Appel des familles victimes de crimes policiers – Du 15 au 23 mars 2013


15-23 mars 2013 :

Semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 :

Journée de manifestation nationale

FACE AUX CRIMES POLICIERS : TOUS UNIS

POUR QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES

Nous, familles victimes de crimes commis par des policiers, avons le devoir de dénoncer la tragédie d’avoir perdu un fils, un père, un frère, un mari, une mère, une épouse, une sœur, un grand-père, une grand-mère, une cousine ou un cousin.

Des victimes qui viennent s’ajouter tristement à la longue liste de toutes les personnes grièvement blessées ou mortes lors d’interpellations policières, de course-poursuites ou en détention. Des victimes seules et non armées, qui sont entravées et frappées, « tasées » ou tuées par balle …

L’usage de techniques d’immobilisation (clé d’étranglement, pliage, …) ou d’armes dites non létales (taserflashball…) peut provoquer la mort. Lorsqu’elle fait l’objet d’une enquête judiciaire, les policiers impliqués se cachent derrière les méthodes enseignées dans les écoles de police ou prétendent être en « légitime défense ».

Ces trente dernières années, nous constatons que dès lors que des policiers sont impliqués, la justice se rend complice en accordant l’impunité aux meurtriers, lorsqu’ils agissent au nom de d’État.

Et les familles ne parviennent jamais à obtenir réparation.

Ces meurtriers disposent ainsi d’un droit de vie ou de mort sur l’ensemble de la population.

Une population jamais reconnue comme victime mais présentée par la majorité des journalistes et des responsables politiques comme étant systématiquement coupable, principalement du fait de ses origines ethniques, sa religion ou de son lieu de résidence.

La persistance de ces violences policières nous oblige à prendre position. Nous les familles meurtries dans notre chair, nous vous appelons à vous joindre à nous pour s’organiser et résister à la répression d’État et au déni de justice.

Du 15 au 23 mars 2013, créons partout en France des initiatives dans le cadre de la semaine internationale dédiée aux victimes de crimes policiers

Samedi 23 mars 2013 13h à Paris, unissons-nous

dans une marche de la Place de l’Opéra à Stalingrad

TOUS UNIS CONTRE LES CRIMES POLICIERS

STOP A L’IMPUNITE !

Nous avons besoin de toute forme de soutien : prêt de matériel, aide logistique, financière, communication, flyers, photocopies, etc. pour mener à bien l’ensemble de ces actions.

Familles de victimes

:

Youcef MAHDI, Nabil MABTOUL, Wissam EL YAMNI, Amine BENTOUNSI, Mahamadou MAREGA, Hakim AJIMI, Ali ZIRI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI…

Contact :

Email : espacecommunccp@gmail.com
Facebook : espace commun

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Rassemblement samedi 23 mars 2013 à 14h30 devant la Préfecture de Marseille

Et ça continue encore et encore…

Yassin, tombé à 19 ans sous les balles d’un policier…

Yassin Aïbeche Souilah, habitant de la cité Félix Pyat à Marseille, scolarisé et âgé de 19 ans, a été tué dans la nuit du 13 au 14 février 2013 dans une épicerie de l’avenue Roger Salengro par le tir d’un policier fortement alcoolisé et qui était hors service.

Touché à la jambe par une balle explosive, Yassin est mort à l’hôpital des suites de ses blessures, le jeudi 14 février à 7h du matin. C’est Tahar Ben Makri qui, au volant de son véhicule, a ramené Yassin à l’hôpital Desbief.

Agé de 38 ans, le policier est actuellement en détention provisoire sous le chef d’inculpation d’homicide volontaire.

Que la mémoire de Yassin soit respectée !

Défendons la mémoire de Yassin et faisons-nous entendre pour que cesse l’impunité des crimes commis par la police, impunité qui semble donner des ailes à des cow-boys en liberté !!!

La victime est rendue « responsable » de sa propre mort. Un procédé bien connu, souvent utilisé en matière de violences policières, comme lors des deux procès des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi (à Grasse en 2012 et à Aix-en-Provence en janvier 2013).

L’espoir est que cette douloureuse perte soit la dernière.

Nous demandons à bénéficier d’une police qui accomplit ses devoirs.

Nous avons droit à une police irréprochable même dans nos quartiers Nord de Marseille.

Marseille, capitale du crime !

Marseille, capitale de la violence policière !

