[Grigny, 91] Un « banal » contrôle de police provoque la mort d’un jeune – Soirée du 12 février 2013

Grigny : il meurt en tentant d’échapper à la police

Un homme a été mortellement percuté, hier soir, à Grigny par une voiture après un contrôle de police à proximité de la Grande-Borne.

La Grande-Borne (Grigny), hier soir. Un important dispositif de sécurité a été mis en place pour pallier tout débordement

La Grande-Borne (Grigny), hier soir. Un important dispositif de sécurité a été mis en place pour pallier tout débordement

Un banal contrôle de routine a tourné au drame, hier soir à Grigny. A proximité du quartier sensible de la Grande-Borne, un jeune homme de 24 ans a trouvé la mort, renversé par une voiture, conduite par des particuliers.

Il est aux environs de 20 heures lorsqu’un équipage de la brigade anticriminalité (BAC), en poste place de la Treille, découvre deux barrettes de cannabis sur un homme à l’issue d’un contrôle.

Celui-ci s’y était soumis sans faire d’histoires. Mais, au moment où les policiers tentent de le faire monter dans leur véhicule afin de le conduire au commissariat, il prend brusquement la fuite. Dans sa course, il traverse l’avenue Victor-Schœlcher, une artère très fréquentée à cette heure.

« A ce moment-là, une voiture l’a percuté et l’a projeté sur l’autre voie, raconte un policier. Un second véhicule arrivant dans l’autre sens l’a heurté à son tour alors qu’il se trouvait au sol. » Souffrant de blessures multiples, le jeune homme reste au sol.

La victime était originaire de Sainte-Geneviève-des-Bois

« Il a alors été pris en charge par les fonctionnaires de la BAC qui ont procédé à son contrôle, poursuit cette même source policière. Ils ont tenté de lui faire plusieurs points de compression, mais son état s’est vite dégradé. » Pompiers et Samu sont rapidement sur place, mais, malgré les massages cardiaques, ils ne parviennent pas à le ranimer. Le jeune fuyard est décédé sur place quelques minutes plus tard. Très rapidement, le quartier a été sécurisé par une bonne quarantaine de policiers antiémeute. Un dispositif qui devait rester actif une grande partie de la nuit.

« Il faut mettre fin à toutes les rumeurs. Je précise qu’aucun véhicule de police n’est en cause dans cet accident », affirme Luc-Didier Mazoyer, le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime n’est pas originaire du quartier de la Grande-Borne, ni même de Grigny, mais de la commune voisine de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Un point d’information sur cet accident est prévu aujourd’hui, en fin de matinée, par le parquet d’Evry.

Leur presse de l’ordre – Le Parisien.fr (LAURENT DEGRADI), 13/02/2013 à 03h55

[Résistons Ensemble] Brigade Armée de Criminels – Février 2013

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[Audincourt, 25] Nique la BAC – Quartier des Champs-Montants, soirée du 31 janvier 2013

Audincourt – Des policiers pris à partie au cours d’une intervention

Chaude soirée jeudi pour ces trois policiers de la brigade anticriminalité de Montbéliard. 

Vers 22h avant-hier, les policiers déboulent dans le quartier des Champs-Montants, à Audincourt, pour y interpeller un suspect dans le cadre d’une enquête en cours.

Quelques minutes plus tard, les trois fonctionnaires regagnent leur véhicule avec leur « homme », un garçon de 21 ans, qu’ils installent sur le siège arrière. C’est alors qu’un comité d’accueil, fort d’une quinzaine d’unités, se charge de mettre les « condés » au parfum. Car bien qu’en civil, ils ont été identifiés comme tels. Des mots et des gestes sans équivoque fusent dans le but de faire battre en retraite les représentant de l’ordre. « Vous n’êtes pas chez vous, ici. Dégagez, bande de bâtards ! » Tels seraient les mots employés et rapportés dans leur rapport par les policiers.

Rue de la Combe-Mirey, où se déroule la scène, la tension monte crescendo. Certains abaissent leur capuche pour ne pas être reconnus et viennent au contact du trio. L’un des autochtones tente de faire sortir le « menotté » de la voiture. Un autre donne un coup d’épaule à l’un des policiers pour le déstabiliser. Un troisième essaie de porter un coup de pied en esquivant un jet de gaz lacrymogène. En infériorité numérique, les membres de la BAC ont recours à ce moyen pour faire reculer leurs assaillants.

Finalement, ils parviennent à se dégager et à regagner le commissariat avec leur « client ». Dans la quinzaine d’énergumènes dénombrés, deux auraient été formellement reconnus au regard de leurs précédents et récurrents rapports avec l’autorité.

Hier matin, ils ont été cueillis à leurs domiciles. Le premier, âgé de 18 ans, a partiellement reconnu les faits. Il aurait admis avoir outragé les policiers, ajoutant aussitôt qu’il avait été provoqué. Il explique qu’il cherchait à rendre service à son camarade de quartier, lequel lui demandait de prévenir sa famille qu’il venait de se faire interpeller. Le second, un adolescent de 16 ans, prétend qu’il croquait tranquillement un sandwich et qu’il n’a, par conséquent, rien à voir avec les violences dépeintes. Il se dépeint comme simple spectateur.

Au terme de leur garde à vue, les deux Audincourtois ont été remis en liberté. Le majeur est convoqué le 25 mars prochain devant le tribunal. Le mineur a rendez-vous le 26 février avec le juge des enfants en vue d’une mise en examen. Dans les deux cas, les faits visés relèvent de la « rébellion en réunion ». Quant au jeune de 21 ans, initialement interpellé, il a, lui aussi, été remis en liberté. Pour l’heure, aucune charge ne pèserait sur lui. L’enquête aurait pris, à la suite de ses auditions, une autre direction. Alors, tout ça pour ça ?

Leur presse – LePays.fr (Sam Bonjean), 02/02/2013 à 05h02