[Espagne] La banque NovaGalicia sabotée et l’agence de recouvrement des impôts vandalisée en solidarité avec Alfon, incarcéré suite à la grève générale du 14/11/2012 – Pontevedra, 28 décembre 2012

Pontevedra (Espagne) : attaque solidaire d’un DAB et d’une agence de recouvrement des amendes

Petite contribution à la journée de lutte internationale du 28 décembre en solidarité avec Alfon, un jeune incarcéré à Madrid lors de la grève générale du 14 novembre, et qui est en régime FIES depuis près de deux mois, pour avoir protesté contre les politiques néolibérales du régime.

Le 28 décembre au matin, dans la ville de Pontevedra, quelques anarchistes ont saboté un distributeur de billets de l’agence bancaire NovaGalicia Banco, située à côté de la sous-préfecture et de la faculté des Beaux-Arts. Nous avons frappé l’écran avec des marteaux jusqu’à le rompre et ouvrir un trou, que nous avons rempli de liquide inflammable pour qu’il prenne feu. Bien que la flamme n’ait pas été très puissante et n’a pas tardé à s’éteindre, elle a toutefois aggravé les dégâts causés au DAB.

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En repartant, nous avons aussi donné plusieurs coups de marteau contre la vitre des bureaux de recouvrement des amendes qui se trouvent dans la même rue, et sur laquelle il reste plusieurs traces de coups.

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A travers cette action, nous montrons notre haine profonde de ce système assassin et de ses structures, et donnons libre cours à notre rage en ce moment où l’esprit de Noël pathétique et médiocre endort la volonté de masses consommatrices. En même temps, nous envoyons un salut chaleureux à Alfon et à tous ceux et toutes celles qui continuent de descendre dans la rue, malgré tout.

Adresse aux bâtards qui tirent les fils et dirigent nos vies avec mépris et répression : votre fausse paix oppressive de surveillance éternelle est si fragile et si volatile que nous nous faisons un plaisir de la défier. Elle tombera, un jour elle tombera, et nous serons là pour le voir et y participer. Nous n’avons pas peur. Ce n’est qu’un début…

Nous dédions aussi ceci aux personnes affectées par « la restructuration » que NovaGalicia Banco a lancé suite à sa « faillite », et qui ont interrompu il y a quelques jours une séance du Parlement de Galice en menaçant la caste politique et en ne cachant pas ses mauvaises intentions.

On se reverra dans la rue…

Des énergumènes sauvages

Traduit de l’espagnol (LiberacionTotal) par Brèves du Désordre, 2 janvier 2013

[Répression lors de la grève générale du 14N à Madrid et à Barcelone] Liberté pour Alfon et Justice pour Ester Quintana !

Ester Quintana, qui a perdu un œil après avoir été visée (dans le sens « par un tir »: « shoot ») lors des manifestations du 14 Novembre à Barcelone, a fait ses premières déclarations sur les évènements, a dénoncé comment ses preuves contredisent la version du gouvernement, qui nie l’utilisation de balles en caoutchouc ou qui dément toute attaque [de la part de la police Ndlr] ait eu lieu. Avec les sous-titres en anglais.

 

Alfon est un militant de 21 ans de Vallecas (Madrid) qui a été arrêté dans la matinée du 14 Novembre lors de la grève générale. Avec lui, Daira a également été arrêté, même si elle a été libérée quelques heures plus tard après sa comparution devant le tribunal. Alfon a été transféré à la prison de Soto del Real, où il a été détenu depuis sous le régime FIES, ce qui signifie qu’il est constamment sous haute-surveillance et mesures d’intimidation. Voici une déclaration faite par le groupe de soutien.

Lors de la journée de grève générale du 14 Novembre, notre camarade Alfon a été arrêté dans le quartier de Vallecas. Après plusieurs jours d’isolement et d’interrogatoires dans les cachots de l’État espagnol, il a été envoyé en prison en détention préventive, en raison de la hausse des ordres donnés par la magistrature et la délégation du gouvernement, à laquelle il faut ajouter la pression des mass medias.

Tout ce réseau a pour but d’intimider les militants et le peuple en général, car ils savent que la situation politique, sociale et économique dégénérera et que vous souhaitez mettre fin à la lutte en utilisant la dictature de la peur.

