[Slovénie] La population en masse dans la rue contre le pouvoir

Slovénie: affrontements entre la police et des manifestants à Maribor

LJUBLJANA – La police slovène a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser lundi soir une manifestation à Maribor, deuxième ville de Slovénie, qui s’était déroulée jusque-là dans le calme, réunissant environ 10.000 personnes selon les médias locaux, 8.000 selon la police, pour exiger la démission du maire de centre-droit Franc Kangler, soupçonné de corruption.

Une soixantaine de personnes ont été interpellées, a indiqué la police.

La situation a dégénéré vers 17H30 (16H30 GMT), lorsque des manifestants ont commencé à lancer des pierres, des bouteilles et des engins pyrotechniques contre l’Hôtel de Ville, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police, Bartolo Lampret.

L’agence de presse slovène STA a fait état de neuf blessés, quatre policiers et cinq manifestants.

Le groupe Franc Kangler doit démissionner de son poste de maire de Maribor, qui a appelé à manifester lundi soir, a déjà réuni plus de 30.000 fans sur le réseau social Facebook. Il a été créé en octobre, lorsque la municipalité a mis en place des radars fixes au centre-ville, donnant lieu à des milliers d’amendes.

En novembre, la Commission nationale de lutte contre la corruption avait accusé Franc Kangler, maire de Maribor depuis 2006, de corruption et d’abus de pouvoir. La publication de ce rapport a renforcé le mouvement de protestation.

Le 26 novembre, une manifestation avait déjà réuni 10.000 personnes et des incidents avaient éclaté entre un groupe de manifestants et les forces de l’ordre. La police avait procédé à 27 interpellations et sept policiers avaient été blessés.

A Ljubljana, 4.000 personnes ont manifesté, sans incident, contre la politique d’austérité du gouvernement conservateur de Janez Jansa. Le 17 novembre, les syndicats avaient mobilisé 30.000 personnes contre le gouvernement.

Par ailleurs, la grogne populaire contre la politique d’austérité s’étend dans le pays: ainsi, dans la ville de Celje, à 80 km au nord-est de Ljubljana, 4.000 personnes ont manifesté lundi soir et 13 personnes ont été interpellées par la police à la suite d’affrontements.

La Slovénie est gravement frappée par la crise économique et financière, notamment en raison d’un secteur bancaire perclus de crédits douteux, et est entrée en récession au troisième trimestre.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 04 décembre 2012 02h52

[Italie] Emeute à Naples lors de la venue du ministre du travail – 12 novembre 2012

Italie: heurts à Naples entre policiers et manifestants anti-précarité

Des heurts ont éclaté lundi à Naples, dans le sud de l’Italie, lors d’une manifestation de plusieurs centaines de jeunes contre le travail précaire, organisée à l’occasion de la visite de la ministre du Travail.

Les manifestants, qui portaient une pancarte proclamant, en dialecte napolitain, « austérité et pauvreté allez-vous en » voulaient se diriger vers le site où était prévue une réunion entre la ministre italienne du Travail, Elsa Fornero, et son homologue allemande Ursula von der Leyen.

Des agents de police ont tenté de bloquer le cortège mais les manifestants, dont beaucoup de jeunes, étudiants et lycéens, ont répondu par des jets de pierres et de bouteilles contre les forces de l’ordre. Celles-ci ont riposté avec du gaz lacrymogène et ont chargé les manifestants, les obligeant à se disperser.

Les heurts ont fait 20 blessés parmi les contestataires, selon les organisateurs de la manifestation, tandis qu’un officier des carabiniers et deux policiers ont également été blessés, selon la préfecture.

Cette manifestation était organisée à l’occasion de la rencontre ministérielle italo-allemande sur le thème « Travailler ensemble pour promouvoir l’emploi des jeunes ».

Plus du tiers (35,1%) des Italiens de 15-24 ans étaient au chômage en septembre, soit 1,3% de plus qu’en août et 4,7% de plus qu’il y un an, selon les derniers chiffres de l’Institut national des statistiques (Istat).

 Leur presse – RTL.be (AFP), 12/11/2012 à 19h29

Violence erupts in Naples over German official visit

There have been clashes between anti-austerity protestors and police in the Italian city of Naples.

The violence erupted when around 3,000 students and unemployed people gathered outside a convention centre where Italian government ministers were playing host to Germany’s Labour Minister Ursula von der Leyen.

A breakaway group of demonstrators hurled stones and bottles at riot police who replied with tear gas.

