[Besançon] Précisions du CAB à propos de la manif antifasciste de ce samedi 23 mars 2013

Compte-rendu de la manifestation antiraciste et antifasciste

Plus de 400 personnes ont participé à la manifestation antiraciste et antifasciste à Besançon ce Samedi 23 mars 2013.

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Le point de départ était fixé à 15h place de la révolution. C’est une vraie manifestation dynamique et populaire qui a eu lieu, où tous les âges, tous les quartiers et des sensibilités politiques très diverses ont été représentés, dans une bonne ambiance évidente.

La manifestation a entonné de nombreux slogans antifascistes, comme :

« Besançon est antifasciste », « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos » ou encore le traditionnel « Alerta antifascista ».

La banderole de tête reprenait le titre donné à la mobilisation « Stop aux agressions racistes et fascistes ! ». On aussi pu voir une autre banderole, syndicale, où était écrit : « le fascisme c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève ».

Le cortège est passé par toutes les places du centre ville : révolution, huit septembre, pasteur, granvelle, victor hugo pour prendre fin à la porte de rivotte, quartier où ont eu lieue plusieurs des agressions nazies répertoriées.

Les passants et bisontin.e.s ont accueilli avec joie, sourires et encouragements la manifestation. Certains passants nous ont dit « Merci de réagir, il est enfin de temps que cela cesse » (en parlant des agressions racistes et de ceux qui font de la haine raciale leur fond de boutique).

A l’issue de la manifestation, des prises de parole ont eu lieu pour rappeler le contexte des agressions racistes et/ou fascistes (au moins 6 connues depuis début 2013), le quartier de résidence des néonazis (quartier Bregille), ou encore que le Collectif Antifasciste de Besançon a été créé pour proposer aux bisontin.e.s un espace d’organisation et de lutte contre le racisme et le fascisme.

Pour le Collectif Antifasciste de Besançon c’est une mobilisation forte et réussie qui a été largement partagée avec la population de Besançon et alentours. Une victoire politique et une démonstration de force que Besançon reste une ville qui refuse les idées racistes et puantes véhiculées par les groupuscules d’extrême-droite.

Dans les temps futurs, nous invitons les bisontin.e.s à se tenir informer sur notre blog, cette manifestation étant la première pierre d’une mobilisation et d’une résistance de plus longue haleine, à construire ensemble.

QUELQUES CORRECTIONS S’IMPOSENT

Il nous faut cependant démentir une information erronée, reprise par les journalistes de l’Est Républicain et de France 3.

Un groupe d’une dizaine de néonazis était effectivement présent en ville : ce qui a amené un groupe d’environ 30 antifascistes à aller sécuriser les abords de la manifestation. C’est au croisement de la rue pasteur et de la rue d’anvers que ce groupe d’antifascistes a décidé de sortir de la manifestation.

Pendant que la manifestation continuait son chemin rue mégevand puis rue granvelle, les antifascistes mobiles sont passés par la rue d’anvers pour rejoindre la grande rue, la place du huit septembre, puis rue de la république, rue proudhon et enfin rue bersot, rue des granges et rue de la bibliothèque, dans le but de rejoindre le cortège de la manifestation grande rue.

Ce qui aurait du se réaliser à ce moment là, c’est que les 2 groupes (la manifestation et le groupe qui en était sorti 10/15 min auparavant), à moins de 70 mètres l’un de l’autre, se retrouvent. Cela a été empêché par l’intervention policière : soit générée par de la malveillance, soit par une incompréhension de la situation, en tout cas dû au manque évident de coordination des forces de police.

A noter que tout au long de l’excursion du groupe d’antifascistes, 2 motards au moins de la police nationale ont suivi le groupe, entendant distinctement les slogans antifascistes chantés dans le centre ville.

Ce sont les 2 policiers en tête de manifestation qui semblent ne pas avoir compris la situation : croyant voir arriver en face des néonazis/opposants lorsque le groupe d’antifascistes a souhaité rejoindre le cortège, ils ont alors appelé les renforts très proches, qui ont déboulé en fourgon et ont chargé sans sommation le groupe d’antifascistes, appuyé par la BAC. Un camarade a alors pris un coup de matraque sur le bras, au niveau du poignet. Il n’y a pas eu d’arrestation. Toute une partie du groupe d’antifascistes n’a alors pas pu rejoindre le cortège, ce qui a été finalement fait rue Rivotte.

