[Espagne] Résumé de la contre-manif antifasciste – Madrid, 1er mai 2013

Compte-rendu de la contre-manifestation à Chueca du 1er mai 

Le 1er mai à 18 heures, diverses organisations fascistes, toutes plus pourries les unes que les autres, ont appelé à une manifestation au départ du Tribunal, zone centrale de Madrid, très près de Chueca.

Le même jour à 17 heures, un rassemblement antifasciste a été prévu Place de Chueca. L’appel a été lancé quelques jours auparavant et sans savoir qui y répondra.

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Bien avant 17 heures, à Chuelca, un large déploiement policier se met en place, de ce fait, le rassemblement fut dès son commencement, conditionné. La stratégie adoptée pour se faire, paraît claire : épuiser les manifestant.e.s et les maintenir à cet endroit jusqu’à ce que se termine la manifestation fasciste. Mais les cris, la bonne humeur, la résistance et la dignité ne faiblissent pas et les camarades, qui durant deux heures furent encerclé.e.s par la police, restèrent uni.e.s et combattant. Aux alentours du rassemblement, divers groupes essayent de rejoindre la place en vain, perdant leur temps et ceux des fascistes.

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De ce que nous savons, il y a eu deux rencontres avec des nazis perdu.e.s. La première, quand deux d’entre eux arrivant en retard à leur rassemblement, furent aperçus rue Fuencarral (une rue piétonne, très commerciale et pleine de gens et de policier.e.s) courant les 200 mètres pour fuir un groupe d’antifascistes, et qui eurent le malheur de tomber nez à nez avec un autre groupe plus bas. Un des nazis a reçu un coup au visage par un casque que lui proposa gentiment un des camarades présent. Ils ont été sauvé par une patrouille de police qui passait pas là, mais voir un nazi demander protection à un flic, alors qu’il a un patch A.C.A.B sur sa veste, ça n’a pas de prix. La deuxième rencontre eu lieu avec le nazi qui apparaît sur les photos (ou qui disparaît, parce qu’il se fond avec ceux qui sont en bleu). Il a eu une bonne frayeur et bien sûr, il a été sauvé par la fourgonnette antiémeute. Comme on peut le voir sur les photos, la fraternisation   a bien eu lieu. À peine la porte s’est-elle ouverte pour laisser descendre les policiers qu’il était déjà monté dedans…

Où est le nazi?

Où est le nazi?

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Quand tout.e.s ceux/celles qui étaient au rassemblement à Chueca quittèrent la place après avoir été fouillé, fiché et photographié pour la plupart, ils/elles rejoignirent les autres groupes, qui étaient tenus à l’écart. Ils se dirigèrent vers le Tribunal où se produisit une altercation avec la police et où deux camarades étaient retenus. Vu qu’apparemment ils allaient être mis en détention, les gens ont barricadé la rue et ont lancé des pierres sorties d’un container destiné à la construction.Les flics ont chargé violemment, tirant des balles en caoutchouc et chassant les manifestants, arrêtant une personne, nous ne savons pas si cette personne était avec le groupe ou non. Les deux camarades qui ont été arrêté.e.s plus tôt ont été libéré.e.s, mais d’autres arrestations Plaza de Jacinto Benavente ont eu lieu, loin des rassemblements et longtemps après.

Solidarité avec les détenu-e-s.

Contre le système, démocratique ou fasciste. Pour l’anarchie.

Traduit de l’espagnol (es.contra-info) par La Voz de la Libertad

[Espagne] La manif pour dégager le gouvernement part en émeute: 4 anarchistes arrêté.e.s pour mauvaises intentions – Madrid, 25 avril 2013

Espagne: incidents entre police et jeunes manifestants à Madrid

Des incidents ont éclaté jeudi soir en plusieurs endroits du centre de Madrid lorsque les policiers, ripostant à des jets de projectiles, ont dispersé à coups de matraque des groupes de jeunes qui manifestaient pour réclamer la démission du gouvernement.

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A la fin de cette manifestation qui avait rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès », des manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes qui barraient l’accès au Congrès des députés.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraque.

Les manifestants, portant foulards et capuches, se sont alors dispersés, des groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

D’autres, poursuivis par les policiers le long de l’avenue du Paseo del Prado, se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, envahissant une grande place face à la gare d’Atocha, où les forces de l’ordre ont de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la « rébellion populaire » et à l’occupation des abords du Congrès à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des « indignés » se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

Quinze personnes ont été interpellées. Selon les services d’urgence, 29 personnes ont été légèrement blessées, dont 13 policiers.

L’une des personnes interpellées, un mineur, portait « un sac à dos renfermant des passe-montagnes, un rouleau de papier d’aluminium, un pétard de 15 centimètres, un drapeau anarchisteavec une barre de fer, une bouteille d’acide, un sac contenant des pierres », a indiqué un porte-parole.
« Il avait dans son téléphone portable des instructions pour la guérilla urbaine et la fabrication d’une sorte de cocktail Molotov », a-t-il ajouté.

