[Québec] Une belle grève !

Une grève interminable pour une entreprise lavalloise

Mapei. Ce nom d’entreprise ne vous dit fort probablement rien. Pourtant, 110 employés de cette usine de produits adhésifs lavalloise sont en grève depuis maintenant 10 mois. Les négociations sont au point mort depuis le mois de décembre, puisque les deux parties ne s’entendent pas sur la question des hausses salariales.

Le président du syndicat des employés de Mapei, Éric Caron, est exaspéré: «Est-ce qu’on peut s’asseoir et trouver un terrain d’entente qui n’est pas exagéré pour pouvoir régler ce conflit là? Un moment donné, il faut que ça se règle». En grève depuis le 4 mai 2012, il accuse son employeur d’être de mauvaise foi dans les négociations, et même, d’avoir utilisé des briseurs de grève.

La directrice des ressources humaines du Canada pour Mapei, Lysianne Bruneau, réfute ses allégations. Elle estime que l’entreprise a présenté des offres convenables lors des négociations et accuse le syndicat de ne pas vouloir montrer l’offre aux employés: «On veut qu’un vote se tienne sur nos propositions pour que les employés se prononcent».

Le syndicat demande des hausses salariales de 3% par année pendant trois ans. Dans l’impasse, les deux parties se retrouvent maintenant devant la Commission des relations de travail pour régler certains litiges, ce qui ne garantie en rien le règlement du conflit.

Leur presse – La Presse Canadienne (Jasmin Lavoie), 06/03/213 à 19h35

[Métallos d’ArcelorMittal en lutte] Emeute à Strasbourg – 6 février 2013

Dégradations, interpellations, gaz lacrymogènes : les « Arcelor » ont manifesté dans une ambiance tendue à Strasbourg

Une manifestation de salariés d’ArcelorMittal venus de France, de Belgique et du Luxembourg s’est déroulée mercredi dans une atmosphère tendue aux abords du Parlement européen de Strasbourg, où la police a fait usage de gaz lacrymogènes.

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dégradations, interpellations, une personne blessée

Des centaines de salariés des sites européens d’ArcelorMittal ont réclamé mercredi dans une atmosphère tendue à Strasbourg le soutien des députés européens, au moment où le géant mondial de l’acier annonçait des pertes colossales. La police, qui avait interdit des voies d’accès aux abords du Parlement européen, a fait plusieurs fois usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants tentant de forcer le passage, dont une poignée lançaient des pierres et des bouteilles.

arcelorStrasLes abris en verre de plusieurs arrêts de tramway et de bus, ainsi que des panneaux de signalisation ont été dégradés. Trois manifestants ont été interpellés et un journaliste de l’AFP a été témoin de l’évacuation d’un autre sur une civière, un salarié belge blessé selon ses collègues par les forces de l’ordre. Les métallos avaient convergé depuis des sites d’ArcelorMittal de Florange et Gandrange (Moselle), Schifflange (Luxembourg) et Liège (est de la Belgique). Ces derniers devaient fournir le gros des troupes, les syndicats belges ayant annoncé plus de 1.200 personnes parties de Liège, mais de nombreux cars ont été arrêtés selon eux sur le trajet par les forces de l’ordre.; Casques sur la tête, les salariés de Florange arboraient une banderole intersyndicale portant l’inscription: « L’acier lorrain vivra », et des autocollants: « Touche pas à mon usine ».

manif5_1« L’industrie sidérurgique est en train d’être massacrée par un prédateur, Mittal. La question que nous voulons poser aux députés européens, c’est: +combien de dizaines de milliers d’emplois supprimés faudra-t-il encore avant que l’Europe bouge?+ », a déclaré à Edouard Martin, de la CFDT de Florange, avant de rencontrer des députés. Pour son collègue belge Jean-Luc Rader, secrétaire régional du syndicat belge FGTB Métal, les parlementaires doivent comprendre « qu’il y a un problème avec l’industrie en Europe ».

