[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

[PSA Aulnay] Grève et sabotage – 22 janvier 2013

PSA : la CGT accusée de «sabotage» à Aulnay-sous-Bois

Le site est à l’arrêt depuis la semaine dernière. La CGT avait appelé à la grève de mercredi à vendredi. Depuis, l’usine est restée fermée en raison d’avaries matérielles. La direction dénonce des actes de «sabotage».

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, touchée par une grève depuis la semaine dernière à l’appel de la CGT, restera fermée ce mardi. En cause: une décision de la direction qui dit avoir découvert un «nouveau sabotage» empêchant la reprise de la production. L’usine, paralysée de mercredi à vendredi dernier par une grève, était déjà restée portes closes lundi en raison d’une avarie électrique d’origine indéterminée à l’atelier peinture qui nécessitait un changement de pièce, selon la direction.

«La pièce a été reçue et est en cours de montage mais, lors des tests de redémarrage qui ont eu lieu hier après-midi et ce matin, un nouveau sabotage a été découvert au ferrage: trois câbles ont été sectionnés dans une armoire électrique, ce qui empêche la reprise de l’activité cet après-midi», a indiqué la direction à l’AFP, produisant une photo à l’appui.

Des accusations que dément le syndicat. «L’usine nous est interdite depuis vendredi après-midi. Cela fait quatre jours que nous n’y sommes pas allés. La direction parle de sabotage et de dégradations, les salariés ne peuvent en être responsables», a rétorqué le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier. «C’est de la propagande pour salir les grévistes, des mensonges et des calomnies, des accusations que je démens formellement», a-t-il ajouté, jugeant qu’il s’agissait en réalité d’un «lock-out» pour «désorganiser la grève».

Les grévistes feraient «régner la terreur»

Le directeur industriel de PSA Peugeot-Citroën, Denis Martin, avait dénoncé les «méthodes totalement inacceptables» de certains grévistes de l’usine, qui sont responsables, selon lui, «de nombreuses dégradations» dans les locaux et font «régner la terreur». «Il y a beaucoup de pression (…) jusqu’à des menaces de mort» contre les non-grévistes, avait-il indiqué, dénonçant «des manières de casseurs» et affirmant qu’ils sont «loin de représenter une majorité» des 3000 salariés de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Les dégradations constatées en des points isolés du site ne sont pas jugées catastrophiques. Lundi, les services de maintenance devaient encore intervenir pour préparer le site à la reprise de la production.

Les dégradations constatées en des points isolés du site ne sont pas jugées catastrophiques. Lundi, les services de maintenance devaient encore intervenir pour préparer le site à la reprise de la production.

Selon la direction, le nombre de grévistes oscille entre 150 et 220, alors que la CGT avait compté 500 à 600 grévistes mercredi. Les grévistes comptaient organiser mardi dans la matinée une opération de collage d’affiches chez des concessionnaires Peugeot et Citroën de Sevran, toujours en Seine-Saint-Denis.

Dans l'atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

Dans l’atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

A l'atelier de logistique, le chahut de certains grévistes a créé un semblant de chaos.

A l’atelier de logistique, le chahut de certains grévistes a créé un semblant de chaos.

Leur presse – Le Figaro (AFP) & LeMonde.fr (photos), 22/01/2013

Lire aussi sur le Jura Libertaire:

[Aulnay-s/-Bois, 93] Grève des ouvriers de PSA (15/01/2013): « L’usine est paralysée, l’usine est occupée, toutes les chaînes de production sont à l’arrêt »

Les salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois en grève

PARIS (Reuters) – Quelque 300 salariés de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont débrayé mercredi pour protester contre les mesures d’accompagnement du plan social proposées par la direction, a-t-on appris de source syndicale.

Ce mouvement de grève survient à la veille de la reprise des négociations entre les syndicats et la direction du groupe automobile français qui a annoncé cet été la fermeture pour 2014 de son usine d’Aulnay-sous-Bois.

« L’usine est paralysée, l’usine est occupée, toutes les chaînes de production sont à l’arrêt », a indiqué à Reuters Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. « Nous exigeons de la direction qu’elle reprenne les négociations à zéro et qu’elle prenne en compte l’ensemble des revendications qui ont été signées par 1.600 salariés, à savoir un CDI pour tous et une pré-retraite dès l’âge de 55 ans. »

« Nous n’attendons rien de la réunion (de jeudi), il faut que la direction reprenne tout à zéro », a-t-il ajouté.

Jointe par Reuters, la direction confirme un débrayage mercredi matin avec un pic de 200 salariés en grève mais fait également état d’un fort absentéisme en raison de l’inquiétude des salariés face au plan social.

L’usine d’Aulnay emploie 3.000 personnes environ. Le constructeur a promis de reclasser la moitié des salariés sur le site de Poissy (Yvelines) et de proposer des postes dans le bassin d’emploi de la région aux 1.500 autres.

Leur presse – Reuters.com (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou), 16/01/2013

[Ouvriers de PSA en lutte] Contre les 11000 suppressions de postes, la destruction plutôt que la négociation – Poissy, 12 décembre 2012

En colère, des salariés de PSA manifestent sur le site de Poissy

 PSA – Les 1 500 suppressions de postes annoncées mardi leur restent en travers de la gorge. Des salariés de PSA Peugeot-Citroën ont pénétré, mercredi 12 décembre, dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines), renversant « pots de fleurs et tableaux d’affichage ». Selon un salarié de PSA sous couvert de l’anonymat, des manifestants ont « détruit des ordinateurs et des tableaux », et « tout broyé sur leur passage ».

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Au total, entre « 300 à 400 personnes » travaillant pour PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se sont rendus devant le site de Poissy en milieu de journée. Ils ont fait brûler des pneus, rapportent des délégués CGT, syndicat qui appelait à la mobilisation.

« C’est un mouvement de colère des salariés », a déclaré Philippe Julien, de la CGT Aulnay. « La réelle casse, c’est celle de l’emploi : après 8 000 suppressions de postes, la direction en rajoute 1 500 », a renchéri Jacques Salfati, délégué CGT.

Une réunion sur le plan social reportée

« La direction et les cinq autres organisations syndicales dénoncent ces agissements qui sont le fait d’une minorité non représentative de l’ensemble des salariés », a immédiatement réagi un porte-parole de PSA.

Une réunion de négociation sur le plan social, prévue mercredi à 13 heures sur le site de Poissy, a été suspendue et reportée au 20 décembre, « le dialogue social ne pouvant se tenir sous la contrainte ».

Leur presse -Francetv info avec AFP, 12/12/2012 à 17h29

Des salariés de PSA manifestent à Poissy

Plusieurs dizaines de salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi 12 décembre dans des bâtiments administratifs du constructeur à Poissy (Yvelines) et causé des dégâts matériels, au lendemain de l’annonce d’une réduction d’effectifs supplémentaire au sein du groupe d’ici à 2014.

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Les incidents se sont produits à la mi-journée en marge d’un rassemblement organisé par la CGT à l’occasion des négociations sur le plan social lancé en juillet par PSA. La réunion a du coup été annulée et reportée au 20 décembre.

« La colère légitime des salariés s’est exprimée », a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT du site d’Aulnay-sous-Bois. « La casse, c’est une direction qui continue de mentir devant les syndicats, le gouvernement, la France entière, qui refuse de négocier sérieusement et qui continue d’organiser des réunions qui ne mènent à rien. » Selon la direction, une minorité de salariés ont forcé les portes du site et provoqué des dégradations dans les locaux.

« QUE LE DIALOGUE SE POURSUIVE »

« La direction dénonce ces agissements qui sont le fait d’une minorité non représentative de l’ensemble des salariés, le dialogue social est en place et dans ce contexte nous ne pouvons accepter ces casses, ces agissements, ces voies de fait, qui sont tout a fait répréhensibles » a déclaré Denis Martin, directeur industriel de PSA, sur i-TELE. Il a ajouté que le groupe avait l’intention de porterplainte.

Interrogé sur le sujet, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a prôné le dialogue social. « Il faut surtout que le dialogue au sein de l’entreprise, la négociation qui avait commencé puisse se poursuivre, c’est l’intérêt de tous », a dit le premier ministre sur BFMTV en marge d’un déplacement à Casablanca, au Maroc. « Il est important que les partenaires sociaux au sein du groupe, au sein de l’entreprise, puissent faire leur travail jusqu’au bout. »

PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi soir aux syndicats que l’effectif du groupe en France pourrait être réduit d’ici à la mi-2014 de 1 500 emplois supplémentaires, estimation maximale des départs en retraite ou démissions non remplacés au sein du groupe. Ce total viendrait s’ajouter aux 8 000 suppressions de poste du plan social, que les syndicats ont refusé mardi d’entériner.

Leur presse – Le Monde.fr (avec Reuters), 13/12/01 à 07h37

[Paris] Slogans solidaires contre la répression et les porcs en uniforme qui assassinent

Dernière balade nocturne avant la rentrée des classes

Un peu en retard sur l’appel lancé par Contra-Info contre la répression, on est sorti dans la nuit pour caresser les murs de Paris.

Bien qu’on ait cessé de croire au grand soir, on se lève encore de bon matin pour postilloner sur les façades ternes de la vieille capitale : murs blancs, peuple muet !

Encore une rentrée des classes placée sous les auspices de la guerre aux pauvres.

Une première pensée pour tous les parents à la rue et sans papiers qui se battent pour scolariser leur enfants : scolarité obligatoire mon cul ! Même si on ne croit pas trop dans les vertus émancipatrices de l’école, c’est quand même cool quand les enfants peuvent passer leur journée avec d’autres enfants…

Une seconde pensée pour les étudiants du Chili et du Québec qui se battent bougrement bien contre l’Etat. On est bien heureux aussi que le bastion de Polytechnique à Athènes reste un lieu d’agitation. Et on chie sur l’Etat grec et les nazis d’Aube Dorée qui remettent au goût du jour les pogroms contre les étrangers !

Une troisième pensée va vers nos frères et soeurs des cités, pour les familles des vies volées par la police et pour ceux qui résistent au quotidien contre les porcs qui occupent nos quartiers. Solidarité avec les émeutiers d’Amiens !

Une autre pensée pour les copines et copains des squats de l’Est parisien, du 260, de la Cité Aubry et de Florian, pour que les huissiers s’étouffent avec leurs cravattes et que les keufs s’électrocutent avec leurs tasers !

Sans oublier les ouvriers de PSA qui ont promi de faire la guerre à la rentrée. En espérant qu’ils seront au moins aussi énervés que les mineurs espagnols !

Aux entaûlés, aux roms, aux sans papiers, aux CAFards, aux Pussy Riot et à tous ceux que cette société débecte !

Ca fait des mois que la mèche a pris feu un peu partout dans le monde. Nous avons voulu être solidaires de tout ce qui gronde au diapason de nos luttes !

 

Et nous récidiverons tant que faire se pourra.

Nique la BAC, nique la SDAT !

Source: Indymedia Paris, 23 août 2012

Non aux suppressions d’emplois chez PSA : pour la grève reconductible dans l’ensemble du groupe et le blocage total de la production !

Grève chez PSA Metz Borny

Communiqué de presse des sections CGT et CNT:

Alors que la direction de PSA a annoncé le Jeudi 12 Juillet près de 8 300 suppressions d’emplois, incluant la fermeture d’Aulnay, une facture salée de 1500 postes perdus pour Rennes et des coupes dans les services administratifs, la recherche et le développement, les organisations CGT et CNT ont débuté la mobilisation aujourd’hui.

En solidarité avec tous les camarades licenciés à travers la France, les militants de nos organisations se sont retrouvés aujourd’hui dans la grève afin d’informer les collègues de la situation.

Nous dénonçons la manipulation de la direction de PSA qui cherche à faire croire que seuls les sites d’Aulnay et Rennes seront touchés.

Alors que la direction parlait encore hier que de départs volontaires, voilà qu’elle annonce aujourd’hui la mise en place d’une procédure de licenciements collectifs pour motifs économiques à Aulnay et à Rennes.

Pour les organisations CGT et CNT, c’est inacceptable. Elles se retrouvent pour refuser toute suppression d’emploi de quelque nature que ce soit. Elles affirment que seule la solidarité de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses du groupe sera à même de faire barrage à cette politique anti sociale. N’oublions pas l’impact direct dans les bassins d’emplois concernés par ces mesures : sous traitances, intérimaires, commerces de proximités…… Encore une fois, ce sont les classes populaires qui sont victimes.

Nous rappelons et dénonçons par ailleurs les propos de Mr VARIN tenus hier à la sortie du CCE, suite à son refus d’accepter une aide de l’Etat « Nous avons une sécurité financière importante, ce qui fait que ce sujet n’est pas à l’ordre du jour ». Si tel est le cas, comment justifier ces milliers de suppressions d’emploi si ce n’est par le besoin inassouvis de toujours plus de profits pour les actionnaires et la familles Peugeot ?

C’est parce que nos organisations refusent cet état de fait qu’elles vont continuer à construire la mobilisation et le rapport de force afin de faire plier la direction de PSA et d’obtenir le retrait de son plan de démolition sociale.

Aulnay, fer de lance des revendications et des luttes sociales et émancipatrices dans le groupe organise d’ores et déjà la riposte pour le mois de Septembre. Les organisations CGT et CNT appellent l’ensemble des salarié-e-s du site à amplifier le mouvement solidaire et revendicatif afin de gagner la lutte qui en amènera bien d’autres.

Metz, le 13 Juillet 2012

Le tract de la CNT Moselle: 

Source: CNT 57

Après l’officialisation du plan de licenciements et de fermeture par Varin, la colère gronde à PSA