[Besançon] L’Intervento, représentation sur les luttes autonomes italiennes des 70’s – 12 mai 2013 à 16h00 au local de Radio Bip

L’INTERVENTO, c’est une compilation de textes, chants, images, témoignages sur les luttes autonomes italiennes dans les années 70.

ça se passe:

le DIMANCHE 12 MAI à 16h00

dans les locaux de RADIO BIP 14 rue de la Viotte (la petite rue juste en dessous de la gare).

ENTREE LIBRE

La représentation sera suivie d’un apéro grignotage puis d’une discussion sur les liens entre les luttes des années 70 et les luttes actuelles.

Merci de faire tourner l’info.

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Présentation de l’Intervento:

Le mouvement autonome italien est peut-être l’un des mouvements de lutte les plus puissants de l’histoire récente occidentale.

Fort de ponts exceptionnels entre étudiants et ouvriers, « autonome » des partis et des syndicats, massif et violent dans ses modes d’actions, il fera durer mai 68 pendant dix ans. Ce sont les « hordes païennes » de jeunes immigré-e-s du Sud qui paralysent les usines, revendiquant le refus du travail, remettant à l’ordre du jour les pratiques d’action directe qui avaient secoué les mêmes industries en 1920 avant de s’endormir sous le fascisme. Ce sont des quartiers entiers qui, face à l’inflation, refusent de payer les loyers ou les factures. C’est une irruption tonitruante des femmes, homosexuel-le-s, jeunes et chômeurs-ses sur la scène politique. Ce sont des analyses précises et originales de la transformation de l’économie occidentale. C’est une explosion des radios libres qui se font « la voix des sans-voix » tout en jonglant avec l’ironie et la philosophie. C’est enfin le tournant de 1977, les émeutes, les chars blindés à Bologne, une répression féroce : un mouvement étranglé qui n’a plus d’autres issues que la fuite, l’héroïne ou la clandestinité. Beaucoup « d’autonomes » passeront des années en prison, sans manquer d’en faire encore un lieu de luttes.

Des lectures tirées de plus de 15 ouvrages différents et entrecoupées de sons et d’images permettront, chapitre après chapitre, d’avoir un aperçu de l’atmosphère brûlante de l’époque et d’approcher les questions qu’elle nous pose aujourd’hui.

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Mailing-list, 23 avril 2013

[ZAD/NDdL] Les jaunes de l’ACIPA travaillent – 15 avril 2013

Les opposants dépassés à Notre-Dame-des-Landes 

RÉCIT Des heurts ont eu lieu hier sur le site du futur aéroport. Les militants de la première heure déplorent l’action de radicaux éloignés de leur cause.

000-par7531216Dans la voix de Julien Durand, 66 ans, producteur laitier à la retraite et opposant de toujours au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la colère le dispute à l’amertume. «C’est de la provocation ! Une petite équipe de manipulateurs tente de faire dégénérer le mouvement d’opposition !» s’insurge-t-il. Des affrontements se sont à nouveau produits, hier, sur le site du futur aéroport de Nantes, après plusieurs mois de trêve hivernale et alors qu’une journée de remise en culture des terres s’était déroulée samedi sous forme de manifestation joyeuse et pacifique pour fêter le printemps. Trois gendarmes ont été légèrement blessés ; et il y aurait trois blessés parmi les manifestants, selon ces derniers.

