[Publication] Sortie du journal ‘Barouf’ #1

Un brouhaha de discussions et de rencontres

Des explosions d’idées subversives et d’envies de révolte

Un vacarme pour affronter ce monde ici et maintenant sans rien attendre des politiciens et de ceux qui veulent nous représenter

…Pour que notre désir de se débarrasser de toute autorité, domination et exploitation fasse du bruit !

journalbarouf [arobaz] riseup.net – barouf.noblogs.org

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Balade sous contrôle1

9h30, Aubervilliers-Pantin-4 Chemins. Alors qu’on part trouver de la thune, de quoi manger ou se promener, les flics sont au coin de la rue. Ils sont là, avec leurs armes et leurs sales gueules, comme hier, comme il y a une heure, comme tout le temps maintenant en fait, à harceler les vendeurs/ses à la sauvette, les pauvres en tout genre, à mater tout ce qui bouge de travers, prêt à tou-te-s nous contrôler et arrêter quelques sans papiers sur le chemin. Que l’on soit à Barbès/La-Goutte-d’Or, à la Gare de Saint-Denis, à Saint-Ouen où à Stalingrad, c’est la même chose. Depuis peu ces quartiers sont devenus des ZSP, “Zone de Sécurité Prioritaire”. Nouvelle invention sécuritaire du pouvoir, il en existe soixante-quatre dans tout le pays et concrètement ça signifie encore plus de flics dans les rues et une collaboration plus étroite entre mairies, commissariats et associations. À Belleville et Couronnes il y a aussi plein de flics partout, mais là ce sont ceux de la “Brigade Spécialisée de Terrain” (BST) créée en janvier 2011.

Et puis il y a aussi tous les autres que l’on ne remarque même plus : GPIS, sécurité de la Mairie de Paris, correspondants de nuit, militaires, etc. Avec tous ces uniformes, le pouvoir militarise les villes, et principalement les quartiers pauvres, pour faire régner la pacification sociale et que chacun-e d’entre-nous reste bien à sa place.

12h00, dans le métro. Changement à Stalingrad “contrôle des titres de transports !” Un barrage de contrôleurs fait face au flot des voyageurs qui fouillent frénétiquement leurs poches à la recherche du bout de plastique qui donne le droit de continuer son chemin tranquillement. Certain-e-s tentent de faire demi-tour, mais sont retenu-e-s par les gros bras de la ratp sureté (GPSR).

Dans chaque recoin ou derrière chaque caméra ils sont là, pour réguler et rentabiliser les flux, chasser les fraudeurs, surveiller et réprimer nos faits et déplacements. Et si en plus de pas avoir de ticket on n’a pas le “droit” d’être là (pas de papiers, recherché-e par la justice, sous contrôle judiciaire), la police n’est jamais bien loin pour t’emmener au commissariat.

Les transports en commun sont pensés et organisés en fonction de la nécessité pour l’économie et le pouvoir d’assurer le déplacement dans la ville. Ils ont pour fonction d’amener des gens de la maison au travail, de la CAF au magasin, etc. Les transports, que ce soit le réseau de métro et de bus ou encore les nouvelles lignes de tram qui viennent d’être inaugurées, tissent une toile sur la ville : des arrêts délimités où l’on va parce que l’on a quelque chose à y faire, tout le reste n’est que points de passage. Et tous nos déplacements y sont fichés par les puces RFID contenues dans les pass’ navigo.

L’importance des transports est encore plus visible quand ils sont perturbés, par la neige, la grève ou un sabotage : retards, chaos, désordre, rupture avec la routine.

balade en ville215h15, à l’angle de deux rues dans le XXème arrondissement. Une nouvelle caméra de vidéo-surveillance est en train d’être installée. Elle fait partie du plan de plus de 1000 caméras de la ville de Paris et qui, ajoutées au 10000 du réseau RATP/SNCF et à celles de sociétés privées, banques et magasins, quadrillent toute la ville. Des centres de vidéo-surveillance ont été mis en place dans plusieurs commissariats, où les images sont regardées 24h/24.

Elles sont un moyen de surveillance supplémentaire, traquent nos vies et nos corps dans les moindres détails. De nombreuses villes adoptent un réseau de vidéo-surveillance de plus en plus sophistiqué : rotation à 360°, zoom, infrarouge, détection de comportements suspects (par exemple des attroupements), reconnaissance faciale…

17h30, quartier Bas-Montreuil/Bagnolet. Des huissiers viennent de saisir une famille et de les expulser de leur logement car ils ne payaient plus leur loyer depuis des mois et que leurs crédits à la banque se sont accumulés. Ici, comme dans d’autres quartiers pauvres de proche banlieue, les loyers ne font qu’augmenter et les agences immobilières poussent comme des champignons. C’est un quartier en plein changement d’après la mairie et les promoteurs : ils appellent ça la rénovation urbaine ou la restructuration, prétendent “améliorer la qualité de vie”. Aussi les préfectures et les mairies ont déclaré la guerre aux logements insalubres et aux squats, pour expulser les habitant-e-s qui sont repoussé-e-s toujours plus loin des centres-villes et détruire des bâtiments pour en reconstruire des plus beaux, plus écologiques, pour des gens qui ont plus de thunes.

Cette logique, à l’œuvre depuis des années à Paris, se poursuit et s’étend avec le projet mégalo du “Grand Paris” : hausse des loyers, expulsions, promotion de l’accession à la propriété, construction d’immeubles standing de luxe, logements sociaux très chers pour riches, ouverture de lieux culturels branchés pour bobos, transformation du mobilier urbain en repoussoir anti-SDF, boutiques de mode à prix chic, etc.

Agents immobiliers, promoteurs du BTP, urbanistes et politiciens de tout bord aménagent des espaces civilisés, où les bobos et bourgeois se sentent à l’aise et en sécurité, menant ainsi la guerre aux pauvres. Ces opérations de rénovation leur rapporte de l’argent : spéculation, pots-de-vin.

L’aménagement de l’espace urbain et le contrôle renforcé en disent long sur le monde qu’est en train de construire le pouvoir : un grand enfermement à ciel ouvert, où chaque espace est surveillé, où chaque déplacement est sous contrôle, où chacun-e est à la place qui lui est assignée. Des transports aux caméras, des flics aux métropoles, ça ressemble à une grande prison. Sans ses quatre murs oppressants, la promiscuité forcée, les matons et verrous qui règlent le quotidien, mais où les caméras font penser aux miradors, les quelques m² où l’on vit à des cellules et les frontières tracées entre nous à des barbelés.

Le jeu politique construit l’autre comme l’ennemi, l’indésirable et veut nous faire croire que si c’est la merde c’est la faute du voisin, de celui ou celle qui n’a pas la même couleur de peau, de celui ou celle qui ne fait pas partie de la “communauté”, qu’elle soit “ethnique”, religieuse ou de territoire.

Mais à l’inverse de la guerre de tou-te-s contre tou-te-s et du chacun-e pour soi, ici et là, des gestes du quotidien au sabotage, des actes de résistance s’en prennent à ce monde : de l’ouverture d’un squat à la débrouille, de l’entraide et de la solidarité à la résistance à un contrôle de police, de la destruction de caméras de surveillance au fait de se prévenir de la présence des contrôleurs dans le métro.

Chaque perturbation, peu importe son ampleur, a des effets immédiats sur cette routine quotidienne qui, clairement, est celle du travail, de l’économie, du contrôle et du pouvoir. S’attaquer à ce quotidien c’est apporter sa pierre à la destruction de la domination et de l’exploitation, c’est s’ouvrir des espaces de liberté par la révolte. Soyons incontrôlables…

Sabotons le tram-tram quotidien ! Le jour de l’inauguration de la nouvelle ligne T3 du tramway parisien, aux alentours de midi, des chaussettes remplies de riz ou de sable se sont retrouvées enroulées aux caténaires. Des tracts volants sont aussi apparus à divers endroits sur le boulevard. L’efficacité de cette technique n’étant pas avérée, à chacun-e de faire preuve d’imagination la prochaine fois.

Extrait du journal #01

[ZAD/NDdL] Les jaunes de l’ACIPA travaillent – 15 avril 2013

Les opposants dépassés à Notre-Dame-des-Landes 

RÉCIT Des heurts ont eu lieu hier sur le site du futur aéroport. Les militants de la première heure déplorent l’action de radicaux éloignés de leur cause.

000-par7531216Dans la voix de Julien Durand, 66 ans, producteur laitier à la retraite et opposant de toujours au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la colère le dispute à l’amertume. «C’est de la provocation ! Une petite équipe de manipulateurs tente de faire dégénérer le mouvement d’opposition !» s’insurge-t-il. Des affrontements se sont à nouveau produits, hier, sur le site du futur aéroport de Nantes, après plusieurs mois de trêve hivernale et alors qu’une journée de remise en culture des terres s’était déroulée samedi sous forme de manifestation joyeuse et pacifique pour fêter le printemps. Trois gendarmes ont été légèrement blessés ; et il y aurait trois blessés parmi les manifestants, selon ces derniers.

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«Discrètes». Les heurts ont éclaté très tôt hier, non loin du carrefour dit de Fosses-noires. Un lieu jugé stratégique dans la zone d’aménagement différé (la ZAD), que les forces de l’ordre occupaient depuis fin novembre, mais qu’elles avaient quitté vendredi, à la veille de la manifestation. «Les forces de l’ordre s’étaient faites discrètes samedi pour l’opération baptisée « Sème ta ZAD », confirme Julien Durand, également porte-parole de l’Association des citoyens opposés à l’aéroport (Acipa). Et tout s’est bien passé, dans la bonne humeur. Mais dimanche matin, lorsque nous sommes retournés sur place pour pique-niquer et tenir l’assemblée générale des comités de soutien, nous avons constaté qu’une petite équipe de radicaux avait commencé à percer la route et à édifier des chicanes.» Les opposants historiques ont alors tenté d’expliquer que cette route, la seule restant en circulation libre dans la ZAD, est indispensable au travail des riverains et des paysans.«Manipulés par quelques agitateurs irresponsables, ils n’ont rien voulu entendre», déplore le porte-parole.

Pour expliquer les heurts d’hier, les manifestants affirment que les gendarmes ont voulu reprendre leur position au carrefour. De leur côté, la préfecture et les forces de l’ordre avancent que leurs hommes ont été pris à partie et ont riposté. Effectuant plusieurs charges précédées de sommations, puis de tirs nourris de grenades lacrymogènes, les gendarmes ont essuyé des tirs de cailloux et de cocktails Molotov, selon des journalistes de l’AFP. Hier après-midi, ils contrôlaient de nouveau le carrefour de Fosses-noires. «Les forces de police ont été l’objet de provocations et puis cela a dégénéré», tranche Julien Durand. «Ils étaient là pour agresser des gendarmes, assurait aussi, hier, le colonel Frédéric Boudier, commandant du groupement de Loire-Atlantique. Un gendarme mobile a été bousculé par un groupe dans un fossé, il a fait l’objet d’un jet à tir tendu et à bout portant d’un cocktail Molotov alors qu’il se trouvait à terre.»

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«Dialogue». Julien Durand – qui mène la fronde depuis 1973 – veut faire le lien entre les opposants historiques et les squatteurs arrivés il y a quelques années sur le site. Selon lui, le groupe d’extrémistes à l’origine des affrontements n’a rien à voir avec les opposants de la première heure. L’Acipa condamne ces «comportements violents et inutiles qui vont entraver l’amorce de dialogue qui se dessinait avec les pouvoirs publics». Dans un communiqué, le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, a lui aussi regretté ces incidents qui interviennent alors qu’il engage des discussions «avec les différentes catégories d’opposants au projet, pour évoquer les modalités de mise en œuvre des préconisations des différentes commissions qui ont rendu leurs conclusions la semaine dernière».

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Les opposants avaient d’autant plus retrouvé espoir que les rapports commandés à trois commissions par le gouvernement, remis mardi dernier, s’étaient révélés plutôt de bon augure pour leur combat. La commission de dialogue, celle scientifique sur la compensation des zones humides et la commission agriculture demandaient en effet chacune des aménagements substantiels au projet de plateforme aéroportuaire qui doit remplacer l’actuel aéroport Nantes-Atlantique.

Selon Julien Durand, ces instances ont validé «nombre des arguments développés par les opposants depuis le débat public en 2003»,notamment sur les infractions potentielles au droit environnemental et sur les chiffrages des terres agricoles amenées à disparaître. «Nous avions réussi à retrouver une vie plus calme à Notre-Dame-des-Landes et nous allions aborder plus sereinement l’avenir. Maintenant, on repart de zéro à cause d’une poignée d’activistes irresponsables !»regrette-t-il.

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Leur presse de l’ordre – Libération.fr (Eliane Patriarca), 15/04/2013 à 22h51

Ci-dessous le communiqué de presse de l’ACIPA suite aux affrontements de la veille:

Communiqué de presse Notre-Dame-des-Landes, le 15 avril 2013

L’opération « Sème ta ZAD » fut une belle réussite malgré les conditions climatiques, avec une ambiance conviviale et familiale, témoignage d’une réelle complicité entre les divers mouvements de la lutte contre le projet d’aéroport.

Les gardes mobiles s’étaient retirés des carrefours des Ardillères et du chemin de Suez, dit la Saulce, permettant le bon déroulement de cette manifestation d’installation de projets paysans.

La journée fut paisible et la circulation fluide.

Les forces de police sont revenues aux Ardillières et au carrefour de Suez. En ce dernier lieu, des affrontements ont dégénéré dans une violence réciproque, ce que nous déplorons.

L’ACIPA et l’ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l’affrontement et entraînant l’escalade de la violence de part et d’autre.

Elles déplorent la présence policière à ces deux carrefours et n’en comprennent pas la raison, puisque suite aux conclusions des différentes commissions, les travaux seront inévitablement retardés de plusieurs mois.

Elles réaffirment leur soutien aux actions créatives de projets porteurs d’avenir pour de nombreux habitant-e-s et paysan-ne-s sur la ZAD, dans un climat de dialogue et de partage entre tous les opposants.

Contact presse :

Julien Durand : 06 33 51 01 25

Les amis des flics – ACIPA, 15/04/2013

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Communiqué de l’équipe médic 15.04.2013

Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissants les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.

En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on célébrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont revenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :

- impacts par flashball :

  • oedèmes et hématomes :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans le bras
    – une personne dans les épaules
    – trois personnes dans le thorax
    – une personne dans le dos
  • un impact dans la tête entrainant une plaie ouverte du crâne nécéssitant cinq points de suture
  • un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémorragie importante nécessitant une prise en charge par les pompiers

- impacts par des grenades assourdissantes :

  • plaies, brûlures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans une fesse
  • blaste :
    – multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
    – une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégant des impacts des éclats

- des nombreuses intoxications liées à l’emploi massif de gaz lacrymogène et poivré

Les pompiers ayant évacué la personne ont été bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empêché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.

Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déploiement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour voir/télécharger (au format PDF) un récit des affrontements au carrefour de la Seaulce

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Source: zad.nadir.org, 15 avril 2013

[ZAD/NDdL] Affrontements suite à l’assaut militaire au carrefour de la Seaulce – depuis 7h00 ce lundi 15 avril 2013 [Mise à jour]

Le suivi des événements sur zad.nadir

16h45 : Des machines sont arrivés à la Saulce pour réparer la D81

15h30 : La situation est calme au carrefour de la Saulce. Les flics sont assez avancés dans les 4 directions : Chemin de Suez, les deux cotés de la D81 et la route vers les Fosses Noires. 4 personnes sont toujours en GAV et nous comptons 3 blessés parmi les camarades : 2 impacts de flashball au thorax et à l’arcade, une personne ayant reçu des éclats de grenades dans les jambes. Aux Ardinières, les flics contrôlent et fouillent les caisses qui arrivent sur la zad. Un convoi de la zad s’organise pour rejoindre le rassemblement à Nantes. Les comités de soutien appellent à rassemblement devant les lieux du pouvoir un peu partout en France.

Info legal team : 4 arrestations depuis ce matin, il est probable que quelques uns soient juste des contrôles d’identité.

13h45 : Commentaire du préfet d’après D’après france 3 pays-de-la-loire, Les premiers incidents ont débuté ce matin au carrefour de la Saulce, un carrefour « libéré » samedi pour laisser passer les manifestants mais que les gendarmes « n’avaient pas l’intention de reprendre ce matin ».mais en même temps : « Les gendarmes conservent leurs positions et ne quitteront pas le carrefour » précise le Préfet. Super langue de bois, Christian Galliard de Lavernée !

Selon la préfecture, deux cent-cinquante hommes sont partis de Nantes vers 12h30, en renfort des 60 gendarmes mobiles déjà sur place.

13h34 Si des gens des alentours ont envie d’aller se dégourdir les jambes en soirée (plus tôt serait trop tôt) sur les sentiers champêtres longeant les hotels pouvant héberger quelques uniformes, n’hésitez pas à sortir prendre un bon p’tit bol d’air et d’infos (à faire circuler ensuite) !

13h15 Des précisions sur la situation sur place pour ne pas que les informations soient mal interprétés de l’exterieur. Il n’est à priori pas question d’expulsions ou de prise de contrôle de lieu de vie collectif mais d’une volonté de reprise de contrôle du carrefour. Il n’empêche que cette action est vécu comme une attaque comme l’explique très bien ce texte : Soit ils nous virent, soit ils se cassent ! (et s’ils nous virent, on revient !)

12h35 Des cabanes en feu sur le site de la Chataigne selon France 3. En réalité, il ne s’agit pas d’une attaque de la Chateigne mais de la cabane/barricades sur le chemin qui y mène, entre le moulin de Rohanne et St Antoine. Ca fait mal au coeur parce qu’il s’agit d’un lieu de vie, d’une barricade joliment transformée avec de belles energies et on est triste pour les copains qui y ont participé et qui y vivaient…

12h33 : De nombreuses offensives policières sur le chemin de Suez. La 1ère cabane/barricades des Lascars est en feu… Il semble qu’ils soient vraiment déterminés à reprendre leur place sur le carrefour et à contrôler les axes qui y mènent

La situation est sur le chemin de Suez si des personnes proches peuvent venir en renfort, ce sera bienvenu !

Appel à rassemblement mardi 16/04 à 10h devant le commisariat de Blain en soutien à un paysan convoqué pour « violence sur gendarme », « utilisation d’arme par destination » et « non respect des sommations d’arrêter son véhicule ».

VU  : 9 fourgons sirènes allumées sur la 4 voies de Vannes, en direction de la ZAD

11h08 : Une nouvelle arrestation après une charge des flics dans la forêt…

11h : Une dizaine de véhicules de flics est aux ardillères avec maitres chien et physionomiste. Côté carrefour de la Saulce : une vingtaine de fourgons.

10h22 : Les flics sont au niveau de la foret en direction de la Rolandière, 3 blessés de notre côté. Du leur aussi apparement…

10h07 : les grenades résonnent toujours. Les flics sont avancés sur le chemins de suez… Pour les nouvelles plus douces : petites revues de presse des beaux moments partagés ce week end pour Sème Ta Zad

L’intégralité du fil-info de ce lundi 15 avril 2013

Notre-Dame-des-Landes. Affrontements entre opposants et gendarmes

Des affrontements ont éclaté ce lundi matin entre une centaine de « zadistes », opposants au projet d’aéroport, et les gendarmes mobiles, à Notre-Dame-des-Landes, sur le futur site d’implantation de ce projet.

Les forces de l’ordre ont pour mission de dégager la route entre Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes, que les opposants ont essayé de réoccuper après un week-end festif de semailles dans la «Zone à défendre», nom donné par les anti-aéroport à cette zone d’aménagement différé.

Lacrymos et barricades

Dans une atmosphère saturée de gaz lacrymogène, on entend éclater des grenades assourdissantes. Les opposants harcèlent les forces de l’ordre avec divers projectiles et des cocktails molotov. Ils ont échafaudé des barricades et creusé des tranchées.

Plusieurs blessés

Deux blessés ont été transportés à l’hôpital : un « zadiste » touché au visage, un gendarme touché à la nuque. On compte d’autres blessés dans les deux camps mais ne nécessitant pas d’hospitalisation. Il y aurait deux interpellations, non confirmées encore.

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Leur presse – Ouest France, 15/04/2013

Voir l'article du Jura Libertaire sur la manif Sème ta ZAD et la reprise par les occupantEs du carrefour de la Saulce dans la nuit du 12 au 13 avril 2013 (après de nombreux mois de harcèlement militaire à cet endroit)

Voir l’article du Jura Libertaire sur la manif Sème ta ZAD et la reprise par les occupantEs du carrefour de la Saulce dans la nuit du 12 au 13 avril 2013 (après de nombreux mois de harcèlement militaire à cet endroit)

Ce lundi 15 avril, de nombreux comités locaux d’un peu partout appellent à se rassembler en réaction à l’intervention militaire au carrefour de la Seaulce

[Israël] Mutineries dans au moins 4 prisons et émeutes partout suite à la mort d’un prisonnier palestinien – 2 avril 2013

Affrontements après la mort d’un Palestinien détenu en Israël

mutineriesIsraelUn prisonnier de haute sécurité palestinien purgeant une peine de prison à vie en Israël est mort hier à l’âge de 64 ans d’un cancer, suscitant de vives réactions chez les Palestiniens, dont le président a imputé ce décès au gouvernement israélien.

Le décès de Maisara Abou Hamdiyeh a immédiatement déclenché des mouvements de protestation, notamment des jeunes, dans au moins quatre établissements pénitentiaires où sont détenus des prisonniers politiques palestiniens. Des renforts israéliens ont été dépêchés sur place. Des heurts ont aussi éclaté à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, ville natale d’Abou Hamdiyeh, et à Jérusalem-Est, à l’entrée de la Vieille Ville, où la police a tiré des grenades assourdissantes sur une cinquantaine de jeunes Palestiniens. Cinq manifestants ont été interpellés à Jérusalem. Des jets de pierres ont été signalés ailleurs en Cisjordanie. À Gaza, un groupe armé a ouvert le feu en direction du sud d’Israël, selon des témoins qui ont fait état du tir de trois mortiers.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a accusé le gouvernement « arrogant et intransigeant » du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’être responsable de la mort du détenu, décédé à l’hôpital Soroka de Beersheva (sud d’Israël), où il avait été transféré durant le week-end. « La présidence palestinienne tient le gouvernement de Netanyahu responsable », a déclaré le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina. Le Premier ministre Salam Fayyad a appelé à une commission d’enquête internationale dans les prisons israéliennes. Un responsable gouvernemental israélien a reproché aux Palestiniens, sous le couvert de l’anonymat, de recourir au « langage de la confrontation plutôt qu’à celui de la paix et de la réconciliation ».

Abou Hamdiyeh, un ex-général des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne, avait été arrêté en 2002 et condamné à la prison à vie en 2007 pour tentative de meurtre. Il était accusé d’avoir participé au recrutement d’activistes qui devaient commettre un attentat dans un café de Jérusalem en 2002, selon le service pénitentiaire israélien (IPS). L’IPS a confirmé le décès dans un communiqué en soulignant qu’une procédure de remise en liberté était en cours en raison de la détérioration de l’état de santé du détenu. « Il y a une semaine, les médecins ont indiqué qu’il était dans une phase terminale et l’administration pénitentiaire avait demandé à la commission des libérations de le relâcher, mais cette procédure n’avait pas abouti », a précisé le service pénitentiaire.

Abou Hamdiyeh, très malade depuis le début de l’année, s’était plaint de violentes douleurs à la gorge en août dernier avant qu’un cancer ne soit détecté. Selon le club des prisonniers palestiniens, qui défend leurs intérêts, quelque 25 Palestiniens souffrent de cancer et 18 autres de graves maladies chroniques dans les prisons d’Israël. Dénonçant un « crime vicieux », le ministre palestinien des Prisonniers Issa Qaraqaë, rappelant que 207 Palestiniens étaient décédés en détention depuis 1967, a appelé à une grève générale et une journée de deuil mercredi dans les Territoires. Le mouvement de protestation des prisonniers palestiniens, dont certains observent une grève de la faim intermittente depuis des mois, doit également se poursuivre aujourd’hui. Les principaux mouvements palestiniens, le Fateh et le Hamas islamiste, ainsi que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont accusé Israël de négligence médicale et dénoncé le « meurtre prémédité » d’Abou Hamdiyeh.

Leur presse – AFP via lorientlejour.com, 03/04/2013

Israël: Affrontements après la mort d’un Palestinien en prison

Des mouvements de protestation de détenus palestiniens ont éclaté ce mardi dans plusieurs prisons israéliennes après la mort des suites d’un cancer d’un prisonnier dont Israël avait rejeté les demandes de libération pour raisons de santé.

Condamné à la prison à vie en 2002 pour avoir recruté l’auteur d’un attentat à la bombe avorté contre un café de Jérusalem, Maïssara Abou Hamdeïa, 64 ans, est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année.

Mahmoud Abbas pointe l’ «intransigeance» du gouvernement israélien

Il s’est éteint mardi dans un hôpital du sud d’Israël, a dit un porte-parole des services pénitentiaires. Un processus de libération anticipée, réclamé de longue date par les Palestiniens, avait été entamé la semaine dernière lorsque les médecins avaient diagnostiqué son cancer en phase terminale.

«Le gouvernement israélien a par son intransigeance et son arrogance refusé de donner suite aux efforts palestiniens pour sauver la vie du prisonnier», a déclaré le président palestinien, Mahmoud Abbas, à des membres du Fatah à Ramallah.

Des affrontements ont éclaté à Hébron, ville natale de Maïssara Abou Hamdeïa, en Cisjordanie, et dans plusieurs prisons, dont celle de Ramon, dans le sud d’Israël, où selon la porte-parole trois détenus et six gardiens ont reçu des soins après avoir inhalé du gaz lacrymogène.

Leur presse – Reuters via 20minutes.fr, 02/04/2013 à 15h32

[ZAD/NDdL] Trop de cowboys, pas assez d’indiens !

Les flics jouent les cow-boys sur la ZAD

Ces dernières semaines, la situation avec les flics sur la ZAD s’est un peu corsée. Après la « trève de Noël », les poulets ont repris du service.

Voici quelques exemples de leurs exactions des semaines passées:

  • En cas d’absence sur les barricades et chicanes, saccages et rafle systématique du matos : à la barricades des Fosses Noires près de la Sècherie, aux chicanes nord et sud de la D281 (près du Phare Ouest). Jeudi, ils ont saccagé une petite cabane qui a été montée sur le « Chemin des Dames » derrière les Noues Pourries ;
  • Des PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se « baladent » à pied, notamment dans les champs entre les Fosses Noires et la Rolandière, vers la Grée et à la Boissière. On les soupçonne de couper les clôtures barbelés ;
  • Ils font des courses poursuites dans les champs et des interpellations ciblées ;
  • Ils provoquent régulièrement sur les barricade : par exemple à la barricade sud de la D281, ils s’arrêtent devant la barricade et crient « venez, venez ! » ;
  • Après leur passage, on a retrouvé des toiles de tentes et des bâches lacérées à coup de couteau.

