[Canada] Fuck le Plan Nord et toutes les compagnies minières – mars 2013

Fuck le Plan Nord

Durant le mois de mars, une affiche a été posée sur la route 167 au début de la phase A du projet de développement qui conduira au Projet Renard et à la mine de diamant de Stornoway. L’affiche indiquait:

«Attention, mine anti-personnelle sur les prochains 10 km».

Dans la même nuit, le bureau de SOQUEM à Chibougamau à été vandalisé. La façade avant du building a été complètement recouverte de peinture (à l’aide d’un extincteur), incluant les caméras. Une vitrine a été fracassé à l’aide d’un marteau et un graffiti disant «Fuck le Plan Nord» a été écrit.

SOQUEM est l’un des plus actifs partenaires du Projet Renard. SOQUEM et ses partenaires consacrent actuellement plus de 10 M$ en travaux d’exploration au Québec.

Fuck le Plan Nord et toutes les compagnies minières!

Continuons les attaques!

– des anarchistes

Source: Anarchist News, 29 mars 2013 à 18h43

[Québec] Vitrines de banques fracassées lors de la 48ème manifestation nocturne à Montréal – 10 juin 2012

Québec: la police charge des manifestants qui s’en sont pris aux banques

AFP – La police a chargé à la matraque dimanche soir à Montréal plus d’un millier de manifestants, dont certains venaient de briser à coups de pierres les vitrines de deux banques, au soir du Grand Prix du Canada qui s’est déroulé dans le calme sous haute surveillance policière.

Suite à ces actes de vandalisme touchant la Caisse de dépôt et placement du Québec et la Banque Nationale, la manifestation a été déclarée illégale et la police a donné l’ordre de dispersion par haut-parleur, aussitôt appuyé par des tirs de grenades assourdissantes, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

Les marcheurs se sont alors éparpillés dans le centre ville.

Auparavant, leur marche s’était déroulée pacifiquement au son de casseroles, si l’on ne compte pas le salut nazi adressé aux policiers par les manifestants.

« On est ici pour terminer le Grand Prix en beauté et montrer que malgré toute la répression qu’il y a eu contre nous pendant toute la durée de l’événement pour nous empêcher de dire nos opinions politiques, on est là quand même encore ce soir et on a l’intention de se faire entendre », déclarait Virginie, une étudiante de 28 ans.

Les slogans scandés visaient souvent le Premier ministre québécois Jean Charest, partisan de la hausse des frais de scolarité, à l’origine du conflit vieux de près de quatre mois.

« Charest dehors, on va te creuser une tombe dans le Nord », répétaient les jeunes gens, faisant allusion au Plan Nord, un vaste projet de mise en valeur des ressources naturelles dans le nord de la province francophone, critiqué par l’opposition et certains écologistes.

Des groupes étudiants et anticapitalistes avaient menacé de perturber le Grand Prix du Canada de Formule 1, mais ce grand événement sportif a pris fin sans encombre dans l’après-midi, la police procédant à plus de trente « arrestations préventives » et se saisissant aussi de six personnes à qui des actes criminels étaient reprochés. Les nombreux filtrages qu’il fallait franchir pour pénétrer sur le circuit Gilles-Villeneuve ont joué un rôle dissuasif efficace.

 Leur presse – France 24, 11/06/2012

48e manifestation nocturne : vandalisme et arrestations

La 48e manifestation nocturne pour dénoncer la hausse des droits de scolarité et la loi 78 s’est soldée par des actes de vandalisme et par 12 arrestations dimanche soir dans les rues du centre-ville de Montréal.

Quelques centaines de personnes se sont rassemblées vers 21 h au parc Émilie-Gamelin, point de départ habituel des manifestations nocturnes. Aucun itinéraire n’ayant été fourni, la marche a été déclarée illégale d’entrée de jeu, mais le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) disait la tolérer si aucun geste répréhensible n’était commis.

Le cortège s’est déplacé rue Ontario vers l’ouest, avant d’emprunter les rues Saint-Urbain et Sainte-Catherine. La marche s’est ensuite dirigée vers le Vieux-Montréal, loin de la rue Crescent et du Quartier des spectacles où se déroulaient les festivités des Francofolies.

Au plus fort de la marche, ils étaient environ un millier à arpenter les rues du centre-ville, dans une ambiance festive. La situation a dégénéré vers 21 h 30, lorsque la foule s’est déplacée en direction du Palais des congrès, devant les bureaux de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Des manifestants masqués et vêtus de noir se sont alors infiltrés à la foule, place Jean-Paul Riopelle. De la casse et des gestes de vandalisme ont été commis. La vitrine de la CDPQ a été fracassée et des poubelles ont été lancées. Une fenêtre de la Banque Nationale a également été la cible de casseurs.

C’est à ce moment que plusieurs avis de dispersion ont été donnés par le SPVM. Les manifestants ont couru dans tous les sens lorsque les policiers ont foncé boucliers et matraques à la main. Des dizaines d’entre eux se sont alors dirigés en direction de la rue Sainte-Catherine Ouest.

Les policiers ont de nouveau demandé aux gens de se disperser et ont arrêté une dizaine de manifestants qui refusaient d’obtempérer. Altercations et échanges verbaux s’en sont suivis. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser la foule et plusieurs personnes ont été incommodées par du poivre de Cayenne.

Le SPVM rapporte 12 arrestations ciblées au cours de la soirée, ainsi que des méfaits commis sur des immeubles, sur des véhicules de police et sur des voitures de citoyens.

La 48e manifestation a pris vers 22 h 30, conclusion d’une fin de semaine assez mouvementée. Plus tôt en journée, plusieurs manifestations en marge des festivités du Grand Prix du Canada de formule 1 avaient également eu lieu, au cours desquelles le SPVM affirme avoir effectué 34 arrestations « préventives » et expulsé une quarantaine de personnes du parc Jean-Drapeau.

Leur presse – Radio Canada, 11/06/2012 

Vitrines fracassées lors de la 48e manifestation nocturne

En soirée, quelques centaines de personnes sont parties du parc Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal, pour la désormais traditionnelle marche nocturne, une 48e en autant de soirs. Celle-ci a été déclarée illégale dès son amorce peu avant 21h, puisque l’itinéraire n’avait pas été fourni aux policiers.

Certains actes de vandalisme étaient signalés environ une heure après le début de la marche. Des vitrines des édifices de la Caisse de dépôt et placement du Québec et de la Banque Nationale avaient été brisées au centre-ville.

La police indiquait vers 22h30 qu’un avis de dispersion avait été suivi par la plupart des manifestants. Elle faisait état d’une dizaine d’interpellations en fonction de règlements municipaux.

Leur presse – La Presse Canadienne (via journal Metro), 10/06/2012

[Québec] Manifestation contre le Plan Nord à Montreal – vendredi 20 avril 2012

Montréal, Canada : Émeute contre le Plan Nord

Une manifestation contre le projet néocolonial du Plan Nord, qui vise à exploiter au maximum le sous-sol du Nord québécois au profit des compagnies minières, s’est transformée en bataille rangée entre insurgé-e-s et police antiémeute, d’une intensité et d’une durée rarement vue à Montréal.

Regroupant environ 2000 personnes dont des militant-e-s autochtones, écologistes, des étudiant-e-s en grève, des anarchistes et des syndicalistes, la manifestation a fortement perturbé le Salon de l’emploi du Plan Nord, qui se tenait au Palais des congrès de Montréal ce vendredi (20 avril). Vers 12h30, un groupe de manifestant-e-s a d’abord réussi à s’introduire à l’intérieur de l’immense bâtiment, pourtant lourdement gardé par la police anti-émeute :

Repoussés violemment à coups de matraque et de balles de caoutchouc (flashball), ils et elles ont alors retrouvé leurs camarades à l’extérieur. Face à la violence de la police, qui n’hésitait pas à tirer des bombes lacrymogènes à bout portant et lançait des grenades « flashbang » à profusion, ce qui n’était alors qu’une manifestation somme toute banale s’est transformée en un moment insurrectionnel qui a duré tout l’après-midi.

La foule enragée s’est mise à son tour à charger les flics, leur lançant des pierres, des balles de peinture et tout autre objet qui leur tombait sous la main. Malgré de nombreuses charges policières, les gens se regroupaient sans cesse et arrivaient souvent à prendre les flics à revers, les obligeant à se replier. Complètement débordée, la police de Montréal a dû faire appel à des renforts de la police provinciale (Sûreté du Québec).

Des barricades ont été érigées à plusieurs intersections, les vitrines du Palais des congrès, du Centre de commerce mondial, de Québécor (empire médiatique québécois), ainsi que celles de quelques banques ont été fracassées et une borne-fontaine a été ouverte sur les flics. La foule exaltée, sur laquelle flottait des drapeaux noirs et verts, scandait « le Capital nous fait la guerre, guerre au Capital ! ».

Pendant ce temps, à l’intérieur du Palais, le premier ministre du Québec faisait rigoler ses amis bourgeois, investisseurs et autres parasites en déclarant, avec une ironie fascisante, qu’il voulait offrir aux révolté-e-s qui se battaient dehors avec les flics, « un emploi, dans le Nord autant que possible », allusion qui n’est pas sans rappeler les camps de travail du Goulag soviétique.

Non au Plan Mort !
Solidarité avec les peuples autochtones
et avec les insurgé-e-s de partout !

Source: Contra-info

 

 

 

Photos de SabotageMedia

 

Une manifestation dégénère à Montréal

Le Palais des congrès de Montréal a été assiégé, vendredi, alors qu’une violente manifestation a fait rage dans les rues entourant l’édifice où se tenait le Salon Plan Nord, auquel participait le premier ministre Jean Charest.

Jungle urbaine

La manifestation, qui se déroulait sous le thème «Non à la gratuité minière! Oui à la gratuité scolaire!», a rapidement dégénéré. Au moins 10 personnes ont été arrêtées et trois personnes ont été blessées, dont un policier qui a subi de légères blessures, selon un bilan provisoire dressé par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) en milieu d’après-midi.

Les citoyens de Montréal sont évidemment priés d’éviter le secteur du Palais des congrès.

À la demande du SPVM, le service de métro à la Place d’Armes a été interrompu pour une durée indéterminée, a confirmé la porte-parole de la Société de transport de Montréal (STM), Marianne Rouette.

 

Selon le SPVM, qui a appelé la Sûreté du Québec en renfort, certains manifestants installés sur le viaduc Saint-Laurent ont lancé des roches sur des automobiles qui circulaient sur l’autoroute Ville-Marie.

Pendant ce temps, à l’intérieur du Palais des congrès, le salon où se trouvait Jean Charest était sous haute surveillance policière. Plus d’une vingtaine de policiers ont monté la garde devant la porte qui avait été verrouillée pendant quelque temps au début de la manifestation après que des protestataires eurent tenté d’entrer de force dans le Palais des congrès.

Charest moqueur

Les activités prévues à l’horaire du Salon Plan Nord ont été retardées. L’allocution du premier ministre Charest a ainsi débuté environ 30 minutes plus tard que prévu. Sur un ton moqueur, Jean Charest a fait allusion au branle-bas de combat qui se déroulait à l’extérieur.

«Le Salon Plan Nord, que nous allons ouvrir aujourd’hui, est déjà très populaire; les gens courent de partout pour entrer», a-t-il lancé, déclenchant l’hilarité dans la salle où étaient réunies quelque 1200 personnes principalement issues des milieux d’affaires.

«À ceux qui frappaient à notre porte ce matin, on pourrait leur offrir un emploi – dans le Nord si possible -, ce qui va tous nous permettre à continuer de travailler fort», a-t-il conclu, sourire aux lèvres.

Excuses exigées

Ces propos ont fait bondir Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

La leader exige des excuses publiques de la part du premier ministre Charest, qui, a-t-elle rappelé, est aussi responsable des dossiers jeunesse au sein du gouvernement.

«Franchement, d’avoir autant de mépris de la part d’un premier ministre dans les circonstances actuelles, c’est insultant», a-t-elle déploré.

«Ça fait déjà une journée que je demandais au premier ministre de reprendre le dossier, parce qu’on voyait bien que Mme Beauchamp (Line, ministre de l’Éducation) en avait fait une question d’ego, et je vous avoue qu’aujourd’hui, je me demande en fait qui peut reprendre le dossier de façon sérieuse», a-t-elle ajouté.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, ne s’est pas fait prier pour condamner, lui aussi, la réaction du premier ministre.

«Je considère que c’est totalement inacceptable ce que M. Charest a fait», a-t-il lancé en marge du congrès de fondation de son parti, qui se tient cette fin de semaine à Victoriaville.

«Est-ce que vous en connaissez beaucoup, des chefs d’État qui font des blagues alors qu’il y a une émeute à l’extérieur? C’est triste à dire, mais je pense qu’aujourd’hui, le Québec n’avait pas de premier ministre.»

Groupes radicaux

La Coalition large de l’association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) avait invité les étudiants en grève à prendre part à cette action, mais d’autres citoyens s’y sont également greffés. Le coporte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, avait déclaré que l’objectif était de forcer l’annulation du Salon Plan Nord.

Selon l’un des porte-parole du SPVM, le sergent Ian Lafrenière, une vaste majorité des casseurs qui ont commis des méfaits font partie de groupes radicaux qui ont profité du rassemblement de vendredi pour faire du grabuge.

«Je trouve que c’est presque insultant de dire que c’est des étudiants. J’étais sur place, j’ai vu les gens sur place et ce sont des groupes radicaux, des gens qui étaient masqués, qui ont lancé des projectiles sur les policiers, qui ont fait des incendies», a-t-il relaté.

«C’est très triste à voir et on est très loin du message que ces gens-là (étudiants et groupes sociaux) voulaient envoyer», a plaidé le sergent Lafrenière.

Violents affrontements

La situation est vite devenue hors de contrôle, vers midi vendredi. Quelques minutes à peine après le début de la manifestation, des dizaines de protestataires avaient réussi à entrer dans un garage du Palais des congrès.

D’autres encore ont pénétré dans le hall d’entrée principal du Palais, mais ils ont été rapidement repoussés vers l’extérieur par les policiers. Ces derniers ont eu recours à des bombes assourdissantes et aux gaz irritants pour arriver à leurs fins.

Des fenêtres et des portes vitrées de l’édifice ont été brisées, une borne d’incendie a été ouverte et plusieurs objets, dont des poubelles, ont été lancés dans les rues. L’imposant contingent policier qui a été déployé aux alentours de l’édifice est rapidement intervenu.

L’escouade antiémeute a fait son arrivée sur les lieux, et aux alentours de 12h45, la manifestation a été déclarée illégale. Quelques balles de caoutchouc ont été tirées par les policiers, a pu constater La Presse Canadienne.

Environ une heure après le début des événements, la foule a commencé à se disperser dans les rues du Vieux-Montréal et du centre-ville. Des barricades de fortune ont été érigées à l’aide de matériaux de construction à l’intersection des rues Bleury et Dowd et des rues Saint-Antoine et Saint-François-Xavier.

Vers 14 h 30, des groupes de jeunes marchaient toujours dans le secteur, ramassant au passage tout ce qui leur tombait sous la main – tables, matériaux de construction, pavés d’asphalte – afin d’ériger des barrages ou de s’en servir comme projectiles

Presse bourgeoise – La presse canadienne, 20/04/2012

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