[Lyon] A propos de la pseudo-implantation des JN et identitaires dans le quartier de la Guillotière…

Maîtres chez nous ???

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 3-0

Le quartier de la Guillotière est l’exemple d’un quartier ou vivent ensemble de nombreuses cultures, nationalités et religions.

Tout cela dans une bonne humeur et une coexistence pacifique.

L’antithèse de l’extrême-droite lyonnaise véhiculant lâches violences, fantasmes racistes et apocalyptiques. Plusieurs groupuscules ont tenté d’y produire leurs absurdes théories :

les jeunesses identitaires tenteront le buzz à la guillotière en organisant un apéro « saucisson -pinard ». Motivant leur action sur le témoignage d’un habitant de la Guillotière se plaignant de l’impossibilité d’acheter porc et alcool dans sont quartier.

L’identité du « témoin » se révélera être un responsable identitaire habitant les Monts du Lyonnais.

Plusieurs établissements ont été victimes d’agressions.

Les jeunesses nationalistes, sous la direction du communicatif mais néanmoins très peu sympathique Alexandre Gabriac ont voulu démontrer qu’ils étaient autant, si ce n’est plus bêtes que leurs comparses.

Acte1:

La manif des « sous-chiens »

Les jeunesses nationalistes essaient de démontrer au monde entier que la Guillotière est une zone de non-droit où sont persécutés les ressortissants français de « race blanche » dit « souchiens », ortoghraphié de cette manière, cette expression fait allusion au mot « la souche ».

Devant tant d’inepties, une mobilisation populaire du quartier permettra d’obtenir l’interdiction de la manifestation.

Le fantasme d’une manifestation de plusieurs milliers de sous-chiens en révolte contre le racisme anti-blanc se terminera en un rassemblement de quelques dizaines de personnes à plusieurs kilomètres de l’endroit initialement prévu (gare de la Part-Dieu). Yvan Benedetti éructera un semblant de discours sous la protection de la police puis au cris d’un fantasmagorique « maîtres chez nous » prendra la direction du commissariat.


Alexandre Gabriac qui quelques jours auparavant exhortait ses troupes à participer à la manifestation coûte que coûte brillera par son absence.

Quelques partisans de JN non informés par leurs chefs du changement de plan auront l’occasion de « débattre » avec des habitants de La Guillotière sur le bien-fondé du racisme.

Guillotière vs jeunesse nationaliste : 1-0

Acte 2:

La maison bleue

Depuis de nombreuses années le groupe « mère » (Oeuvre française) des jeunesses nationalistes possédait un local au 16 rue de Marseille dans le quartier de la Guillotière.

Pendant une quinzaine d’années le local a vécu très discrètement.

Puis est arrivé Alexandre Gabriac à Lyon. Conscient de son rôle de grand führer de l’extrême-droite lyonnaise, celui-ci y organisa des réunions avec tout le gratin de l’extrême-droite locale.

L’opération Lyon main-propre rendra ces informations publiques.

Ces faits ne manqueront pas d’attirer l’attention des habitants du quartier.

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Suite à cela les « maître chez-nous » ne trouveront d’autre solution que de condamner l’entrée de leur propre local.

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Finalement, en novembre-décembre 2012 le local sera victime d’un malencontreux incendie.

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Arnaques à l’assurance ou colère populaire, la question n’est pas éclaircie à ce jour mais ce qui est certain, c’est que depuis plus de 6 mois ce local est laissé à l’abandon par ses propriétaires …

Guillotière vs jeunesses nationalistes : 2-0

Acte 3:

le mariage gay

Dans le contexte des campagnes homophobes contre le mariage gay et pour (tenter de) prouver que les JN sont les plus virulents, ces derniers tentent d’organiser l’occupation du local du Parti Socialiste afin de protester contre le mariage pour tous et la « re-pénalisation de la sodomie ».

Trouvant les portes du parti socialiste fermées (Cours de la Liberté), ils seront rapidement isolés d’un grand nombre d’habitants du quartier accouru sur les lieux par la police.

Certaines personnes du quartier demanderont aux forces de l’ordre de leur laisser régler le problème. Un habitant joignant le geste à la parole réussira à passer le barrage des forces de l’ordre afin de gifler M. Benedetti.

Ces derniers règleront la situation en interpellant Mr gabriac, Benedetti, Colombet ainsi que 6 de leurs comparses en les conduisant au commissariat, loin de la Guillotière.

Témoignage d’un riverain ici

Guillotière vs jeunesse nationaliste: 3-0

La stratégie des JN serait-elle de se mettre des coups de marteaux sur la tête afin de pouvoir se plaindre d’avoir des bosses sur le crâne ?

C’est bien là leurs problèmes et ce qui est sûr c’est que :

La seule chose qui ne puisse trouver sa place à La Guillotière c’est le racisme. 

Reçu par mail, 21/04/2013

[Nantes] Riposte antifasciste face aux homophobes et réacs’ (18 et 20 avril 2013) : soutien au camarade arrêté lundi 22/04 à 14h devant le tribunal

Bref retour sur la manifestation contre l’homophobie du samedi 20 avril :

Après un rassemblement insitutionnel place Royale, réunissant plus de 1500 personnes, des révolté-e-s ont décidé qu’il ne fallait pas en rester là. Ne plus laisser la rue aux fachos. Une manifestation sauvage rassemblant entre 100 et 200 personnes a déambulé dans le centre ville en criant des slogans antifascistes et contre l’homophobie.

De nombreux-euses passant-e-s ont applaudi le cortège.

Après un passage devant la cathédrale, le cortège est reparti vers Bouffay sans croiser de nervis d’extrême droite.

Fachos, hors de nos vi(ll)es ! Vous n’êtes pas les bienvenus à Nantes.

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A suivre…

Source: compte facebook de Nantes Révoltée

Voir le compte-rendu de la mobilisation antifasciste qui a eu lieu à Nantes dans la soirée de jeudi 18 avril 2013:  18 avril : la police nantaise attaque la manifestation contre l’homophobie

 De plus, un camarade a été arrêté par les flics lors de cette même mobilisation: il passe au tribunal lundi 22/04/2013 à 14h00 

[Manifs réactionnaires et homophobes] Pour une riposte antifasciste immédiate !

! NO PASARAN !

Pour une riposte antifasciste immédiate

Les violences homophobes se multiplient, la coordination des mouvances fascistes se renforce, les manifestations de masse réactionnaires approuvent et appellent à la guerre civile. A cela une seule réponse possible : stoppons l’ennemi fasciste !