Rassemblés en trois points du centre de Madrid, les manifestants, criant « A bas l’Etat policier », certains portant le drapeau républicain rouge, jaune et violet, ont convergé vers la place faisant face au Congrès, la chambre basse du Parlement, protégée comme les rues avoisinantes par d’épais cordons de policiers, certains casqués.

« Je ne suis pas d’accord avec la politique que mène le gouvernement, il est soumis aux politiques de la Banque centrale européenne que nous n’avons pas élue », lançait Lorena Perez, une chômeuse de 29 ans du secteur de la communication. « Ils ne défendent pas nos intérêts, mais ceux des banques et de l’Allemagne ».

« Je suis venu pour défendre nos droits », affirmait Jesus Seguera, un employé du bâtiment au chômage, âgé de 34 ans.

« C’est une combinaison de plusieurs choses. Ils ne tiennent pas leurs promesses électorales. Et mon foyer est frappé par le chômage et les coupes budgétaires dans la santé », ajoutait ce manifestant venu de Séville, en Andalousie.

D’autres portaient de petites pancartes avec les mots « 6,2 millions de raisons », rappelant le nombre record de chômeurs (27,2% des actifs) dans le pays annoncé jeudi.
A quelques heures de la manifestation, la police avait déjà interpellé 15 personnes à Madrid.

Quatre jeunes qualifiés de « membres de groupes anarchistes » avaient été interpellés jeudi matin alors qu’ils s’apprêtaient à « allumer des incendies » à Madrid, selon le ministère de l’Intérieur. La police avait aussi interpellé onze personnes qui s’étaient enfermées dans un bâtiment de l’université Complutense de Madrid.

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Leur presse – LeParisien.fr (AFP), 25/04/2013 à 20h53

Charge policière en fin de manifestation à Madrid

La police espagnole a chargé jeudi soir à coups de matraque un groupe de jeunes, à la fin d’une manifestation réclamant la démission du gouvernement près du Congrès des députés à Madrid, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

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A la fin de cette manifestation qui avait rassemblé environ un millier de personnes, en majorité des jeunes, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès », quelques dizaines de manifestants se sont mis à lancer des bouteilles, des pétards et des feux de bengale contre les policiers anti-émeutes.

Ceux-ci, équipés de casques et de boucliers, ont riposté à coups de matraques. Les manifestants se sont alors dispersés, de petits groupes de jeunes continuant ensuite à affronter la police, certains jetant des pierres, dans le centre de la capitale.

D’autres se sont rassemblés à quelques centaines de mètres de là, près de la gare d’Atocha, où la police a de nouveau chargé, répondant à des jets de pierres et de bouteilles.

Un imposant dispositif de 1.400 policiers avait été déployé pour cette manifestation, convoquée par une coordination appelant à la « rébellion populaire » et à l’occupation des abords du Congrès jusqu’à la démission du gouvernement espagnol.

Les principales organisations de la mouvance des « indignés » se sont désolidarisées de ce mot d’ordre.

La police a interpellé cinq personnes.

Leur presse – 7sur7.be (Belga), 25/04/2013 à 22h26

Arrestation de 4 anarchistes qui voulaient brûler une banque en Espagne

Quatre membres de « groupes anarchistes qui se préparaient à brûler une banque » ont été arrêtés jeudi à Madrid, a annoncé le ministère de l’Intérieur, avant une manifestation dont la police redoute la violence aux abords du Congrès des députés.

La police « a arrêté quatre personnes qui entendaient provoquer des incendies dans la capitale », selon un communiqué du ministère, alors que d’importants renforts ont été déployés à Madrid en vue de cette manifestation convoquée jeudi après-midi, via les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Assiège le Congrès ».

« Les arrestations ont eu lieu ce matin, lorsqu’une cellule violente de quatre personnes, tous membres de groupes anarchistes, se préparait à brûler une banque », a affirmé la police qui a ajouté avoir saisi huit feux de bengale, quatre pétards et deux bidons d’essence.

Elles interviennent « dans le cadre d’une série d’actes de délinquance » avant la manifestation, précise le ministère.

Une coordination baptisée « Assiège le Congrès » a appelé à « la chute du régime (démission du gouvernement, dissolution du Parlement et des hautes institutions de l’Etat) et à l’ouverture d’un processus de transition pour un nouveau modèle d’organisation politique, économique et social, vraiment juste et solidaire ».

Cet appel intervient dans un contexte de profonde crise sociale, avec un chômage historique qui vient de passer la barre des six millions de personnes, à 27,16% des actifs.

Leur presse – 7sur7.be (Belga), 25/04/2013 à 11h02

[Répression lors de la grève générale du 14N à Madrid et à Barcelone] Liberté pour Alfon et Justice pour Ester Quintana !