Les affirmations des journalistes de l’Est Républicain et de France 3 sont ainsi erronées : ce qui est manifestement une intervention maladroite (et/ou une provocation policière) s’est transformée en une attaque des néonazis, permettant ainsi de titrer « Manifestation antifasciste sous tension », alors que cette manifestation était parfaitement détendue et bon enfant.

Le CAB corrige les affirmations de la presse :

Un groupe de néonazis était effectivement présent en ville ce samedi après-midi, en début de manifestation. Ils se sont retrouvés dans un bar non loin de la place de la révolution. Ils étaient 11 néonazis, les mêmes qui commettent les agressions depuis presque 3 ans maintenant. Au moins 2 d’entre eux se sont fait interpellés au centre ville, pendant que la manifestation avait lieu, et plusieurs étaient en possession d’armes.

En fait, la manifestation et ses abords n’ont à aucun moment étaient perturbés par ces néonazis ; l’ampleur de celle-ci leur démontrant clairement la résistance des habitant.e.s de Besançon face à leur idéologie de violence et de haine.

Source: Collectif Antifasciste de Besançon, 25 mars 2013

[Besançon & ailleurs] Mobilisations antifascistes de ce samedi 23 mars 2013

Ce samedi 23 mars, environ 400 personnes ont manifesté dans les rues de Besançon pour dénoncer les récentes agressions racistes et fascistes commises par des néo-nazis au centre de la ville.

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Appelée entre autres par le Collectif Antifasciste de Besançon, la CNT, l’AMEB, l’Initiative Communiste-Ouvrière et SOS Racisme ainsi que par de nombreuses personnes non-organisées et révoltées par les agissements de nostalgiques de la terreur fasciste, la manifestation est partie place de la Révolution. Après avoir traversé les rues du centre-ville, la manifestation s’est dirigée vers la Porte Rivotte où des agressions ont récemment eu lieu.

Malgré les provocations de quelques nazillons, très vite protégés par les CRS, la manifestation s’est déroulée normalement sous les slogans antiracistes et antifascistes.

En fin de manifestations, un militant du Collectif Antifasciste de Besançon a pris la parole pour rappeler les différentes agressions commises ces derniers mois par des néo-nazis à Besançon. Un militants de l’Initiative Communiste-Ouvrière est intervenu pour dire que dans le contexte de la crise, du chômage et de l’austérité, l’extrême-droite, mais aussi Sarkozy hier ou Valls aujourd’hui tentaient de diviser les travailleurs en stigmatisant les immigrés, les Arabes ou les Rroms, et qu’il était nécessaire de travailler à l’unité dans nos entreprises et nos quartiers face au racisme, aux licenciements et à la misère.

La suite du compte-rendu de cette manif sur Solidarité Ouvrière

Besançon : Rassemblement anti-raciste et anti-fasciste

Le collectif anti-fasciste de Besançon organisait une manifestation dans la rue. Selon l’association, 6 agressions néonazis auraient été perpétrées depuis le début de l’année.

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Ici, des clients frappés et gazés à la terrasse d’un café. Là, un jeune agressé dans la rue. Là encore une agression au cours d’un concert. Pour le collectif anti-fasciste de Besançon, pas de doute. Des groupuscules néonazis se sont installés dans la capitale Comtoise. Pour dénoncer ces faits, le collectif a organisé une manifestation, ce samedi après-midi.

Entre 200 et 400 personnes ont défilé dans la rue.

Voir la vidéo

Leur presse locale – Fr3 F-C, 24/03/2013 à 09h26

Manifestation sous tension

Une quinzaine d’individus sont venus faire de la provocation, hier, face au cortège antifasciste.

Sans tomber dans la dramatisation, beaucoup craignaient le terme de la manifestation antifasciste, hier rue Rivotte ; là où a eu lieu le gazage d’une dizaine de clients d’un bar en février dernier.

