[Algérie] Les étudiant.e.s de la faculté des langues étrangères en grève depuis janvier dernier – Bouzaréah, 15 avril 2013

Faculté des langues étrangères de Bouzaréah

Les étudiants en grève depuis janvier

En grève depuis janvier dernier, les étudiants de la faculté des langues étrangères de Bouzaréah ont voté, hier, à la majorité la poursuite du mouvement de protestation qui touche l’établissement.

Les étudiants, qui dénoncent l’absence de réaction de la part de la tutelle, ont même durci leur action en décidant d’une marche, aujourd’hui, de la faculté centrale à Alger-Centre au Palais du gouvernement. Les concernés s’élèvent, notamment contre les conditions difficiles d’enseignement (enseignants vacataires, absence de bibliothèque…), mais aussi et surtout contre la décision de l’administration de l’établissement de ne prendre que 25 étudiants en mastère.

Leur presse – Liberté Algérie (Rubrique Radar), 16/04/2013 à 09h50

[Besançon/Tract] Loi Fioraso: la gauche à l’assaut du service public d’enseignement et de recherche

Un compte-rendu de la journée de lutte universitaire du jeudi 21 mars 2013, date à laquelle la « commission sécurité » devait passer vérifier l’état des locaux du bâtiment Arsenal.

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Trouvé sur les murs de la faculté de lettres

Le syndicat de la CNT 25 a sorti un tract sur la loi Fioraso:

Tract (recto) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (recto) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l'AG  du 28/03/2013 sur le site d'Arsenal

Tract (verso) distribué lors de l’AG du 28/03/2013 sur le site d’Arsenal

Transmis par mail, 30/03/2013

[Chili] La manif de l’éducation se termine en émeute : 353 arrestations – Santiago, 28 mars 2013

foto_0000005220130328144935Des milliers d’étudiants chiliens se sont affrontés avec la police dans les rues de la capitale Santiago, lors d’une manifestation pour exiger « une éducation publique, laïque et gratuite ». Ils étaient 3000 selon la police et 25000 selon les manifestants.

Le trafic routier a été coupé sur l’Ave. Alameda et dans le secteur de l’USACH (université de Santiago) par des barricades en feu. Les émeutiers ont détruit le mobilier urbain et certains encapuchados ont jeté des cocktails Molotov sur les policiers anti-émeute, qui ont riposté avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Les autorités ont déclaré que 60 personnes ont été arrêtées et qu’un policier a été blessé.

Les affrontements se sont produits après que les autorités aient changé l’itinéraire convenu, ont dit les étudiants. Les manifestants voulaient se rendre devant le ministère de l’éducation, mais les forces de police ont fait barrage, ce qui a provoqué la colère de la foule.

Mais le gouvernement a répondu que la marche étudiante n’était pas autorisée et  a condamné les «vandales» pour la violence.

« Encore une fois, un groupe d’étudiants se permettent de créer le désordre et des dommages à la propriété, d’interrompre le trafic et générer la violence à Santiago », a déclaré aux journalistes le ministre de l’Intérieur Andres Chadwick.

Des centaines de policiers anti-émeute étaient prêts avant le début de la manifestation. Des véhicules blindés avec des canons à eau et des chiens ont été déployés partout dans Santiago.

A la fin de la journée, le nombre d’arrestations s’élevait à 353 selon la presse chilienne (cooperativa.cl)

De son côté, le maire de Santiago, Juan Antonio Peribonio, a annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables des exactions commises au cours de la journée.

foto_0000000720130328144935

« Contre l’éducation marchande, Résistance étudiante »

foto_0000000420130328144935 auno241585 foto_0000000120130328144935 foto_0000004620130328144935 foto_0000004320130328144935 foto_0000004020130328144935 foto_0000001320130328144935 foto_0000001620130328144935 foto_0000002520130328144935 foto_0000002820130328144935 foto_0000004920130328144935 1727041_600 foto_0000005820130328144935 foto_0000005520130328144935

Traduit de l’espagnol de plusieurs articles de presse chilienne, 28/03/2013

[Besançon] Nouvelle assemblée générale jeudi 14 mars à 12h00 à la fac de lettres

Le Front étudiant de lutte invite tous les étudiants à participer à la prochaine AG pour organiser la suite de la mobilisation.