Ester Quintana, qui a perdu un œil après avoir été visée (dans le sens « par un tir »: « shoot ») lors des manifestations du 14 Novembre à Barcelone, a fait ses premières déclarations sur les évènements, a dénoncé comment ses preuves contredisent la version du gouvernement, qui nie l’utilisation de balles en caoutchouc ou qui dément toute attaque [de la part de la police Ndlr] ait eu lieu. Avec les sous-titres en anglais.

 

Alfon est un militant de 21 ans de Vallecas (Madrid) qui a été arrêté dans la matinée du 14 Novembre lors de la grève générale. Avec lui, Daira a également été arrêté, même si elle a été libérée quelques heures plus tard après sa comparution devant le tribunal. Alfon a été transféré à la prison de Soto del Real, où il a été détenu depuis sous le régime FIES, ce qui signifie qu’il est constamment sous haute-surveillance et mesures d’intimidation. Voici une déclaration faite par le groupe de soutien.

Lors de la journée de grève générale du 14 Novembre, notre camarade Alfon a été arrêté dans le quartier de Vallecas. Après plusieurs jours d’isolement et d’interrogatoires dans les cachots de l’État espagnol, il a été envoyé en prison en détention préventive, en raison de la hausse des ordres donnés par la magistrature et la délégation du gouvernement, à laquelle il faut ajouter la pression des mass medias.

Tout ce réseau a pour but d’intimider les militants et le peuple en général, car ils savent que la situation politique, sociale et économique dégénérera et que vous souhaitez mettre fin à la lutte en utilisant la dictature de la peur.

Nous ne pouvons pas tomber dans le piège de juger notre camarade, nous ne nous soucions aucunement de savoir s’il est coupable ou innocent des accusations portées contre lui, il est un prisonnier politique, dont le seul crime est de lutter contre ce système capitaliste qui, jour après jour, réduisent les familles à la plus sauvage exploitation.

La seule violence condamnable est celle employée par l’État, les banques et ses forces répressives qui frappent et emprisonnent des personnes lors des manifestations, qui gardent et protègent les huissiers lorsqu’ils exécutent des expulsions de domicile, qui emprisonnent à vie et torturent les révolutionnaires…
En bref, par tous les moyens possibles, ils tenteront de détruire toute initiative de résistance populaire.

Contre l’Etat et sa violence, maintenant et pour toujours, RÉSISTANCE!

Liberté pour les prisonniers politiques!

Groupe de soutien à « Alfon »

Traduit de l’anglais à partir du blog Alboroto, 17 décembre 2012

Grève générale en Europe – 14 novembre 2012

Manifestation monstre à Madrid au soir d’une journée anti-austérité en Europe

MADRID (AFP) – Une manifestation monstre a envahi mercredi soir les rues de Madrid, temps fort d’une journée de protestation sociale à travers l’Europe contre l’austérité, le chômage et la précarité.

Des dizaines de milliers de personnes au moins, selon des estimations de l’AFP, ont défilé dans la capitale espagnole, à l’appel des syndicats ou rassemblés par la mouvance des indignés face aux barrages de police qui protègent la Chambre basse du Parlement.

Une mobilisation contrastant avec une participation aux défilés plus timide dans les autres pays: 5.000 manifestants à Athènes, selon la police, quelques milliers en Italie, à Turin, Rome et Milan, ainsi qu’en France, à Paris notamment.

A Lisbonne où plusieurs milliers de personnes protestaient devant le parlement, la police les a délogé à coups de matraque en début de soirée après avoir été la cible de jets de pierre et d’ordures pendant une heure.

« Je suis venu protester contre les coupes partout, dans la santé, l’éducation, la hausse de la TVA, les expulsions » de propriétaires surendettés, lançait dans le cortège madrilène Javier Gomez, un employé du bâtiment de 39 ans, au chômage depuis un an.

« Nous avons la solution, les banquiers en prison », hurlaient les manifestants dans une forêt de drapeaux rouges des syndicats.

Sur le parcours noir de monde, depuis la gare d’Atocha vers le centre de Madrid, ils ont croisé une autre manifestation, à l’appel celle-ci des indignés qui prévoyaient de s’installer pour la soirée et la nuit aux abords du Congrès des députés.

Là, derrière les barrières, une dizaine de fourgons de police protégeaient l’accès à la Chambre basse, les agents déployés sans casque ni bouclier.

Les manifestants leur faisaient face derrière les barrières, pour beaucoup des jeunes portant des pancartes: « España desahuciada », (Espagne expulsée), allusion au drame des expulsions qui ébranle le pays, ou encore « Mariano go home », un appel à la démission du chef du gouvernement de droite Mariano Rajoy, « Crise?, Hold-up! ».