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«Discrètes». Les heurts ont éclaté très tôt hier, non loin du carrefour dit de Fosses-noires. Un lieu jugé stratégique dans la zone d’aménagement différé (la ZAD), que les forces de l’ordre occupaient depuis fin novembre, mais qu’elles avaient quitté vendredi, à la veille de la manifestation. «Les forces de l’ordre s’étaient faites discrètes samedi pour l’opération baptisée « Sème ta ZAD », confirme Julien Durand, également porte-parole de l’Association des citoyens opposés à l’aéroport (Acipa). Et tout s’est bien passé, dans la bonne humeur. Mais dimanche matin, lorsque nous sommes retournés sur place pour pique-niquer et tenir l’assemblée générale des comités de soutien, nous avons constaté qu’une petite équipe de radicaux avait commencé à percer la route et à édifier des chicanes.» Les opposants historiques ont alors tenté d’expliquer que cette route, la seule restant en circulation libre dans la ZAD, est indispensable au travail des riverains et des paysans.«Manipulés par quelques agitateurs irresponsables, ils n’ont rien voulu entendre», déplore le porte-parole.

Pour expliquer les heurts d’hier, les manifestants affirment que les gendarmes ont voulu reprendre leur position au carrefour. De leur côté, la préfecture et les forces de l’ordre avancent que leurs hommes ont été pris à partie et ont riposté. Effectuant plusieurs charges précédées de sommations, puis de tirs nourris de grenades lacrymogènes, les gendarmes ont essuyé des tirs de cailloux et de cocktails Molotov, selon des journalistes de l’AFP. Hier après-midi, ils contrôlaient de nouveau le carrefour de Fosses-noires. «Les forces de police ont été l’objet de provocations et puis cela a dégénéré», tranche Julien Durand. «Ils étaient là pour agresser des gendarmes, assurait aussi, hier, le colonel Frédéric Boudier, commandant du groupement de Loire-Atlantique. Un gendarme mobile a été bousculé par un groupe dans un fossé, il a fait l’objet d’un jet à tir tendu et à bout portant d’un cocktail Molotov alors qu’il se trouvait à terre.»

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«Dialogue». Julien Durand – qui mène la fronde depuis 1973 – veut faire le lien entre les opposants historiques et les squatteurs arrivés il y a quelques années sur le site. Selon lui, le groupe d’extrémistes à l’origine des affrontements n’a rien à voir avec les opposants de la première heure. L’Acipa condamne ces «comportements violents et inutiles qui vont entraver l’amorce de dialogue qui se dessinait avec les pouvoirs publics». Dans un communiqué, le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, a lui aussi regretté ces incidents qui interviennent alors qu’il engage des discussions «avec les différentes catégories d’opposants au projet, pour évoquer les modalités de mise en œuvre des préconisations des différentes commissions qui ont rendu leurs conclusions la semaine dernière».

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Les opposants avaient d’autant plus retrouvé espoir que les rapports commandés à trois commissions par le gouvernement, remis mardi dernier, s’étaient révélés plutôt de bon augure pour leur combat. La commission de dialogue, celle scientifique sur la compensation des zones humides et la commission agriculture demandaient en effet chacune des aménagements substantiels au projet de plateforme aéroportuaire qui doit remplacer l’actuel aéroport Nantes-Atlantique.

Selon Julien Durand, ces instances ont validé «nombre des arguments développés par les opposants depuis le débat public en 2003»,notamment sur les infractions potentielles au droit environnemental et sur les chiffrages des terres agricoles amenées à disparaître. «Nous avions réussi à retrouver une vie plus calme à Notre-Dame-des-Landes et nous allions aborder plus sereinement l’avenir. Maintenant, on repart de zéro à cause d’une poignée d’activistes irresponsables !»regrette-t-il.

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Leur presse de l’ordre – Libération.fr (Eliane Patriarca), 15/04/2013 à 22h51

Ci-dessous le communiqué de presse de l’ACIPA suite aux affrontements de la veille:

Communiqué de presse Notre-Dame-des-Landes, le 15 avril 2013

L’opération « Sème ta ZAD » fut une belle réussite malgré les conditions climatiques, avec une ambiance conviviale et familiale, témoignage d’une réelle complicité entre les divers mouvements de la lutte contre le projet d’aéroport.

Les gardes mobiles s’étaient retirés des carrefours des Ardillères et du chemin de Suez, dit la Saulce, permettant le bon déroulement de cette manifestation d’installation de projets paysans.

La journée fut paisible et la circulation fluide.

Les forces de police sont revenues aux Ardillières et au carrefour de Suez. En ce dernier lieu, des affrontements ont dégénéré dans une violence réciproque, ce que nous déplorons.

L’ACIPA et l’ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l’affrontement et entraînant l’escalade de la violence de part et d’autre.

Elles déplorent la présence policière à ces deux carrefours et n’en comprennent pas la raison, puisque suite aux conclusions des différentes commissions, les travaux seront inévitablement retardés de plusieurs mois.

Elles réaffirment leur soutien aux actions créatives de projets porteurs d’avenir pour de nombreux habitant-e-s et paysan-ne-s sur la ZAD, dans un climat de dialogue et de partage entre tous les opposants.

Contact presse :

Julien Durand : 06 33 51 01 25

Les amis des flics – ACIPA, 15/04/2013

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Communiqué de l’équipe médic 15.04.2013

Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissants les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.

En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on célébrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont revenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :

- impacts par flashball :

  • oedèmes et hématomes :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans le bras
    – une personne dans les épaules
    – trois personnes dans le thorax
    – une personne dans le dos
  • un impact dans la tête entrainant une plaie ouverte du crâne nécéssitant cinq points de suture
  • un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémorragie importante nécessitant une prise en charge par les pompiers

- impacts par des grenades assourdissantes :

  • plaies, brûlures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans une fesse
  • blaste :
    – multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
    – une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégant des impacts des éclats

- des nombreuses intoxications liées à l’emploi massif de gaz lacrymogène et poivré

Les pompiers ayant évacué la personne ont été bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empêché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.

Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déploiement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour voir/télécharger (au format PDF) un récit des affrontements au carrefour de la Seaulce

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Source: zad.nadir.org, 15 avril 2013

[Italie, No TAV] Le chantier de construction attaqué à Chiomonte – Soirée du 9 février 2013

Le 9 Février 2013, quelque 200 militants ont surpris la police qui gardait le chantier de construction du train à grande vitesse TAV à Chiomonte (Italie).

Ils ont détruit quelques engins et attaqué la police tout en exigeant également la libération des prisonniers Cristian et Emanuele.

Via notav.info et Le Révolté

Aéroports, autoroutes, lignes THT, prisons, réacteurs nucléaires…. Crève Vinci

La lutte contre Vinci arrive aux arbres et tunnel au Royaume-Uni:

vincidegage-5b2e0Une ’Deuxième bataille d’Hastings’ a commencé il y a quelques mois au Sud Est de l’Angleterre. Les militants bravent la neige, le froid et la boue pour lutter contre la multinationale française Vinci et ses plans de construction d’une route à travers Coombe Haven, une zone de petits bois qui est certainement le site original de la Bataille d’Hastings.

Début Janvier, les ouvriers sont arrivés avec des tronçonneuses, et les militants ont occupé des arbres et des tunnels pour empêcher la route de Vinci. Ensuite, la police a expulsé et enlevé des militantEs locaux des ’lock-ons’ et des arbres. Il y a eu des actes de sabotage quotidiens. Deux sites – ’Base Camp’ et ’Three Oaks’, ont été expulsés, et un site, ’Decoy Pond’, reste intact.

Vinci a signé un contrat pour construire la route à 150 million d’Euros, il y a 3 ans. La route est la première de 200 nouvelles routes qui seront construites comme tentative de créer la croissance économique. La Royaume-Uni a une belle histoire de résistance aux réformes routières : pendant les années 90, le gouvernement a décidé de créer 600 nouvelles routes, et un mouvement de masse d’occupation est né. Après des années de lutte, le nombre de routes est tombée à 200 et finalement à 66. Si les projets actuels ne sont pas abandonnés, on peut souhaiter voir plusieurs sites de résistance prochainement!

Les routes, les aéroports, les centrales nucléaires. C’est quelque chose de rare et de spéciale de voir des gens se soulever face aux expropriations de leurs terrains pour ces projets. C’est quelque chose rare et spéciale de voir le courage d’une communauté qui fait face a l’avarice des riches et des puissantEs. A Coombe Haven, comme à Notre-Dame-des-Landes, au quartier libre des Lentillères à Dijon ou à la forêt de Khimki, on vit la même lutte contre Vinci. Et la même lutte continue, soit-elle contre une différente tête de la même bête, à Rossport contre Shell, au Val de Susa contre le TAV, et dans d’autres sites de résistance aux avancées de l’industrialisme. Dans les champs comme dans la rue. A travers les frontières, à travers les barrières de la langue. On apprend des unEs des autres, on enrichit nos luttes locales avec de nouvelles tactiques et perspectives.

Les Coombe Haven Defenders invitent des Zadistes à faire croître les liens entre les deux sites. En dépit d’un fort soutien local, il faut encore de l’enthousiasme et des savoirs. Le réseau de soutien local inclut une groupe qui offre des repas chauds chaque jour, des offres de covoiturage pour les nouvelles arrivées à la gare, du logement hors site pour faire des pauses, et aussi une équipe affûté de médias et de site web.

Le site est entre Hastings et Brighton, sur la côte Sud-Est, pas loin de la gare de Crowhurst. Suis le site web pour des cartes, les règles de base campement et des infos plus récentes :

Le blog de la lutte Coombe Haven Defenders

Source: zad.nadir.org, 27 janvier 2013

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Vu sur le blog Stop Vinci, 22/01/2013:

Vinci remporte un contrat de 300 millions d’euros dans le nucléaire

PARIS, 17 janvier (Reuters) – Vinci a annoncé jeudi avoir remporté dans le cadre d’un consortium un contrat pour la construction du bâtiment d’un réacteur nucléaire, d’un montant de 300 millions d’euros.

Le groupement, composé de plusieurs filiales de Vinci à hauteur de 58,3% ainsi que de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), va construire le bâtiment principal destiné à abriter le réacteur Tokamak dans le cadre du projet européen ITER.

Le contrat porte également sur la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site de Cadarache, dans le sud de la France.

Les études démarreront en avril 2013 et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013, a précisé le groupe dans un communiqué.

Leur presse bétonneuse – Reuters.com (Blandine Hénault), 17/01/2013 à 18h22

Le groupe de construction Vinci a annoncé jeudi qu’il avait remporté un contrat en consortium avec l’espagnol Ferrovial et Razel-Bec (groupe Fayat), d’un montant de 300 millions d’euros, pour édifier le bâtiment qui abritera le réacteur Tokamak du projet Iter.

Ce contrat, d’une durée de 5 ans et demi, prévoit également la conception et la construction de neuf bâtiments annexes sur le site du centre de recherches nucléaires de Cadarache (Bouches-du-Rhône), au nord d’Aix-en-Provence, a indiqué le groupe français dans un communiqué.

Un groupement, composé de filiales de Vinci (58,3 %), de Ferrovial Agroman (30%) et de Razel-Bec (11,7%), a signé le contrat de construction avec Fusion for Energy (F4E), l’organisation de l’Union européenne chargée de gérer la contribution de l’Europe au projet ITER sur la fusion nucléaire.

Les études démarreront en avril et les principaux travaux de génie civil à l’automne 2013.

Le bâtiment principal est destiné à abriter le réacteur Tokamak, cylindre de 28 mètres de diamètre, 29 mètres de haut et 23.000 tonnes. Avec les deux bâtiments annexes qui lui sont accolés, il constituera une structure en béton armé de 120 mètres de long sur 80 mètres de large et 80 mètres de haut.

Les autres bâtiments annexes comprennent le bâtiment d’assemblage, un immeuble de deux niveaux et divers bâtiments de type industriel.

Le marché comprend également des portes nucléaires de grandes dimensions (d’une taille de 4 m x 4 m et d’un poids de 40 tonnes) antiradiations et résistant aux surpressions, dont les études et la réalisation seront effectuées par un groupement composé de Cegelec et Sommer.

La ministre française de la Recherche, Geneviève Fioraso, a rappelé jeudi que le projet de réacteur expérimental international, dont elle inaugurait le siège de Cadarache, était un défi dont l’objectif est de « fournir de l’électricité à chacun en 2050 ».

Ce siège va regrouper des personnes d’une trentaine de nationalités, la Chine, l’Europe, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la Russie et les États-Unis étant associés dans cet ambitieux projet de réacteur expérimental, étalé sur 35 ans, qui vise à faire de la fusion thermonucléaire une source d’énergie illimitée.

L’Union européenne est le plus gros contributeur du projet avec un engagement de 6,6 milliards d’euros.

Le chantier de construction du réacteur a débuté en août 2010, mais l’obtention d’un premier plasma n’est pas attendue avant fin 2020.

Au printemps, des essais de convois doivent permettre de tester la route à grand gabarit qui verra dans le courant de l’année passer les premières pièces « du plus grand puzzle du monde », selon les mots du directeur général d’Iter Organization, le Japonais Osamu Motojima.

Leur presse – Cbanque.com (AFP), 17/01/2013 à 18h49

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En campagne contre Vinci

Parce que le capitalisme reste en expansion et cherche toujours à conquérir du pouvoir sur nos vies, parce que la machine qui nous domine est diffuse et omniprésente, il paraît difficile d’imaginer comment s’en émanciper. Une des stratégies possibles est de faire converger des forces en ciblant un de ses rouages pour participer à ébranler l’ensemble…

Partout pullulent les « grands projets » : lignes Très Haute Tension, Lignes Grande Vitesse, autoroutes, ceintures périphériques, métros, tramways, boulevards, tunnels, canaux, aéroports, etc. qui alimentent et relient d’autres chantiers mégalomaniaques tels que complexes nucléaires, barrages hydrauliques, terminaux pétroliers, parcs éoliens, zones commerciales, grands stades et urbanisation des campagnes.

Vinci se veut le « premier groupe mondial de construction-concession » ; il est l’un des collaborateurs favoris des pouvoirs publics dans leurs projets d’aménagement du territoire et leurs politiques néo-colonialistes. En tant que grand acteur de ce monde, Vinci est partout et se retrouve confronté à des luttes ici et là : le projet ITER de fusion nucléaire à Cadarache (13), les mines d’uranium au Niger, la LGV Sud Europe Atlantique, le projet d’aéroport international de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (44), l’autoroute Moscou-St.Pétersbourg (forêt de Khimki)…

Si certaines tentacules du groupe sont bien visibles, les autres oeuvrent quotidiennement dans l’ombre en s’appuyant sur l’acceptation et l’isolement des individus. Une campagne pour créer des liens et des solidarités entre les personnes aux prises avec Vinci (salariés, populations bétonnées, déplacées, irradiées, opposants réprimés,…) pourrait permettre de dépasser des enjeux locaux et d’identifier Vinci comme un ennemi public.

De multiples actions fleurissent déjà contre Vinci, organisons-nous localement pour intensifier cette campagne de façon déterminée et endurante, et affiner des stratégies concrètes et à long terme.

Parce que c’est sur notre résignation qu’ils construisent leur business, partageons nos colères pour passer à l’offensive et se donner de la force.

Savoir reconnaître l’entreprise Vinci partout où elle se trouve

Voir la liste complète de toutes les boîtes et filiales du groupe Vinci

Source: Stop Vinci

[No TAV] Lyon sous occupation policière et militaire : les Etats et leur police travaillent – lundi 3 décembre 2012

La manifestation qui a rassemblé un millier de personnes n’a jamais pu partir, encerclée depuis le début par un important dispositif policier. Avant même la manif, il y a eu plusieurs arrestations “préventives” et le blocage des cars italiens à la frontière. Au moins 31 personnes sont en garde à vue. La legal team est à la recherche de toute information ou témoignage concernant les arrestations, en particulier pour quelques unes dont on ne connaît pas l’issue.

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La suite sur No Tav France

Le compte-rendu complet de la manifestation No TAV à Lyon:

Sommet franco-italien : la police étouffe et réprime massivement l’opposition au Lyon-Turin

Des vidéos de la manif:

Lire un bilan fait par un camarade italien (traduit par le Jura Libertaire de info.aut)

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NO TAVno retreat, no surrender !
* ! A SARA DURA ! *

A Lyon, lundi 3 décembre, malgré les check-point policiers qui ont bloqué ou arrêté de nombreux militants italiens à la frontière et malgré le dispositif préventif qui a quadrillé la ville, nous étions plus d’un millier à défier leur sommet d’Etat où les puissants se sont partagés les parts de marché du projet TAV.

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Qu’ils aient dû recourir à hélicoptères, délimitation par grilles anti-émeute d’une zone rouge, blindés canons à eau et toute l’armada répressive connue par occupation et terreur policières ne nous surprend pas : l’Etat nous montre sa capacité de contrôle et de quadrillage contre-insurrectionnel à tout moment, ce qui nous confirme dans la nécessité de coordonner nos forces dans une perspective de stratégie offensive.

Nous saluons le travail efficace du réseau Legal Team contre les tactiques d’arrestations systématiques et arbitraires de l’appareil répressif, et la solidarité de terrain à divers moments contre leur déploiement policier de terreur.

Cette journée n’est qu’une étape parmi d’autres dans le combat radical à mener contre la campagne d’urbanisation capitaliste effrénée et son lot de dévastation. Autonomie et autodéfense, nos lieux de vie nous appartiennent.

Salutations combattantes et solidaires à nos camarades de la ZAD.

La lutte continue.

-Communistes Libertaires Autonomes/ groupe Lyon.

Cliquer sur le tract ci-dessous pour le télécharger:

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[ZAD/NDdL/St-Etienne] Que la ZAD soit leur viêtnam ! Solidarité et détermination !

Que la ZAD soit leur viêtnam !
* Solidarité et détermination ! *

Après plusieurs semaines de résistance, l’imminence d’une nouvelle offensive policière de grande envergure se précise contre la ZAD. Nous ne reculerons pas, nous ne lâcherons rien. Car la meilleure défense est l’attaque, nous appelons tous ceux qui le peuvent à venir renforcer les positions défensives sur le terrain même de la ZAD, à intensifier partout où cela est possible les actions de solidarité avec les combattants zadistes.

Par la propagande de division, par l’infiltration de flics, par le mensonge de la négociation, par la terreur de l’occupation policière, par les actions de choc d’incendie de cabanes, par la calomnie, par la nomination de responsables, l’Etat a tenté d’anéantir la ZAD. En vain. Plus que jamais, il s’agit de renforcer solidarité et détermination dans le combat frontal contre la machine étatique et ses forces policières : que la ZAD soit leur Vietnam, qu’ils s’y embourbent et reculent.

Ils ne peuvent se permettre une défaite à Notre-Dame-des-Landes, et nous ne pouvons nous permettre de laisser nos environnements et lieux de vie détruire par les lois du profit : ici comme ailleurs contre le chaos capitaliste, ici comme ailleurs nos lieux de vie nous appartiennent.

Autodéfense contre la machine de guerre étatique.

Autonomie totale et locale de nos conditions d’existence.

DE NO-TAV A CHIOMONTE, A LA ZAD DE NOTRE-DAME-DES-LANDES : 

! A SARA DURA !