Depuis l’automne 2010, le mouvement social ne se relève pas en France, subissant les compromis des centrales syndicales avec le PS au pouvoir, et la répression médiatique et policière instantanée au moindre soubresaut populaire. Remplissant sa fonction historique comme cela est le cas en Italie, au Portugal, en Espagne et en Grèce, le PS collabore avec le Capital pour nous imposer leur crise par de violentes offensives patronales. Ceux de PSA, de Goodyear et de ArcelorMittal en sont parmi les premières victimes, se défendent de manière dispersée et isolée, face à l’austérité à grande échelle qui menace. Crève, ou crève : voilà leur message pour notre avenir proche et à terme. Tandis que des ministres crapules cachent des comptes secrets en Suisse et ailleurs de plusieurs dizaines de millions d’euros !

Qui plus est, la seule dynamique sociale qui s’anime en ce printemps 2013 est une dynamique fasciste. Depuis des décennies, nous n’avions pas connu une telle connivence et coordination, politique et de terrain, entre toutes les forces d’extrême-droite existantes, qui parviennent aujourd’hui à créer un mouvement social-fasciste commun et ascendant. Du prétexte réactionnaire de départ contre l’égalité des droits et le mariage homosexuel, les forces fascistes et identitaires se sont rassemblées pour prendre l’avantage et mener actions et manifestations de masse. Ils parviennent actuellement à élargir leur champ d’action en posant la question du chômage et de la crise, pouvant permettre d’ouvrir les portes au fascisme. De Lyon à Paris, de Nancy à Marseille, nous subissons toujours davantage les coups répétés des groupes nazis à l’encontre de camarades antifas, des roms, d’homosexuels et des personnes d’origine immigrée. Les groupes fascistes multiplient actions de ratonnade et menaces permanentes en une terreur de rue contre tous ceux qui n’appartiennent pas à leur monde consanguin. Comme il y a toujours eu, mais cette fois soutenus et appuyés par un mouvement de masse de défense de la bourgeoisie. Car le fascisme est aussi un mouvement de masse, de la masse ennemie.

Ils en appellent maintenant au sang et à la guerre civile. Qu’ils sachent que la guerre civile, nous y sommes déjà et que nous répondrons au sang par le sang.

L’heure est à la riposte. Empêchons les fascistes d’occuper la rue, harcelons leurs modes d’implantation, ne les laissons pas faire loi. Nous sommes la vie, nous sommes légion, nous sommes partout. Si nous faisons l’erreur de sous-estimer la menace fasciste aujourd’hui, nous subirons rapidement un écrasement équivalent à celui quesubissent nos amis de Grèce.

Nous gardons en tête que l’ennemi fasciste demeure l’allié privilégié de l’Etat et du Capital, qu’il n’y a à traiter avec eux que par une ligne de front. Nous devons rester déterminés, organiser des Comités d’autodéfense sociale et antifasciste dans chaque ville et dans chaque quartier. Ne leur laisser aucune marge d’action ni aucun répit. Car derrière le combat contre le fascisme se tient toujours le combat frontal contre le capitalisme et ses structures d’exploitation, de domination et de répression.

Bloquons les convois de militants fascistes partant en bus des provinces pour se rendre à Paris lors des manifestations réactionnaires de masse. Reprenons la rue, non plus pour l’égalité des droits, mais contre l’avènement en force du fascisme.

Ils nous déclarent la guerre : la solidarité sera notre arme, la détermination notre force.

Réseaux Communistes Libertaires Autonomes/ groupes Nancy-Paris-Lyon-Strasbourg.

Le texte en fichier PDF

Reçu par mail, 20 avril 2013

[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013

Ce samedi 23 mars, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Besançon pour dénoncer les récentes agressions racistes et fascistes commises par des néo-nazis au centre de la ville.

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Appelée entre autres par le Collectif Antifasciste de Besançon, la CNT, l’AMEB, l’Initiative Communiste-Ouvrière et SOS Racisme ainsi que par de nombreuses personnes non-organisées et révoltées par les agissements de nostalgiques de la terreur fasciste, la manifestation est partie place de la Révolution. Après avoir traversé les rues du centre-ville, la manifestation s’est dirigée vers la Porte Rivotte où des agressions ont récemment eu lieu.

Malgré les provocations de quelques nazillons, très vite protégés par les CRS, la manifestation s’est déroulée normalement sous les slogans antiracistes et antifascistes.

En fin de manifestations, un militant du Collectif Antifasciste de Besançon a pris la parole pour rappeler les différentes agressions commises ces derniers mois par des néo-nazis à Besançon. Un militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière est intervenu pour dire que dans le contexte de la crise, du chômage et de l’austérité, l’extrême-droite, mais aussi Sarkozy hier ou Valls aujourd’hui tentaient de diviser les travailleurs en stigmatisant les immigrés, les Arabes ou les Rroms, et qu’il était nécessaire de travailler à l’unité dans nos entreprises et nos quartiers face au racisme, aux licenciements et à la misère.

La suite du compte-rendu de cette manif sur Solidarité Ouvrière

Besançon : Rassemblement anti-raciste et anti-fasciste

Le collectif anti-fasciste de Besançon organisait une manifestation dans la rue. Selon l’association, 6 agressions néonazis auraient été perpétrées depuis le début de l’année.

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Ici, des clients frappés et gazés à la terrasse d’un café. Là, un jeune agressé dans la rue. Là encore une agression au cours d’un concert. Pour le collectif anti-fasciste de Besançon, pas de doute. Des groupuscules néonazis se sont installés dans la capitale Comtoise. Pour dénoncer ces faits, le collectif a organisé une manifestation, ce samedi après-midi.

Entre 200 et 400 personnes ont défilé dans la rue.

Voir la vidéo

Leur presse locale – Fr3 F-C, 24/03/2013 à 09h26

Manifestation sous tension

Une quinzaine d’individus sont venus faire de la provocation, hier, face au cortège antifasciste.

Sans tomber dans la dramatisation, beaucoup craignaient le terme de la manifestation antifasciste, hier rue Rivotte ; là où a eu lieu le gazage d’une dizaine de clients d’un bar en février dernier.