Nous ne pouvons pas tomber dans le piège de juger notre camarade, nous ne nous soucions aucunement de savoir s’il est coupable ou innocent des accusations portées contre lui, il est un prisonnier politique, dont le seul crime est de lutter contre ce système capitaliste qui, jour après jour, réduisent les familles à la plus sauvage exploitation.

La seule violence condamnable est celle employée par l’État, les banques et ses forces répressives qui frappent et emprisonnent des personnes lors des manifestations, qui gardent et protègent les huissiers lorsqu’ils exécutent des expulsions de domicile, qui emprisonnent à vie et torturent les révolutionnaires…
En bref, par tous les moyens possibles, ils tenteront de détruire toute initiative de résistance populaire.

Contre l’Etat et sa violence, maintenant et pour toujours, RÉSISTANCE!

Liberté pour les prisonniers politiques!

Groupe de soutien à « Alfon »

Traduit de l’anglais à partir du blog Alboroto, 17 décembre 2012

Grève générale en Europe – 14 novembre 2012

Manifestation monstre à Madrid au soir d’une journée anti-austérité en Europe

MADRID (AFP) – Une manifestation monstre a envahi mercredi soir les rues de Madrid, temps fort d’une journée de protestation sociale à travers l’Europe contre l’austérité, le chômage et la précarité.

Des dizaines de milliers de personnes au moins, selon des estimations de l’AFP, ont défilé dans la capitale espagnole, à l’appel des syndicats ou rassemblés par la mouvance des indignés face aux barrages de police qui protègent la Chambre basse du Parlement.

Une mobilisation contrastant avec une participation aux défilés plus timide dans les autres pays: 5.000 manifestants à Athènes, selon la police, quelques milliers en Italie, à Turin, Rome et Milan, ainsi qu’en France, à Paris notamment.

A Lisbonne où plusieurs milliers de personnes protestaient devant le parlement, la police les a délogé à coups de matraque en début de soirée après avoir été la cible de jets de pierre et d’ordures pendant une heure.

« Je suis venu protester contre les coupes partout, dans la santé, l’éducation, la hausse de la TVA, les expulsions » de propriétaires surendettés, lançait dans le cortège madrilène Javier Gomez, un employé du bâtiment de 39 ans, au chômage depuis un an.

« Nous avons la solution, les banquiers en prison », hurlaient les manifestants dans une forêt de drapeaux rouges des syndicats.

Sur le parcours noir de monde, depuis la gare d’Atocha vers le centre de Madrid, ils ont croisé une autre manifestation, à l’appel celle-ci des indignés qui prévoyaient de s’installer pour la soirée et la nuit aux abords du Congrès des députés.

Là, derrière les barrières, une dizaine de fourgons de police protégeaient l’accès à la Chambre basse, les agents déployés sans casque ni bouclier.

Les manifestants leur faisaient face derrière les barrières, pour beaucoup des jeunes portant des pancartes: « España desahuciada », (Espagne expulsée), allusion au drame des expulsions qui ébranle le pays, ou encore « Mariano go home », un appel à la démission du chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy, « Crise?, Hold-up! ».

Depuis le matin, l’Espagne, quatrième économie de la zone euro étranglée par un chômage de 25% et une pauvreté grandissante, vivait au ralenti pour la deuxième grève générale depuis l’arrivée au pouvoir il y a moins d’un an du gouvernement Rajoy. Environ 120 manifestations étaient prévues dans le pays.

Cette journée, à laquelle des millions de salariés ont répondu en faisant grève, selon les syndicats, s’inscrivait dans une mobilisation européenne contre les politiques d’austérité menées par plusieurs gouvernements, marquée par une autre grève générale au Portugal.

Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1%) en 2013, selon la Commission européenne, le Fonds monétaire international a lui-même averti récemment que les politiques d’austérité risquaient de devenir « politiquement et socialement intenables ».

Le président de la confédération allemande des syndicats (DGB), Michael Sommer, a lui mis en garde mercredi contre les politiques d’austérité dans les pays de l’Europe du sud.

« En Grèce, en Espagne, au Portugal, est pratiquée une politique d’austérité sur le dos des gens (…) On détruit ces pays à coup d’économies. (…) C’est pour cela qu’il y a cette résistance, cette révolte », a-t-il dit.