Two youths were briefly detained. No serious injuries were reported.

Leur presse – Euronews, 12/11/2012 à 21h39

[Grèce] La grève générale du 14/11 est proche… La guerre sociale a commencé ! Athènes, 7 novembre 2012

Les protestations ont commencé dans Athènes, dans l’optique de plusieurs journées de grève générale jusqu’à la grève générale mondiale du 14/11 prochain

Une vidéo des rues d’Athènes aux alentours du parlement dans la nuit du 7 novembre 2012:

Une vidéo de la pluie de cocktails molotov qui tombe sur la gueule des porcs:

Selon leur presse grecque, il y a eu 5 arrestations, 5 manifestant.e.s et 7 policiers blessé.e.s à l’issue de ces affrontements.

Grève générale en Grèce contre un nouveau projet d’austérité

Aucun transport en commun, services publics fermés: les services publics grecs sont en grève pour deux jours. Des manifestations ont aussi eu lieu, pour dénoncer la nouvelle vague annoncée de mesures de rigueur.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans le calme mardi à Athènes et Salonique dans le cadre d’une grève générale de 48 heures pour protester contre un projet pluri-annuel de rigueur. Celui-ci doit être voté mercredi pour éviter le défaut de paiement du pays.

Derrière la banderole « les humains devant tout le reste, pas de chiffres et pas de mesures », 40’000 personnes ont défilé à Athènes, selon la police. A Salonique, la deuxième ville du pays dans le nord, très touché par le chômage, le cortège a rassemblé 20’000 personnes.

En raison de l’appel à la grève générale, la capitale grecque était quasiment déserte, aucun transport en commun ni taxi ne circulait. La plupart des services publics étaient fermés, à l’exception de quelques écoles. La grève touche aussi la justice, juges et avocats, ainsi que les hôpitaux et le transport aérien et maritime.

Nouvelle manifestation prévue

Les défilés ont afflué sur la place Syntagma, devant le Parlement, où est discuté un projet de loi prévoyant des économies budgétaires de plus de 18 milliards d’euros (environ 22 milliards de francs) d’ici 2016. Cette loi doit être votée en procédure d’urgence mercredi soir, alors qu’une nouvelle manifestation est prévue à l’appel des syndicats.

Le projet de loi pluri-annuel (2013-2016) porte notamment sur un nouveau report du départ de l’âge en retraite et la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires. Il prévoit également l’abaissement de certaines prestations sociales, le contrôle de gestion des entreprises publiques, l’organisation du système de santé ou encore une dérégulation du droit du travail.

L’UE et le FMI ont fait de l’adoption de ces mesures une condition sine qua non pour envisager de verser à la Grèce la prochaine tranche d’aide de son prêt.

Leur presse – ATS, 06/11/2012 à 17h27

Deux vidéos de la grève générale du 6/11/2012:

[Etats-Unis] La police travaille lors d’une manif contre la casse sociale – Portland, 3 novembre 2012

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Portland contre des nouvelles mesures d’austérité et les réductions budgétaires consacrées au secteur public et les services sociaux.

Les flics ont réprimé sévèrement les manifestant.e.s (où de nombreux jeunes lycéen.ne.s étaient présent.e.s dans le cortège) en les gazant et en arrêtant plusieurs d’entre elles/eux.

De nombreuSESx militantEs anarchistes étaient présent.e.s, et les flics auraient gazé des jeunes qui ont eu le culot de manifester sur la rue (diantre!).

Cette manifestation intervient également en plein cirque électoral… alors que la population est obnubilée sur le choix du prochain président, communistes, anarchistes et militant.e.s ont choisi de prendre la rue et de gueuler leur rage contre la misère que les capitalistes et gouvernants imposent à la population.

Solidarité avec les personnes arrêtées !

Que crève ce monde capitaliste morbide !

« Infos » récupérées de leur presse américaine, 03/11/2012

[Grèce] Un mort et plus de 50 arrestations lors de la grève générale – Athènes, 18 octobre 2012

Les Grecs dans la rue contre l’austérité: un manifestant perd la vie

Un manifestant âgé de 65 ans est mort jeudi d’une crise cardiaque à Athènes durant des manifestations anti-austérité émaillées de violences, a indiqué une source au ministère de la Santé.

 Un homme de 65 ans a été transporté à l’hôpital où tous les efforts pour le ranimer ont échoué » a indiqué cette source à l’AFP, en précisant que son corps ne portait « aucune trace de coups ».