Comité de soutien à la famille AÏBECHE

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Source: Etat d’Exception

Pour trouver les infos concernant les mobilisations:

[Marseille] Un TGV bloqué par des torches d’alertes sur la voie: « On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes » – 2 février 2013

Des jeunes forcent un TGV à s’arrêter à Marseille, sans pouvoir monter à bord

MARSEILLE – « On est en plein Far West »: plusieurs dizaines de jeunes ont contraint un TGV à s’arrêter sur les voies samedi à Marseille, en utilisant des torches d’alerte de la SNCF, et ont tenté de monter à bord avant de s’enfuir à l’arrivée de la police, qui a pu interpeller dix d’entre eux.

La scène, filmée par un assaillant et des passagers, s’est déroulée peu après 14H00, alors que le train, parti de Paris, venait de quitter la gare Saint-Charles à Marseille vers Hyères (Var) et Nice, avec environ 150 personnes dans deux rames.

Des torches allumées sur les voies forcent alors le conducteur à stopper le TGV à hauteur de la cité Air Bel dans le 11e arrondissement (est), classée en Zone de sécurité prioritaire.

« Ces torches à flamme rouge sont des outils de sécurité que l’on utilise ordinairement pour signaler un gros problème et dans ce cas les conducteurs ont pour consigne de s’arrêter« , a expliqué une porte-parole de la direction régionale de la SNCF.

La police est alertée immédiatement et les forces de l’ordre essuient des jets de pierre à leur arrivée sur les lieux, avant que les assaillants ne s’enfuient dans la cité.

« On a recueilli très rapidement des témoignages de passagers, qui nous ont permis d’aller repérer des individus et de les interpeller« , a raconté Martine Coudert, directrice départementale adjointe de la Sécurité publique dans les Bouches-du-Rhône.

Dix suspects, âgés de 15 à 20 ans pour la plupart, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Sûreté pour « entrave à la circulation des trains, dégradations volontaires et vol« , a-t-elle ajouté, précisant qu’aucune arme à feu n’avait été signalée par les témoins et que la police n’en avait pas aperçu sur les films qu’elle a pu visionner.

Aucun des jeunes n’est entré dans une voiture de passagers, dont les portes étaient verrouillées. Certains ont cependant réussi à pénétrer dans un local technique du train pour y prendre des fumigènes, dont l’un a légèrement brûlé une vitre du TGV, seule dégradation notable.

Reparti vers 16H00 en direction de Toulon, le train est arrivé à Nice avec deux heures de retard vers 18H30.

« Ils ont commencé à taper sur le train pour s’amuser, ils voulaient voir s’ils étaient capables d’arrêter un train, ils rigolaient et se prenaient en photo« , a raconté à l’arrivée Saaida, une étudiante de 19 ans qui voyageait avec sa mère. « Ensuite ils ont essayé de monter dans le train, les gens commençaient à paniquer et puis la police est arrivée« , a-t-elle ajouté.

« Bien sûr on a eu peur, on a eu de la chance qu’ils n’arrivent pas à entrer« , a renchéri la mère.

« On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes« , a estimé David-Olivier Reverdy, du syndicat de policiers Alliance.

En juillet 2011, une vingtaine de jeunes avaient contraint à l’arrêt un TER dans le nord de Marseille en plaçant chariots, poutres et parpaings sur la voie, afin d’immobiliser un train de fret. Plusieurs wagons avaient été ouverts et des cartons de produits de grande consommation avaient été volés.

En 2008, du matériel informatique, mais aussi des coussins de marque PlayBoy, avaient été dérobés lors d’attaques de trains de marchandises dans le même secteur.

 Leur presse – Express.fr (AFP), 02/02/2012 à 20h21

[Marseille] Un détenu s’évade durant son transfert entre le comico et le palais de justice – 23 septembre 2012

MARSEILLE (Sipa) — Un homme de 28 ans est parvenu à s’évader en desserrant ses menottes, dimanche, entre le commissariat central de Marseille et le palais de justice où il allait être déféré devant un magistrat du parquet, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L’homme avait été interpellé un peu plus tôt dans le centre de Marseille par la brigade anti-criminalité (BAC) pour détention de cocaïne et de GHB, la drogue dite du violeur. Connu des services de police, il est depuis activement recherché.

L’homme est également soupçonné d’avoir commis récemment plusieurs vols avec violences.

Leur presse – Le Nouvel Obs, 25/09/2012 à 08h50

Marseille l’été… Son soleil, ses plages… et son centre de rétention !

