[Chili] La manif de l’éducation se termine en émeute : 353 arrestations – Santiago, 28 mars 2013

foto_0000005220130328144935Des milliers d’étudiants chiliens se sont affrontés avec la police dans les rues de la capitale Santiago, lors d’une manifestation pour exiger « une éducation publique, laïque et gratuite ». Ils étaient 3000 selon la police et 25000 selon les manifestants.

Le trafic routier a été coupé sur l’Ave. Alameda et dans le secteur de l’USACH (université de Santiago) par des barricades en feu. Les émeutiers ont détruit le mobilier urbain et certains encapuchados ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers anti-émeute, qui ont riposté avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Les autorités ont déclaré que 60 personnes ont été arrêtées et qu’un policier a été blessé.

Les affrontements se sont produits après que les autorités aient changé l’itinéraire convenu, ont dit les étudiants. Les manifestants voulaient se rendre devant le ministère de l’éducation, mais les forces de police ont fait barrage, ce qui a provoqué la colère de la foule.

Mais le gouvernement a répondu que la marche étudiante n’était pas autorisée et  a condamné les «vandales» pour la violence.

« Encore une fois, un groupe d’étudiants se permettent de créer le désordre et des dommages à la propriété, d’interrompre le trafic et générer la violence à Santiago », a déclaré aux journalistes le ministre de l’Intérieur Andres Chadwick.

Des centaines de policiers anti-émeute étaient prêts avant le début de la manifestation. Des véhicules blindés avec des canons à eau et des chiens ont été déployés partout dans Santiago.

A la fin de la journée, le nombre d’arrestations s’élevait à 353 selon la presse chilienne (cooperativa.cl)

De son côté, le maire de Santiago, Juan Antonio Peribonio, a annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables des exactions commises au cours de la journée.

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« Contre l’éducation marchande, Résistance étudiante »

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Traduit de l’espagnol de plusieurs articles de presse chilienne, 28/03/2013

[Chili] Luttes étudiantes : au moins 30 manifestant.e.s arrêté.e.s à Santiago – 7 mars 2013

Ce jeudi 7 mars 2013, une journée de manifestations dans de nombreuses villes du pays, pour protester contre les coupes budgétaires, la hausse des frais de scolarité, la marchandisation du savoir… 

A Santiago, environ 300 étudiantEs et lycéenNEs se sont rassembléEs place d’Italie (centre-ville), et ce sans le soutien des organisations étudiantes et l’accord des autorités. Le rassemblement a été déclaré illégal par la police, qui n’a pas tardé à disperser la foule à coups de gaz lacrymos et canons à eau. Les manifestantEs ont répliqué en lançant des pierres et divers objets sur les carabiniers. Le colonel carabinier Hugo Insunza a déclaré que 30 personnes ont été arrêtées (pour la plupart des lycéenNEs) à l’issue de la journée mais aucune information n’ a été communiquée quant au nombre de manifestantEs et policiers blessés.  Il a également affirmé que la police a chargé la foule après avoir reçu des cocktails molotov.

Pendant ce temps, la ministre porte-parole du gouvernement, Cecilia Perez , a déclaré aux journalistes que « la marche a rassemblé très peu de personnes mais s’est exprimée avec beaucoup de violences ». Elle a affirmé également que la justice devra être intransigeante avec les jeunes arrêtéEs.

Des incidents ont eu lieu à plusieurs endroits dans le centre de la capitale et ont contraint les autorités à bloquer le trafic à certains moments.

Des manifestations ont également été organisées dans les villes de Valparaíso, Concepción et Valdivia.

A Valparaiso, selon les médias locaux, la manifestation a rassemblé environ 150 personnes, tandis que, à Valdivia, dans le sud du pays, impliquant des dizaines de jeunes, majoritairement étudiantEs.

Les jeunes ont commencé leurs protestations en mai 2011 avec des occupations d’écoles et des manifestations de masse.