Finalement hier, c’est à hauteur de la rue de la bibliothèque le cortège est monté en pression lorsqu’une dizaine d’individus, encagoulés pour certains, sont venus se livrer à des actes de provocation qui auraient pu vite dégénérer si la police n’était intervenue très rapidement pour cloisonner les deux camps et disperser les éléments perturbateurs. Par sécurité, des renforts ont d’ailleurs aussitôt été demandés. Et c’est accompagnés de policiers solidement casqués et harnachés que les manifestants partis de la place de la Révolution ont pu terminer leur parcours porte Rivotte après être passés par la place Saint-Pierre, la place des Droits de l’homme et la place Grandvelle.

Une montée en puissance inquiétante

Pour le coup, les organisateurs du collectif antifasciste bisontin (CAB) ne pouvaient trouver meilleure démonstration des dangers qu’ils entendent aujourd’hui dénoncer en décidant de poser le problème ouvertement sur la place publique afin de faire réagir l’opinion et les autorités.

Ce qui les inquiète, c’est la montée en puissance des actes de violence de groupuscules se revendiquant ouvertement de l’idéologie d’extrême-droite. Quand il ne s’agit pas de théories nazies ou négationnistes avec vente de matériel sur le web.

Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Werwolf sequania. Leur nom est connu. Leurs agressions aussi. Depuis début janvier, on en dénombre au moins six. Et certaines sont même filmées et diffusées sur internet. Hier, ils étaient deux cents selon la police, plus de quatre cents selon les organisateurs à être descendus dans la rue pour dire « non ».

Si les heurts ont pu être évités, deux individus ont en revanche été interpellés munis de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Ils devront répondre prochainement de leurs actes devant le parquet.

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Leur presse locale – L’EstRépu, 24/03/2013 à 08h50

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A Chartres de Bretagne contre une réunion des identitaires:

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne.

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne. Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Leur presse – LeTélégramme.fr, 24/03/2013

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A St-Etienne contre la venue de LePen:

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Etienne.

Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

a0e7183ee0af33351ebc5ee61503032b_800_533. af65d7f179de10f8b3f318e04837155f_440_293.Leur presse – Zoom d’ici via Solidarité Ouvrière, 23/03/2013

[Lyon] 3000 personnes dans la rue contre le fascisme – 16 février 2013

Face à la rue, l’extrême droite lyonnaise ouvre ses portes

Entre 1 800 et 3 000 manifestants se sont mobilisés ce samedi 16 février pour demander la fermeture du local des identitaires dans le Vieux Lyon. Dans le même temps, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes et les nationalistes invitaient l’extrême droite européenne pour un banquet dans les Monts d’Or. Ambiance.

Dès 14 heures, les premiers manifestants envahissent la place des Terreaux. On repère déjà les drapeaux rouges du Front de gauche, du Parti communiste français ou de la CGT. Derrière une banderole « antifascistes », des jeunes en capuches et cagoules noires attirent l’objectif des photographes. En ce samedi 16 février, ils sont 1800 selon la police et 3000 selon les organisateurs, à avoir répondu à l’appel du collectif de vigilance contre l’extrême droite, qui regroupe organisations de gauche et d’extrême gauche.

Tous demandent la fermeture du local des identitaires, « La Traboule », situé au coeur du Vieux Lyon depuis 2010. Pour l’occasion, Katherine Legay, conseillère municipale communiste à Lyon, a revêtu l’écharpe tricolore. « Lyon est en train de devenir un laboratoire de l’extrême droite« , déplore l’élue. « Je suis dans le 5e arrondissement, et il y a un climat d’agressions qui s’installe dans le Vieux Lyon à proximité du local des identitaires« , ajoute Katherine Legay.

« Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades ! »

A 15 heures, les manifestants prennent le chemin du Vieux Lyon.  Parmi les slogans, on entend « Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades« . Sur les quais de Saône, des dizaines de camionnettes de CRS sont alignées, près de 300 policiers ont été mobilisés pour la manifestation. Après les colonnes du Palais de justice, les fumigènes s’allument et les esprits s’échauffent timidement. Car cent mètres plus haut, sur les marches de la montée du Change, une cinquantaine d’identitaires ont sorti les drapeaux lyonnais et haranguent les manifestants. Face à une dizaine de CRS, au milieu entre les deux camps, quelques jeunes antifas, en nombre marginal, ont emporté des battes de base-ball. Mais le cortège repart, bon enfant, jusqu’aux Terreaux. Les chants reprennent : C’est pas les sans-papiers. C’est pas les immigrés. C’est les identitaires qu’il faut virer ! »

Au coeur de la Traboule

Au 5 rue, montée du Change. Prenant à contre-pied le collectif de vigilance contre l’extrême droite, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes. Dans la Traboule », un local de 80m², une cinquantaine de jeunes boivent des bières dans des gobelets en plastique. Dans la pièce principale, on repère un bar, un punching-ball et des affiches jaunes et noires « génération identitaire », qui rappellent le coup de la mosquée de Poitiers. Dans une deuxième salle, plus petite, est disposé un canapé, un écran plat et une petite bibliothèque. « On fait des soirées et des conférences, comme la prochaine avec Robert Ménard« , explique Arnaud Delrieux, l’un des porte-parole des identitaires.

« On a eu une inspection de la préfecture, on n’est dans notre droit« , affirme Pierre Robesson, autre cadre identitaire, face aux menaces de fermeture de la Traboule. Les identitaires nient toute violence en provenance du local et expliquent n’avoir jamais eu aucuns contrôles de la police. Plusieurs agressions sont pourtant intervenues près de la Traboule entre 2010 et 2012. Après la marche des cochons en 2011, des commerces avaient été saccagés en soirée. « Mais c’est la même chose lors des manifs étudiantes ou de la CGT ! Nous ne sommes pas responsables« , se défend un identitaire, non sans ambiguïtés. Presque aucunes filles ne sont présentes à la Traboule en cette journée portes ouvertes, où il est impossible de filmer. « Une autre fois« , explique Arnaud Delrieux, qui propose une bière au journaliste, et invite, tout sourire, les membres du collectif de vigilance à débattre dans le local. « Ils ne sont pas venus. Alors qui sont les plus ouverts ?« , s’amuse Pierre Robesson.