Depuis le matin, l’Espagne, quatrième économie de la zone euro étranglée par un chômage de 25% et une pauvreté grandissante, vivait au ralenti pour la deuxième grève générale depuis l’arrivée au pouvoir il y a moins d’un an du gouvernement Rajoy. Environ 120 manifestations étaient prévues dans le pays.

Cette journée, à laquelle des millions de salariés ont répondu en faisant grève, selon les syndicats, s’inscrivait dans une mobilisation européenne contre les politiques d’austérité menées par plusieurs gouvernements, marquée par une autre grève générale au Portugal.

Alors que la croissance dans la zone euro devrait rester au point mort (+0,1%) en 2013, selon la Commission européenne, le Fonds monétaire international a lui-même averti récemment que les politiques d’austérité risquaient de devenir « politiquement et socialement intenables ».

Le président de la confédération allemande des syndicats (DGB), Michael Sommer, a lui mis en garde mercredi contre les politiques d’austérité dans les pays de l’Europe du sud.

« En Grèce, en Espagne, au Portugal, est pratiquée une politique d’austérité sur le dos des gens (…) On détruit ces pays à coup d’économies. (…) C’est pour cela qu’il y a cette résistance, cette révolte », a-t-il dit.

Alors qu’en Espagne, le service minimum limitait les perturbations liées à la grève générale, quelques incidents avaient éclaté plus tôt dans la journée , la police repoussant des manifestants à coups de matraques et en tirant en l’air des balles en caoutchouc.

82 personnes ont été interpellées et 34 blessées dans des incidents isolés à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur.

En Italie, un policier a été grièvement blessé à Turin, roué de coups par des autonomes, et cinq autres plus légèrement à Milan dans des heurts en marge des manifestations.

Un arrêt de travail de quatre heures était observé dans ce pays, et des débrayages de quelques heures également en Grèce.

« L’Europe se réveille aujourd’hui, de Rome à Madrid et Athènes », lançait Mario Nobile, un étudiant italien de 23 ans.

Le Portugal lui aussi tournait au ralenti, avec les trains et métros à l’arrêt et de nombreux avions cloués au sol, lors de cette journée de protestation contre les mesures d’austérité du gouvernement de centre-droit.

« La ‘troïka’ dehors », clamaient des affiches réclamant le départ des créanciers du Portugal qui évaluent actuellement les mesures d’austérité mises en oeuvre par le gouvernement en échange de l’aide internationale de 78 milliards d’euros, accordée au pays en mai 2011.

Images et vidéos de Madrid:

Pris de leur presse (AFP), 14/11/2012 à 21h21

Espagne: incidents en fin de manifestations à Madrid et Barcelone

MADRID – Des incidents ont éclaté mercredi soir à Madrid et Barcelone où la police a chargé, en tirant des balles en caoutchouc, des manifestants qui leur avaient lancé des projectiles, à la fin des défilés qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes contre l’austérité.

A Madrid, la police, déployée en masse, a riposté à des jets de projectiles, pierres, bouteilles de verre et pétards près du Congrès des députés, a rapporté une journaliste de l’AFP.

Les manifestants se sont dispersés en allumant sur leur passage des feux de poubelles et de barricades, provoquant l’intervention des pompiers, ou brisant des vitrines comme celles de deux agences bancaires.

Par la suite, les affrontements se sont poursuivis près de la gare d’Atocha où des petits groupes ont cassé les vitrines d’au moins deux magasins et d’un abribus. La police a chargé en tirant des balles de caoutchouc par terre et en l’air.

A Barcelone, où la manifestation a réuni des dizaines de milliers de personnes, la police a aussi tiré des balles de caoutchouc pour disperser un groupe de jeunes qui étaient parvenus, devant la cathédrale, à incendier une fourgonnette de police avec un cocktail molotov, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Il y a eu un moment de tension, a indiqué une porte-parole de la police catalane, sans plus de précision, ajoutant que 22 personnes ont été interpellées dans la région, dont 19 à Barcelone.

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi soir à Madrid ainsi que dans de nombreuses villes d’Espagne, temps fort de cette journée de grève générale organisée par les syndicats contre la politique d’austérité menée par le gouvernement de droite, dans le cadre d’une mobilisation européenne.

En marge du défilé syndical, des centaines de manifestants s’étaient rassemblés aux abords de la Chambre basse du Parlement, transformée en camp retranché derrière un dispositif policier massif et devenue la cible de la mouvance des indignés.

Au total, 142 personnes ont été interpellées en Espagne lors de cette journée et 74 blessées, dont 43 policiers, selon le ministère de l’Intérieur.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 14/11/2012 23h19

Images de Barcelone:

A Bilbao:

A Mercabarna:

A Salamanque:

En Italie:

A Turin:

A Rome:

A Londres:

[Espagne & Portugal] Des milliers de personnes dans les rues de Madrid et de Lisbonne contre les plans d’austérité

Des affrontements sporadiques ont éclaté dans le centre de Madrid, avec douze personnes qui auraient été blessées après que la police anti-émeute soit intervenue pour dégager la place Neptune, menaçant d’arrêter ceux qui ne voulait pas partir.