L’homme, un militant communiste selon le site InGr, a été victime d’une insuffisance respiratoire et d’une crise cardiaque alors qu’il se trouvait dans le centre d’Athènes, sur le lieu d’une manifestation qui a réuni quelque 25 000 personnes, selon la police.

De source policière, l’homme a été emmené par une ambulance alors qu’il se trouvait sur un banc près d’une église, à l’écart des principales échauffourées qui ont opposé un groupe de jeunes et la police, s’envoyant réciproquement des cocktails Molotov et du gaz lacrymogène.

Sur Twitter, des commentaires critiquaient en revanche le « gazage » policier subi par les manifestants lors de ce défilé.

L’an dernier, un homme de 53 ans était décédé dans des conditions similaires lors d’une manifestation anti-austérité à Athènes, la police niant toute implication des gaz lacrymogènes dans ce décès.

Manifestations et grève générale

Des milliers de gens sont descendus dans la rue jeudi en Grèce dans des cortèges émaillés de brefs incidents avec la police pour tenter de convaincre les dirigeants européens réunis à Bruxelles que l’austérité n’est plus tenable dans un pays qui s’enfonce dans la récession.

Sous la bannière « FMI-UE dehors, effacement de la dette », 25 000 personnes ont manifesté selon la police à Athènes, alors que les services publics et les transports étaient fortement perturbés par le quatrième appel à la grève générale lancé par les syndicats grecs depuis le début de l’année.

Sur la place Syntagma, en face du Parlement, des affrontements ont opposé la police à de petits groupes de manifestants, avec des cordons policiers chargeant pour disperser la foule, tandis que le gros du défilé forçait le passage pour s’écouler dans les rues de la capitale grecque, a constaté une journaliste de l’AFP.

Un petit groupe de jeunes avait initialement fait reculer la police qui bloquait le passage devant les grands hôtels de la place. Des cocktails Molotov ont été lancés sur la police qui a répondu avec des gaz lacrymogènes.

À Salonique dans le nord du pays, la police a recensé 17 000 manifestants.

Les syndicats avaient appelé à cette journée anti-austérité le jour du sommet européen de Bruxelles qui doit tenter de trouver des solutions pour consolider l’Europe et la zone euro.

Les syndicats contestent le recours massif aux politiques d’austérité pour sortir de la crise. Le GSEE qui couvre le secteur privé en Grèce a annoncé dans la foulée qu’il allait se joindre à une journée d’action européenne le 14 novembre, également annoncée par les syndicats portugais.

Dans le défilé athénien, des sidérurgistes belges s’étaient joints au cortège avec une banderole « Nous sommes tous des Grecs ».

En Grèce jeudi, aucun train ne roulait, aucun ferry ne partait vers les nombreuses îles du pays, aucun taxi ne circulait, la liaison ferroviaire entre Athènes et l’aéroport était suspendue, seuls le métro et certaines lignes de bus fonctionnaient à Athènes, et deux stations du centre étaient fermées sur ordre de la police.

« La pauvreté s’étend, les emplois disparaissent et la Grèce coule. La Grèce va mourir si les mesures d’austérité tirées du mémorandum (avec les créanciers, NDLR) ne s’arrêtent pas » disait Dimitris Sandis, employé d’une société pharmaceutique dans un des cortèges.

Plus loin Aliki Vassiloudi, 40 ans, journaliste au chômage, estimait que les manifestants veulent avoir « des emplois, une dignité et par-dessus tout vivre comme des Grecs et non comme des inférieurs serviles ».

De fait, la troïka des bailleurs de fonds du pays (UE-BCE-FMI) et le gouvernement de coalition dirigé par le premier ministre conservateur Antonis Samaras se sont séparés mercredi sans accord total sur le programme d’ajustement économique du pays prévoyant de nouvelles coupes budgétaires d’au moins 11,5 milliards d’euros (14,8 milliards de dollars), à mettre en place en échange d’un prêt de 31,5 milliards d’euros (40,5 milliards de dollars).

La Commission européenne a publié un communiqué optimiste mercredi soir soulignant que les autorités grecques et la troïka « se sont mises d’accord sur les principales mesures nécessaires pour (…) ouvrir la voie à une finalisation de l’examen ».

Lors du sommet européen jeudi et vendredi, la Grèce ne devait pas être évoquée, le rapport de la troïka préalable au déblocage des 31,5 milliards d’euros n’étant pas prêt.

Le premier ministre conservateur Antonis Samaras espérait néanmoins recevoir du sommet un signal de soutien européen pour faire accepter à son opinion le nouveau train de rigueur, dont le vote au Parlement, à une date toujours indéterminée, risque de porter à son comble la tension sociale.

M. Samaras, qui participait à la réunion des dirigeants européens conservateurs à Bucarest mercredi soir, a estimé que dans la société grecque, où le taux de chômage atteint désormais 25 %, « les gens ne sont pas des pièces détachées ». « Nous devons maintenir la cohésion» a-t-il dit en promettant que son pays irait de l’avant avec les réformes requises par les partenaires européens et les bailleurs de fonds.

La Grèce en dépression

La Grèce, qui traverse sa cinquième année de récession consécutive, a demandé deux ans supplémentaires à ses partenaires pour mener à bien les réformes et réduire ses déficits, tandis qu’un débat idéologique pro ou anti austérité fait rage entre les économistes du monde entier sur la nature des remèdes à apporter au «malade grec» et à la souffrante zone euro.

« L’Espagne et la Grèce sont en dépression, pas en récession. Et ceci est dû à l’austérité » a affirmé mercredi à New Delhi, Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, ancien conseiller du président américain Bill Clinton, et professeur à l’Université Columbia à New York.

Leur presse – La Presse Canadienne (AFP), 18/10/2012 à 14h02

Un manifestant de 65 ans Lougaris Xénophon est mort au cours de la manifestation d’aujourd’hui lors de la Grève générale à Athènes, d’une insuffisance cardiaque suite à l’inhalation de gaz lacrymogènes signalé comme cause la plus probable du décès.

MISE À JOUR, 16,35 GMT +2 Le nom du manifestant de 65 ans est Lougaris Xénophon.

MISE À JOUR, 15h45 GMT +2 Il semble que le manifestant décédé aujourd’hui était de 65-ans (non 67 comme initialement indiqué), un membre du PAME et un ex-travailleur de chantier qui était sans emploi (via radiobubble).

Le vieux de 67 ans a été transféré à l’hôpital Evaggelismos, où les médecins ont diagnostiqué sa mort.

Au moins cinq autres manifestants ont été blessés par une attaque de la police contre la manifestation. Un minimum de 50 manifestant.e.s arrêté.e.s a été confirmé durant cette journée, même si le nombre devrait être beaucoup plus élevé.

Traduit de l’anglais d’Occupied London, 18/10/2012

Le résumé en fil-info de la journée de grève générale de ce 18/10 partout dans le pays et un article mis-à-jour à propos du nombre d’arrestations à Athènes.

[Espagne & Portugal] Des milliers de personnes dans les rues de Madrid et de Lisbonne contre les plans d’austérité

Des affrontements sporadiques ont éclaté dans le centre de Madrid, avec douze personnes qui auraient été blessées après que la police anti-émeute soit intervenue pour dégager la place Neptune, menaçant d’arrêter ceux qui ne voulait pas partir.

La manifestation a dégénéré lorsque la police a encerclé environ 300 manifestants qui refusaient de quitter la place. Les manifestants ont scandé des slogans, tandis que certains ont jeté des projectiles sur des véhicules de police.

Douze personnes auraient été blessées lors de l’intervention de la police madrilène, donnant aux manifestants le choix de partir ou de se faire arrêter. Deux personnes ont été arrêtées, selon El Pais.

Un groupe d’environ 100 manifestants ont tenté d’organiser un sit-in, mais sans incident, et la police n’a pas cherché à arrêter l’un d’eux.

Les organisateurs de la manifestation auraient convenu de tenir une réunion dimanche pour décider des actions futures du mouvement.

En Espagne, les manifestants ont dénoncé les réductions des dépenses publiques, des hausses d’impôts et le taux de chômage alarmant.

La manifestation s’est déroulée près du bâtiment du Parlement espagnol dans le quartier du centre-ville de Madrid.

Désireux de faire connaître leur désapprobation de l’administration actuelle, la foule hurlait fort près du Parlement et a crié, «mettons le feu, mettons le feu! », faisant référence au gouvernement du Premier ministre Mariano Rajoy.

Les autorités étaient préparées à cette marche, après des manifestations similaires la semaine dernière, qui ont conduit à la violence et les arrestations.

Vendredi, le gouvernement Rajoy a présenté le projet du budget 2013 qui permettra de réduire l’ensemble des dépenses de 40 milliards d’euros,  avec le gel des salaires des fonctionnaires dans le public, la réduction des prestations de chômage et la réduction des dépenses de la famille royale d’Espagne.