Alexandre Gabriac : « Solidaire des identitaires »

Dans le même temps, 350 nationalistes, selon les organisateurs, se sont donné rendez-vous dans les Monts d’Or pour le Forum de la nation. Après l’incendie du premier lieu où devait se tenir le banquet nationaliste, à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, les organisateurs ont préféré la jouer discret. « C’est quelque part sur Terre, en France, et peut-être en région lyonnaise« , s’amuse Yvan Benedetti, président du mouvement pétainiste de l’Oeuvre française, et organisateur de l’évènement. Des nationalistes radicaux de toute l’Europe auraient fait le déplacement : NPD (Allemagne), Casapound (Italie), Genève non conforme (Suisse) ou Phalanges espagnoles (Espagne). Chef des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac gardait tout de même un oeil rivé sur Lyon et la manifestation. « Je suis aujourd’hui solidaire des identitaires comme tous les mouvements qui sont persécutés« , confie le conseiller régional, exclu du FN pour salut nazi.

Leur presse – Lyon Capitale.fr (Mathieu Martiniere), 16/02/2013

Les antifascistes défilent à Saint-Jean

Les antifascistes ont défilé,  samedi 16 février, dans les rues de Lyon pour exiger la fermeture du local La Traboule, tenu par le mouvement du Bloc Identitaire. L’appel a été lancé par le Collectif de Vigilance 69, qui pointe du doigt les violences survenues dans le quartier, et dénonce une tentative d’appropriation du Vieux-Lyon par les mouvances d’extrême-droite.

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Près de 3000 personnes, selon les organisateurs, ont pris le départ de la place des Terreaux pour défiler ensuite dans le Vieux Lyon, près de l’église St-Jean. Sur la passerelle du palais de justice et depuis les hauteurs de St-Jean, des skinheads et militants nationalistes sont venus provoquer la foule.

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Leur presse – Rue89 Lyon, 16/02/2013 à 18h53

[Lyon] Manif antifa contre l’implantation des identitaires – 16 février 2013

Ensemble, fermons le local fasciste la Traboule !

Depuis maintenant près de trois ans, le collectif 69 de vigilance intervient auprès de la population lyonnaise et du Vieux Lyon pour alerter du danger que constitue l’implantation du groupe d’extrême-droite des identitaires et de leur local La Traboule situé au 5 montée du Change 69005 Lyon. Pour exiger sa fermeture, le collectif appelle à une manifestation massive et populaire le samedi 16 février à 14h place des Terreaux.

Ensemble, Fermons le local fasciste la Traboule !

Depuis main­te­nant près de trois ans, le Collectif 69 de Vigilance ne cesse d’inter­ve­nir auprès de la popu­la­tion lyon­naise et notam­ment celle du vieux Lyon, pour aler­ter du danger que repré­sente l’implan­ta­tion du groupe d’extrême-droite « les iden­ti­tai­res » et de son local « La Traboule » (situé au 5 montée du Change, 69005 Lyon).

Les iden­ti­tai­res, un fas­cisme assumé

Cette mou­vance issue du Bloc Identitaire (anciens d’Unité Radicale : orga­ni­sa­tion dis­soute en 2002 par décret pour cause d’idéo­lo­gie raciste, dis­cri­mi­na­toire, anti­sé­mite et encou­ra­geant à la haine et la vio­lence) a basé sa visi­bi­lité sur des actions sym­bo­li­ques et média­ti­ques, et sur une pré­sence accrue sur le net. Leurs cibles pré­fé­ren­tiel­les : l’Islam et par là-même les musul­mans, l’immi­gra­tion, les orga­ni­sa­tions de gauche (res­pon­sa­ble de la soi-disant inva­sion des musul­mans en France). Pour eux, tout mélange cultu­rel est voué à l’échec, mais leur éthno-dif­fé­ren­cia­lisme n’est qu’un racisme cultu­rel déguisé : leur credo reste de défen­dre une Europe blan­che et chré­tienne.

Un local en plein centre ville !

En s’implan­tant dans le quar­tier de Saint-Jean par l’ouver­ture de son local «La Traboule», les iden­ti­tai­res sou­hai­tent faire de ce quar­tier his­to­ri­que un bas­tion et créer un climat de peur envers celles et ceux qui rejet­tent toute idée de haine, de dis­cri­mi­na­tion. Ils ont créé de mul­ti­ples asso­cia­tions pour élargir leur champ d’action et ainsi mas­quer leur iden­tité : Génération Identitaire, La Traboule, Les Petits Lyonnais, Solidarité Kosovo, Lugdunum Torgnole, Le Cercle de Précy…

Un dis­cours policé se tra­dui­sant par une vio­lence phy­si­que sur le ter­rain

Se défen­dant de toute vio­lence et prô­nant une image irré­pro­cha­ble, les iden­ti­tai­res essaient de faire croire qu’aucun fait de vio­lence ne peut leur être repro­ché ; la réa­lité est bien dif­fé­rente. Tout le monde se sou­vient de la Marche des Cochons et de ses inci­dents. Depuis leur ins­tal­la­tion, des agres­sions se pro­dui­sent sou­vent dans le quar­tier contre des per­son­nes ne res­sem­blant pas à leur idéal blanc et chré­tien ; des pres­sions sur des bars ou res­tau­rants voi­sins exis­tent…

Mais sur­tout, les iden­ti­tai­res et leur local ont été direc­te­ment impli­qués dans une agres­sion : un mili­tant anti­fas­ciste fut lynché par une quin­zaine mili­tants iden­ti­tai­res armés sor­tant de la Traboule. Le secré­taire des « Petits Lyonnais » a été lour­de­ment condamné (15 mois de prison dont 10 avec sursis !) pour sa par­ti­ci­pa­tion à cette agres­sion.

Mais, alors qu’à Toulouse une grave agression avait conduit à la fermeture du local des identitaires, à Lyon, la Traboule est encore ouverte !

Comment réus­sir à fermer ce local ?

Une mobi­li­sa­tion popu­laire mas­sive est néces­saire pour appuyer la demande de fer­me­ture de ce local et réduire enfin l’influence des iden­ti­tai­res sur le quar­tier. La dis­pa­ri­tion de leur local don­ne­rait pour sûr un coup d’arrêt à leur projet d’appro­pria­tion du Vieux Lyon.

Alors soyons nom­breux-ses le samedi 16 février pour : 

  •  Exiger la fer­me­ture de la Traboule 
  • Dénon­cer les vio­len­ces dans le quar­tier où est situé ce local 
  •  affir­mer haut et fort, avec force et bonne humeur que les grou­pus­cu­les fas­cis­tes et néo-nazis ne pour­ront pros­pé­rer à Lyon !!