Pendant que les touristes se prélassent au bord de l’eau, visitent le vieux port en chantier et sirotent leur pastis en attendant 2013, la machine à expulser poursuit son cours …

Dans le centre de rétention, la tension monte. Le centre est plein, environ 120 retenus. En sous effectifs, les keufs demandent des renforts à la préfecture. D’ailleurs, ils n’autorisent qu’un parloir à la fois. Depuis 15 jours une grande partie des retenus font le ramadan. Ce qui implique une modification des horaires (repas à 21h, fermeture des cellules de 23h à 3h), et une tension palpable à l’intérieur du centre. Les retenus sont gavés de médicaments, et si malgré tout ils se rebellent, ils ont droit à une injection. Ces derniers jours il y a eu des tabassages en règles.

Petite chronologie non exhaustive des événements des derniers jours :

Dans la semaine du 23 au 28 juillet, un retenu se taillade le bras. Il est amené menotté à l’infirmerie. Le docteur lui fait une piqûre. De retour à sa chambre, il s’endort pendant 18h.

Dimanche 29 juillet

Expulsion de 13 personnes vers la Tunisie. Départ du centre à 6 du mat. 4 retours volontaires sont embarqués sans difficulté. Parmi les 9 autres, l’un part en courant dans la cale du bateau où il y a toutes les voitures de touristes. Il casse une vitre de voiture. Les 8 autres en profitent pour s’éparpiller dans différentes directions. Les flics n’étant pas assez nombreux, ils décident de ramener les retenus au centre.

Lundi 30 juillet

Refus d’embarquement d’un marocain par avion. Un téléphone avec caméra et appareil photo intégrée est dans le centre de rétention. C’est un téléphone interdit, afin d’éviter la diffusion à l’extérieur d’images dérangeantes… Un retenu, connu dans le centre pour être une balance, protégé par les flics, leur en parle. Les flics récupèrent le téléphone, vers 3 h du mat. Les retenus ne se laissent pas faire. Dans le bordel, un retenu se casse le pied. Comme la police ne veut pas amener le blessé chez le médecin, les retenus décident d’appeler les pompiers. Une fois devant le portail, les flics ne laissent pas rentrer les pompiers. Les retenus insistent à plusieurs reprises pour que les flics acceptent d’amener le blessé à l’hôpital. Au bout d’un certain d’un temps, trois flics enfilent des gants, et amènent prétendument le retenu chez le médecin. En fait ils l’emmènent dans une salle sans caméra et le frappent.

Mardi 31 juillet

Le soir, du shit est envoyé de l’extérieur dans la cour de promenade. Un retenu le prend. Les flics l’identifient à l’aide des caméras. Ils l’emmènent dans une pièce sans caméra. Ils utilisent une matraque électrique pour le mettre ko. Une fois au sol, ils le frappent.
Ce sont toujours les 3 même flics qui agissent, pendant que 2 sont à l’intérieur et tabassent, le troisième reste devant le porte fermée pour couvrir ses collègues. Quand les fics s’en vont, le retenu est au sol inconscient. Ce sont les autres retenus qui l’évacuent et le réaniment à grande eau.

Régulièrement les flics doivent compter nominativement les retenus. Dans le centre il y a des interphones qui permettent à la police de faire l’appel sans avoir à se déplacer. Les interphones peuvent aussi servir aux retenus pour appeler les flics. Cette nuit, au moins dans un bâtiment, tous les interphones sont mis hors service par les retenus, ce qui oblige les flics à se déplacer.

Mercredi 1er aôut

Les interphones sont réparés. Les retenus les font sonner toute la nuit pour harceler les flics. Un parloir sauvage a lieu.
A 23h les flics enferment les retenus dans les cellules. Ils enfilent leurs gants et leurs disent : « rentre dans ta cage ».

Les révoltes éclatent souvent dans les centres de rétention, en France et partout ailleurs. Depuis quelques jours, c’est à la prison pour sans-papier du Canet que les détenus manifestent collectivement leur ras-le-bol. Ce n’est pas une nouveauté, il y a un an déjà des détenus avaient tenté de mettre le feu à ce centre de rétention.

Cette fois-ci, ne laissons pas les retenus seuls face à leurs matons !
Arrêtons la passivité et le silence !
Seule notre solidarité active peut abattre les murs !