Infos reformulées de la presse  (Reuters via lainformacion.com, 08/03/2013 à 03h25) via Alain Bertho

Photos et vidéo de la manif à Santiago de ce 07/03/2013:

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[Québec] La manif étudiante se termine en émeute – Montréal, soirée du 5 mars 2013

Des milliers de personnes dénoncent l’indexation

MONTRÉAL – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a interpellé plus d’une cinquantaine de manifestants venus dénoncer l’indexation de 3 pour cent des frais de scolarité universitaire, mardi soir, rappelant les péripéties du «printemps érable» de l’an dernier.

Quelques milliers de personnes ont répondu à l’appel du site Internet mouvementétudiant.org et manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal. On pouvait lire sur la page Facebook des organisateurs que «l’indexation est une hausse éternelle».

La manifestation s’est mise en branle peu après 20h30. Elle s’est déroulée de façon pacifique pendant une bonne partie du trajet. Moins de deux heures plus tard, toutefois, le Service de police de Montréal, prétextant des méfaits et des voies de fait contre des policiers, a lancé un ordre de dispersion dans les deux langues alors que les manifestants défilaient sur la rue Saint-Antoine, près du palais des Congrès.

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Des projectiles et une cinquantaine de pièces pyrotechniques auraient été lancés vers les agents, selon le sergent Laurent Gingras.

Les policiers ont fait usage de grenades assourdissantes. Ils ont aussi chargé la foule en frappant sur leur bouclier. La manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupements. Certains manifestants ont tenté de se regrouper en se dirigeant vers le parc Émilie-Gamelin mais les forces de l’ordre les en ont empêchés avant de les laisser passer. D’autres petits groupes ont plus tard déambulé dans les rues du centre-ville.

Un policier et un manifestant ont été blessés lors des affrontements. Le premier aurait subi une blessure légère près d’un oeil, résultat d’une pièce pyrotechnique. Le second a été coupé à une jambe.

Le SPVM a indiqué qu’une cinquantaine de personnes ont été prises en souricière à l’angle des rues Sainte-Catherine et Amherst et ont été arrêtées autour de minuit. Un constat d’infraction leur a été remis pour attroupement illégal. Au moins trois autres arrestations isolées ont été effectuées, pour méfait ou bris de condition.

Des manifestants ont porté des bannières appelant à la gratuité scolaire. Plusieurs autres scandaient des slogans contre Pauline Marois.

La manifestation a été déclarée illégale avant même son départ parce que les organisateurs avaient refusé de dévoiler l’itinéraire au SPVM. D’ailleurs, il y avait une forte présence policière. La cavalerie des policiers à pied, notamment, suivaient les manifestants. Et à l’instar du printemps 2013, les citoyens montréalais ont pu entendre l’hélicoptère de la Sûreté du Québec pendant une bonne partie de la soirée.

Les organisateurs avaient donné rendez-vous aux manifestants au parc Émilie-Gamelin, là d’où sont parties les manifestations nocturnes du printemps-été 2012 qui ont caractérisé le «printemps étable».

Le SPVM a déploré des actes de vandalisme dont une vitrine d’un hôtel et deux autres d’institutions bancaires qui ont été fracassées.

Les étudiants québécois s’étaient mis en grève à partir de février 2012 pour protester contre la décision du précédent gouvernement québécois de décréter une hausse de 1625 $ des droits de scolarité au cours des cinq prochaines années.

Le gouvernement de Pauline Marois a annulé la décision des libéraux après avoir été élu aux élections du 4 septembre 2013. Il a toutefois annoncé des hausses annuelles d’environ 70 $.

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« La paix sociale est derrière nous »

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Leur presse de l’ordre – La Presse Canadienne, 06/03/2013 à 01h27

[Québec] Protestations étudiantes lors du sommet sur l’enseignement supérieur – Montréal, 25 février 2013

Manifestations et vandalisme : deux arrestations à Montréal

Des manifestations et des actes de vandalisme ont marqué la première journée du Sommet sur l’enseignement supérieur organisé par le gouvernement du Québec.