Finalement hier, c’est à hauteur de la rue de la bibliothèque le cortège est monté en pression lorsqu’une dizaine d’individus, encagoulés pour certains, sont venus se livrer à des actes de provocation qui auraient pu vite dégénérer si la police n’était intervenue très rapidement pour cloisonner les deux camps et disperser les éléments perturbateurs. Par sécurité, des renforts ont d’ailleurs aussitôt été demandés. Et c’est accompagnés de policiers solidement casqués et harnachés que les manifestants partis de la place de la Révolution ont pu terminer leur parcours porte Rivotte après être passés par la place Saint-Pierre, la place des Droits de l’homme et la place Grandvelle.

Une montée en puissance inquiétante

Pour le coup, les organisateurs du collectif antifasciste bisontin (CAB) ne pouvaient trouver meilleure démonstration des dangers qu’ils entendent aujourd’hui dénoncer en décidant de poser le problème ouvertement sur la place publique afin de faire réagir l’opinion et les autorités.

Ce qui les inquiète, c’est la montée en puissance des actes de violence de groupuscules se revendiquant ouvertement de l’idéologie d’extrême-droite. Quand il ne s’agit pas de théories nazies ou négationnistes avec vente de matériel sur le web.

Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Werwolf sequania. Leur nom est connu. Leurs agressions aussi. Depuis début janvier, on en dénombre au moins six. Et certaines sont même filmées et diffusées sur internet. Hier, ils étaient deux cents selon la police, plus de quatre cents selon les organisateurs à être descendus dans la rue pour dire « non ».

Si les heurts ont pu être évités, deux individus ont en revanche été interpellés munis de matraques télescopiques et de bombes lacrymogènes. Ils devront répondre prochainement de leurs actes devant le parquet.

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Leur presse locale – L’EstRépu, 24/03/2013 à 08h50

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A Chartres de Bretagne contre une réunion des identitaires:

Chartres-de-Bretagne. Mobilisation contre une réunion d’identitaires

À l’appel de plusieurs organisations de gauche, plus de 300 personnes ont manifesté, dans le calme, hier à Chartres-de-Bretagne (35), contre la tenue d’une réunion du groupe identitaire régionaliste Jeune Bretagne.

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Cette association organisait, dans cette commune touchée par la crise économique (à travers l’usine PSA Citroën de La Janais), une conférence intitulée « Que faire face à la crise sociale européenne ? ». Les manifestants de gauche souhaitaient dénoncer « l’idéologie d’extrême droite identitaire ». En effet, la conférence regroupait, entre autres, des membres de l’organisation italienne néo-fasciste CasaPound, du syndicat nationaliste flamand NSV, du mouvement français d’extrême droite Riposte laïque ou encore du Parti socialiste unitaire national-européen (Psune). « Nous sommes 227 et c’est un succès pour un tel rassemblement » expliquait hier Yann Vallerie, président de l’association Jeune Bretagne. Après avoir défilé dans les rues, les manifestants de gauche se sont rendus sur la place de la Mairie pour des prises de paroles. « Je condamne les idéologies d’extrême droite qui véhiculent des propos xénophobes et violents et qui viennent exploiter la crise économique et sociale », a expliqué le maire de la commune, Philippe Bonnin. Alors que la réunion de Jeune Bretagne devait prendre fin hier, vers minuit, de nombreux gendarmes étaient présents pour éviter tout débordement, notamment aux abords du lieu de rassemblement situé sur un terrain privé.

Leur presse – LeTélégramme.fr, 24/03/2013

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A St-Etienne contre la venue de LePen:

Le président d’honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, était dans la Loire ce samedi 23 mars. Une manifestation contre sa venue a été organisée le jour même dans les rues de Saint-Etienne.