-Communistes Libertaires Autonomes / réseau international.

Voir/Télécharger le tract en cliquant sur l’image ci-dessous:

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Le siège du PS Loire vandalisé

Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, des graffitis injurieux, en lien avec le projet de construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, ont été découverts sur les murs de la Fédération du Parti socialiste de Saint-Etienne.

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Selon Régis Juanico, le 1er Secrétaire fédéral du PS Loire, « quelque-soit le bien fondé des arguments des opposants au développement de cet équipement (ndlr, l’aéroport du Grand Ouest), le terme de collabo associé à notre parti est tout simplement inacceptable ». Pour l’élu ligérien cet acte est « peu compréhensible puisqu’il intervient une semaine après l’annonce par le premier ministre de la mise en place commission de dialogue ».

Suite à ce malheureux évènement, le PS Loire a décidé de porter plainte. « Nous restons disponibles pour échanger dans le cadre d’un dialogue démocratique, sans démonstration de violence inutile » conclut le député socialiste dans un communiqué.

Leur presse – Le Progrès.fr, 03/12/2012 à 15h30

Voir toutes les actions de soutien décentralisées et les infos globales à propos de la ZAD sur zad.nadir.org

[NDdL/Toulouse] Non à l’AyraultPorc – Nuit du 1er au 2 décembre 2012

L’Hôtel-Dieu victime de Notre-Dame des Landes

 Toulouz'Pas besoin de regarder dans les jumelles panoramiques installées quai Saint-Pierre pour voir, juste en face, le graffiti bombé sur les briques roses de L’Hôtel-Dieu. «Non à l’Ayrault porc», le mauvais jeu de mots inscrit en rouge, vert et noir saute aux yeux des passants depuis l’un des plus beaux points de vue de la ville. Stupéfaits, indignés ou dégoûtés, les Toulousains ont fait la découverte hier matin… et leurs commentaires tout au long de la journée, dans les conversations ou sur internet. L’allusion au projet très controversé de l’aéroport de Notre-Dame des Landes porté par le Premier ministre est nette – sans doute trop – mais ne convainc personne. Le Réseau Fluvial Toulousain «condamne ce geste dégradant le patrimoine toulousain. Nous respectons le combat de nos amis Nantais

[…] mais là franchement c’est idiot». Il demande «une condamnation claire de la part des élus de gauche, de droite, écologistes, du centre, etc.» et prône le «dialogue citoyen, dans le respect des autres». Même condamnation pour Toulouse Avenir. Mais l’association de Jean-Luc Moudenc, député UMP, attribue «cette dérive» à la politisation constante de la municipalité actuelle» et «appelle Pierre Cohen à condamner fermement ces agissements et à dépolitiser son action.» À suivre.

Leur presse – La Dépêche du Midi, 03/12/2012 à 03h48

Toulouse. La façade de l’hôtel Dieu taggée par des opposants à l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes

Une semaine après les tags retrouvés sur la façade du siège du Parti Socialiste et l’agence immobilière Vinci rue de Metz, c’est au tour d’un monument classé d’être dégradé par les opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. La semaine passée, « Non à l’Ayraultport » ou encore « Vincitation à la révolte » était inscrit sur ces lieu stratégique. Aujourd’hui, c’est sur un monument historique toulousain que l’on peut observer « Non à l’Ayrault porc » taggé en rouge.

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Condamné par l’association Toulouse Avenir et le réseau fluvial toulousain, Pierre Cohen n’a pas encore réagit. Reste tout de même à comprendre pourquoi mais surtout comment ces militants ont pu inscrire ce message sur la façade de l’hôtel Dieu qui donne sur la Garonne.

Leur presse – Toulouse Infos.fr (Guillaume Truilhé), 03/12/2012

Cette action de solidarité intervient dans un contexte de répression qui se fait de plus en oppressante envers la ZAD: des expulsions sont à prévoir dans les jours qui viennent