[Belgique] Tract diffusé pendant la manif contre le centre fermé de Vottem – Liège, 17 mars 2013

Tract diffusé pendant la manifestation contre le centre fermé de Vottem à Liège, le 17 mars 2013:

CITOYENNISME ET INSURRECTION

Sur la pertinence des voies citoyennes pour lutter contre les prisons

Entre la prison et son extérieur, il n’y a qu’un mur

L’horreur ordinaire et quotidienne au sein des prisons de tous types n’est plus à démontrer. Nous ne savons que trop bien qu’il y règne une atmosphère de terreur, de haine et de frustration. Faire la liste des tortures psychiques ou physiques que l’Etat inflige régulièrement à tous et toutes les « indésirables » nous ferait pénétrer dans une routine morbide qu’il est temps de briser. Ce qu’on oublie en revanche, c’est que la prison n’est que la concentration et l’expérimentation de méthodes de contrôle, de surveillance et de soumission que l’on retrouve à l’extérieur : la ville-prison. Au travers des caméras, des contrôles de police, du fichage institutionnel (ONEM, CPAS, Banques, ADN et empreintes digitales…), des politiques d’urbanisme, de la promotion du « bon citoyen »… s’exprime une réelle volonté de gérer la population pour s’assurer qu’elle ne quitte pas le droit chemin. Droit chemin balisé par ceux et celles qui ne souhaitent pas perdre leur pouvoir et leurs privilèges. Tout est pire que dehors en prison, et pourtant tout est tellement pareil. Une réflexion sur la prison qui ne critique pas le monde qui la produit est une réflexion amputée.

Qui sont ces gens que l’on enferme ?

Violeu.se.r.s, braqueu.se.r.s, voleu.se.r.s, meurtri.ère.er.s, sans-papiers, révolté.e.s… Une erreur commune est de considérer que derrière chaque personne enfermée, il existe un cas individuel auquel apporter une solution individuelle. Un.e tell.e sera violent.e, psychopathe, perturbé.e, asocial.e, prédisposé.e à la délinquance etc. Sans tomber dans un discours victimisateur et déresponsabilisant, nous sommes en partie le produit du monde dans lequel nous vivons. Ce monde qui prône la richesse, la réussite individuelle par la compétition, réduit les corps à des objets publicitaires, porte la guerre et l’exploitation dans certains pays pour assurer la prospérité d’autres territoires, et dont le mécanisme même ne peut que laisser des milliers de gens sur le carreau. Ce même monde qui feint l’indignation lorsqu’après avoir créé les conditions de la misère (affective, sociale, sexuelle, intellectuelle), certaines personnes vont chercher les moyens de leur satisfaction là où ils se trouvent, ou ceux de lutter contre ce qui les oppresse. Ce qu’elles ont toutes en commun, c’est de mettre en danger la stabilité de ce système socio-économique qu’est le capitalisme.Capitalisme dont l’Etat est le premier défenseur, son rôle principal étant de le faire accepter par la population ou, le cas échéant, de l’y contraindre.

Lutter contre l’Etat tout en lui serrant la main ?

Il paraît donc paradoxal d’attendre de l’Etat qu’il fasse quoi que ce soit qui aille à l’encontre des intérêts économiques qu’il défend et de la paix sociale qu’il met en place. Cependant, pour éviter les écueils de la dictature, l’Etat a du au cours de son développement consentir à créer des espaces bien délimités qui permettent l’expression de la contestation tout en restant gérables. C’est pourquoi il martelle que les seuls moyens de s’exprimer sont ceux-là mêmes qui ne peuvent en aucun cas mettre en péril les fondements du système politique : voter, manifester pacifiquement, faire circuler des pétitions, monter associations et syndicats… en résumé : participer activement à la démocratie. Agir dans ces cadres hyper réglementés apparaît donc comme étant une perte d’énergie, en plus d’un aveuglement incroyable quant aux échecs répétés de ces méthodes de « lutte ». Comment imaginer changer quoi que ce soit par les actes précités alors qu’au sein des taules, les détenu.e.s doivent se mutiner avec violence pour obtenir la simple possibilité de prendre une douche ? Retirer les oeillères du légalisme, c’est élargir son champ de vision aux multiples gestes subversifs du quotidien.

Comment s’aimer et se soutenir par-delà les barreaux ?