Ils étaient des centaines à défiler dans la Grand’rue. Le rendez-vous a été donné à 15h place Jean Jaurès. Les manifestants ont ensuite rejoint l’hôtel de ville puis la place du Peuple.

a0e7183ee0af33351ebc5ee61503032b_800_533. af65d7f179de10f8b3f318e04837155f_440_293.Leur presse – Zoom d’ici via Solidarité Ouvrière, 23/03/2013

[Lyon] 3000 personnes dans la rue contre le fascisme – 16 février 2013

Face à la rue, l’extrême droite lyonnaise ouvre ses portes

Entre 1 800 et 3 000 manifestants se sont mobilisés ce samedi 16 février pour demander la fermeture du local des identitaires dans le Vieux Lyon. Dans le même temps, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes et les nationalistes invitaient l’extrême droite européenne pour un banquet dans les Monts d’Or. Ambiance.

Dès 14 heures, les premiers manifestants envahissent la place des Terreaux. On repère déjà les drapeaux rouges du Front de gauche, du Parti communiste français ou de la CGT. Derrière une banderole « antifascistes », des jeunes en capuches et cagoules noires attirent l’objectif des photographes. En ce samedi 16 février, ils sont 1800 selon la police et 3000 selon les organisateurs, à avoir répondu à l’appel du collectif de vigilance contre l’extrême droite, qui regroupe organisations de gauche et d’extrême gauche.

Tous demandent la fermeture du local des identitaires, « La Traboule », situé au coeur du Vieux Lyon depuis 2010. Pour l’occasion, Katherine Legay, conseillère municipale communiste à Lyon, a revêtu l’écharpe tricolore. « Lyon est en train de devenir un laboratoire de l’extrême droite« , déplore l’élue. « Je suis dans le 5e arrondissement, et il y a un climat d’agressions qui s’installe dans le Vieux Lyon à proximité du local des identitaires« , ajoute Katherine Legay.

« Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades ! »

A 15 heures, les manifestants prennent le chemin du Vieux Lyon.  Parmi les slogans, on entend « Fermez le local ! Arrêtez les ratonnades« . Sur les quais de Saône, des dizaines de camionnettes de CRS sont alignées, près de 300 policiers ont été mobilisés pour la manifestation. Après les colonnes du Palais de justice, les fumigènes s’allument et les esprits s’échauffent timidement. Car cent mètres plus haut, sur les marches de la montée du Change, une cinquantaine d’identitaires ont sorti les drapeaux lyonnais et haranguent les manifestants. Face à une dizaine de CRS, au milieu entre les deux camps, quelques jeunes antifas, en nombre marginal, ont emporté des battes de base-ball. Mais le cortège repart, bon enfant, jusqu’aux Terreaux. Les chants reprennent : C’est pas les sans-papiers. C’est pas les immigrés. C’est les identitaires qu’il faut virer ! »

Au coeur de la Traboule

Au 5 rue, montée du Change. Prenant à contre-pied le collectif de vigilance contre l’extrême droite, les identitaires ont organisé une journée portes ouvertes. Dans la Traboule », un local de 80m², une cinquantaine de jeunes boivent des bières dans des gobelets en plastique. Dans la pièce principale, on repère un bar, un punching-ball et des affiches jaunes et noires « génération identitaire », qui rappellent le coup de la mosquée de Poitiers. Dans une deuxième salle, plus petite, est disposé un canapé, un écran plat et une petite bibliothèque. « On fait des soirées et des conférences, comme la prochaine avec Robert Ménard« , explique Arnaud Delrieux, l’un des porte-parole des identitaires.

« On a eu une inspection de la préfecture, on n’est dans notre droit« , affirme Pierre Robesson, autre cadre identitaire, face aux menaces de fermeture de la Traboule. Les identitaires nient toute violence en provenance du local et expliquent n’avoir jamais eu aucuns contrôles de la police. Plusieurs agressions sont pourtant intervenues près de la Traboule entre 2010 et 2012. Après la marche des cochons en 2011, des commerces avaient été saccagés en soirée. « Mais c’est la même chose lors des manifs étudiantes ou de la CGT ! Nous ne sommes pas responsables« , se défend un identitaire, non sans ambiguïtés. Presque aucunes filles ne sont présentes à la Traboule en cette journée portes ouvertes, où il est impossible de filmer. « Une autre fois« , explique Arnaud Delrieux, qui propose une bière au journaliste, et invite, tout sourire, les membres du collectif de vigilance à débattre dans le local. « Ils ne sont pas venus. Alors qui sont les plus ouverts ?« , s’amuse Pierre Robesson.