La manifestation a dégénéré lorsque la police a encerclé environ 300 manifestants qui refusaient de quitter la place. Les manifestants ont scandé des slogans, tandis que certains ont jeté des projectiles sur des véhicules de police.

Douze personnes auraient été blessées lors de l’intervention de la police madrilène, donnant aux manifestants le choix de partir ou de se faire arrêter. Deux personnes ont été arrêtées, selon El Pais.

Un groupe d’environ 100 manifestants ont tenté d’organiser un sit-in, mais sans incident, et la police n’a pas cherché à arrêter l’un d’eux.

Les organisateurs de la manifestation auraient convenu de tenir une réunion dimanche pour décider des actions futures du mouvement.

En Espagne, les manifestants ont dénoncé les réductions des dépenses publiques, des hausses d’impôts et le taux de chômage alarmant.

La manifestation s’est déroulée près du bâtiment du Parlement espagnol dans le quartier du centre-ville de Madrid.

Désireux de faire connaître leur désapprobation de l’administration actuelle, la foule hurlait fort près du Parlement et a crié, «mettons le feu, mettons le feu! », faisant référence au gouvernement du Premier ministre Mariano Rajoy.

Les autorités étaient préparées à cette marche, après des manifestations similaires la semaine dernière, qui ont conduit à la violence et les arrestations.

Vendredi, le gouvernement Rajoy a présenté le projet du budget 2013 qui permettra de réduire l’ensemble des dépenses de 40 milliards d’euros,  avec le gel des salaires des fonctionnaires dans le public, la réduction des prestations de chômage et la réduction des dépenses de la famille royale d’Espagne.

L’administration Rajoy a dit que le programme d’austérité du pays se poursuivra l’année prochaine, avec la récession économique.

Plus d’un espagnol sur deux de moins de 24 ans est actuellement sans emploi, tandis que le taux de chômage national a atteint près de 25% si l’on considère tous les groupes en âge de travailler. […]

Des dizaines de milliers rallye dans les rues de Lisbonne

Au Portugal, des manifestants sont descendus dans les rues pour protester contre les réductions budgétaires de 78 milliards d’euros dans le pays avant l’annonce du projet de 2013 du gouvernement, qui comprendra de nouvelles hausses d’impôts et des coupes dans les budgets sociaux.

La manifestation, qui a été organisée par le plus grand syndicat du Portugal, est venu après que le gouvernement de centre-droit ait annoncé une hausse des cotisations de sécurité sociale – ce qui a incité à la colère générale.

Les manifestants ont défilé à travers Lisbonne en criant: «Que la lutte continue», et brandissaient des banderoles indiquant « Allez au diable Troïka ».

Le Portugal est actuellement confronté à sa pire récession depuis les années 1970, avec un taux de chômage de plus de 15 pour cent.

Traduit de l’anglais de leur presse RT.com, 30/09/2012 à 06h05

Deux autres vidéos sur les affrontements de ce 29 septembre à Madrid lors des manifs anti-austérité:

[Espagne] Les porcs travaillent lors d’affrontements près du Congrès des députés – Madrid, 25 septembre 2012

A Madrid, manifestants et policiers s’affrontent devant le Parlement

Des heurts ont éclaté mardi 25 septembre à Madrid entre manifestants du mouvement des indignés et policiers anti-émeutes qui ont chargé à coups de matraque la foule tentant de forcer un barrage près du Congrès des députés et fait usage de balles en caoutchouc.

Selon un dernier bilan au moins 14 personnes ont été blessées dont une« gravement qui souffre d’une possible lésion à la colonne vertébrale », a indiqué une porte-parole des services d’urgence. Au moins 14 personnes ont été interpellées, selon la police tandis que des milliers d’indignés étaient rassemblés près du Congrès, criant « démission ».

L’atmosphère était électrique à la mi-journée. Quelque 80 collectifs de militants espagnols avaient appelé, dès le mois d’août, à occuper ou encerclersymboliquement le Parlement de Madrid le jour de la session plénière, pourprotester contre la « séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka[Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne] et les marchés financiers ».

Le gouvernement avait barricadé les abords des Cortes et multiplié les avertissements à l’encontre des manifestants, qui se sont heurtés à un dispositif policier massif : 1 500 policiers anti-émeutes.

L’initiative avait été lancée via les réseaux sociaux. Sur Facebook, 50 000 personnes ont répondu à l’appel à manifester d' »Ocupa el congreso ». Le gouvernement craignait une forte mobilisation et menait depuis plusieurs semaines une tentative de déminage en amont.