D’un point de vue strictement éthique, nous ne pouvons que refuser un quelconque dialogue avec les tortionnaires qui chaque jour, poussent des dizaines de gens au suicide (aussi bien dedans que dehors), quand ils et elles ne les passent tout simplement pas à tabac ou les droguent. On ne saurait plus vraiment dire si l’attitude pacifiste des syndicats et organisations politiques, a pour but de soutenir les gens enfermés ou de faire leur propre promotion en s’assurant que tout reste bien en place, car c’est cette attitude qui par sa passivité même contribue à la continuité de la violence d’Etat. Dedans comme dehors, c’est de liberté saccagée qu’il s’agit, et cette liberté à arracher ne saurait s’accommoder de moyens qui portent en leur sein les conditions de sa négation. Quitter les sentiers battus de la contestation spectaculaire n’est pas une simple question d’efficacité, mais bien d’adéquation entre les fins que nous visons et les moyens que nous utilisons. La question de la violence n’est rien d’autre qu’une question d’Etat, c’est-à-dire une façon d’en conserver son monopole tout en faisant oublier que chaque jour, il distille une dose de haine et de sadisme qu’on ne saurait ni voudrait jamais égaler.

Ce qu’il faut à l’heure actuelle, c’est une propagation de la révolte qui existe déjà à l’intérieur des geôles comme à l’extérieur. Des milliers de gestes et d’habitudes à transformer pour en finir avec un monde qui enferme, tue et mutile. Nous ne parlons pas de battre le pavé avec l’accord du bourgmestre, mais de les saisir et de leur trouver une autre utilité. Nous ne saurions établir le contact avec les prisonniers et prisonnières selon le calendrier de l’administration, nous préférons organiser des parloirs sauvages près des cours de promenade. Bien sur, ce ne sont que des propositions, libre à chacun.e de laisser vagabonder son imagination…

Ceci dit, rappelons-nous que nous parlions déjà plus haut de la ville-prison…

Ne pas s’arrêter en si bon chemin 

Savoir faire le lien entre la construction d’un nouveau centre commercial et la construction d’une nouvelle prison, entre une voiture qui crâme et le suicide d’un.e prisonni.è.er.e, entre l’installation de nouvelles caméras et l’aménagement d’ailes de haute sécurité revient à arrêter de vouloir segmenter les luttes et à s’interroger sur l’aspect totalitaire du système capitaliste. Il est nécessaire de s’attaquer à la prison comme il est nécessaire de saper les fondements de la ville-prison, la première n’étant que le pendant répressif de la seconde.

« Pour que l’odeur de la poudre brise le silence de la paix sociale »

Pour aller plus loin…

Parce qu’on aime bien que les gens s’informent et réfléchissent par eux-mêmes, voici quelques pistes qu’il est intéressant de suivre.

Brochures (trouvables sur infokiosques.net):

  • L’impasse citoyenniste
  • Militantisme, stade suprême de l’aliénation
  • Notre planète est une prison
  • Paroles de retenus depuis la prison pour étrangers de Vincennes
  • Se battre contre l’isolement, c’est se battre contre la prison
  • Paroles de FIES
  • Comme un chien enragé
  • Pourquoi faudrait-il punir ?
  • Lavomatic – lave ton linge en public

Journaux :

  • L’Envolée
  • La Cavale
  • Mauvaises intentions

Livres :

  • Huye, hombre, huye de Xosé Tarrio Gonzalez
  • Fractures d’une vie de Charlie Bauer
  • Surveiller et punir de Michel Foucault
  • A couteaux tirés avec l’existant, ses défenseurs et ses faux critiques
  • Brique par brique ce battre contre la prison et son monde
  • La joie armée de Alfredo M. Bonanno

Films :

  • QHS et rébellion : un court métrage contre la prison
  • Illégal de Olivier Masset-Depasse
  • Celda 211 de Daniel Monzón

Tract au format PDF recto/verso

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Vu sur Indy Bruxelles

Transmis par mail, dimanche 17 mars 2013

600 à 700 personnes devant le centre fermé de Vottem

Environ 600 à 700 manifestants se sont rassemblés dimanche après-midi devant le centre fermé de Vottem afin de dire « non » à la détention des migrants et « non » aux expulsions. La manifestation s’est tenue dans le calme.

Les centaines de personnes présentes ont quitté l’enclos des Fusillés, peu après 14 heures, à la Citadelle. Les manifestants ont ensuite marché jusqu’au centre fermé de Vottem afin de réaffirmer leur attachement au droit d’asile.

« On a l’impression qu’on n’est pas pris en compte et que ce gouvernement renforce la politique d’expulsion. Les chiffres le montrent », explique France Arets du collectif de résistance aux centres pour étrangers. « Ce qui est peut-être un peu particulier en cette période de crise est que les migrants ne doivent pas faire les frais de cette situation. Ils ont des raisons de fuir la guerre, les persécutions, la misère ou encore les catastrophes climatiques. Ils ne sont nullement responsables de cette crise ».

Devant le centre fermé, le collectif Aktivist music, qui rassemble des artistes liégeois engagés, a donné un concert. Des chansons ont été composées spécialement en soutien aux détenus de Vottem. La date du 17 mars choisie pour l’organisation de cette manifestation n’est pas un hasard: cela fait en effet exactement 14 ans ce dimanche que le centre fermé de Vottem a ouvert ses portes.