Alexandre Gabriac : « Solidaire des identitaires »

Dans le même temps, 350 nationalistes, selon les organisateurs, se sont donné rendez-vous dans les Monts d’Or pour le Forum de la nation. Après l’incendie du premier lieu où devait se tenir le banquet nationaliste, à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, les organisateurs ont préféré la jouer discret. « C’est quelque part sur Terre, en France, et peut-être en région lyonnaise« , s’amuse Yvan Benedetti, président du mouvement pétainiste de l’Oeuvre française, et organisateur de l’évènement. Des nationalistes radicaux de toute l’Europe auraient fait le déplacement : NPD (Allemagne), Casapound (Italie), Genève non conforme (Suisse) ou Phalanges espagnoles (Espagne). Chef des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac gardait tout de même un oeil rivé sur Lyon et la manifestation. « Je suis aujourd’hui solidaire des identitaires comme tous les mouvements qui sont persécutés« , confie le conseiller régional, exclu du FN pour salut nazi.

Leur presse – Lyon Capitale.fr (Mathieu Martiniere), 16/02/2013

Les antifascistes défilent à Saint-Jean

Les antifascistes ont défilé,  samedi 16 février, dans les rues de Lyon pour exiger la fermeture du local La Traboule, tenu par le mouvement du Bloc Identitaire. L’appel a été lancé par le Collectif de Vigilance 69, qui pointe du doigt les violences survenues dans le quartier, et dénonce une tentative d’appropriation du Vieux-Lyon par les mouvances d’extrême-droite.

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Près de 3000 personnes, selon les organisateurs, ont pris le départ de la place des Terreaux pour défiler ensuite dans le Vieux Lyon, près de l’église St-Jean. Sur la passerelle du palais de justice et depuis les hauteurs de St-Jean, des skinheads et militants nationalistes sont venus provoquer la foule.

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Leur presse – Rue89 Lyon, 16/02/2013 à 18h53

[Lyon] Manif antifa contre l’implantation des identitaires – 16 février 2013

Ensemble, fermons le local fasciste la Traboule !

Depuis maintenant près de trois ans, le collectif 69 de vigilance intervient auprès de la population lyonnaise et du Vieux Lyon pour alerter du danger que constitue l’implantation du groupe d’extrême-droite des identitaires et de leur local La Traboule situé au 5 montée du Change 69005 Lyon. Pour exiger sa fermeture, le collectif appelle à une manifestation massive et populaire le samedi 16 février à 14h place des Terreaux.

Ensemble, Fermons le local fasciste la Traboule !

Depuis main­te­nant près de trois ans, le Collectif 69 de Vigilance ne cesse d’inter­ve­nir auprès de la popu­la­tion lyon­naise et notam­ment celle du vieux Lyon, pour aler­ter du danger que repré­sente l’implan­ta­tion du groupe d’extrême-droite « les iden­ti­tai­res » et de son local « La Traboule » (situé au 5 montée du Change, 69005 Lyon).

Les iden­ti­tai­res, un fas­cisme assumé

Cette mou­vance issue du Bloc Identitaire (anciens d’Unité Radicale : orga­ni­sa­tion dis­soute en 2002 par décret pour cause d’idéo­lo­gie raciste, dis­cri­mi­na­toire, anti­sé­mite et encou­ra­geant à la haine et la vio­lence) a basé sa visi­bi­lité sur des actions sym­bo­li­ques et média­ti­ques, et sur une pré­sence accrue sur le net. Leurs cibles pré­fé­ren­tiel­les : l’Islam et par là-même les musul­mans, l’immi­gra­tion, les orga­ni­sa­tions de gauche (res­pon­sa­ble de la soi-disant inva­sion des musul­mans en France). Pour eux, tout mélange cultu­rel est voué à l’échec, mais leur éthno-dif­fé­ren­cia­lisme n’est qu’un racisme cultu­rel déguisé : leur credo reste de défen­dre une Europe blan­che et chré­tienne.

Un local en plein centre ville !