ASSEMBLEE GENERALE

JEUDI 14 MARS A 12H

AMPHI PETIT (PARISIANA – UFR SLHS)

à l’appel des organisations syndicales (SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, SNTRS CGT, FERC-SUP CGT, AMEB et UNEF) et des étudiants de la section histoire.

Rappel de la motion adoptée lors de la dernière AG :

Nous étudiants et personnels de l’UFR SLHS de l’Université de Franche-Comté, réunis en assemblée générale le jeudi 28 février, après avoir discuté des dispositions du projet de loi du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche, exigeons, avec les organisations syndicales SNASUB-FSU, SUD Éducation et SUD Recherche EPST, SNPREES-FO, FERC-SUP CGT, AMEB, Front de lutte étudiant, présentes à l’assemblée générale :

  •  l’abandon du projet de loi sur l’enseignement supérieur et de la recherche
  • l’abandon du projet de loi relatif aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE)
  • l’abrogation de la LRU
  • l’abandon du projet de fusion UFC- UB

Afin d’exprimer la convergence de nos revendications pour un plan d’urgence d’emplois publics de titulaires et résorption de la précarité dans l’ESR, l’ensemble des enseignants et des étudiants a été appelé à faire grève le 5 mars et à s’associer à la manifestation appelée par les organisations CGT-FO-FSU-Solidaires pour le retrait des accords sur la « sécurisation de l’emploi ».

Reçu par mail, 13/03/2013

Voir le compte-rendu de l’AG du 28/02/2013 sur le blog de la CNT25

[Québec] « La paix sociale est derrière nous » – Brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars 2013

brèves sur les évènements du 25 février au 5 mars:

25 février

Pendant la nuit, les façades du bureau du Ministère de l’éducation et celles du bureau du député et ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec pendant le printemps 2012, Léo Bureau-Blouin, ont été aspergées de peinture rouge. Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur et ex-journaliste, Jean-François Lisée, ont été fracassées et «Enlisée dans l’austérité» a été peint sur l’édifice.

25-26 février

Après avoir collaborés à la démobilisation et à la légitimation du présent gouvernement par leurs positions électoralistes l’été dernier, les étudiants de service de la FECQ et la FEUQ se prêtaient à un autre exercice de propagande de l’État pour légitimer ses mesures imposées, cette-fois la hausse des frais de l’éducation lors du «Sommet sur l’enseignement supérieur».

Pendant les deux jours que duraient le sommet, des manifs de plusieurs milliers ont défilé dans un Montréal encore plus militarisé et, pendant les deux jours, elles furent attaquées par les flics à coup de matraques, de bombes et des balles de plastique. Quelques bouteilles, balles de neiges et de peinture ont été lancés au flics et la deuxième journée certains.es ont tenté d’ériger des barricades devant les charges de l’antiémeute.

Pour qui répondaient à l’appel de l’ASSÉ, ceux/celles qui veulent réformer l’oppresseur, la manif réclamait la gratuité scolaire. Pour d’autres c’était plutôt une réaffirmation que la lutte contre l’autorité imposée sur nos vies continue.

Selon les flics, une dizaine d’arrestations ont eu lieu.

Un des arrêtés se trouvait en possession de deux molotovs, selon les flics, qui ont ensuite ajouté à l’accusation de possession d’explosifs, des accusations de menaces et d’incitation au terrorisme pour des commentaires faits sur facebook. Le 24 une autre personne avait reçu la visite de la police après des propos sur facebook par rapport au prochaines manifestations.

À noter aussi que le 26 en début de journée la GRC a intercepté un bus en provenance de Sherbrooke qui se rendait à Montréal pour la manifestation. Une personne à été arrêtée.

Le soir du 26 une caméra de sécurité fut saboté et un énorme (A) fut peinturé sur le mur du Cégep du Vieux Montréal. Voir la revendication içi.

27 février

L’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC a commandé plusieurs perquisitions, dont une au local de l’association étudiante du Cégep de Lionel-Groulx (avec médias sur place pour les photos). Une personne fut aussi arrêtée pour interrogation. Selon la GRC ses mesures sont prises en relation à l’enquête sur les actions revendiquées par Résistance Internationaliste; un pylône d’Hydro-Québec endommagé en 2004, l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers en 2006 et l’explosion devant un centre de recrutement de l’armée canadienne à Trois-Rivières en 2010.