Alors qu’en Espagne, le service minimum limitait les perturbations liées à la grève générale, quelques incidents avaient éclaté plus tôt dans la journée , la police repoussant des manifestants à coups de matraques et en tirant en l’air des balles en caoutchouc.

82 personnes ont été interpellées et 34 blessées dans des incidents isolés à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur.

En Italie, un policier a été grièvement blessé à Turin, roué de coups par des autonomes, et cinq autres plus légèrement à Milan dans des heurts en marge des manifestations.

Un arrêt de travail de quatre heures était observé dans ce pays, et des débrayages de quelques heures également en Grèce.

« L’Europe se réveille aujourd’hui, de Rome à Madrid et Athènes », lançait Mario Nobile, un étudiant italien de 23 ans.

Le Portugal lui aussi tournait au ralenti, avec les trains et métros à l’arrêt et de nombreux avions cloués au sol, lors de cette journée de protestation contre les mesures d’austérité du gouvernement de centre-droit.

« La ‘troïka’ dehors », clamaient des affiches réclamant le départ des créanciers du Portugal qui évaluent actuellement les mesures d’austérité mises en oeuvre par le gouvernement en échange de l’aide internationale de 78 milliards d’euros, accordée au pays en mai 2011.

Images et vidéos de Madrid:

Pris de leur presse (AFP), 14/11/2012 à 21h21

Espagne: incidents en fin de manifestations à Madrid et Barcelone

MADRID – Des incidents ont éclaté mercredi soir à Madrid et Barcelone où la police a chargé, en tirant des balles en caoutchouc, des manifestants qui leur avaient lancé des projectiles, à la fin des défilés qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes contre l’austérité.

A Madrid, la police, déployée en masse, a riposté à des jets de projectiles, pierres, bouteilles de verre et pétards près du Congrès des députés, a rapporté une journaliste de l’AFP.

Les manifestants se sont dispersés en allumant sur leur passage des feux de poubelles et de barricades, provoquant l’intervention des pompiers, ou brisant des vitrines comme celles de deux agences bancaires.

Par la suite, les affrontements se sont poursuivis près de la gare d’Atocha où des petits groupes ont cassé les vitrines d’au moins deux magasins et d’un abribus. La police a chargé en tirant des balles de caoutchouc par terre et en l’air.

A Barcelone, où la manifestation a réuni des dizaines de milliers de personnes, la police a aussi tiré des balles de caoutchouc pour disperser un groupe de jeunes qui étaient parvenus, devant la cathédrale, à incendier une fourgonnette de police avec un cocktail molotov, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Il y a eu un moment de tension, a indiqué une porte-parole de la police catalane, sans plus de précision, ajoutant que 22 personnes ont été interpellées dans la région, dont 19 à Barcelone.

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi soir à Madrid ainsi que dans de nombreuses villes d’Espagne, temps fort de cette journée de grève générale organisée par les syndicats contre la politique d’austérité menée par le gouvernement de droite, dans le cadre d’une mobilisation européenne.

En marge du défilé syndical, des centaines de manifestants s’étaient rassemblés aux abords de la Chambre basse du Parlement, transformée en camp retranché derrière un dispositif policier massif et devenue la cible de la mouvance des indignés.

Au total, 142 personnes ont été interpellées en Espagne lors de cette journée et 74 blessées, dont 43 policiers, selon le ministère de l’Intérieur.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 14/11/2012 23h19

Images de Barcelone:

A Bilbao:

A Mercabarna:

A Salamanque:

En Italie:

A Turin:

A Rome:

A Londres:

[Besançon] Contre l’austérité et pour la grève générale – Mercredi 14 novembre 2012 à 11h00 place de la Révoution

Le 14 novembre : grève générale contre l’austérité !

Ce mercredi 14 novembre 2012, une grève générale a lieu en Grèce, Espagne, Italie, Portugal, Chypre, Malte, et de nombreuses mobilisations sont prévues partout à travers le monde. Elle intervient dans un contexte de casses sociales et d’attaque sans précédent de la Troïka (FMI, BCE, UE) et du patronat contre les travailleurs et les peuples, à travers les « réformes » de l’Union Européenne (dernière en date : le TSCG, traité budgétaire européen, ratifié récemment par le parlement) qui imposent l’austérité partout en Europe.