L’administration Rajoy a dit que le programme d’austérité du pays se poursuivra l’année prochaine, avec la récession économique.

Plus d’un espagnol sur deux de moins de 24 ans est actuellement sans emploi, tandis que le taux de chômage national a atteint près de 25% si l’on considère tous les groupes en âge de travailler. […]

Des dizaines de milliers rallye dans les rues de Lisbonne

Au Portugal, des manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre les réductions budgétaires de 78 milliards d’euros dans le pays avant l’annonce du projet de 2013 du gouvernement, qui comprendra de nouvelles hausses d’impôts et des coupes dans les budgets sociaux.

La manifestation, qui a été organisée par le plus grand syndicat du Portugal, est venu après que le gouvernement de centre-droit ait annoncé une hausse des cotisations de sécurité sociale – ce qui a incité à la colère générale.

Les manifestants ont défilé à travers Lisbonne en criant: «Que la lutte continue», et brandissaient des banderoles indiquant « Allez au diable Troïka ».

Le Portugal est actuellement confronté à sa pire récession depuis les années 1970, avec un taux de chômage de plus de 15 pour cent.

Traduit de l’anglais de leur presse RT.com, 30/09/2012 à 06h05

Deux autres vidéos sur les affrontements de ce 29 septembre à Madrid lors des manifs anti-austérité:

[Pays Basque] Grève générale et affrontements dans la région du sud – 26 septembre 2012

Le Pays Basque Sud marqué par la grève

La grève générale d’hier au Pays Basque Sud a été amplement suivie. Bien que le gouvernement de Gasteiz et le patronat relativisent l’importance du mouvement, le quotidien conservateur Diario Vasco le reconnaît : elle a eu plus de succès que les grèves précédentes convoquées par les syndicats abertzale.

La cinquième grève convoquée depuis 2009 à la suite des coupes budgétaires du gouvernement espagnol a été suivie à 56 % dans le secteur de l’industrie et à 75 % dans l’Education, d’après les syndicats. Elle a été particulièrement suivie dans l’industrie et le service public gipuzkoar et en Bizkaia. En Navarre, le nord du territoire et la capitale ont été particulièrement marqués par la contestation.

Le mouvement de protestation a par ailleurs rassemblé près de 105 000 personnes dans les rues. Un chiffre donné par le syndicat ELA pour les manifestations qui ont eu lieu à midi dans les capitales. L’après-midi, d’autres manifestations étaient prévues dans les villes moyennes.

Tensions et blessés

En début de journée, les tensions ont marqué plusieurs manifestations faisant quatre blessés parmi les manifestants, selon les informations disponibles en milieu de journée : un à Bilbo, trois à Iruñea. Les précédents jours de grève avaient été marqués par la violence des agents de l’ertzaintza dans la Communauté autonome basque.

Les altercations entre manifestants et policiers se poursuivaient avec intensité dans la capitale navarraise au moment du bouclage de cette édition. Le député de la coalition abertzale Amaiur pour la Navarre a témoigné des coups reçus lors des mobilisations. D’après l’agence Europa Press, quatre policiers espagnols auraient également été blessés dans cette même ville. En début de soirée, le nombre d’arrestation s’élevait à 14 manifestants.

Le gouvernement, cœur de la cible

Mardi, la veille de la grève au Pays Basque Sud, des milliers de manifestants ont entouré le Parlement espagnol à Madrid pour dénoncer la situation politique et économique. Plusieurs centaines de personnes y ont été blessées et la police a arrêté 35 personnes.

Hier, à Bilbo, le représentant du syndicat ELA, Adolfo Muñoz, a répété que la seule façon de faire face aux coupes budgétaires, c’est la mobilisation. “[Les pouvoirs publics] veulent la paix sociale alors qu’ils sont en guerre contre nos droits ; ils veulent nous mettre à genoux”, a-t-il déclaré. La représentante de LAB, Ainhoa Etxaide, a demandé quant à elle aux politiques qu’ils fassent bloc avec le mouvement. En réponse aux manifestations, hier, Madrid a annoncé le gel des salaires des fonctionnaires pour 2013.

Source: Le Journal du Pays Basque (Goizeder TABERNA), 27/09/2012

Grève générale en Pays Basque sud contre l’austérité

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base soulèvent une vague de contestation montante.

Une grève générale se tient ce mercredi 26 septembre en Pays Basque sud à l’appel de plusieurs organisations syndicales et mouvements sociaux contre l’austérité imposée par les gouvernements basque et espagnol.