[Reçu par mail de Marseille, Jeudi 2 août 2012]

Source: Brèves du Désordre, 2 août 2012

Le télécharger en PDF (cliquez sur l’image):

Rassemblements en solidarité avec les mineurs espagnoles en lutte à Strasbourg et partout ailleurs – 14 juillet 2012

Reçu par mail:

Contre la répression d’Etat et le chaos capitaliste, la solidarité est l’arme des peuples:

Depuis trois mois, 8000 mineurs des Asturies en grève illimitée refusent une mise à mort sociale planifiée par les grandes banques et la classe bourgeoise, et bloquent leur économie par des dizaines de barricades défendues chaque jour au lance-pierre et au lance-roquette artisanal;

Depuis trois mois, 8000 mineurs des Asturies repoussent au jour et jour les attaques policières sur les piquets de grève aux mines et sur les points de blocage dans les villages, Depuis trois mois, les mineurs et leurs familles luttent seuls contre l’Etat et les flics pour protéger leurs lieux de vie et leurs proches. En ce 11 juillet, des dizaines de milliers de travailleurs solidaires ont pris la rue avec les mineurs grévistes à Madrid. Face à la menace d’un mouvement social déterminé et solidaire, l’Etat a lâché ses porcs pour réprimer dans le sang l’élan populaire. Une centaine de blessés, dont plusieurs enfants. En ce moment même, le peuple espagnol reprend la rue, à Madrid mais aussi à Barcelone et dans d’autres villes. La répression est logiquement impitoyable.

Nous sommes tous des mineurs des Asturies, solidarité totale et inconditionnelle avec la révolte du peuple espagnol !

Face à la répression d’Etat, solidarité totale, inconditionnelle et offensive !

De la Grèce au Portugal, de l’Italie à l’Espagne, la Machine capitaliste continu de condamner des peuples entiers à la misère sociale, détruisant des vies humaines par les plans d’austérité, armes de guerre de la classe bourgeoise. Notre seule arme pour stopper l’hécatombe sont solidarité et détermination.

De Athènes à Rome, de Barcelone à Lisbonne, l’Etat réprime et écrase la moindre révolte.

La passivité est complicité,

Tous au Consulat d’Espagne ce samedi 14 h

13 quai Kleber à Strasbourg

 

Des rassemblements de solidarité avec les mineurs en lutte ont lieu partout en France devant les consulats et ambassades d’Espagne: voir la page facebook (liste des rassemblements dans les différentes villes)

Un rassemblement est prévu à Besançon ce samedi 14 juillet à 14h devant le Consulat d’Espagne (2 E, rue Isenbart)

La liste des autres rassemblements:

Paris 14h00 | Ambassade
Adresse : 22, avenue Marceau

Fort-de-France (Martinique) 14h00 | Consulat Honoraire
Adresse : Pointe La Rose
97231 Le Robert

Bayonne 14h00 | Consulat général
Adresse : Résidence du Parc
4, avenue du B.A.B.
64100 Bayonne

Bordeaux 14h00| Consulat général
Adresse : 1, rue Notre-Dame
33000 Bordeaux

Dijon 14h00| Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 11, rue du Tillot
21000 Dijon

Le Havre 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : Europe building
Quai de l’Europe B.P 119
76051 Le Havre Cédex

La Rochelle 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : Quai des Chaluts
Port de Pêche Chef de Baie
17045 La Rochelle Cedex 01

Lyon 14h00 | Consulat général
Adresse : 1, rue Louis Guérin
69100 Villeurbanne

Marseille 14h00 | Consulat général
Adresse : 38, rue Edouard Delanglade
13006 Marseille

Montpellier 14h00 | Consulat général
Adresse : 24, rue Marceau – B.P. 51221
34010 Montpellier Cédex 01

Nice 14h00 | Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 4, boulevard Jean Jaurès
06300 NICE

Pau 14h00 | Consulat général
Adresse : 6, place Royale
64000 Pau

Perpignan 14h00 | Consulat général
Adresse : 12, rue Franklin
66000 Perpignan

Rennes 14h00 | Consulat Honoraire
Adresse : 2, allée des Açores
35200 Rennes

Rouen 14H00 Vice Consulat,                                                                                                      22 Rue de la Croix d’Yonville, 76000 Rouen

Toulouse 14h00| Consulat général
Adresse : 16, rue Sainte Anne
31000 Toulouse

Toulon 14h00| Vice-Consulat Honoraire
Adresse : 215, avenue de la Victoire
Immeuble Le Mont d’Or
83100 Toulon

Et ailleurs dans le monde:

[Canada] Montréal:

14h00 | Consulat d’Espagne à Montréal
Adresse: 1, Westmount Square

[Suisse] Berne:

14H00 Berne
Kalcheggweg 24
3000 Berne 15

[Belgique] Bruxelles:

Ambassade de l’Espagne
Wetenschapstraat 19 rue de la Science                                                                                              1040 Brussel/Bruxelles

Une pétition de soutien aux mineurs: Appel de soutien à la lutte des mineurs espagnols

[Marseille] Des caméras sabotées lors d’une manifestation contre le flicage – 16 juin 2012

Une centaine de manifestants contre la vidéosurveillance à Marseille

Une centaine de manifestants ont dénoncé samedi à Marseille l’installation de caméras de vidéosurveillance dans le centre-ville, première étape d’un vaste programme, a-t-on appris auprès de la mairie qui a fermement « condamné » la dégradation de plusieurs caméras.

Une quinzaine de policiers sont intervenus pour disperser le rassemblement, organisé dans le quartier de la Plaine à l’initiative d’un collectif anti-vidéoprotection, a précisé à l’AFP une source proche de l’enquête, ajoutant que les contrôles menés n’avaient débouché sur aucune interpellation dans la soirée.

Selon Caroline Pozmentier, adjointe au maire chargée de la Sécurité et de la Prévention de la délinquance, « deux caméras ont été endommagées », tandis que d’autres, légèrement dégradées, devraient être « très vite remises en service ».

« Je condamne ces actes qui sont insupportables. Cela démontre bien que ces caméras sont là pour lutter contre la délinquance, permettre une tranquillité publique, et que ça dérange », a déclaré l’élue, appelant à « une grande fermeté à l’encontre des auteurs de ces actes ».

« Ce genre de manifestations ne doivent pas être autorisées dans cette ville », a-t-elle ajouté.

La Ville de Marseille a inauguré en avril un centre de supervision urbaine (CPU), contrôlant les images de 53 caméras de vidéosurveillance déjà installées dans l’hypercentre de Marseille, première étape d’un vaste programme visant à la mise en place de 1.800 caméras à la fin 2014.

« Nous ne lâcherons pas, ce dispositif est indispensable dans le cadre d’une politique de sécurité de prévention et ce premier incident ne nous fera pas reculer contre un déploiement de la vidéoprotection à Marseille », a prévenu Mme Pozmentier, assurant qu’il avait déjà porté ses fruits.

Les journaflics de l’AFP, 16/06/2012

La Plaine. Un Charivari festif s’est transformé en vandalisme militant: casser ces caméras qui ne sauraient voir

Un long tube d’acier creux garni d’une corde à nœud coulant qui entoure, 6 métres plus haut, une couteuse caméra de vidéo-surveillance municipale (sur le Cours-Julien (6e)). Ceux qui manipulent le tube, des troubadours de carnaval portant des masques rigolos, tirent ensemble sur la corde jusqu’à ce que la caméra céde. Un peu d’alcool, une allumette, Big Brother vient de perdre un œil.

Samedi après-midi [16 juin], lors d’un charivari sur le secteur, sept caméras de vidéo-surveillance ont été endommagées, dont deux sévèrement par des casseurs militants. Le lien entre ces vandales et les organisateurs du défilé festif (déclaré en préfecture) n’est pas établi. Les deux personnes interpellées lors des échauffourées de fin de manif n’ont pas été inquiétées pour vandalisme.

L’exploitation des vidéos est en cours même si un policier reconnaît que « les gars étaient très malins ». Une banderole opaque dressée par exemple par des complices pour camoufler les actions aux caméras, celle des médias comme des vidéo-surveillance.

Ces dernières ayant été pour la plupart préalablement coiffées de sacs opaques toujours avec la technique du tube d’acier, les images des militants sont rares. « On y voit des types masqués qui cassent nos caméras » résume un policier. « Ils ont bien fait le boulot. » On y voit aussi ces mêmes troubadours danser autour d’un pylône pour mieux masquer ceux qui, accroupis, coupent les cables de transmission d’image (puis coulent du béton dessus).

Quant à la capacité de réaction en temps réel que sont censées donner ces caméras à la police, tant vantée par les autorités, les troubadours en rigolent encore. Les fameuses Vidéo-Patrouilles ne sont ni plus ni moins qu’une escroquerie intellectuelle. « Sil n’y a pas les effectifs sur le terrain, regrette un policier, on se contente de voir l’intervention qu’on va rater. » Lorsque les premiers policiers, à Noailles, arrivaient pour disperser la sauterie, tout nos joyeux ambulants jetaient leur matériel en un tas qu’ils embrasaient d’un coup, avant de se disperser cachés par un écran de fumée.