Samedi 15 septembre, des policiers avaient ainsi arrêté quatre personnes qui s’apprêtaient à déplier une pancarte annonçant « la manifestation du 25-S » (25 septembre). Le lendemain, quarante personnes qui se réunissaient dans le parc du Retiro à Madrid pour préparer la manifestation avaient dû se soumettre à un contrôle d’identité effectué par la police nationale. Le motif de l’interpellation :« réunion de plus de 20 personnes non communiquée ». Huit d’entre elles devront comparaître devant le Haut Tribunal pénal pour délit à l’encontre des hautes instances de la nation.

INCITATION À LA DÉLATION

Craignant sans doute des débordements, la police nationale a également lancé cinq jours avant la manifestation un dispositif permettant de dénoncer anonymement les auteurs d’actes de vandalisme. A l’adresse mail antivandalismo@polica.es, les citoyens espagnols peuvent ainsi envoyer photos,vidéos et informations sur les responsables d’actes de dégradations. Selon le site Internet du quotidien Publico, cette initiative incitant à la délation est directement liée à la manifestation de ce mardi.

Pas de quartier non plus pour le « 25-S » du côté du Parti Populaire (PP, droite), au gouvernement. Maria Dolores de Cospedal, secrétaire générale du PP, n’a pas manqué de condamner l’appel à encercler le Parlement, allant jusqu’à le comparerà la tentative de putsch faite par des militaires en 1981 : « Selon moi, la dernière fois que le Parlement a été encerclé et pris, ce fut à l’occasion de la tentative de coup d’État », a-t-elle ainsi déclaré lundi lors d’une conférence de presse. La préfecture de Madrid a, quant à elle, rappelé que l’occupation du Parlement était passible de six à douze mois de prison ferme.

La « persécution » et la « criminalisation » dénoncées par de nombreux acteurs du 25-S s’inscrit dans un contexte politique difficile pour le gouvernement espagnol : le 11 septembre, 1,5 million de manifestants ont défilé dans Barcelone pour réclamer l’indépendance de la Catalogne, faisant planer sur Madrid la menace d’une sécession ; de plus, une partie de la société civile espagnole souhaite réviser la Constitution ou dissoudre le Parlement et appelle à la démission du premier ministre, Mariano Rajoy.

Leur presse – Le Monde.fr (AFP), 26/09/2012 à 01h00

Une vidéo qui montre assez bien l’état des faits de la manif

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[Espagne] Plusieurs arrestations après un appel à bloquer le parlement lors d’une manif contre les dernières mesures d’austérité – Madrid, 15 septembre 2012

Des arrestations à Madrid après un appel au blocage du parlement

Au moins quatre personnes ont été arrêtées aujourd’hui 15 Septembre lors d’une manifestation à Madrid appelée par les syndicats jaunes et co-gestionnaire CCOO​​-UGT contre les dernières mesures d’austérité.

Au cours de la manifestation, un groupe de personnes a tenté de placer une banderole appelant au blocage du Parlement, prévu pour le 25 Septembre. Les flics ont alors immédiatement tenté d’arrêter l’action et interpeller les participants. Les anarcho-syndicalistes de la CNT et Solidaridad Obrera avaient appelé à une autre manifestation.

Source: Periodica Diagonal – Traduit de l’anglais depuis Alboroto (15 septembre 2012)

[Espagne] Affrontements nocturnes en fin de manifestations anti-austérité – Nuit du 19 au 20 juillet 2012

Des milliers de personnes, menées par les syndicats de jaunes, ont défilé hier (jeudi 19 juillet 2012) dans de nombreuses villes de l’Etat espagnol pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité imposées par l’UE, le FMI et la BCE note renflouement troïka. A la fin de la manifestation de Madrid, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment du Parlement, où les pompiers ont fait un cordon en face de la police anti-émeute pour empêcher que les affrontements ne se produisent. Néanmoins, les policiers ont frappé les manifestants et arrêté quelques pompiers, mais n’ont pas dispersé la foule, qui était déjà supérieure à plusieurs milliers de personnes.

Une fois que les pompiers avaient quitté les lieux, les flics ont chargé pour disperser les manifestant-e-s en tirant à blanc et en utilisant des matraques. Soudain, des dizaines de barricades enflammées ont été montées dans le centre-ville, tandis que les flics ont poursuivi les protestataires dans les rues environnantes. Les affrontements dans le quartier Lavapiés ont duré jusqu’à 2h00 du matin. Au moins 15 personnes ont été arrêtées et 40 autres blessés. Une personne a été arrêté à Barcelone pour avoir prétendument lancé des bouteilles contre les flics.