CV69 : Attac, CCRASS, CGA, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, CNT, COVRA, EELV, Fédération Rhone-Alpes des MJC, PCF, PG, GU, GA, Alternatifs, FASE, CA, FSU, HES, JEL, LDH, Planning Familial, MRAP, NPA, PS, Ras l’Front, RESF, Résistance Citoyenne, SOS Racisme, Sud Education, Union Syndicale Solidaires, UJFP, Les Voraces…

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Toutes les infos sur le blog du Collectif Vigilance 69

[Besançon] Un lycéen insulté de « sale bougnoule » et poursuivis par deux néo-nazis d’une trentaine d’année armés d’un couteau – 5 février 2013

Ce matin (05/02/2013) un jeune attendait le bus à son arrêt de bus (vers le lycée montjoux) quand tout à coup deux néo-nazis crânes rasés d’une trentaine d’année l’insultèrent de « sale bougnoule ».

Le jeune homme asséna deux coups de poing à l’un de ces agresseurs. Celui-ci riposta en sortant un couteau et en lui courant après.

Avec de la chance, il réussi à échapper à ses agresseurs sans égratignures.

Stop aux agressions fascistes à Besançon et partout ailleurs!!

No pasaran!!!!

Via Facebook, 05/02/2013

[Besançon] Agression néo-nazie lors du concert de Prince Ringard au bar Ze Muzic All – Soirée du 25 janvier 2013

Un témoignage à propos de l’agression fasciste de vendredi soir (25/01/2013) publié sur le mur facebook de Bison Teint:

« Ce soir du vendredi 25 janvier 2013, j’offrais à ma fille, 5 ans et demi, son premier concert avec papa, dans le Ze Muzic All à Besançon avec Prince Ringard, chanteur populaire et femme orchestre.

Tout se passe super bien, elle dance avec un copain plus jeune, le public est hétéroclite, jeune comme moins jeune écoute le concert qui débute à 20h, tout en chantant la reprise de Léo Ferré, « les anarchistes » pour se terminer sous les applaudissements de tout le public vers 21h30.

Elle est heureuse de sa soirée, avec tous les amiEs qui la chatouillent, la papouillent, lui offrent des sirops et vie une soirée privilégié avec son papa dans une période difficile après l’opération de sa soeur, me demande de partir car elle est fatiguée. C’est alors qu’au moment de partir, une personne entre en furie dans le bar, paniquée, en criant « des nazis, y a des nazis, ils gazent tout le monde dehors », ma réaction a été simple, j’ai pris ma fille et me suis réfugié au fond du bar, afin de pouvoir l’isoler s’il y avait un débordement. Heureusement ils sont partis plus vite qu’ils sont arrivés.

Qui sont ces représentants du front national, de la troisième voie, du bloc identitaire, des nationalistes, des national socialiste, … qui débarquent sur un concert et gazent les gens gratuitement, acte recherchant certainement la gloire auprès de leur camarade idéologique, au risque de blesser gravement quelqu’un, car il va sans nul doute, que si il n’y avait eu personne devant l’entrée, ils auraient gazé à l’intérieur du bar, or les gazes peuvent être mortel pour un enfant. Qu’ont t’ils obtenu, une gloriole absurde, il serrai d’ailleurs étonnant de les voir revendiquer leur acte publiquement, le courage politique n’étant pas leur apanage habituel.

Témoignage de plus sur les exactions de ces bas du fronts à Besançon, nombreuses vidéos et photos montrent ces personnages tenir le pavé, inquiétante descente aux enfers de cette ville qui perd l’auréole si magnifique à une époque.

Bref, j’ai eu peur, très peur, ma fille c’est posée beaucoup de questions, mais tout va bien, sauf l’envie de me promener à Besançon. »

BESANÇON : AGRESSION NÉONAZIE À LA PORTE D’UN CAFÉ-CONCERT

Besançon. « Une nuée de moineaux. Ils sont repartis comme ils sont arrivés, d’un pas rapide et ont gazé tout le monde sans dire un mot… Enfin si, ils ont lâché : ici on est chez nous » témoigne Sandra Rué, la gérante de « Ze music all », un café-concert ouvert depuis l’automne et situé 18, rue Rivotte.

Elle était au bar lorsque la dizaine d’individus « crâne rasé, bombers » soit la tenue du parfait petit néonazi ont débarqué « au moment où un client sortait pour aller fumer une cigarette. En tout, il y avait une demi-douzaine de personnes dehors. J’ai vu un nuage de gaz entrer dans le café en même temps que quelqu’un hurlait,

« les nazis, les nazis, ils nous gazent. J’ai sauté par au-dessus du comptoir… »

Les agresseurs s’enfuyaient déjà.

«Je les ai interpellés et l’un m’a dit sans se retourner on reviendra avec des cocktails Molotov.»

Vendredi soir, le café accueillait un concert de Prince ringard.

«Apparemment il y a un problème. Ce matin j’ai croisé un jeune du quartier qui était blessé au visage. Il m’a dit qu’il venait d’être agressé par le même genre de crânes rasés.»

En juin dernier, le collectif antifasciste de Besançon a publié sur son blog « fafwatch » (sic!) deux vidéos mises sur YouTube par des membres de la mouvance néonazie locale, dans lesquels ont voit un groupe identique s’en prendre très violemment à des personnes, à une terrasse de bar et au niveau du pont Denfert-Rochereau. Ces exactions qui n’ont pas donné suite à une plainte s’étaient apparemment produites vers le mois d’avril.

La révélation par le collectif antifasciste d’une enquête assez fouillée sur les possibles connexions des auteurs de ces violences a, par contre, elle, engendré une plainte actuellement en cours d’instruction par le commissariat de Besançon.

Leur presse locale – L’Est Répugnant (Fred JIMENEZ), 26/01/2013 à 15h53

Quelques précisions à propos de l’article de presse reproduit ci-dessous:

Le journaleux n’hésite pas à affirmer, sans vérifier ces sources (comme d’hab!), que fafwatch f-c et le Collectif Antifasciste de Besançon ne font qu’un….