2 mars

Les vitrines du bureau du Ministre des relations internationales et du Commerce extérieur ont encore été fracassées.

3 mars

Pendant la nuit, une caméra de sécurité au Cégep Maisonneuve fut brisée et les portes de l’entrée principale ont été fracassées. Voir la revendication içi.

5 mars

Plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, pour une autre manif illégale, une initiative de la base. Les flics sont partout; escouades antiémeute, cavalerie et hélico, Les flics flanquent et provoque la manif et comme les précédentes cherchent une opportunité pour la briser. La tension monte à mesure que la manif avance dans la nuit, gueulant des slogans antiflics et anticapitalistes sous les feux d’artifices.

À partir d’environ 21h30 des affrontements ont éclaté, les flics ont chargé la foule et l’ont attaqué en lançant des bombes et en tirant balles de plastique, la foule lançant des balles de neige, de peinture, des feux d’artifices, quelques bouteilles et pierres.

Plusieurs graffitis, surtout antiflics, ont été peints. Des vitrines du centre Sheraton et d’un Starbucks ont été fracassées, quelques banques eurent aussi leurs vitrines brisées et/ou vandalisées (huées par les paciflics qui scandaient quelques minutes auparavant «le capital nous fait la guerre, guerre au capital!»), et selon les flics quatre de leurs véhicules furent endommagés.

Plusieurs personnes ont été blessées, dont une qui saignait profusément après qu’elle ai reçue les éclats d’une bombe lancée par les flics. C’est derniers ont d’ailleurs chargé sur les gens qui lui apportaient des soins. Un flic aurait aussi été blessé par un feu d’artifice.

La popo a confirmé une dizaine d’arrestations et une soixantaine de personnes se sont faits prendre et retenir en souricière pour ensuite recevoir des contraventions.

…et la lutte continue…

gt3c4091

Source: Sabotage Media, 7 mars 2013

[Chili] Luttes étudiantes : au moins 30 manifestant.e.s arrêté.e.s à Santiago – 7 mars 2013

Ce jeudi 7 mars 2013, une journée de manifestations dans de nombreuses villes du pays, pour protester contre les coupes budgétaires, la hausse des frais de scolarité, la marchandisation du savoir… 

A Santiago, environ 300 étudiantEs et lycéenNEs se sont rassembléEs place d’Italie (centre-ville), et ce sans le soutien des organisations étudiantes et l’accord des autorités. Le rassemblement a été déclaré illégal par la police, qui n’a pas tardé à disperser la foule à coups de gaz lacrymos et canons à eau. Les manifestantEs ont répliqué en lançant des pierres et divers objets sur les carabiniers. Le colonel carabinier Hugo Insunza a déclaré que 30 personnes ont été arrêtées (pour la plupart des lycéenNEs) à l’issue de la journée mais aucune information n’ a été communiquée quant au nombre de manifestantEs et policiers blessés.  Il a également affirmé que la police a chargé la foule après avoir reçu des cocktails molotov.

Pendant ce temps, la ministre porte-parole du gouvernement, Cecilia Perez , a déclaré aux journalistes que « la marche a rassemblé très peu de personnes mais s’est exprimée avec beaucoup de violences ». Elle a affirmé également que la justice devra être intransigeante avec les jeunes arrêtéEs.

Des incidents ont eu lieu à plusieurs endroits dans le centre de la capitale et ont contraint les autorités à bloquer le trafic à certains moments.

Des manifestations ont également été organisées dans les villes de Valparaíso, Concepción et Valdivia.

A Valparaiso, selon les médias locaux, la manifestation a rassemblé environ 150 personnes, tandis que, à Valdivia, dans le sud du pays, impliquant des dizaines de jeunes, majoritairement étudiantEs.

Les jeunes ont commencé leurs protestations en mai 2011 avec des occupations d’écoles et des manifestations de masse.