Traduit de l’anglais d’Alboroto, 20 juillet 2012

15 personnes arrêtées et 16 hospitalisations lors des protestations contre les coupes budgétaires à Madrid

Madrid, 20 juillet (EFE) – Quinze personnes ont été arrêtées, dont un mineur, et 16 personnes ont été conduites à l’hôpital suite à des affrontements la nuit dernière à la fin de la manifestation contre les coupes budgétaires qui s’est déroulée à Madrid.

Comme la préfecture de police en a informé EFE, les 15 personnes arrêtées pour désordre et résistance à l’autorité ont été transférées à la Brigade Provinciale d’information au complexe Moratalaz.

Au total, 39 personnes ont été traitées par le personnel médical du Samur, dont 16 ont été hospitalisées, dont deux policiers pour des plaies légères ou très légères suite à des chutes, des bosses et contusions, a rapporté à EFE un ​​porte-parole du Samur.

Après la manifestation, des sources policières ont déclaré le nombre de participants à 40.000 personnes, 600.000 selon les organisateurs, il y a eu des affrontements entre manifestants et policiers.

La police anti-émeute a chargé des manifestants qui avaient mis le feu à des poubelles dans le secteur de la rue Huertas, de la route de San Jerónimo et du Square Canalejas, à côté de la Chambre des députés.

Les forces de l’ordre ont tiré des balles en caoutchouc en l’air, tandis que les manifestants se sont dispersés dans les rues adjacentes, en direction de la place de Lavapiés.

Traduit de l’espagnol de leur presse – EFE, 20/07/2012

Plus d’un million de personnes (fonctionnaires, syndicalistes et « citoyens ») ont défilé dans les rues de plus de 80 villes d’Espagne.

La violence a éclaté à Madrid vers minuit, après que des dizaines de manifestants aient atteint la place de la Puerta del Sol et se sont affrontés avec la police anti-émeute. Les forces de l’ordre ont utilisé matraques, balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes pour disperser la foule alors qu’elle tentait d’entrer dans le palais des congrès situé sur la place. Certains manifestants ont lancé des bouteilles aux policiers.

Dans certains secteurs de la ville, des militants ont mis des poubelles en feu et ont tenté de bloquer l’accès des véhicules de police avec des barricades de poubelles en plastique et  de cartons.

Environ 100.000 personnes ont participé aux manifestations dans la capitale.

À Barcelone, des scènes similaires ont été signalés. Une dizaine de manifestants ont été arrêtés à l’extérieur du bâtiment du parlement local.

Ces protestations font suite aux nouvelles mesures d’austérité imposées par le gouvernement Rajoy, dont une des mesures est la suppression de la prime de Noël pour les fonctionnaires et qui correspond à une réduction de salaire annuelle de 3,5 à 7%.

« Il n’y a rien que l’on puisse faire, si ce n’est descendre dans la rue. Nous avons perdu entre 10 et 15% de notre salaire durant les quatre dernières années, » a déclaré à l’AFP Sara Alvera, 51 ans, une salariée dans le secteur de la justice.

Traduit de l’espagnol de leur presse -RT.com, 20/07/2012

Photos des rues de Madrid (Skynews):

[Espagne] Sabotage d’une centaine de fourgons de police à Madrid – 19 juillet 2012

Près de centaine* de fourgons de police sabotés quelques heures avant la manifestation contre les coupes budgétaires

Près d’une centaine* de fourgons de l’unité d’intervention de la police (UIP) de la Police nationale ont eu ce matin se sont fait crevés les pneus sur le parking protégé du poste de police de Moratalaz (Madrid) où ils étaient stationnés, comme l’a déclarée la police.

Ces unités sont généralement chargés d’assurer la sécurité et l’ordre lors des manifestations et des protestations de rue. Pour cet après-midi sont prévues, dans la plupart des villes espagnoles, plusieurs protestations et manifestations contre les récentes compressions budgétaires du gouvernement. Dans la capitale, une manifestation est appelée à  à 20h30, dont le parcours passe par la Plaza de Neptuno et la Puerta del Sol. […]

La police au commissariat de Moratalaz a ouvert une enquête pour tenter d’identifier les responsables, qui devraient être accusé pour délit de dégradations.

Traduit de leur presse – ABC.es, 19/07/2012 à 12h40 mis-à-jour à 14h52

*Alors que dans un premier temps le ministre de l’intérieur espagnol parlait d’une trentaine de fourgons de police sabotés, il s’avère que le chiffre du « petit sabotage » (selon le ministre) atteint désormais le chiffre d’une centaine de véhicules crevés

[Espagne] Affrontements à Madrid lors d’une manifestation anti-austérité – Soirée du 13 juillet 2012

Des affrontements entre les indignés espagnols et la police

Des milliers de manifestants ont défilé vendredi soir dans les rues de Madrid pour protester contre le plan de rigueur annoncé cette semaine par le gouvernement de Mariano Rajoy. Des heurts ont eu lieu avec les forces de l’ordre.