En s’implan­tant dans le quar­tier de Saint-Jean par l’ouver­ture de son local «La Traboule», les iden­ti­tai­res sou­hai­tent faire de ce quar­tier his­to­ri­que un bas­tion et créer un climat de peur envers celles et ceux qui rejet­tent toute idée de haine, de dis­cri­mi­na­tion. Ils ont créé de mul­ti­ples asso­cia­tions pour élargir leur champ d’action et ainsi mas­quer leur iden­tité : Génération Identitaire, La Traboule, Les Petits Lyonnais, Solidarité Kosovo, Lugdunum Torgnole, Le Cercle de Précy…

Un dis­cours policé se tra­dui­sant par une vio­lence phy­si­que sur le ter­rain

Se défen­dant de toute vio­lence et prô­nant une image irré­pro­cha­ble, les iden­ti­tai­res essaient de faire croire qu’aucun fait de vio­lence ne peut leur être repro­ché ; la réa­lité est bien dif­fé­rente. Tout le monde se sou­vient de la Marche des Cochons et de ses inci­dents. Depuis leur ins­tal­la­tion, des agres­sions se pro­dui­sent sou­vent dans le quar­tier contre des per­son­nes ne res­sem­blant pas à leur idéal blanc et chré­tien ; des pres­sions sur des bars ou res­tau­rants voi­sins exis­tent…

Mais sur­tout, les iden­ti­tai­res et leur local ont été direc­te­ment impli­qués dans une agres­sion : un mili­tant anti­fas­ciste fut lynché par une quin­zaine mili­tants iden­ti­tai­res armés sor­tant de la Traboule. Le secré­taire des « Petits Lyonnais » a été lour­de­ment condamné (15 mois de prison dont 10 avec sursis !) pour sa par­ti­ci­pa­tion à cette agres­sion.

Mais, alors qu’à Toulouse une grave agression avait conduit à la fermeture du local des identitaires, à Lyon, la Traboule est encore ouverte !

Comment réus­sir à fermer ce local ?

Une mobi­li­sa­tion popu­laire mas­sive est néces­saire pour appuyer la demande de fer­me­ture de ce local et réduire enfin l’influence des iden­ti­tai­res sur le quar­tier. La dis­pa­ri­tion de leur local don­ne­rait pour sûr un coup d’arrêt à leur projet d’appro­pria­tion du Vieux Lyon.

Alors soyons nom­breux-ses le samedi 16 février pour : 

  •  Exiger la fer­me­ture de la Traboule 
  • Dénon­cer les vio­len­ces dans le quar­tier où est situé ce local 
  •  affir­mer haut et fort, avec force et bonne humeur que les grou­pus­cu­les fas­cis­tes et néo-nazis ne pour­ront pros­pé­rer à Lyon !!

CV69 : Attac, CCRASS, CGA, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, CNT, COVRA, EELV, Fédération Rhone-Alpes des MJC, PCF, PG, GU, GA, Alternatifs, FASE, CA, FSU, HES, JEL, LDH, Planning Familial, MRAP, NPA, PS, Ras l’Front, RESF, Résistance Citoyenne, SOS Racisme, Sud Education, Union Syndicale Solidaires, UJFP, Les Voraces…

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Toutes les infos sur le blog du Collectif Vigilance 69

[Grèce] Appel à la solidarité antifasciste internationale – Athènes, 19 janvier 2013

Un appel à la solidarité internationale

Nous appelons les antifascistes qui ont été alertés par la montée d’Aube Dorée et des néo-nazis et ceux qui sont dans la solidarité avec le peuple grec. Notre appel à la solidarité internationale est aujourd’hui devenu celui pour un mouvement international antifasciste.

Des manifestations devant les ambassades et consulats grecs sont maintenant organisés à Londres (Royaume-Uni), Dublin et Derry (Irlande), Barcelone et Ossona (Catalunya), Lyon (France), Tampere (Finlande), Chicago et New York (États-Unis) et des nouvelles d’initiatives dans d’autres pays sont reluisantes.

Nous demandons plus de manifestations en solidarité avec le mouvement antifasciste grec, qui se prépare à une grande manifestation de force sur la place Syntagma, le 19 Janvier. Ce n’est pas seulement une affaire internationale, il fait partie d’un effort concerté visant à construire un mouvement qui va cibler le fascisme et le racisme en hausse en Europe et dans le monde entier.

Nous vous demandons:

  1. De nous contacter et nous donner les détails de vos activités sur la journée, grâce à facebook, twitter ou par courriel: antiracismfascism@yahoo.gr
  2. Pour nous envoyer des photos et des vidéos de soutien, affiches, en indiquant votre solidarité.
  3. Pour nous envoyer des déclarations de soutien qui seront lues à partir de la plate-forme le jour de la manif et concert à la place Syntagma.
  4. De prendre des photos de vos événements/actions de solidarité et de nous les envoyer, afin de faire connaître la taille et l’ampleur de notre mouvement.

Dans le cas où les gens se déplacent à Athènes pour se joindre à nous pour la journée, nous serions reconnaissants si vous pouviez nous contacter. Nous ne pouvons pas fournir de facilités, nous sommes déjà débordés de l’activité, mais il y aura une réunion informelle des invités internationaux, le vendredi soir, la veille de la manif. Et nous voulons que la présence internationale soit aussi organisée que possible à la manifestation elle-même.

Si vous avez d’autres idées sur la façon d’aider, n’hésitez pas à nous contacter afin de coordonner nos activités. Le mouvement antifasciste grec est à la tête d’une grande confrontation avec ce qui semble être le soulèvement le plus dangereux de l’extrême-droite néo-nazie depuis des décennies. Nous demandons à nos amis de se lever et de se compter pour le 19 Janvier.

En toute solidarité,

Le comité d’organisation du « 19 Janvier – Athènes ville antifasciste »

Traduit de l’anglais (AthensAntifa19jan, 9 janvier 2013) par un camarade (transmis par mail, 14/01/2013)

Ci-dessous la liste des ambassades et consulats grecs partout en France:

A Paris :

  • Ambassade – Adresse : 17, rue Auguste-Vacquerie 75116 Paris; Tél :  01.47.23.72.28; Fax : 01.47.23.73.85; Courriel : mfapar@wanadoo.fr
  • Bureau consulaire – Adresse : 23, rue Galilée; 75116 Paris; Tél : 01.47.23.72.23/01.47.20.40.64; Fax : 01.47.20.70.28; Courriel : congre1@noos.fr

A Ajaccio:

  • Consulat honoraire – Adresse : Rue du Docteur Petrolacci 20130 Garges; Tél : 04.95.21.91.37; Fax : 04.95.26.43.60

A Bordeaux:

  • Consulat honoraire – Adresse : 95, rue Ducau; 33000 Bordeaux; Tél 05.57.87.04.76; Fax : 05.57.87.04.76; Courriel : consulgrecebordeaux@yahoo.fr

A Cherbourg:

  • Consulat honoraire – Adresse : 104, rue Emmanuel Liais B.P.629 50106 Cherbourg Cedex; Tél :  02.33.10.02.02; Fax : 02.33.10.02.03

A Grenoble:

Au Havre:

  • Consulat honoraire – Adresse: 28, rue du Général de Gaulle 76310 Sainte-Adresse; Tél :  02.35.46.28.92 ; Fax : 02.35.46.73.16

A Lille:

  • Consulat honoraire – Adresse: 21 rue Jules Ferry 59370 Mons-en-Baroeul; Tél : 03.20.33.46.25/03.20.33.28.92; Fax : 03.20.33.28.92; Courriel : consulatgrecelille@yahoo.fr

A Lyon:

  • Consulat honoraire – Adresse: 7, rue Barreme 69006 Lyon; Tél :  04.78.89.46.69  /  04.78.89.22.50; Fax : 04.78.93.37.17

A Nantes:

  • Consulat honoraire – Adresse: 22 rue Kervégan 44000 Nantes; Tél: 02.40.98.20.41; Fax : 02.40.98.20.41; Courriel : consulatdegrecenantes@yahoo.fr

A St-Etienne:

  • Consulat honoraire – Adresse: 15, rue de la Paix 42000 Saint-Etienne; Tél: 04.77.32.41.66; Fax : 04.77.41.47.17

A Strasbourg:

  • Consulat honoraire – Adresse: 49 avenue des Vosges 67000 Strasbourg; Tél: 03.88.35.40.24; Fax : 03.88.25.05.24

A Marseille:

  • Consulat général – Adresse: 38, rue Grignan 13001 Marseille; Tél :  04.91.33.08.69; Fax : 04.91.54.08.31; Courriel : cons.g.gr.mars@wanadoo.fr

A Nice:

  • Consulat général honoraire – Adresse: 2, avenue Desambrois 06000 Nice; Tél : 04.93.85.41.40/04.93.37.85.69; Fax : 09.51.00.60.49

A Calais:

  • Vice-Consulat honoraire – Adresse: 12 boulevard des alliés – B.P 817 62225 Calais Cédex; Tél :  03.21.97.27.00; Fax : 03.21.97.41.59

[Saint-Etienne] Actions directes contre les fascistes lors de la cérémonie du 11 novembre: 5 antifascistes interpellé.e.s

Saint-Etienne : cinq interpellations lors d’affrontements entre extrémistes

Si les affrontements ont pu être évités lors de la cérémonie du 11 novembre à Saint-Etienne malgré des provocations de représentants de l’extrême gauche, un peu plus tôt, vers 9 heures, une bagarre a éclaté dans le local du FN faisant trois blessés. La police a interpellé cinq personnes qui ont été placées en garde à vue.

Vers 9 heures ce dimanche matin, un groupe se revendiquant d’extrême gauche a pénétré dans le local du FN rue de la République et une bagarre a éclaté. Trois jeunes du FN, tous majeurs, ont été blessés et ont porté plainte. La police est parvenue à interpeller cinq des agresseurs, de jeunes Stéphanois majeurs qui ont été placés en garde à vue pour violences aggravées en réunion.

Un peu plus tard, une cinquantaine de jeunes du Front National, réunis en formation comme chaque année à Saint-Etienne ont participé à la manifestation du 11 novembre qui se déroulait place Jean-Jaurès. Alors que les personnes présentes se rendaient place Fourneyron, les jeunes du FN ont quitté dans le calme le cortège au niveau de la place Dorian, repliant les drapeaux, pour se rendre dans leur local.  Ils ont une nouvelle fois été pris à partie par une vingtaine de personnes se revendiquant d’extrême gauche mais les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour s’interposer entre les deux groupes et tous se sont séparés sans qu’aucun affrontement n’est eu lieu, les jeunes du FN refusant de répondre aux provocations et préférant entonner la Marseillaise.

A noter enfin que les représentants de l’extrême gauche ont continué à chercher l’affrontement dans l’après-midi.

Leur presse – Le Progrès.fr, 11/11/2012 à 16h36

[Grèce] Ratonnades, pogroms et agressions des fascistes envers des migrant.e.s et des antifascistes : la police collabore – Athènes, 2 et 3 novembre 2012

Vague d’attaques fascistes à Athènes durant 2 nuits maintenant

Hier soir et ce soir (03/11/2012), des membres de la Golden Dawn (Aube Dorée) avec d’autres nazis ont attaqué des migrants dans le quartier d’Aghios Panteleimonas. La nuit dernière, un café Internet détenue par des migrants a été brisée et des boutiques plus petites appartenant aux migrants et des maisons dans lesquelles vivent des migrants ont été ciblés aujourd’hui (03/11/2012). La police anti-émeute est sur les lieux, mais elle n’est pas intervenue.

Dans le même temps sur la place d’Aghios Nikolaos à Patissia, un rassemblement antifasciste est en cours.

Plus tôt aujourd’hui, les membres de la Golden Dawn ont également attaqué un évènement antifasciste dans le secteur de Metaxourgeio du centre d’Athènes. Au moins un membre du comité des antifascistes de Metaxourgeio a été transporté à l’hôpital. Plus de 200 personnes ont pris part à la mobilisation antifascistes à Matexourgeio.

Traduit de l’anglais de From the greek streets, 03/11/2012 à 21h22