Communiqué de la préfecture du Bas-Rhin

arcelorStras4Une manifestation non déclarée a été organisée ce jour devant le Parlement Européen, à l’initiative de syndicats de sidérurgistes belges. Suite aux informations fournies faisant état de risques de violences à l’image de celles intervenues en Belgique le 29 janvier dernier, et afin de prévenir des actions violentes contre le Parlement Européen et d’autres administrations publiques, il a été décidé, sur réquisition du Procureur de la République de Strasbourg, de procéder à la fouille systématique et préventive des autocars en provenance de Liège. 23 autocars ont donc été interceptés et fouillés.

arcelorStras5Ont été saisis :

  • un dispositif de brise tympans et 12 pastilles d’explosifs
  • 2 bonbonnes de gaz
  • 1 grenade artisanale à billes
  • 40 kg de boulons de grosse taille et de ferraille coupante
  • 66 fumigènes
  • 147 pétards de types K2 à K4 (interdits à la vente et à l’usage sauf par des artificiers professionnels)
  • des pots de peinture et de nombreuses ampoules remplies de peinture.

Arrivés sur le site du Parlement, le millier de manifestants présents se sont opposés immédiatement aux forces de l’ordre en protection qui ont été la cible de quelques éléments particulièrement violents et déterminés à blesser et à casser. Les forces de l’ordre ont été exposées pendant plusieurs heures aux jets de projectiles divers et d’éléments de mobilier urbain. Douze gendarmes et policiers ont été blessés par ces projectiles.

Afin de préserver et de protéger les institutions publiques environnantes et de maintenir les manifestants à distance du centre ville et des populations qui auraient été exposées aux agissements d’une minorité d’individus violents, les forces de l’ordre ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes et quatre tirs de flash ball. Deux blessés ont été recensés chez les manifestants, l’un à l’abdomen, l’autre au visage.

De nombreux éléments de mobilier urbain ont été détruits dans le quartier du Wacken. Plusieurs individus ont été interpellés et des procédures judiciaires ont été rédigées.

Leur presse – France3 Alsace (M.C. avec AFP), 06/02/2013 à 20h54

France: quatorze blessés dans les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Strasbourg

Douze gendarmes français et deux manifestants ont été blessés mercredi lors des affrontements entre les forces de l’ordre et les métallos rassemblés devant le Parlement européen à Strasbourg, selon le premier bilan établi par la préfecture du département du Bas-Rhin.

Venus de Belgique, du Luxembourg et de France, quelque 1500 métallos d’Arcelor Mittal, numéro un mondial de l’acier, ont manifesté mercredi après-midi devant le Parlement européen pour protester contre la fermeture d’usines et la stratégie du groupe sidérurgique.

A peine les manifestants arrivés à proximité du Parlement européen, des incidents se sont produits entre les métallos et les forces de l’ordre, présentes pour sécuriser les accès aux institutions européennes en faisant barrage aux manifestants.

En réaction aux jets de projectiles divers contre les forces de l’ordre pendant plusieurs heures d’un face-à-face, ces dernières ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Selon un communiqué de la préfecture publié dans la soirée, « de nombreux éléments de mobilier urbain ont été détruits dans le quartier du Wacken », où se situe le siège du Parlement européen, et « plusieurs individus ont été interpellés ».

Les autorités du département ont indiqué qu’il s’agit d' »une manifestation non déclarée », qui « a été organisée à l’initiative de syndicats de sidérurgistes belges ».

Selon le bilan officiel, 40 kg de boulons de grosse taille et de ferraille coupante, des bonbonnes de gaz, des pétards K2 et K4 (interdits à la vente et à l’usage sauf par des artificiers professionnels) ont été saisis dans les autocars des manifestants belges contrôlés par les forces de l’ordre françaises sur le trajet de Strasbourg.

Leur presse – french.peopledaily.com (Xinhua), 07/02/2013

Seize blessés, quatorze du côté des forces de l’ordre, deux du côté des manifestants : c’est le bilan des échauffourées qui ont éclaté ce mercredi après-midi à proximité du parlement européen à Strasbourg. Environ 1500 salariés d’ArcelorMittal étaient venus de Belgique, de France et du Luxembourg pour manifester leur mécontentement et défendre l’avenir de la sidérurgie en Europe.

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Tous les articles liés à la lutte des métallos d’Arcelor

[Belgique] Les travailleurs d’ArcelorMittal tentent de péter le barrage dressé autour de la résidence du premier ministre et affrontent la police – Bruxelles, 25 janvier 2013

Jets de pavés sur les forces de l’ordre, la petite ceinture rouverte

La situation devenait de plus en plus tendue vendredi midi à Bruxelles près du Lambermont, où travailleurs d’ArcelorMittal et policiers se font face autour d’un barrage dressé afin d’empêcher l’accès à la résidence du Premier ministre. Les manifestants jettent des pavés en direction des forces de l’ordre, qui font usage de spray au poivre et d’autopompes.

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La police a dressé un barrage afin d’empêcher l’accès des manifestants à la résidence du Premier ministre et manifestants et policiers se font face dans une ambiance plus que tendue. Les manifestants viennent de déserter la petite ceinture, bloquée pendant une dizaine de minutes à hauteur de la rue Belliard.

Plusieurs manifestants ont tenté de franchir le barrage, sans succès, et peu avant midi la situation dégénérait quelque peu, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre. Les deux autopompes de la police ont été actionnées.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale », a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles », a-t-il insisté.

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Leur presse – 7sur7.be (belga.be), 25/01/2013 à 12h13

Bruxelles: des travailleurs d’ArcelorMittal se heurtent à la police

Environ 500 travailleurs et représentants syndicaux d’ArcelorMittal se sont rendus ce vendredi à Bruxelles afin de mettre la pression sur le gouvernement fédéral qui tient une réunion de crise avec des représentants du gouvernement wallon. Les manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre.

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Entre 400 et 500 travailleurs d’ArcelorMittal se sont rendus à Bruxelles à bord de sept cars et de plusieurs voitures. Rue de la Loi, à proximité de la résidence du Premier ministre où se tient une réunion de crise, certains manifestants ont tenté de franchir les barrages mis en place par les forces de l’ordre. Les policiers ont répliqué avec les autopompes. Les manifestants ont extrait des pavés et la situation a commencé à dégénérer, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale« , a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles« , a-t-il insisté.

Au lendemain de l’annonce par la direction d’ArcelorMittal de fermer la moitié de la phase à froid à Liège, l’heure est à la mobilisation. Dès jeudi, les syndicats ont mis sur pied un plan d’action. Ils n’acceptent pas la fermeture de sept lignes à froid sur douze et la perte de 1300 emplois. Des assemblées générales sont prévues lundi. Jusque là, tous les sites de production à Liège sont en grève.

Les autorités se réunissent

Elio Di Rupo, les principaux ministres du gouvernement fédéral, et plusieurs ministres du gouvernement wallon se sont retrouvé peu après 11 heures avec comme objectif de coordonner leur politique et examiner les possibilités d’action.

Plusieurs options sont sur la table : nationaliser le site, comme le demandent les syndicats ;  renoncer à la sidérurgie et investir dans d’autres domaines d’avenir ; ou trouver un repreneur privé, et s’il le faut l’aider à relancer les sites abandonnés par Mittal. C’est là le scénario envisagé par le gouvernement wallon. Mais il y a un problème de taille à cette option : le géant de l’acier a, jusqu’ici, toujours refusé de vendre les outils qu’il ferme.

« Notre devoir, c’est d’être à la manœuvre pour limiter au maximum la casse« , a déclaré le ministre-président wallon Rudy Demotte à son arrivée au Lambermont. « Nous sommes prêts à tout envisager dans la mesure de nos moyens et en tout cas à accompagner un plan industriel« , a-t-il ajouté.

« La piste privilégiée, c’est effectivement celle d’un repreneur disposant d’un plan industriel« , a de son côté répété le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt. Selon ce dernier, des contacts informels ont déjà eu lieu et ils vont se multiplier dans les jours et les semaines à venir. « Nous nous donnons 2 mois pour trouver un partenaire, car cela ne sert à rien de faire traîner la situation« , a-t-il poursuivi.

« Nous allons devoir être très fermes« , a pour sa part affirmé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders en qualifiant Lakshmi Mittal d »homme qui ne tient pas sa parole« .

Pour la FGTB, il faut « réquisitionner » les usines fermées

Pour le secrétaire général de la FGTB wallonne, par contre, ce n’est pas un obstacle. Thierry Bodson incite même le gouvernement régional à « réquisitionner » les usines fermées : « En France, il y a eu encore très récemment un département qui a réquisitionné une entreprise que le propriétaire voulait fermer. Ils ont réquisitionné l’entreprise pendant seulement 3-4 heures, le temps de pouvoir la revendre à un acquéreur qui s’était manifesté et aujourd’hui, l’activité a repris. Cela signifie qu’au niveau même des règles européennes, il est apparemment possible de pouvoir envisager ce genre de chose. Bien entendu, si demain il y a un repreneur privé sérieux et autre qui se présente, il faut voir soit si le public vend l’entièreté de ses participations soit une partie de ses participations au privé qui se présenterait. Mais le portage public doit permettre surtout, durant une période qui peut être de plusieurs mois, de garantir l’activité et de faire en sorte qu’il y ait une attractivité pour les repreneurs potentiels ».

En attendant, le décompte est funeste dans le bassin sidérurgique liégeois : 800 emplois supprimés dans le chaud, et à présent 1300 dans le froid et sans doute plus de 6000 emplois indirects menacés.

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Leur presse – RTBF, 25/01/2013 à 12h57

[Chili] Protestations étudiantes à Santiago (21/12/2012) et résistance mapuche

Ce vendredi 21 décembre, les étudiant.e. chilien.ne.s sont descendu.e.s dans la rue: la manifestation a été déclarée illégale par les autorités chiliennes dès le début de la journée. La situation a viré à l’émeute vers midi, durant laquelle des encapuchados se sont affrontés avec les policiers anti-émeute à coups de cocktails molotov et de barricades dans les rues (notamment dans le secteur de la rue Alameda), ce qui a paralysé le trafic.

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Les affrontements ont duré pendant plus de trois heures.

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« La vraie « fin du monde » est de voir le Chili sans éducation »

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8293982551_41974aeb20_z-287x190Par ailleurs, des affrontements se sont déroulés entre la police et des lycéen.nes, qui s’étaient rassemblé.e.s à la Plaza Los Heroes de Santiago: deux manifestant.e.s ont été arrêté.e.s selon terra.cl, alors que biobiochile.cl a annoncé qu’à la fin de la journée, au moins 25 manifestant.e.s ont été interpellé.e.s.

Résumé rédigé à partir de la presse chilienne, 21/12/2012

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Des affrontements se sont déroulés ce samedi matin /22/12/2012) entre les flics et des encapuchados mapuches dans la région de l’Araucanie, sur la route entre Carahue et Imperial. Un flic aurait été blessé suite aux émeutes.

Selon RBB, les manifestants ont érigé des barricades sur les routes du secteur. Un peu plus tard, lorsque la police est intervenue pour rétablir la circulation, la volaille s’est fait canardée de cocktails molotov et visée par des tirs de fusil.

Des tracts se référant aux revendications mapuche ont été retrouvés sur la zone d’affrontements.

Résumé rédigé par nos soins à partir d’un article en espagnol de leur presse – Biobiochile.cl, 22/12/2012

[Doubs] Les salarié.e.s de la CAF en lutte contre la direction

Grève à la Caisse d’Allocations Familiales du Doubs

La CAF du Doubs reçoit sur rendez-vous. Exclusivement, à partir de janvier 2013. Les employés de Besançon et de Montbéliard refusent cette règle. Ils sont en grève.

Offrir un meilleur service aux allocataires. C’est l’objectif avancé par la Caisse d’allocations familliales du Doubs. Le moyen choisi : un passage obligatoire par internet pour prendre rendez-vous avec un technicien conseil.

Pour les syndicats SUD, CGT et CFDT, il s’agit d’une dégradation de la qualité du service. Ils appellent donc à la grève. Parmi les revendications : pas d’obligation de prise de rendez-vous, le maintien du service courrier, le refus des heures supplémentaires obligatoires du dimanche et l’embauche de salariés précaires. 

Leur presse régionale – Fr3 Franche-Comté (Raoul Advocat), 03/12/2012 

[Slovénie] La population en masse dans la rue contre le pouvoir

Slovénie: affrontements entre la police et des manifestants à Maribor

LJUBLJANA – La police slovène a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser lundi soir une manifestation à Maribor, deuxième ville de Slovénie, qui s’était déroulée jusque-là dans le calme, réunissant environ 10.000 personnes selon les médias locaux, 8.000 selon la police, pour exiger la démission du maire de centre-droit Franc Kangler, soupçonné de corruption.

Une soixantaine de personnes ont été interpellées, a indiqué la police.

La situation a dégénéré vers 17H30 (16H30 GMT), lorsque des manifestants ont commencé à lancer des pierres, des bouteilles et des engins pyrotechniques contre l’Hôtel de Ville, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police, Bartolo Lampret.

L’agence de presse slovène STA a fait état de neuf blessés, quatre policiers et cinq manifestants.

Le groupe Franc Kangler doit démissionner de son poste de maire de Maribor, qui a appelé à manifester lundi soir, a déjà réuni plus de 30.000 fans sur le réseau social Facebook. Il a été créé en octobre, lorsque la municipalité a mis en place des radars fixes au centre-ville, donnant lieu à des milliers d’amendes.

En novembre, la Commission nationale de lutte contre la corruption avait accusé Franc Kangler, maire de Maribor depuis 2006, de corruption et d’abus de pouvoir. La publication de ce rapport a renforcé le mouvement de protestation.

Le 26 novembre, une manifestation avait déjà réuni 10.000 personnes et des incidents avaient éclaté entre un groupe de manifestants et les forces de l’ordre. La police avait procédé à 27 interpellations et sept policiers avaient été blessés.

A Ljubljana, 4.000 personnes ont manifesté, sans incident, contre la politique d’austérité du gouvernement conservateur de Janez Jansa. Le 17 novembre, les syndicats avaient mobilisé 30.000 personnes contre le gouvernement.

Par ailleurs, la grogne populaire contre la politique d’austérité s’étend dans le pays: ainsi, dans la ville de Celje, à 80 km au nord-est de Ljubljana, 4.000 personnes ont manifesté lundi soir et 13 personnes ont été interpellées par la police à la suite d’affrontements.

La Slovénie est gravement frappée par la crise économique et financière, notamment en raison d’un secteur bancaire perclus de crédits douteux, et est entrée en récession au troisième trimestre.

Leur presse – Romandie.com (AFP), 04 décembre 2012 02h52

[Grèves ouvrières] Les travailleurs de Renault (Maubeuge) et de PSA (Aulnay-s/-Bois) en lutte – 29 novembre 2012

Automobile: Des grèves perturbent deux usines

Deux usines automobiles, l’une appartenant à PSA Peugeot Citroën et l’autre à Renault, sont perturbées jeudi par des mouvements de grève. A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où PSA fermera son site d’assemblage en 2014, les chaînes de production sont perturbées par une grève entamée mardi à l’atelier de ferrage où sont soudés les éléments des carcasses des voitures.

«Les salariés protestent contre la convocation de cinq salariés pour ‘insuffisance de production’», a expliqué par téléphone Jean-Pierre Mercier, représentant CGT à l’usine d’Aulnay. «Une réunion de négociation est programmée à 10h30 mais pour l’heure, la production est paralysée.»

Nouvelle séance de négociations sur la compétitivité

«Cet atelier étant au début du flux de production, sa perturbation génère logiquement des difficultés de production dans les autres ateliers», avait indiqué mercredi soir un porte-parole du groupe. «Les autres ateliers produisent au ralenti.» L’usine d’Aulnay, qui assemble la petite Citroën C3, emploie 3.000 personnes environ.

Chez Renault, où une nouvelle séance de négociations sur la compétitivité du groupe en France devait se tenir dans la journée, le site de Maubeuge (Nord) est perturbé lui aussi depuis plusieurs jours par des appels à des débrayages. Peu suivi selon la direction, très suivi d’après les syndicats, le mouvement porte sur l’octroi d’une prime.

Une prime de 500 euros nets

«Nous réclamons une prime de 500 euros nets par salarié en raison du surcroît de travail à venir», a expliqué Samuel Beauvois, représentant du syndicat Sud à l’usine. «C’est un ras-le-bol général, on travaille les samedis, les jours fériés dans des conditions qui se dégradent.»

Sud entend aussi demander à la communauté d’agglomérations de reverser directement aux salariés une subvention octroyée à la direction du site pour créer des emplois. L’usine de Maubeuge, où l’intersyndicale a appelé à un rassemblement à 11h00, produit la camionnette Kangoo et sa version Mercedes, le Citan. Elle emploie 2.200 personnes environ.

Leur presse – 20 Minutes.fr (Reuters), 29/11/2012 à 10h00