Les conséquences de ces politiques sont dramatiques : privatisation des services publics, augmentation du nombre de personnes à la rue ou encore du taux de suicide (+ 40% en Grèce).

En France, des grèves dans plusieurs entreprises (PSA, Air France, SNCF, Fralib, Sanofi…)
apparaissent en réponse aux licenciements massifs, aux attaques patronales contre le droit du travail, aux salaires non-perçus, etc… Cette révolte sociale s’illustre notamment depuis la rentrée 2012 chez PSA Peugeot-Citroën, dont le patron Varin a annoncé le 12 juillet dernier la suppression de 8000 postes dans toute la France (1500 postes à Rennes, sans compter les plus de 3600 emplois dégommés dans les effectifs hors production, dont 1500 dans la recherche et le développement.).

Le gouvernement socialiste, au delà des belles paroles indignées à la télévision, a choisi son camp, celui du patronat : il va même plus loin que l’ancien gouvernement de droite, en accordant davantage de cadeaux fiscaux pour le patronat. Il montre également son vrai visage, celui de la répression : le 9 octobre dernier, en envoyant les CRS contre des centaines d’ouvriers en colère (PSA, Continental, Renault, Fralib…) qui manifestaient au Salon de l’Automobile à Versailles ; le 27 octobre contre les salariés en grève d’Air France ; enfin, il ne faut pas oublier les expulsions et violences policières contre les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes.

Seule une grève générale reconductible pourra faire plier le patronat, qui réduit de jour en jour les travailleurEUSEs à la misère.

Pour une éducation populaire

De plus, le 14 novembre marque également le début d’une semaine de grèves et de mobilisations au niveau mondial, à l’initiative des étudiant.es québécois (qui ont fait reculer le pouvoir en se battant contre la hausse des frais de scolarité de plus de 75% sur 5 ans et pour une université gratuite et accessible à touTEs), et relayée par plus de 110 organisations étudiantes.

Canada, Chili, Italie, Espagne… la révolte étudiante prend forme par des grèves, des blocages et occupations de facs, par des manifestations de masse dans les rues, afin de lutter contre la privatisation des universités et la marchandisation du savoir, et d’exiger un accès à une éducation sans distinction sociale et gratuite.

CertainEs revendiquent plus de moyens de l’Etat versés pour l’éducation, d’autres veulent décider eLLESux-mêmes du système éducatif choisi et autogérer leurs universités et lycées.

A Madagascar, les étudiant.e.s de l’université d’Antananarivo se révoltent contre le non-versement des bourses, qu’ils/elles attendent depuis plus de cinq mois. La répression policière est sanglante, avec de nombreuSESx blesséEs suite aux incursions des flics au sein des locaux de l’université…

D’un point de vue national, les politiques du CROUS contraignent la jeunesse étudiante à galérer davantage d’année en année: augmentation chaque année du prix du ticket RU (entre 0,05 et 0,10 euros par an et un plat qui est supprimé dans le menu étudiant avec le nouveau système de points), restriction drastique de l’accès aux bourses, diminution mensuelle des bourses par étudiant.e (de 50 à 80 euros par mois)… Contrairement à ce que déclarent les réformistes de l’UNEF quant à l’obtention d’un dixième mois de bourse, cette pseudo avancée sociale n’en est pas une, car ce fameux – dixième mois est financé par l’argent récupéré sur les marges des réductions mensuelles.

Il est également important de reprendre la lutte contre la LRU, loi adoptée par la droite et défendue aujourd’hui par les socialistes, et qui est une nouvelle étape dans la privatisation de nos universités. Nous dénonçons aussi les restrictions budgétaires, responsable des difficultés croissantes que nous rencontrons à l’Université de Franche Comté : menaces de fermetures de filières, regroupement de certaines filières entre notre Université et celle de Bourgogne (par exemple en master de Socio, tous les cours du 1er semestre sont à Besançon et ceux du 2e sont à Dijon : les étudiants doivent faire la navette quotidiennement), réduction des heures disciplinaires, insalubrité de certains bâtiments, absence d’infirmerie ou de cafétéria à la fac de lettres…

Nous n’estimons pas comme l’UNEF qu’il suffit d’être élu et d’être à la table des négociations avec les gouvernantEs pour satisfaire nos revendications. Le vrai rapport de force se construit dans la rue et dans nos lieux d’étude, et passe par la mobilisation de masse des étudiants pour exiger de meilleurs conditions de vie et d’étude.