Leur presse carcérale – 7sur7.be (Belga.be), 17/03/2013 à 17h18

[Belgique] Un fraudeur exemplaire – Liège, 13 mars 2013

Pris sans ticket dans le bus, il tabasse les contrôleurs à Liège: il trouvait le prix du billet trop élevé…

Mercredi vers 17h30, un bus s’est immobilisé devant le poste de police de la rue Natalis, à Liège. Des agents ont remarqué une agitation peu habituelle à l’intérieur du véhicule. Et pour cause, Khalifa (22 ans), un voyageur, pris sans ticket a tabassé plusieurs contrôleurs. Il trouvait que le prix était trop élevé… 

Il était aux alentours de 17h30 lorsque le bus s’est immobilisé devant le poste de police de la rue Natalis, à Liège. Des agents de police présents dans le bâtiment ont remarqué une agitation peu habituelle à l’intérieur. En effet, un individu était occupé à frapper des contrôleurs. Les policiers sont intervenus et ont heureusement réussi à calmer le malfrat.

En fait, l’individu, Khalifa (22 ans), et sa compagne sont montés dans le bus sans acheter de ticket parce qu’ils estimaient que le prix était trop élevé. Mais à hauteur des Chiroux, trois contrôleurs sont montés à bord du véhicule. Ils ont donc demandé les tickets de Khalifa et sa compagne et ceux-ci ont présenté un ticket périmé. Le contrôleur leur a donc demandé leurs papiers d’identité, mais ils ne les avaient pas.

C’est à ce moment-là que la situation a dégénéré. Khalifa a voulu filer vers l’avant du bus, mais il s’est retrouvé face à un autre contrôleur, qu’il a menacé. Un troisième lui a demandé de se calmer et Khalifa lui a craché au visage, avant de lui assener plusieurs coups.

Le chauffeur du bus qui assistait impuissant à la scène a dirigé son bus vers la rue Natalis en espérant que des policiers remarqueraient le problème. Et c’est exactement ce qui s’est déroulé. Khalifa a été interpellé et privé de liberté mais a nié avoir porté des coups aux deux hommes. Quant aux deux contrôleurs, ils ont écopé de 2 et 9 jours d’incapacité de travail.

Leur presse – Sudinfo.be (D.M), 14/03/2013 à 13h22

[Belgique] Palais de justice et palais provincial vandalisés à coups de briques – Liège, 1er février 2013

Liège: l’individu qui a jeté des pierres sur le Palais de Justice et le Palais provincial avoue d’autres faits

L’individu interpellé après avoir jeté, vendredi en fin d’après-midi, des pierres et des briques sur des vitres du palais des Princes-Evêques, situé sur la place St-Lambert à Liège, n’en était pas à son coup d’essai. Celui-ci a en effet avoué des faits similaires.

Vendredi en fin d’après-midi, Alain C., 41 ans, originaire de Bressoux, avait lancé des pierres et des briques contre les vitres des bureaux du parquet général qui se trouvent dans le palais des Princes-Evêques. L’individu a en outre reconnu avoir également brisé des vitres, cette fois mercredi dernier, dans une autre aile du palais des Princes-Evêques abritant notamment les bureaux du gouverneur de la province. Alain C., qui avait déjà fait l’objet d’une condamnation en 2012 pour d’autres faits de dégradation, a expliqué son geste par le fait qu’il venait d’être expulsé de l’appartement qu’il louait.

L’homme, qui ne parvient pas à retrouver un logement malgré l’aide des services sociaux, se dit « révolté par le système ». Il a été mis samedi à la disposition du parquet de Liège.

Leur presse – SudInfo.be (Belga), 02/02/2013 à 16h47

[Belgique] Expropriation vandale de la marchandise de luxe à Liège – Nuit du 30 au 31 décembre 2012

Des voleurs brisent des vitrines à Liège

Photo d'illustration (pillards d'Hackney lors des émeutes de l'été 2011 en Grande-Bretagne suite à l'assassinat de Mark Dugan par la police)

Photo d’illustration (pillards d’Hackney lors des émeutes de l’été 2011 en Grande-Bretagne suite à l’assassinat de Mark Dugan par la police)

Deux individus ont brisé avec un pavé les vitrines de deux commerces à Liège dans la nuit de dimanche à lundi. Ils ont volé des vêtements de valeur, des fardes de cigarettes et de l’argent.

Les deux voleurs ont brisé la vitrine d’un magasin de vêtements situé rue Saint-Nicolas à Liège. Ils se sont sauvés en emportant des vêtements de valeur. Environ une heure plus tard, ils se sont attaqué à une autre vitrine d’une librairie située rue Blès, toujours à Liège. Après avoir jeté un pavé dans la vitrine, ils ont dérobé des fardes de cigarettes ainsi que le contenu de la caisse. