[Etats-Unis/Flics Porcs Assassins] Justice pour Kimani Gray: le NYPD travaille – 23 et 24 mars 2013

Des groupes de personnes protestant contre la brutalité policière ont organisé un rassemblement pour Kimani Gray dimanche après-midi (24/03/2013), suivie d’une marche à East Flatbush et, finalement, jusqu’à la 67e. Tout au long de la marche, quelque 200 manifestants ont été accompagnés par un nombre impressionnant de policiers, dont l’un a brandit un mégaphone conçu comme un moyen de dissuasion non létale. Parfois, la police semblait plus nombreuse que les manifestants (3 à 4 flics pour un manifestant). Un manifestant a été arrêté après avoir sauté hors du trottoir, mais un porte-parole de police de New York n’a pas pu confirmer si les arrestations avaient eu lieu.

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Les flics ont utilisé une arme bruyante, la « LRAD X », émettant des ultra-sons pouvant entraîner malaises et blessures graves.

Le fonctionnaire chargé de la « LRAD X » a refusé de répondre aux questions.

Les résidents de East Flatbush semblaientt apprécier la manifestation et certain.e.s ont levé leurs poings en ​​signe de solidarité. Beaucoup ont filmé l’action avec leurs téléphones, et quelques manifestants semblaient s’ennuyer par moments. […]

Gray a été abattu par deux policiers en civil du NYPD, le samedi 9 mars 2013. Depuis la mort de Kimani, les gens du quartier d’East Flashbush et plus largement des militants de la ville de New-York ont organisé des marches dans le quartier, dont certaines ont tourné au chaos. Au décès de Kimani le lundi suivant, un RiteAid a été saccagé, et deux jours plus tard une nouvelle marche bruyante s’est soldée par des fenêtres de plusieurs véhicules de police brisés et du spray au poivre utilisé par la police contre les manifestants. Les militants ont toutefois mis en évidence les caractères racistes et discriminatoires du NYPD, et d’autres cas de jeunes de couleur ayant récemment été tués par les agents de police de New York,  comme Ramarley Graham et Shantel Davis.

Mims Jamel, un organisateur de la marche, a replacé la mort Kimani dans un contexte de décennies de violence contre les gens de couleur. «Il y a 60 ans il y a eu Emmitt Till, l’année dernière il y a eu Trayvon Martin, il y a deux semaines il y a eu Kimani Gray, » a-t-il dit, s’adressant à l’ensemble de la marche.

L’itinéraire de la marche d’hier s’est arrêtée où Kimani a été tué pour un moment de silence, non loin du carrefour où Shantel Davis a été abattu par un policier en civil l’été dernier, avant de conclure à la 67th Precinct.

Les flics étaient également présents sur quatre toits d’immeubles différents (au moins).

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Quand les manifestants sont arrivés à la 67th Precinct, les cordons de police étaient déployés en nombre. Les flics étaient tous en tenue anti-émeute, ce qui indique que peut-être la police de New York prévoyait de nouvelles arrestations.

Traduction libre de l’anglais de la presse – Gothamist.com (John Knefel), 25/03/2013

Selon d’autres articles des mass medias, la police était déployée en masse durant l’enterrement de Kimani Gray qui s’est déroulé ce week-end (23 & 24/03/2013). Les habitantEs du quartier et militantEs opposéEs aux violences policières ont vécu ce déploiement des forces de l’ordre comme une provocation.

Suivre les évènements sur twitter: #BrooklynProtest et #KimaniGray

[Etats-Unis] Marche nocturne en mémoire de Kayla Moore, assassinée par la police – Berkeley, 12 mars 213

Des manifestants anti-flics défilent dans le centre de Berkeley

Un groupe d’environ 75 personnes (à son apogée) s’est réuni mardi à 18h30 pour manifester contre la police de Berkeley, en prétendant qu’elle était responsable du « meurtre’ de Xavier Moore, qui a été identifié comme Kayla Moore, 41 ans, personne trans-genre décédée le 12 février en garde à vue de la BPD.

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Selon le porte-parole de police de Berkeley l’officier Jennifer Coats, la marche a été paisible et il n’y a pas eu de problèmes signalés ou d’arrestations.

Le groupe, qui s’appelaient eux-mêmes Queers anonymes dans l’action, ont commencé leur manifestation aux alentours de 18 heures 30 dans le parc du Peuple, puis marcha vers le sud de l’Avenue du Telegraph, à travers les rues du centre-ville de Berkeley, et a pris fin environ deux heures plus tard, avec environ 25 personnes.

Certains de ces chants disaient « Nous sommes ici. Nous sommes queers! »; « Nique la police »; « Nique les porcs » et « Oink Oink bang bang « .