Leur presse – La Marseillaise, 19/06/2012 via Le Jura Libertaire

En novembre 2011 des caméras avaient été détruites à Marseille

Les salarié.es de la FNAC en lutte – 27 avril 2012

A Belfort:

GROGNE À LA FNAC DE BELFORT

L’agitation n’en finit pas à la FNAC. Depuis l’annonce, fin janvier 2012, de la suppression de 310 postes au niveau national, les salariés sont dans l’attente du sort qui leur sera réservé. 

 
Débrayage à la FNAC. Photo Xavier GORAU

Débrayage à la FNAC. Photo Xavier GORAU

 Belfort.-L’agitation n’en finit pas à la FNAC. Depuis l’annonce, fin janvier 2012, de la suppression de 310 postes au niveau national, les salariés sont dans l’attente du sort qui leur sera réservé.

Hier, au niveau national, ils ont lancé un mot d’ordre de grève pour protester contre le plan d’économie de 80 millions d’euros prévu par la direction et font remarquer que « le groupe PPR auquel appartient la FNAC distribuera 441 millions d’euros à ses actionnaires ».

À Belfort, deux à quatre postes sont menacés. Mais la porte-parole parisienne de l’enseigne n’était pas en mesure de confirmer ni le nombre, ni leur nature. « Nous n’avons pas encore les chiffres par magasin et nous en sommes encore à négocier avec les représentants syndicaux », a-t-elle affirmé. « Ce qui est sûr, c’est que les postes de vente ne seront pas touchés. Les suppressions concernent plutôt la communication, les relations humaines et les finances ».

Mais la grogne va bien au-delà. Pour tous les salariés belfortains de la FNAC, « les salaires et les postes sont gelés, les salariés qui partent ne sont pas remplacés, on est de plus en plus polyvalents, on conseille de moins en moins bien les clients qui le sentent », expliquaient hier les grévistes.

Pour résumer, à la FNAC, rien ne va plus. « Au SAV, les clients attendent, s’énervent et nous, on n’arrive plus à suivre. On avait l’amour de notre métier, là on vient au travail en se demandant ce qui va encore nous tomber dessus ».

Et puis, il y a les inégalités de rémunérations entre les postes de vente (une variable entre 40 et 2.000 euros). « C’est très injuste et c’est fait pour créer la division. Il n’y a plus que le rendement qui compte ».

Hier, au cours de ce débrayage, un renfort inattendu : Aleksandar, licencié en 2010 pour manque de rentabilité.

Presse bourgeoise – L’Est Répugnant (Elisabeth BECKER), 28/04/2012

A Paris:

Grève et manifestation des salariés de la FNAC à Paris

« Le groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute) a réuni ses actionnaires au Palais Brongniart, dans l’ancienne Bourse des valeurs, le 27 avril 2012 à 14h30.

150 salariés se sont retrouvés, eux aussi, devant la Bourse de Paris pour protester contre cette situation inadmissible qui consiste à assécher les revenus des uns pour engraisser les autres ! Les salariés voulant interpeller Jean-François Pinault qui sortait du palais Brongniart ont été repoussés violemment par les forces de l’ordre.

Sur les photos, un syndicaliste CFDT a exhibé la fiche de paie 2010 de François Henri Pinault », raconte notre contributeur.

Les autres photos en ligne (source)http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2012-04-27/58926/greve-et-manifestation-des-salaries-de-la-fnac-a-paris.html

A Marseille:

Fnac la Valentine. Grève ce vendredi après-midi

Communiqué de l’intersyndicale Fnac la Valentine. 

« Le vendredi 27 avril aura lieu l’assemblée générale des actionnaires du groupe PPR qui auront le loisir de se partager les 13% de progression des bénéfices de l’année 2011. Ce sont donc plus de 441 millions d’euros qui seront dilapidés sans que les salariés du groupe n’en voient le moindre centime. Au lieu de cela, la Fnac et en place un vaste plan de licenciements de 500 postes doublé d’une politique de modération salariale insultante.

dans ces conditions, la CFDT Fnac la Valentine et la CGT Fnac la Valentine appellent les salariés à rejoindre la grève lancée par l’intersyndicale nationale ce vendredi 27 avril 2012, dès 14h30, pour exprimer leur rejet des méthodes brutales et dégradantes du groupe PPR. »

Presse bourgeoise – Maritima.info, 25/04/2012