Infos reformulées de la presse  (Reuters via lainformacion.com, 08/03/2013 à 03h25) via Alain Bertho

Photos et vidéo de la manif à Santiago de ce 07/03/2013:

52d309bc8d1f03f3f8982e983c65762b_article430bw a-uno-236836 a-uno-236837 a-uno-236838 a-uno-236839 scl201303071057spr29037md a-uno-236842 a-uno-236844 e78d06e22012b328a98d2ce9855a3814_article430bw fb615ed596bbea709ef8a1c8e6ef9947_article430bw scl201303071108spr29040md scl201303071123spr29042md scl201303071127spr29043md scl201303071128spr29045md

[Québec] La manif étudiante se termine en émeute – Montréal, soirée du 5 mars 2013

Des milliers de personnes dénoncent l’indexation

MONTRÉAL – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a interpellé plus d’une cinquantaine de manifestants venus dénoncer l’indexation de 3 pour cent des frais de scolarité universitaire, mardi soir, rappelant les péripéties du «printemps érable» de l’an dernier.

Quelques milliers de personnes ont répondu à l’appel du site Internet mouvementétudiant.org et manifesté dans les rues du centre-ville de Montréal. On pouvait lire sur la page Facebook des organisateurs que «l’indexation est une hausse éternelle».

La manifestation s’est mise en branle peu après 20h30. Elle s’est déroulée de façon pacifique pendant une bonne partie du trajet. Moins de deux heures plus tard, toutefois, le Service de police de Montréal, prétextant des méfaits et des voies de fait contre des policiers, a lancé un ordre de dispersion dans les deux langues alors que les manifestants défilaient sur la rue Saint-Antoine, près du palais des Congrès.

gt3c4089

Des projectiles et une cinquantaine de pièces pyrotechniques auraient été lancés vers les agents, selon le sergent Laurent Gingras.

Les policiers ont fait usage de grenades assourdissantes. Ils ont aussi chargé la foule en frappant sur leur bouclier. La manifestation s’est scindée en plusieurs petits groupements. Certains manifestants ont tenté de se regrouper en se dirigeant vers le parc Émilie-Gamelin mais les forces de l’ordre les en ont empêchés avant de les laisser passer. D’autres petits groupes ont plus tard déambulé dans les rues du centre-ville.

Un policier et un manifestant ont été blessés lors des affrontements. Le premier aurait subi une blessure légère près d’un oeil, résultat d’une pièce pyrotechnique. Le second a été coupé à une jambe.

Le SPVM a indiqué qu’une cinquantaine de personnes ont été prises en souricière à l’angle des rues Sainte-Catherine et Amherst et ont été arrêtées autour de minuit. Un constat d’infraction leur a été remis pour attroupement illégal. Au moins trois autres arrestations isolées ont été effectuées, pour méfait ou bris de condition.

Des manifestants ont porté des bannières appelant à la gratuité scolaire. Plusieurs autres scandaient des slogans contre Pauline Marois.

La manifestation a été déclarée illégale avant même son départ parce que les organisateurs avaient refusé de dévoiler l’itinéraire au SPVM. D’ailleurs, il y avait une forte présence policière. La cavalerie des policiers à pied, notamment, suivaient les manifestants. Et à l’instar du printemps 2013, les citoyens montréalais ont pu entendre l’hélicoptère de la Sûreté du Québec pendant une bonne partie de la soirée.

Les organisateurs avaient donné rendez-vous aux manifestants au parc Émilie-Gamelin, là d’où sont parties les manifestations nocturnes du printemps-été 2012 qui ont caractérisé le «printemps étable».

Le SPVM a déploré des actes de vandalisme dont une vitrine d’un hôtel et deux autres d’institutions bancaires qui ont été fracassées.

Les étudiants québécois s’étaient mis en grève à partir de février 2012 pour protester contre la décision du précédent gouvernement québécois de décréter une hausse de 1625 $ des droits de scolarité au cours des cinq prochaines années.

Le gouvernement de Pauline Marois a annulé la décision des libéraux après avoir été élu aux élections du 4 septembre 2013. Il a toutefois annoncé des hausses annuelles d’environ 70 $.

gt3c4091

« La paix sociale est derrière nous »

gt3c4136 gt3c4140 gt3c4180 gt3c4231 gt3c4234

Leur presse de l’ordre – La Presse Canadienne, 06/03/2013 à 01h27