes trans, les femmes et les personnes de couleur pour former un bloc contre les meurtres et harcèlements policiers lors de la manifestation contre le capitalisme et la répression policière qui se déroulera Place Oscar Grant à Oakland ce vendredi 15 mars à 20h.

La police anti-émeute a été déployé en masse dans le secteur du lieu du rassemblement, et ce plusieurs heures avant.

Traduit de leur presse US – BerkeleySide (Tracey Taylor), 13/03/2013 à 08h00

Marche pour Kayla Moore, tuée par la police de Berkeley

ps-MarchforKaylaMoore_feb122013.jpgLe 12 Février 2013, la police de Berkeley a assassiné Kayla Moore. Kayla Moore a vécu avec une «maladie mentale» et a été décrit par les amis et la famille comme une personne trans-genre qui «se fait passer pour une femme. »

Berkeley Copwatch écrit:

« Un mois plus tard et la police de Berkeley n’a encore pas publié de l’information quant à la cause de la mort de Kayla, laissant la plupart des questions sans réponse… »

Malheureusement, la mort de Kayla n’est pas une anomalie.

[Le week-end des 2 et 3 mars].

La Bay Area (police) a tué quatre personnes et regardé une femme battue à mort après avoir été agressée par son ex-mari violent.

La police de San Francisco a assassiné Aaron Sawyer (23 ans) après avoir été suspecté d’avoir volé une voiture le samedi matin.

La police de San Jose a assassiné un homme qui reste encore à identifier après avoir jugé qu’il était «suspect».

La police d’Union City a tué par balles un homme non identifié après l’avoir arrêté pour une raison non précisée.

La police d’Hayward a assassiné un homme non identifié après que sa voiture ait percuté une de leurs voitures de police.

Dans le cas de Kayla Moore, que ce soit par négligence ou intention, le résultat est le même. Kayla Moore est mort. la police de Berkeley a tué Kayla Moore. « 

Le 12 Mars, alors que les médias, la police et la société ont été largement silencieux sur la mort, une marche nocturne a eu lieu afin d’attirer l’attention sur le manque de responsabilisation des assassins en uniforme de Berkeley. [voir ci-dessus]

Voir ici la vidéo de la marche nocturne en mémoire de Kayla Moore

Traduit de l’américain de Indy Bay, 18 mars 2013