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Les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont dispersé en fin de journée les manifestants au centre-ville après avoir déclaré l’« attroupement illégal dû aux actes criminels commis ». Ils ont fait état de deux arrestations pour « agression armée ».

Plusieurs manifestants s’étaient déplacés sur le boulevard De Maisonneuve, à Montréal, avant de se rassembler au square Cabot. Ils se sont dirigés vers L’Arsenal qui accueille les travaux du sommet. Un important dispositif de sécurité les y attendait.

Les marcheurs se sont ensuite dirigés vers l’est, rue Notre-Dame, sans avoir à aucun moment fait part de leur itinéraire.

Des manifestants interrogés par des journalistes de Radio-Canada ont plaidé pour un débat plus large, estimant que les travaux du sommet, étalés sur deux jours, ne sauront pas suffisants aborder en profondeur tous les dossiers.

Avant l’ouverture du sommet, une vingtaine de manifestants avaient marché en silence, aux abords de L’Arsenal. Les protestataires, dont certains étaient masqués, portaient une banderole où l’on pouvait lire « Grève mondiale contre les mesures d’austérité ». Ils étaient encadrés par des policiers à vélo.

Le SPVM prêt à faire face aux débordements

Le SPVM se disait prêt à faire face à tout débordement devant l’édifice historique du secteur de Griffintown. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) prêtent main-forte à leurs collègues montréalais à l’intérieur du bâtiment, notamment pour assurer la sécurité de la première ministre. Selon les autorités policières, tout a été mis en place pour assurer sécurité et fluidité de la circulation.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, avait dit ne pas s’attendre à des débordements. « Nous ne nous sommes pas lancés dans une confrontation et nous ne sommes pas au coeur d’une crise, a-t-il expliqué. Il y en a eu une, l’année dernière, une crise. On n’est pas dans une crise actuellement. On a réussi à désamorcer ce rapport-là. »

Les bureaux de trois députés péquistes vandalisés

Les immeubles abritant les bureaux de trois députés péquistes, dont deux ministres, ont été vandalisés lundi matin.

Les bureaux de Beloeil du ministre Pierre Duchesne ont été barbouillés avec de la peinture rouge. Celui de Jean-François Lisée, ministre responsable de la région de Montréal, a également été vandalisé. Des vitres ont été fracassées et de la peinture blanche a été utilisée pour écrire « enlisée dans l’austérité ».

À Laval, l’entrée du bâtiment donnant accès aux bureaux du député et ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, a subi le même sort.

L’édifice du ministère de l’Éducation, situé au 600 rue Fullum, a aussi été la cible de vandales. Des murs et des vitres ont été souillés.

Les vitrines du bureau de circonscription du député péquiste Jean-François Lisée ont été fracassées par des vandales la nuit dernière (du 24 au 25/02/2013)

Les vitrines du bureau de circonscription du député péquiste Jean-François Lisée ont été fracassées par des vandales la nuit dernière (du 24 au 25/02/2013)

La façade du 600 Fullum, immeuble qui abrite des bureaux du ministère de l'Éducation, a été aspergée de peinture.

La façade du 600 Fullum, immeuble qui abrite des bureaux du ministère de l’Éducation, a été aspergée de peinture.

130225_4196e_lbb-sommet-vandalisme_6Leur presse – Radio Canada, 25/02/2013 à 19h48

Un millier de personnes manifestent en marge du Sommet

Près de 1000 personnes ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal pour la gratuité scolaire et surtout pour dénoncer le Sommet sur l’enseignement supérieur qui se tient lundi et mardi.