De plus, les fouilles archéologiques préventives ont repris sur le tracé du projet de barreau routier (l’autoroute censée permettre l’accès à l’aéroport).

On soupçonne une « garnison cow-boy » particulièrement zélée arrivée il y a environ deux semaines. Ont-ils des ordres spécifiques ? Font-ils du repérage ?

En tout cas, on manque d’indiens !

Source: zad.nadir.org, 9 février 2013

[ZAD/NDdL] Bilan de la répression depuis le début de l’opération « César », commencée il y a 103 jours

Alors qu’un appel international à des actions contre les violences d’Etat a été lancé pour ce samedi 26 janvier 2013, voici un petit récapitulatif de la répression sur la ZAD…

Aujourd’hui 25 janvier l’occupation militaire dure depuis 59 jours (pour une opération débutée il y a 103 jours). Nos camarades sont emprisonnés depuis 60 jours pour l’un et 39 jours pour l’autre.

Nous tenons à vous rappeler que DEUX camarades de la lutte contre l’aéroport sont en ce moment en prison (et un troisième a été condamné à 6 mois avec mise à l’épreuve, c’est-à-dire qu’il risque d’être enfermé à un moment ou un autre).

Tout acte de solidarité est le bienvenu. Participer à la lutte contre l’aéroport et son monde en est un. Puis rester en contact avec les personnes incarcérées pour leur montrer notre soutien en est un autre, bien nécessaire pour rendre leur temps d’incarcération plus vivable et pour qu’ils n’oublient pas qu’ils ne sont pas tous seuls face à ce monde répressif. N’hésitez donc pas à leur écrire des LETTRES ou des cartes postales.

- En attendant une réponse de notre camarade en prison J. (depuis le 19 décembre) concernant la diffusion de son identité, nous vous proposons d’envoyer vos lettres de soutien et témoignages de solidarité a l’adresse indiquée ci dessous ; nous les lui ferons parvenir :

Comité de soutien aux inculpé-e-s « Le Gué » 44220 Couëron

- Pour écrire à Cyril, enfermé depuis le 28 novembre, vous pouvez lui adresser vos couriers directement :

Centre Pénitentiaire Quartier Maison d’Arrêt Cyril n° d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 nantes

(d’autres infos sur comment soutenir les personnes incarcérées et autres inculpé-e-s ici)

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[Allemagne] Manifestation anti-capitaliste à Mannheim, 22 décembre 2012

Manifestation contre le capitalisme à Mannheim:

Plusieurs centaines de personnes ont participé à une manifestation anti-capitaliste à Mannheim samedi après-midi. La police avait déployé les grands moyens pour cette marche « à haut risque.

AntiKapitalismus

Sur la banderole: « Il n’y a pas d’alternative – vainquons le capitalisme! »

Le porte-parole de la police de la ville a indiqué que des centaines de policiers ont été déployés partout dans le centre-ville, alors que les commerces du centre faisaient le plein quelques jours avant Noël.

Dans un premier temps, les autorités avaient interdit toute déambulation à travers la ville pour cause de « troubles éventuelles » en pleine période de Noël.

Les manifestant.e.s ont déambulé en ville (avec en banderole de tête: « There is no alternative – Kapitalismus überwinden »), en bloquant la circulation routière et en faisant plusieurs prises de paroles dans différents quartiers de la ville.

Aucun incident n’a été constaté.

Traduit de l’allemand de leur presse – morgenweb.de, 23/12/2012

Lire le texte d’appel à la manif (en allemand)