Pour la gratuité scolaire !

La lutte, c’est classe… contre classe !

Rejoignez la manifestation ce 14 novembre
à 11h00 place de la Révolution
Et juste avant, Assemblée Générale à 09h00
à la fac de lettres Amphi Donzelot

Cliquer sur le tract pour le télécharger en format PDF

CNT 25 / AMEB

[Grève générale du 14N] Appel international à l’insurrection

Il y aura une grève générale dans les pays du sud de l’Europe. Les incontrôlables souhaitent la répandre et la rendre globale. Feu et barricades dans les rues, police et patrons en fuite. Voici ce qu’est l’appel.

Dans le contexte actuel, il est inutile d’arrêter de travailler pour une seule journée. L’Etat et les entreprises sont capables de résorber les effets et les rendre dangereux pour les travailleurs qui soutiennent la grève. La seule solution est une grève générale permanente et active. Mais dans ce monde globalisé, la réponse doit être mondiale. Les actes isolés dans un pays n’ont pas d’effets sur l’économie de marché. Des situations similaires dans des centaines de pays autorisent la coordination. Aussi simple que de fixer une date commune le 14-N.

A propos de la grève générale du 14-N

Nous n’avons pas de baguette magique (à moins que vous ayez une). Ce que nous savons, c’est que quelque chose a mal tourné ici.

Quand vous vous réveillez chaque matin avant le lever du soleil pour passer sa vie à trimer pour des boulots mal payés, tenus de se dépêcher pour le calendrier et l’ennui.

Quand vous entendez les professionnels à la télévision parler de la violence, mais en excluant leurs origines, parce qu’ils donnent plus d’importance à quelques fenêtres brisées d’établissements appartenant à des tueurs de multinationales, qu’à la vie de travailleurs acharnés qui tombe d’échafaudages parce que l’employeur a décidé de spéculer avec l’argent qui aurait pu servir à mettre en œuvre des mesures de sécurité dans le travail.

Quand vous allez au supermarché et que vous vous rappelez que les prix ont augmenté de la TVA à nouveau. Quand la publicité à la TV vous donne des désirs vides et des chuchotements à l’oreille que vous n’êtes rien de ne pas avoir le dernier modèle de téléphone mobile, ou la plus grande TV en 3D avec un système audio super sophistiqué.

Quand les politiciens n’accomplissent pas leurs promesses de campagne et vous, tranquillement, en disant aussi «salauds, vous devez exploser». Lorsque tu es aussi malade que nous le sommes. Malade à avaler, au silence, à continuer de faire comme si rien ne se passait.

Nous ne sommes pas les anti-système dont tout le monde parle mais très peu au courant. Nous sommes vos fils, vos frères, vos camarades de classe ou collègues de travail, vos voisin. Nous sommes autant baiséEs que vous, et vous vous sentez tout comprendre, parce que nous souffrons aussi, mais nous sommes déçus par les fausses promesses du capitalisme, car une chose est claire: avec ce système, il n’y a pas d’aube possible. La contre-attaque de classe nécessite la généralisation et de changer une fois pour toutes la crainte en colère, les désirs en actions et les mots en actes.

– Parce que d’une journée de grèves et de manifestations drapeaux aux vents ne changera rien (et il est temps de le comprendre).

– Parce que, quelles que soient nos conditions, le travail salarié nous dégoûte par sa nature et sa définition.

– Parce que les syndicats domestiqués ne sont pas la solution mais une partie du problème, et ne nous représentent pas.

– Parce que la banque nous étrangle avec la complicité des partis politiques qui prétendent parler en notre nom et sont là uniquement pour traiter de l’avenir appauvri de nos vies.

– Parce que nous ne nous soucions pas si la police ait également bouleversé. Elle n’est pas de notre côté et ne le sera jamais. Les policiers sont des ennemis de la classe ouvrière à abattre, et qui travaillent pour garder le panoptique comme des verrous et nous étouffent, et bien sûr, ne méritent pas qu’on leur donne des fleurs.