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Plusieurs protestataires ont affirmé s’être sentis trompés par la première ministre. «On a fait la grève pendant six mois et Pauline Marois a porté le carré rouge pendant une partie de cette grève. Elle disait qu’elle était de notre côté ce qui n’est plus vrai aujourd’hui», a dit Jérémie Barberger, un élève du cégep du Vieux-Montréal.

Son amie Alice Lefèvre qualifie le Sommet de «farce» puisqu’il ne durera que deux jours. «Ils vont discuter des frais, mais le gouvernement a déjà son idée sur le sujet… En plus, l’indexation, c’est une hausse, mais plus subtile.»

Les manifestants se sont rassemblés à la Place Cabot, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Atwater. Un peu après 16h30, ils se sont mis en marche vers l’Arsenal, l’endroit où se tient le Sommet sur l’enseignement supérieur.

À l’arrivée des manifestants, plusieurs dizaines de policiers du Service de police de la Ville de Montréal et de la Sûreté du Québec surveillaient l’endroit. Des clôtures métalliques avaient également été installées autour de l’Arsenal pour l’événement. Les manifestants y sont restés pendant un peu moins d’une demi-heure en chantant des slogans avant de reprendre leur chemin.

Vers 18h30, la tension a cependant monté d’un cran sur la rue Sainte-Catherine lorsque des objets ont été lancés en direction des policiers qui suivaient sur le trottoir le déroulement de la manifestation. Ils ont répliqué en chargeant les protestataires, puis en utilisant une grenade assourdissante.

Les manifestants se sont finalement dispersés. Deux personnes ont été arrêtées.

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Leur presse – La Presse.ca (Emilie Bilodeau), 25/02/2013 à 19h53

[Chili] Protestations étudiantes à Santiago (21/12/2012) et résistance mapuche

Ce vendredi 21 décembre, les étudiant.e. chilien.ne.s sont descendu.e.s dans la rue: la manifestation a été déclarée illégale par les autorités chiliennes dès le début de la journée. La situation a viré à l’émeute vers midi, durant laquelle des encapuchados se sont affrontés avec les policiers anti-émeute à coups de cocktails molotov et de barricades dans les rues (notamment dans le secteur de la rue Alameda), ce qui a paralysé le trafic.

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Les affrontements ont duré pendant plus de trois heures.

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« La vraie « fin du monde » est de voir le Chili sans éducation »

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8293982551_41974aeb20_z-287x190Par ailleurs, des affrontements se sont déroulés entre la police et des lycéen.nes, qui s’étaient rassemblé.e.s à la Plaza Los Heroes de Santiago: deux manifestant.e.s ont été arrêté.e.s selon terra.cl, alors que biobiochile.cl a annoncé qu’à la fin de la journée, au moins 25 manifestant.e.s ont été interpellé.e.s.

Résumé rédigé à partir de la presse chilienne, 21/12/2012

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Des affrontements se sont déroulés ce samedi matin /22/12/2012) entre les flics et des encapuchados mapuches dans la région de l’Araucanie, sur la route entre Carahue et Imperial. Un flic aurait été blessé suite aux émeutes.

Selon RBB, les manifestants ont érigé des barricades sur les routes du secteur. Un peu plus tard, lorsque la police est intervenue pour rétablir la circulation, la volaille s’est fait canardée de cocktails molotov et visée par des tirs de fusil.

Des tracts se référant aux revendications mapuche ont été retrouvés sur la zone d’affrontements.

Résumé rédigé par nos soins à partir d’un article en espagnol de leur presse – Biobiochile.cl, 22/12/2012

[Grèce] Emeutes à Athènes et Thessalonique lors de marches étudiantes en mémoire d’Alexis Griropoulos, assassiné il y a 4 ans – 6 décembre 2012

Affrontements entre policiers et lycéens en Grèce

ATHENES (Sipa-AP) — La police a tiré jeudi des gaz lacrymogènes sur des lycéens dans deux grandes villes de Grèce, Athènes et Thessalonique, lors de manifestations marquant le quatrième anniversaire de la mort d’un adolescent tué par un policier dans le centre de la capitale grecque en décembre 2008.