AFP – Aux cris de « démission » ou « honte », plusieurs milliers d' »indignés » ont manifesté vendredi soir à Madrid contre les coupes budgétaires de 65 milliards d’euros décidées par le gouvernement, défilant dans les rues de la ville où ont éclaté des heurts avec la police.

Criant « ils s’en mettent plein les poches, ohé, ohé, ohé », les manifestants, dont beaucoup de jeunes, encadrés par une vingtaine de fourgons de police, s’étaient donné rendez-vous devant le siège du Parti populaire (PP) du chef du gouvernement Mariano Rajoy.

« Je suis venue parce que je ne vois pas d’avenir. Nous n’avons pas de travail, ils nous enlèvent le système de santé et l’éducation », lançait Maria Jimena, une jeune fille de 25 ans qui vient de terminer des études de journalisme. « Et en plus, maintenant, ils s’en prennent même aux chômeurs ».

Portant des pancartes avec des slogans habituels du mouvement, comme « ils appellent cela démocratie, et ça ne l’est pas », ils ont ensuite pris la direction du siège du Parti socialiste, d’opposition, qu’ils accusent d’incompétence face à la crise, tout comme la droite.

Alors qu’ils tentaient d’approcher, les policiers anti-émeutes les ont repoussés, chargeant à coups de matraques, avant que les manifestants ne prennent la direction du Parlement, aux crise de « Grève illimitée », « Ce sont nos armes », levant les mains au ciel, « Ils ne nous représentent pas », visant ainsi la classe politique.

Aux abords du bâtiment, quelques groupes qui tentaient de franchir les barrages ont à nouveau été repoussés par les charges des policiers.

Au moins cinq personnes ont été interpellées, selon des journalistes de l’AFP.

« Avec ces coupes, ils nous mènent à la ruine », affirmait Pedro Lopez, un manifestant de 30 ans qui, après avoir étudié trois ans pour devenir fonctionnaire dans la justice, a dû renoncer, les concours de recrutement ayant été suspendus depuis l’an dernier.

« Les gens n’ont pas d’argent, et vont en avoir encore moins », ajoutait-il en espérant que les manifestations allaient se poursuivre.

Pedro Hernandez, un retraité de 67 ans, expliquait lui être venu « parce qu’on ne peut pas tolérer ce qu’ils font, toutes ces coupes: les fonctionnaires, les chômeurs, et attendons de voir si les retraités ne sont pas les suivants ».

Après avoir adopté un budget 2012 d’une rigueur sans précédent, comprenant 27,3 milliards d’euros d’économies, le gouvernement vient d’annoncer une nouvelle cure d’austérité, avec 65 milliards d’euros d’économies prévues d’ici à la fin 2014, associant des rentrées supplémentaires via notamment une hausse de la TVA et des coupes visant les fonctionnaires et les chômeurs.

Depuis l’annonce mercredi, la colère monte contre ce plan qui atteindra directement le pouvoir d’achat des Espagnols et devrait aggraver la récession.

Les grands syndicats du pays, UGT et CCOO, ont appelé à une journée de manifestations le 19 juillet, tandis que les manifestations de fonctionnaires se multiplient dans tout le pays.

Leur presse – France 24 (AFP), 14/07/2012

Violents affrontements entre policiers et indignés en Espagne

Plusieurs milliers de personnes ont dénoncé hier soir le nouveau plan d’austérité du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

Un important dispositif de sécurité avait été mis en place et de nombreux incidents ont eu lieu. Au moins sept personnes ont été blessées et plusieurs ont été arrêtées selon les médias espagnols. Cet homme témoigne : “Une personne arrêtée a été battue sauvagement par l’un des policiers anti-émeutes. Il lui a mis une sacrée raclée en le frappant au visage. C‘était tellement violent que le policier en a perdu son casque”.

Les protestations avaient pourtant débuté dans le calme avec pour slogan : “Nos mains sont nos armes”.

Sur fond de crise économique et sociale renforcée, avec un taux de chômage record supérieur à 24%, Mariano Rajoy a détaillé hier son plan d’austérité de 65 milliards d’euros d’ici 2014. Il comprend une hausse de la TVA, la suppression de la prime de Noël pour les fonctionnaires et une réduction des allocations chômage. Symbole de la gravité de la situation, le roi Juan Carlos a assisté exceptionnellement au Conseil des ministres.

Pour le ministre de l‘économie, Luis de Guindos, ce plan est incontournable : “Ce qui pourrait arriver de pire à l‘économie espagnole, c’est qu’on ne puisse plus maîtriser nos finances publiques. Si cela devait arriver, la récession serait encore plus grave qu’actuellement”.

Ce plan doit répondre également aux exigences de Bruxelles en échange d’un assouplissement des objectifs de déficit de l’Espagne d’ici 2014.

Leur presse – Euronews, 14/07/2012

Photos: CNN Mexico, 14/07/2012