Des milliers de manifestants ont défilé à Bilbao, Donostia-San Sebastian et Vitoria-Gasteiz pour protester contre les coupes budgétaires et réclamer plus de justice sociale et plus de souveraineté. Dans un communiqué lu à l’issue de la manifestation, des dirigeants syndicaux ont réclamé une alternative politique qui désobéit aux coupes budgétaires et à l’austérité de la « droite politique et économique » au pouvoir.

« Désobéir est le seul chemin possible, » a estimé Ainhoa Etxaide (LAB).

La grève a été suivie à 20% dans le secteur privé et à 25% dans le secteur public, selon le bilan à la mi-journée du gouvernement, alors que les syndicats parlaient de chiffres bien supérieurs. Les syndicats se sont dits très satisfaits de la mobilisation.

La matinée s’est déroulée plutôt dans le calme, à quelques exceptions près. À Bilbao, au moins deux personnnes ont été légèrement blessées suite à des incidents. Une douzaine de personnes ont été interpellées.

L’appel à la grève a été lancé par les deux plus importantes organisations syndicales du Pays Basque sud, ELA et LAB, et rejoint par d’autres organisations ainsi que de nombreuses associations et organisations sociales. Il s’agit de la deuxième grève générale de cette année, la cinquième depuis 2009.

Les politiques néolibérales, les coupes dans les dépenses sociales, de santé, d’éducation, dans les services publics de base, poussées par des privatisations de plus en plus mal vécues, soulèvent une vague de contestation montante.

La grève générale au Pays Basque se produit au lendemain d’une manifestation contre l’austérité devant le parlement espagnol à Madrid, violemment réprimée par la police anti-émeute.

Des manifestants voulaient encercler symboliquement le Parlement ce mardi soir pour protester contre la « séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka [Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers » et dénoncer une « démocratie séquestrée », assujettie « aux marchés financiers ».

Un autre mouvement de grève contre les plans d’austérité imposés par l’Union européenne et par l’oligarchie financière est attendu ce mercredi en Grèce, alors que le Portugal sera en grève générale ce samedi 29 septembre.

Source: http://www.eitb.com/fr/infos/economie/detail/959088/pays-basque–greve-generale-pays-basque-sud-austerite/

Grève générale au Pays basque, le Festival de Saint-Sébastien au ralenti

Le festival international du film de Saint-Sébastien, qui accueillait mercredi l’actrice italienne Monica Belluci, a tourné au ralenti en raison d’une grève générale au Pays basque contre les mesures d’austérité du gouvernement espagnol.

« Seuls les films en compétition dans les différentes sélections » devaient être projetés et étaient maintenus uniquement les rendez-vous qui ne pouvaient être annulés ou déplacés, ont indiqué les organisateurs.

Seuls sept films, dont deux dans le cadre de la sélection officielle, devaient être projetés dans le Palais des Congrès, contre quelque 70 les autres jours: « All apologies » de la réalisatrice chinoise Emily Tang, et « Rhino Season » du réalisateur iranien Bahman Ghobadi, avec Monica Bellucci.

Les points de vente de souvenirs et objets du festivals sont restés fermés, comme la plupart des magasins de Saint-Sébastien, répondant à l’appel à la grève générale lancé par les syndicats nationalistes basques ELA et LAB pour protester contre la rigueur budgétaire et « les attaques contre le droit du travail ».

De petits piquets de grève avaient été installés près du tapis rouge de l’entrée du Palais des congrès Kursaal, où les stars se succédaient.

Les syndicats ELA et LAB se sont félicités d’un suivi « ample » du mouvement dans le secteur privé et « généralisé » dans le secteur public.

La confédération patronale basque (Confebask) a elle estimé la participation dans le secteur privé à 20%, « la moins importante au Pays basque » de toutes les grèves générales, la qualifiant « d’échec ».

Le vice-ministre de l’Intérieur basque Miguel Buen a pour sa part indiqué à la presse que la grève était « peu suivie » mais avait été émaillée de plusieurs incidents, notamment à Bilbao et à Pamplune.

Le gouvernement espagnol, proche d’une demande de sauvetage financier, devrait annoncer un nouveau tour de vis budgétaire jeudi, poursuivant sa politique de rigueur qui doit rapporter aux arcanes publiques plus de 150 milliards entre 2012, 2013 et 2014.

Leur presse – Le Point.fr (AFP), 26/09/2012 à 19h51