– Parce que ce n’est pas seulE qu’on va changer le monde. Les illusions social-démocrates ne nous convainquent pas.

– Parce que nous n’avons besoin de personne pour nous dire ce que nous devons faire. Nous allons construire par nous-mêmes les alternatives dont nous avons besoin et que nous voulons, et non nous les imposées. Assemblées, l’horizontalité et action directe contre éluEs, bureaucratie et hiérarchie.

Le 14 Novembre, tous les camarades se rencontreront dans la rue, pour rappeler à ceux qui sont réellement coupables de cette crise (banquiers, des politiciens et qui ne sont pas des immigrés ou des foules chômeurs) qui détient à qui. Laissez barricades et les feux de saboter les illusions du réformisme bourgeois et le syndicalisme collaborationniste et laisser les flammes illuminées le sentiment de révolte que nous portons touTEs dans nos cœurs pour que nos rêves se rendre dans les incendies existant en Grèce, au Chili, au Portugal ou en Italie, dont les signaux de fumée communiquent nos désirs et peut devenir le troisième (et dernière) voies de prolétaires à la société de classes.

Nous avons perdu patience, du temps et de l’avenir. Ne craignons rien.
Agissez par vous-même et organisez-vous comme bon vous semble.

Tant que la misère subsiste, il y aura rébellion.

Traduction du Chat noir émeutier à partir du texte ci-dessous.

Le texte d’appel en anglais (325nostate):

We have no magic bullet (or want one). What we know is that something has gone wrong here. When you wake up every morning before sunrise to let life go on a low-paying gigs, bound to rush, schedule and boredom. When you see on TV professionals of lying talk about violence but shut out its origin, because they give more importance to a few broken windows of establishments owned by multinational killers, that the life of hard workers who falls from scaffolds because the employer has decided to speculate with the money that could have been serve to implement safety measures in the work. When you go to the supermarket and remember that prices have gone up in VAT again. When TV advertising gives you empty desires and whispers in your ear that you are nothing by not having the latest model of mobile phone, or larger TV with 3-D ultra-realistic surround sound system. When politicians do not accomplish their campaign promises and you, quietly, saying also “bastards, you should explode”. When you are so sick as we are. Sick to swallow, to silence, to continue to forward as if nothing is happening.

We are not the anti-system that everyone speaks of but very few knows. We are your sons, your brothers, your classmate or work partner, your neighbor. We are as fucked as you are, and understand everything you feel, because we also suffer it, but we are disenchanted with the false promises of capitalism, because one thing is clear: With this system there is no possible dawn. The class counterattack requires generalization and to change once and for all the fear into anger, desires into actions and words into facts.

– Because one-day strikes and demonstrations of moving flags will not change anything (and it is time to understand).

– Because, whatever its conditions, wage labor disgusts us by its nature and definition.

– Because domesticated labor unions are not the solution but part of the problem, and do not represent us.

– Because banking strangles us with the complicity of political parties who claim to speak in our name and on are only dedicated to deal with our future impoverishing our lives.

– Because we do not care if police are also upset. They are not on our side and will never be. They are the enemy of working class to beat, and who work to keep the panopticon that locks and choking us, and of course, do not deserve to give them flowers.

– Because this is not only going to change by itself. Social-democratic illusions do not convince us.

– Because we do not need anyone to tell us what we must do. We will build by ourselves the alternatives that we need and want, not the imposed. Assemblies, horizontality and direct action against delegationism, bureaucracy and hierarchy.

On November 14, all the comrades meet in the street, to remind to those who are really guilty of this crisis (bankers-politicians, not immigrants or unemployed crowds) who holds to whom. Let barricades and fires sabotage bourgeois illusions of reformism and collaborationist syndicalism and let flames light up the feeling of revolt we all carry in our hearts for our dreams to travel to the existing fires in Greece, Chile, Portugal or Italy, whose smoke signals communicate our desires and can become the third (and final) assault of proletarians to class society.

We have lost patience, time, and future. Only fear last.
Do by yourself and organize as you see fit.

While misery remains there will be rebellion.