Concernant le choix des personnes de ne pas porter plainte, c’est normal, vu que les fafs jouissent d’une impunité de la part de la police. Ce n’est pas ici qu’on ira pleurer à propos la collaboration entre crânes rasés et uniformes. D’après de nombreuses sources, le centre-ville grouillait de keufs hier soir (25/01/2013), or l’article ci-dessus précise qu’une autre personne s’est fait agressée dans Besançon…  

Mise à jour 28/01/2013 à 09h00:

La personne agressée en marge du concert durant la soirée aurait reçu des coups de couteaux au visage. De plus, de nombreuses sources ont confirmé une autre agression des fachos sur un adolescent dans le quartier Rivotte le lendemain matin (26/01/2013). Ce que l’on peut dire, c’est qu’il avait la gueule en sang. Il est plus que probable que les néo-nazis aient plein pied dans le quartier Rivotte, et qu'(au moins) un des nervis fascistes y habite. 

Donc prudence à vous, faites tournez l’info, et organisons la riposte.

N’hésitez pas à envoyer vos témoignages à l’adresse mail lechatnoiremeutier[AT]riseup[point]net

No Pasaran !

[Grèce] Appel à la solidarité antifasciste internationale – Athènes, 19 janvier 2013

Un appel à la solidarité internationale

Nous appelons les antifascistes qui ont été alertés par la montée d’Aube Dorée et des néo-nazis et ceux qui sont dans la solidarité avec le peuple grec. Notre appel à la solidarité internationale est aujourd’hui devenu celui pour un mouvement international antifasciste.

Des manifestations devant les ambassades et consulats grecs sont maintenant organisés à Londres (Royaume-Uni), Dublin et Derry (Irlande), Barcelone et Ossona (Catalunya), Lyon (France), Tampere (Finlande), Chicago et New York (États-Unis) et des nouvelles d’initiatives dans d’autres pays sont reluisantes.

Nous demandons plus de manifestations en solidarité avec le mouvement antifasciste grec, qui se prépare à une grande manifestation de force sur la place Syntagma, le 19 Janvier. Ce n’est pas seulement une affaire internationale, il fait partie d’un effort concerté visant à construire un mouvement qui va cibler le fascisme et le racisme en hausse en Europe et dans le monde entier.

Nous vous demandons:

  1. De nous contacter et nous donner les détails de vos activités sur la journée, grâce à facebook, twitter ou par courriel: antiracismfascism@yahoo.gr
  2. Pour nous envoyer des photos et des vidéos de soutien, affiches, en indiquant votre solidarité.
  3. Pour nous envoyer des déclarations de soutien qui seront lues à partir de la plate-forme le jour de la manif et concert à la place Syntagma.
  4. De prendre des photos de vos événements/actions de solidarité et de nous les envoyer, afin de faire connaître la taille et l’ampleur de notre mouvement.

Dans le cas où les gens se déplacent à Athènes pour se joindre à nous pour la journée, nous serions reconnaissants si vous pouviez nous contacter. Nous ne pouvons pas fournir de facilités, nous sommes déjà débordés de l’activité, mais il y aura une réunion informelle des invités internationaux, le vendredi soir, la veille de la manif. Et nous voulons que la présence internationale soit aussi organisée que possible à la manifestation elle-même.

Si vous avez d’autres idées sur la façon d’aider, n’hésitez pas à nous contacter afin de coordonner nos activités. Le mouvement antifasciste grec est à la tête d’une grande confrontation avec ce qui semble être le soulèvement le plus dangereux de l’extrême-droite néo-nazie depuis des décennies. Nous demandons à nos amis de se lever et de se compter pour le 19 Janvier.

En toute solidarité,

Le comité d’organisation du « 19 Janvier – Athènes ville antifasciste »

Traduit de l’anglais (AthensAntifa19jan, 9 janvier 2013) par un camarade (transmis par mail, 14/01/2013)

Ci-dessous la liste des ambassades et consulats grecs partout en France:

A Paris :

  • Ambassade – Adresse : 17, rue Auguste-Vacquerie 75116 Paris; Tél :  01.47.23.72.28; Fax : 01.47.23.73.85; Courriel : mfapar@wanadoo.fr
  • Bureau consulaire – Adresse : 23, rue Galilée; 75116 Paris; Tél : 01.47.23.72.23/01.47.20.40.64; Fax : 01.47.20.70.28; Courriel : congre1@noos.fr

A Ajaccio:

  • Consulat honoraire – Adresse : Rue du Docteur Petrolacci 20130 Garges; Tél : 04.95.21.91.37; Fax : 04.95.26.43.60

A Bordeaux:

  • Consulat honoraire – Adresse : 95, rue Ducau; 33000 Bordeaux; Tél 05.57.87.04.76; Fax : 05.57.87.04.76; Courriel : consulgrecebordeaux@yahoo.fr

A Cherbourg:

  • Consulat honoraire – Adresse : 104, rue Emmanuel Liais B.P.629 50106 Cherbourg Cedex; Tél :  02.33.10.02.02; Fax : 02.33.10.02.03

A Grenoble:

Au Havre:

  • Consulat honoraire – Adresse: 28, rue du Général de Gaulle 76310 Sainte-Adresse; Tél :  02.35.46.28.92 ; Fax : 02.35.46.73.16

A Lille:

  • Consulat honoraire – Adresse: 21 rue Jules Ferry 59370 Mons-en-Baroeul; Tél : 03.20.33.46.25/03.20.33.28.92; Fax : 03.20.33.28.92; Courriel : consulatgrecelille@yahoo.fr

A Lyon:

  • Consulat honoraire – Adresse: 7, rue Barreme 69006 Lyon; Tél :  04.78.89.46.69  /  04.78.89.22.50; Fax : 04.78.93.37.17

A Nantes:

  • Consulat honoraire – Adresse: 22 rue Kervégan 44000 Nantes; Tél: 02.40.98.20.41; Fax : 02.40.98.20.41; Courriel : consulatdegrecenantes@yahoo.fr

A St-Etienne:

  • Consulat honoraire – Adresse: 15, rue de la Paix 42000 Saint-Etienne; Tél: 04.77.32.41.66; Fax : 04.77.41.47.17

A Strasbourg:

  • Consulat honoraire – Adresse: 49 avenue des Vosges 67000 Strasbourg; Tél: 03.88.35.40.24; Fax : 03.88.25.05.24

A Marseille:

  • Consulat général – Adresse: 38, rue Grignan 13001 Marseille; Tél :  04.91.33.08.69; Fax : 04.91.54.08.31; Courriel : cons.g.gr.mars@wanadoo.fr

A Nice:

  • Consulat général honoraire – Adresse: 2, avenue Desambrois 06000 Nice; Tél : 04.93.85.41.40/04.93.37.85.69; Fax : 09.51.00.60.49

A Calais:

  • Vice-Consulat honoraire – Adresse: 12 boulevard des alliés – B.P 817 62225 Calais Cédex; Tél :  03.21.97.27.00; Fax : 03.21.97.41.59

[Lyon] Témoignage d’un camarade suite à de nouvelles agressions fascistes – 16 décembre 2012

Recrudescence des agressions fascistes sur Lyon

Trois nouvelles agressions en moins d’un mois sur Lyon et ses alentours (sans compter toutes celles qui restent sous silence) dont celle d’un militant sur les pentes…

Communiqué de presse du CV69:

Nouvelle recrudescence des agressions fascistes sur Lyon

Les agres­sions liées aux divers grou­pus­cu­les d’extrême-droite lyon­nais repren­nent mal­heu­reu­se­ment sur Lyon. 