Dans un communiqué publié sur Indy Bay à propos de la manifestation, les organisateurs ont écrit: « Ceci est un appel pour une marche en mémoire d’un militant intransigeant contre  les policiers racistes et transphobes de Berkeley qui ont assassiné Kayla Moore. C’est aussi un appel pour les personnes homosexuelles, les personnes trans, les femmes et les personnes de couleur pour former un bloc contre les meurtres et harcèlements policiers lors de la manifestation contre le capitalisme et la répression policière qui se déroulera Place Oscar Grant à Oakland ce vendredi 15 mars à 20h.

La police anti-émeute a été déployé en masse dans le secteur du lieu du rassemblement, et ce plusieurs heures avant.

Traduit de leur presse US – BerkeleySide (Tracey Taylor), 13/03/2013 à 08h00

Marche pour Kayla Moore, tuée par la police de Berkeley

ps-MarchforKaylaMoore_feb122013.jpgLe 12 Février 2013, la police de Berkeley a assassiné Kayla Moore. Kayla Moore a vécu avec une «maladie mentale» et a été décrit par les amis et la famille comme une personne trans-genre qui «se fait passer pour une femme. »

Berkeley Copwatch écrit:

« Un mois plus tard et la police de Berkeley n’a encore pas publié de l’information quant à la cause de la mort de Kayla, laissant la plupart des questions sans réponse… »

Malheureusement, la mort de Kayla n’est pas une anomalie.

[Le week-end des 2 et 3 mars].

La Bay Area (police) a tué quatre personnes et regardé une femme battue à mort après avoir été agressée par son ex-mari violent.

La police de San Francisco a assassiné Aaron Sawyer (23 ans) après avoir été suspecté d’avoir volé une voiture le samedi matin.

La police de San Jose a assassiné un homme qui reste encore à identifier après avoir jugé qu’il était «suspect».

La police d’Union City a tué par balles un homme non identifié après l’avoir arrêté pour une raison non précisée.

La police d’Hayward a assassiné un homme non identifié après que sa voiture ait percuté une de leurs voitures de police.

Dans le cas de Kayla Moore, que ce soit par négligence ou intention, le résultat est le même. Kayla Moore est mort. la police de Berkeley a tué Kayla Moore. « 

Le 12 Mars, alors que les médias, la police et la société ont été largement silencieux sur la mort, une marche nocturne a eu lieu afin d’attirer l’attention sur le manque de responsabilisation des assassins en uniforme de Berkeley. [voir ci-dessus]

Voir ici la vidéo de la marche nocturne en mémoire de Kayla Moore

Traduit de l’américain de Indy Bay, 18 mars 2013

[Paris] Rassemblement de soutien à Ibrahim devant la cour d’appel au TGI – Mercredi 20 Mars 2013 à 13h30

Évasion de Palaiseau, procès en appel d’Ibrahim El Louar

Le 18 janvier 2013, le tribunal d’Évry a condamné Ibrahim El Louar a deux ans de prison ferme et à verser 1200 euros de dommages et intérêts à des flics. Il est accusé d’avoir participé à l’évasion de cinq personnes du centre de rétention de Palaiseau le 16 décembre 2012.

Il a finalement pu faire appel de cette condamnation et passera devant la cour d’appel au TGI de Paris le mercredi 20 mars 2013 à 13h30.

Pour ne pas le laisser seul face à la machine judiciaire et exprimer notre solidarité, avec lui tant qu’avec les faits qui lui sont reprochés, qu’il en soit innocent ou coupable, soyons nombreux lors de cette audience.

Rendez-vous le 20 mars 2013, à 13h30 à la cour d’appel du TGI de Paris, pôle 2 chambre 8.

Contact: evasionpalaiseau[at]riseup[point]net

Cliquer sur le tract pour le voir/télécharger au format PDF

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Reçu par mail, le 11 mars 2013

[Résistons Ensemble #117] Semaine de mobilisation contre les violences policières du 15 au 23 mars 2013

Du 15 au 23 mars une semaine de mobilisation contre les violences policières
Réagir ensemble…

Été 2012, des centaines de Rroms sont expulsés, jetés à la rue à Lille, Lyon, St-Étienne, Grenoble, Aix-En-Provence…

Le 28 novembre 2012, Cyril est arrêté sur une barricade érigée sur la ZAD (projet d’aéroport Notre Dame des Landes) et écope de 5 mois fermes et autant de sursis.

Le 31 janvier, le ministre de l’intérieur porte plainte pour diffamation contre Amal Bentounsi qui administre le site urgence-notre-police-assassine.fr.

Le 6 février, à Strasbourg, John David perd un œil à cause d’un flashball lors d’une manifestation, vigiles privés à PSA Aulnay, menace de Valls contre les luttes sociales.

Le 13 février, un policier ivre qui n’était pas en service abat un jeune homme de 19 ans à Marseille.

Le 1er mars, la cours d’appel confirme le non-lieu envers les policiers impliqués dans la mort d’Ali Ziri, décédé suite à un arrêt cardiaque par suffocation lors d’un contrôle…

En France, depuis deux ans, suite aux appels lancés à Poitiers par des collectifs anti-répression, des actions diverses ont été organisées pour dénoncer ces brutalités engendrées par l’État, inspirées par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (C.O.B.P) de Montréal, mobilisé dès 1997 autour d’une journée internationale contre les violences policières.

Cette année les familles dont des membres ont été tués par la police, des collectifs antirépression appellent à une journée de manifestation le samedi 23 mars et d’actions diverses du 15 au 23 mars dédiées aux victimes des crimes policiers à Paris et certaines villes.

À Grasse, samedi 23 mars 2013 RDV à 15h sur le Cours, le Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi organise un rassemblement en mémoire d’Abdelhakim, en vue d’obtenir la révocation des 3 policiers reconnus coupables de sa mort, pour militer contre la pratique de la clé d’étranglement comme méthode d’interpellation enseignée dans les écoles de police française.

À Bordeaux, vendredi 22 mars : « Garde-à-vue : mode d’emploi » 20h, Tchai Bar, 49 rue du Mirail (annulée)samedi 23 mars : « Scènes de crimes », Hommage aux victimes, 15h Place de la Victoire, 17h Place St Michel, 20h Concert contre les violences policières, Avec O.P.A, Bar Tabac de la Place St Michel, Entrée Libre. Infos : C.L.A.P 33

À Paris, marche tous unis contre les crimes policiers – samedi 23 mars 2013 à 13h depuis la place de l’Opéra jusqu’à Stalingrad.

Le numéro 117 du mois de mars de Résistons Ensemble: à télécharger, diffuser largement….

Cliquer sur l'image pour télécharger le numéro du mois de mars 2013 au format PDF

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[Argenteuil] Meurtre d’Ali Ziri : la police assassine et la justice blanchit – 28 février 2013

Argenteuil : les policiers blanchis dans l’affaire Ali Ziri

Le dossier Ali Ziri est pratiquement refermé. La cour d’appel de Versailles a confirmé jeudi le non-lieu prononcé par le juge d’instruction le 15 octobre dernier. Le magistrat instructeur avait estimé qu’aucune charge ne pouvait être retenue à l’encontre des policiers d’Argenteuil mis en cause par les proches du retraité, décédé le 11 juin 2009 à sa sortie de garde à vue.

 Argenteuil (Val d'Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d'Ali Ziri, trois ans jour pour jour apres l'arrestation qui avait conduit à sa mort.  | LP / Sarah Nafti

Argenteuil (Val d’Oise), le 10 juin 2012. Le collectif justice et verite avait organisé, comme chaque année, une manifestation en mémoire d’Ali Ziri, trois ans jour pour jour apres l’arrestation qui avait conduit à sa mort. | LP / Sarah Nafti

Ali Ziri avait été interpellé deux jours plus tôt, vers 20h30, avec un ami boulevard Jeanne-d’Arc, dans le centre d’Argenteuil. Ivres, les deux hommes sont invités à descendre par les trois policiers qui les contrôlent. Les deux occupants s’énervent : il y a des insultes, des coups portés contre les forces de l’ordre, selon les témoins. Les deux hommes sont ensuite amenés au commissariat. Pendant le trajet, Ali Ziri, qui, selon les termes de l’ordonnance de non-lieu, tente de porter des coups au conducteur du véhicule de police est maintenu la tête contre le siège avant, « pour éviter de nouveaux coups et un accident ». C’est la technique du « pliage » que dénonce les proches du retraité décédé.

Ali Ziri, qui présente une alcoolémie de 2,42 g, est emmené à l’hôpital d’Argenteuil à 22 heures. Il est pris en charge par le personnel soignant quarante à quarante-cinq minutes plus tard, dans un contexte de surcharge des urgences. Dix à douze personnes étaient arrivées en même temps. Il est décédé le 11 juin à 10 heures. Selon le juge d’instruction, « l’information n’a établi aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès de M. Ali Ziri ni aucune faute directe ou indirecte imputable à quiconque qui aurait involontairement causé sa mort ». Il a ordonné un non-lieu aussitôt frappé d’appel.

Le proches du retraité décédé vont saisir la cour de cassation

Au cours de l’audience de la chambre de l’instruction, qui s’est déroulé à huis-clos le 17 janvier, l’avocat général avait requis la confirmation du non-lieu. Il avait alors estimé que les techniques policières employées n’étaient pas normales, que la prise en charge d’Ali Ziri dans le commissariat puis à l’hôpital posait des difficultés et que le juge d’instruction aurait dû procéder aux interrogatoires. Mais il a aussi expliqué qu’il y avait des rapports d’expertises mettant en cause la prise en charge d’Ali Ziri, et d’autres non et que selon lui, une instruction ne pourrait permettre d’aller plus loin, qu’il y aurait toujours un doute.

Me Stéphane Maugendre, l’avocat des familles, qui avait demandé un supplément d’information, indique ce vendredi matin avoir d’ores et déjà été mandaté «pour introduire un pourvoi en cassation contre l’arrêt confirmatif du non-lieu». «Dans ce dossier, le juge d’instruction n’a entendu personnellement aucun des protagonistes, ni les policiers, ni les témoins, alors que la commission nationale de déontologie de la sécurité a entendu tout le monde et a taclé les services de police sur la manière dont a été traitée Ali Ziri et son ami Arezki Kerfali au moment de l’interpellation et dans le commissariat», critique l’avocat, qui regrette également que sa demande de reconstitution n’ait pas été acceptée. Si la cours de cassation ne les suit pas, «ce qui est très probable, présume Stéphane Maugendre, «la cour européenne des droits de l’homme, elle, pourrait aller dans notre sens». Du côté du collectif Vérité et justice pour Ali Ziri, créé après le décès du retraité algérien, on se dit «outré». « Cette décision de justice est scandaleuse. Nous sommes résolus à poursuivre le combat», martèle Arezki Sémache, un de ses membres.

Leur presse de l’ordre – LeParisien.fr (Frédéric Naizot et Maïram Guissé), 01/03/2013  à 12h12

[Flics Porcs Assassins] Affiches en mémoire de Abou Bakari Tandia, Ali Ziri et Amine Bentounsi

En 2011 le réseau Résistons Ensemble lançait un appel à contribution pour réaliser des affiches contre les crimes policiers. L’idée étant de rappeler l’histoire d’une personne « tuée entre les mains de la police », pour que ces crimes ne tombent pas dans l’oubli, pour démasquer ce système qui tue.

Voici trois nouvelles affiches (visibles et téléchargeables en cliquant sur l’image) en mémoire de Abou Bakari Tandia, Ali Ziri et Amine Bentounsi:

Impression

Impression

Et la liste des meurtres policiers étant si longue, d’autres affiches sont disponibles ici

Mailing-list, 26/02/2013

[Aix-en-Provence] Les keufs assassins d’Hakim Ajimi condamnés en appel à du sursis – 11 février 2013

La condamnation de trois policiers confirmée en appel dans l’affaire Ajimi

Six, dix-huit et vingt-quatre mois de prison avec sursis : la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a confirmé lundi 11 février la condamnation de trois policiers pour leur implication dans la mort d’Hakim Ajimi, à Grasse (Alpes-Maritimes), lors de son interpellation. Ce jeune homme de 22 ans est mort asphyxié le 9 mai 2008. Deux policiers auxquels il résistait ont comprimé sa cage thoracique et pratiqué une clé d’étranglement autour de son cou avec trop de force et durant trop longtemps, selon les rapports d’expertise médicale.

Deux policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Grasse ont écopé de 18 et 24 mois de prison avec sursis. Le troisième, un policier municipal, a lui été condamné à six mois avec sursis.

Un pourvoi en cassation envisagé

L’avocat des policiers, Joël Blumenkranz, a indiqué que ses clients allaient « envisager un pourvoi en cassation »« Ils ne comprennent pas pourquoi ils ont été condamnés », a-t-il déclaré. « Il est établi que la cause du décès est la compression thoracique mais ce geste est totalement réglementaire, il est enseigné à l’école de police. »

De son côté, Boubaker Ajimi, le père d’Hakim, a déclaré à la sortie de l’audience : « On est soulagé. Au moins, on sait qu’ils sont coupables, même si ce sont des coupables protégés. »

Une mobilisation de soutien et en mémoire d'Hakim Ajimi à Grasse (Alpes-Maritimes), le 12 janvier 2013.

Une mobilisation de soutien et en mémoire d’Hakim Ajimi à Grasse (Alpes-Maritimes), le 12 janvier 2013.

Leur presse – FranceTV (avec AFP), 11/02/2013 à 16h16