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De jeunes manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pierres à Athènes, où quelque 2.000 personnes ont défilé jusqu’au Parlement en criant: « Flics, bâtards, tueurs d’enfants ».

Trois jeunes ont été arrêtés pour être interrogés, selon la police. Les vêtements d’une femme, qui passait à proximité du lieu de la manifestation, ont brièvement pris feu, mais elle n’a pas été blessée.

D’après la police, un magasin de vêtements a été pillé et un fourgon blindé a été attaqué pendant les incidents.

Il y a aussi eu des affrontements à Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, où un millier d’étudiants s’étaient rassemblés.

Alexandros Grigoropoulos, un adolescent de 15 ans, a été abattu par un policier dans le centre d’Athènes le 6 décembre 2008, ce qui a déclenché des émeutes dans plusieurs villes grecques pendant près de trois semaines. Un policier, reconnu coupable du meurtre du lycéen, a été condamné à la prison à vie en 2010.

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Leur presse – SIPA-AP, 06/12/2012 à 19h10

Des affiches grecques en mémoire d’Alexis Griropoulos (traduites en anglais)

[Québec] «La libération des savoirs passe par la critique de nos institutions» – Université de Montréal, nuit du 21 au 22 novembre 2012

Un pavillon de l’UQAM est la cible des graffiteurs

Le pavillon Hubert-Aquin de l’Université de Québec à Montréal (UQAM) a été la cible de vandalisme, dans la nuit de mercredi à jeudi. Des graffitis ont été dessinés sur plusieurs murs près du café des étudiants en sciences humaines. Les dommages matériels atteignent plusieurs milliers de dollars, affirme la direction de l’établissement.

«Nous évaluons la situation afin de déterminer les actions que nous prendrons. Ce qui est certain, c’est que ces actes sont inacceptables et que les personnes qui ont fait ces graffitis auront des sanctions», a dit la porte-parole des communications de l’UQAM, Jenny Desrochers.

Les messages des graffitis sont multiples: «Libérez les prisonniers politiques», «Autogestion de notre université», «L’État, c’est juste une entreprise corrompue», ou «La libération des savoirs passe par la critique de nos institutions».

«En général, il y a toujours eu des graffitis près des locaux des associations étudiantes, a expliqué le secrétaire à la coordination de l’Association facultaire des étudiants en sciences humaines (AFESH). Nous à l’AFESH, on ne joue pas à la police. On considère que ce qui a été fait est légitime. Il faut se demander à qui appartient l’UQAM. C’est une question politique.»

Plusieurs associations étudiantes de l’Université, dont l’AFESH, ont voté cette semaine pour la levée des cours afin de participer à un mouvement international qui conteste, notamment, la marchandisation du savoir et le capitalisme. C’est dans ce contexte qu’une grande manifestation a rassemblé jeudi plus de 2000 étudiants dans les rues du centre-ville de Montréal.

Selon un étudiant de l’UQAM qui termine sa maîtrise, certains membres des associations étudiantes croient qu’il est légitime de faire des graffitis dans l’université parce qu’elle leur appartient.

«Je suis personnellement contre la hausse des droits de scolarité et pour la grève, mais il faut que ça se fasse dans le respect des lois. Si la désobéissance civile est une technique, il faut alors en accepter les conséquences. Il faut assumer son geste», croit cet étudiant, qui désire rester anonyme.

Dans un courriel envoyé hier à l’ensemble de la communauté universitaire, que La Presse a obtenu, l’UQAM écrit: «Faut-il le rappeler, il s’agit de biens publics appartenant à la population québécoise qui les a payés de ses taxes et impôts.»

Une enquête interne est en cours, afin de trouver les auteurs de ces graffitis.

Leur presse – LaPresse.ca, 23/11/2012 à 16h15