Après l’agres­sion lors de la marche homo­phobe du 17 novem­bre der­nier ; la condam­na­tion d’un iden­ti­taire (secré­taire de l’orga­ni­sa­tion de la marche du 8 décem­bre) le 12 novem­bre ; de nou­vel­les agres­sions à carac­tère raciste, sur des mili­tants ou des lycéens, se sont pro­dui­tes ces der­niers jours.

- Début décem­bre, trois jeunes maro­cains (l’un d’eux a fini à l’hôpi­tal) se sont faits « chas­ser » du quar­tier Saint-Jean. 

Même si aucune plainte n’a été dépo­sée, nous ne pou­vons pas taire cette énième agres­sion dans ce quar­tier où cer­tains grou­pes pul­lu­lent et dont le racisme n’est plus à démon­trer

La logi­que de ter­ri­toire est avérée et tout ce qui est, selon eux, contre leur culture ou iden­tité, n’a pas sa place près de leur lieu mili­tant.

- Le ven­dredi 7 décem­bre, des mem­bres de l’ULN (la bran­che lycéenne du GUD), après s’être faits sortir par la gen­dar­me­rie lors d’un trac­tage devant le lycée Blaise Pascal à Charbonnières, ont tran­quille­ment attendu la sortie des élèves pour passer à l’action. 

Trois d’entre eux ont été bles­sés (coups de cas­ques, bombes lacry­mo­gè­nes…) non loin de l’établissement. 
Cette fois-ci, une plainte a été dépo­sée.

- Ce diman­che 16 décem­bre, un mili­tant habi­tant les pentes de la Croix-rousse s’est fait agres­ser rue Vaucanson par quatre indi­vi­dus : les pre­miers coups ont été portés au crâne par un objet conton­dant pro­vo­cant un trau­ma­tisme crâ­nien avec perte de connais­sance. 

Là encore, l’absence de cou­rage de ces fas­cis­tes est affli­geante : les quatre agres­seurs (trois à pied et un en voi­ture) ont pro­fité de l’état de fai­blesse de leur vic­time (hémi­plé­gi­que du côté gauche) pour s’achar­ner sur elle. 

La vic­time a décrit ses agres­seurs habillés en skin­head néo-nazis, por­teurs de sym­bo­les d’extrême-droite.

A noter que la veille avait lieu en région lyon­naise un concert nazi (RAC) orga­nisé par un ancien du Bunker Korps Lyon, l’heure mati­nale de l’agres­sion pour­rait cor­res­pon­dre à la fin de celui-ci. 
Une plainte a été dépo­sée et des détails assez précis ont été donnés lors de celle-ci.

Ces 3 agres­sions nous ont été com­mu­ni­quées mais sûre­ment bien d’autres ont été pas­sées sous silence.

Le col­lec­tif 69 de vigi­lance alerte de nou­veau contre l’implan­ta­tion et la vio­lence des dif­fé­rents grou­pes fas­cis­tes lyon­nais : qu’ils se pré­ten­dent iden­ti­tai­res, natio­na­lis­tes ou patrio­tes, ces fas­cis­tes n’hési­tent pas à passer à l’action, à pren­dre le bâton et leurs poings pour impo­ser leur vision raciste, homo­phobe, sexiste, réac­tion­naire.

Nous allons aler­ter tous les établissements sco­lai­res (lycées, lycées pro­fes­sion­nels…) sur le danger que peut repré­sen­ter la pré­sence de mili­tants dans et hors de leur établissement.  

Un tra­vail de fond basé sur l’échange et l’expli­ca­tion est néces­saire pour faire face à leur vio­lence idéo­lo­gi­que et phy­si­que.

Nous conti­nue­rons et accen­tue­rons notre tra­vail de vigi­lance en direc­tion des habi­tan­tEs lyon­nai­sEs en mul­ti­pliant les actions (dif­fu­sion de tracts, ras­sem­ble­ment, mani­fes­ta­tion…) en espé­rant que notre combat soit repris sur les lieux de tra­vail, dans les lycées, les facultés et dans la rue !

Le combat contre le fas­cisme (sous toutes ses formes) est le combat de touTEs !

Le samedi 15 décembre 2012, un concert RAC a été organisé par les néo-nazis à Lyon

Source: Rébellyon, 21 décembre 2012

Les étoiles nous appartiennent !

Je suis un réfu­gié poli­ti­que ita­lien, non-extradé par François Mitterrand. Comme d’autres cama­ra­des ita­liens dans les années 1970-80, nous avons trouvé asile poli­ti­que en France, ce qui ne nous a jamais empê­ché de conti­nuer la lutte avec les autres réfu­giés poli­ti­ques. En ce qui me concerne, je n’ai jamais cessé d’expri­mer mes convic­tions poli­ti­ques malgré mon arres­ta­tion en vue d’une éventuelle extra­di­tion vers l’Italie en 1986.

Je n’ai jamais aban­donné mes idées, ni dénoncé mes cama­ra­des, et ne me suis encore moins repenti de mes acti­vi­tés poli­ti­ques, y com­pris lors­que les gen­dar­mes du géné­ral Della Chiesa m’ont tor­turé en Italie.

Depuis mon arri­vée en France, j’ai conti­nué à vivre mon enga­ge­ment au quo­ti­dien avec les cama­ra­des fran­çais, même lors­que j’ai été arrêté à Paris, en 1984, avec ma cama­rade Gabriella Bergamaschini. Incarcéré à la prison de Fresnes entre 1984 et 1986, j’y ai mené, avec d’autres cama­ra­des pro­lé­tai­res empri­son­nés, des luttes contre la prison en géné­ral, et pour l’abo­li­tion des régi­mes spé­ciaux, comme les quar­tiers de haute sécu­rité à l’inté­rieur des établissement péni­ten­ciers fran­çais et ita­liens, ainsi que des luttes pour la défense des autres pri­son­niers poli­ti­ques et de droits com­muns.