En espagnol (La Rebelion de las Palabres): 

Sobre la próxima huelga del 14-N

No tenemos receta mágica (ni la queremos). Lo que sabemos es que aquí falla algo. Cuando te levantas cada mañana antes de salir el sol para ir a dejarte la vida en un curro mal pagado, atadx a prisas, horarios,  aburrimiento. Cuando ves cómo en la tele, trajeadxs profesionales de la mentira hablan de una violencia pero se callan su origen, porque se da más importancia a unos cuantos escaparates rotos de establecimientos propiedad de multinacionales asesinas, que a la vida de un/a currante que se cae del andamio por culpa de que su patrón ha decidido especular con el dinero que podría haber destinado a la seguridad de la obra. Cuando entras al supermercado y los precios te recuerdan que han vuelto a subir el IVA. Cuando la publicidad de la televisión fabrica deseos vacíos y a ti te susurra al oído que no eres nadie por no tener el último modelo de teléfono móvil, o la televisión más grande con 3-D ultra-realista y sonido envolvente dolby-surround. Cuando lxs políticxs no cumplen sus promesas electorales y tú, en voz baja, también dices aquello de « cabronxs, así saltaseis todxs por los aires ». Cuando acabas hartx, porque sabemos que, como nosotrxs, tú también lo estás. Hartx de tragar, de callar, de continuar para delante como si no pasase nada.

No somos esxs anti-sistema de lxs que todo el mundo habla pero a lxs que muy pocxs conocen. Somos tus hijxs, tus hermanxs, tus compañerxs de clase o del trabajo, tus vecinxs. Estamos tan jodidxs como tú, y entendemos todo lo que sientes, porque también lo sentimos, pero nos hemos desencantado de las falsas promesas del capitalismo, ya que una cosa está clara: Con este sistema no hay amanecer posible. El contra-ataque de clase necesita generalizarse y transformar, de una vez, el miedo en ira, los deseos en acciones y las palabras en hechos.

– Porque las huelgas de un día y los paseos con banderitas no van a cambiar absolutamente nada (y va siendo hora de entenderlo).

– Porque independientemente de sus condiciones, el trabajo asalariado nos da asco por naturaleza y definición.

– Porque los sindicatos no son la solución, sino parte del problema, y no nos representan.

– Porque la banca nos ahoga con la complicidad de partidos políticos que dicen hablar en nuestro nombre y sólo trafican con nuestro futuro empobreciendo nuestras vidas.

– Porque NOS DA IGUAL que la policía esté también puteada. No son de lxs nuestrxs, y no lo serán jamás. Son enemigxs de la clase trabajadora y trabajan para mantener el panóptico que nos encierra y asfixia, y por supuesto, no se merecen que les demos flores.

– Porque esto no va a cambiar sólo. Las ilusiones socialdemócratas ya no nos convencen.

– Porque sabemos que no necesitamos a nadie que nos diga lo que tenemos que hacer. Por nosotrxs mismxs podemos construir las alternativas que necesitamos y deseamos. Horizontalidad asamblearia y acción directa frente a delegacionismo, burocracia y jerarquía.

El 14 de noviembre todxs a la calle, para recordar a lxs verdaderxs culpables de esta crisis (lxs políticxs y los bancos, no lxs inmigrantes ni lxs trabajadorxs precarixs ni lxs paradxs) quién mantiene a quien. Que las barricadas y los sabotajes prendan fuego a las ilusiones burguesas del reformismo y el sindicalismo vende-obrerxs y que las llamas iluminen el sentimiento de revuelta que llevamos en nuestros corazones para que nuestros sueños viajen hasta las hogueras ya existentes en Grecia, Chile, Portugal o Italia, cuyas señales de humo comunican nuestros deseos y vuelven posible el tercer (y definitivo) asalto de lxs proletarixs a la sociedad de clases.

Hemos perdido la paciencia, el tiempo, y el futuro. Sólo falta el miedo.

Hazlo tú mismx u organízate como te convenga.

Mientras exista miseria, habrá rebelión.

Dans le même temps, une semaine de mobilisation pour l’éducation au  niveau mondial commence également ce 14 novembre 2012, qui doit duré jusqu’au 22 novembre 2012: blocages et occupations d’établissements scolaires et de facultés, manifs et barricades …