En Italie, j’ai milité pen­dant de lon­gues années au sein d’orga­ni­sa­tions révo­lu­tion­nai­res, ce qui m’a poussé à vivre dans la clan­des­ti­nité pen­dant 10 ans, dont 2 ans en France, avant mon arres­ta­tion. Je ne sou­haite pas entrer ici dans les détails concer­nant les actions aux­quel­les j’ai par­ti­cipé en Italie, et notam­ment les opé­ra­tions poli­tico-mili­tai­res afin de pro­té­ger ceux de mes cama­ra­des tou­jours en liberté… Je peux néan­moins rap­pe­ler que, pen­dant les années 1970 – ces fameu­ses années pas­sées à l’his­toire comme étant celles où, d’un côté s’est déve­lop­pée « la stra­té­gie de la ten­sion » et de l’autre la renais­sance des mou­ve­ments révo­lu­tion­nai­res –, j’ai par­ti­cipé, entre autres, à des actions d’expro­pria­tion révo­lu­tion­naire dont le but était de finan­cer le mou­ve­ment.

Depuis tou­jours, en tant que mili­tant révo­lu­tion­naire avec mes cama­ra­des, j’ai par­ti­cipé acti­ve­ment à la lutte anti­fas­ciste : à Turin, en 1972, à la fer­me­ture défi­ni­tive du parti fas­ciste (MSI) de Giorgio Almirante ; et tou­jours à Turin, en 1973, à la « jam­bi­sa­tion » des mili­tants de Ordino nuovo, Ambrosini et Cibin. Ces deux nazis s’étaient rendus cou­pa­bles de graves actes de vio­lence à l’encontre de cama­ra­des mili­tants révo­lu­tion­nai­res tra­vaillant à la Fiat et d’autres usines en lutte. Ces mêmes per­son­na­ges, au début des années 1970, avaient été impli­qués dans la ten­ta­tive de coup d’État orga­nisé par Valerio Borghese et l’orga­ni­sa­tion secrète neo-fas­ciste dénom­mée « Loge P 2 [1] ».

Depuis que je vis en France, j’ai conti­nué en pre­mière ligne à lutter contre le fas­cisme.

Mes chers cama­ra­des, suite à l’agres­sion du diman­che 16 décem­bre, je ne me sens pas une vic­time, et je ne veux pas pleu­rer sur mon sort. J’étais et je reste un mili­tant révo­lu­tion­naire com­bat­tant contre le fas­cisme et l’oppres­sion capi­ta­liste.

Certes, les tor­tu­res que j’ai subies en Italie ont laissé de graves séquel­les (lésion vési­cale, lésions à la colonne ver­té­brale, abla­tion de la pros­tate…). À cela il faut ajou­ter les dom­ma­ges pro­cu­rés par le contact avec l’amiante dans mon acti­vité pro­fes­sion­nelle, ce qui fait qu’actuel­le­ment je suis han­di­capé à 80 %. De plus, seu­le­ment trois jours avant cette agres­sion, je sor­tais de l’hôpi­tal de la Croix-Rousse suite à un nouvel AVC qui a laissé des séquel­les au niveau de ma jambe et de mon bras gau­ches, ce qui fait que je dois désor­mais me dépla­cer avec une béquille.

Mon état de santé n’a pour­tant pas dimi­nué ma volonté de com­bat­tre le fas­cisme, le capi­ta­lisme et toutes les injus­ti­ces socia­les. Il y a quel­ques jours, j’ai par­ti­cipé à la jour­née no-TAV, et je sou­tiens toutes les ini­tia­ti­ves mili­tan­tes et révo­lu­tion­nai­res pré­sen­tes ici à Lyon.

D’ailleurs, depuis mon arri­vée à Lyon, et à la Croix-Rousse en par­ti­cu­lier, j’ai tou­jours par­ti­cipé aux nom­breu­ses acti­vi­tés et actions qu’y se sont déve­lop­pées et qui conti­nuent à main­te­nir vivant les mou­ve­ments squats, anti­ca­pi­ta­lis­tes, anti­fas­cis­tes, liber­tai­res et alter­na­tifs.

Ce diman­che 16 décem­bre, en sor­tant de mon domi­cile vers 7 heures du matin, j’ai remar­qué deux per­son­nes sur le trot­toir d’en face mais, je n’avais aucune raison d’y prêter atten­tion. Mais, quel­ques secondes plus tard, alors que je conti­nuais tran­quille­ment mon chemin, ces indi­vi­dus se sont appro­chés et, après m’avoir demandé s’ils pou­vaient me parler, l’un d’entre eux a sorti une batte de base-ball de son blou­son et m’a frappé à la tête. Le deuxième m’a dérobé la béquille avec laquelle il m’a aussi frappé, suite à quoi je suis tombé par terre. Sur ce, une troi­sième per­sonne que je n’avais pas encore vu, est arri­vée et à son tour m’a donné des coups de pieds dans les jambes et au ventre… Enfin, j’ai entendu ce troi­sième indi­vidu s’excla­mer : « On l’a bien cassé, on peut y aller ! »

Sachez chers cama­ra­des que ce n’est pas cette agres­sion qui me fera me désis­ter de mon enga­ge­ment contre le fas­cisme. Sachez que, malgré ma condi­tion phy­si­que pré­caire, ils ne me rédui­ront pas au silence. Sachez enfin que jusqu’à mon der­nier souf­fle, j’appor­te­rais mon sou­tien et ma soli­da­rité aux cama­ra­des révo­lu­tion­nai­res et anti­fas­cis­tes avec force et dignité.

Les étoiles sont à nous et nous appar­tien­nent.

La lutte contre le fas­cisme et le capi­ta­lisme conti­nue.

Courage cama­ra­des, ne bais­sez jamais les bras !

Salvatore Cirincione, 21 décem­bre 2012

Notes:

[1] Ceux qui souhaitent mieux connaître mon histoire peuvent regarder le documentaire qui résume ma vie et qui est disponible sur Rebellyon.

Résumé de la mobilisation antifasciste contre la marche des nationalistes dans Lyon le 14 janvier 2012:

Source: Rebellyon, 22 décembre 2012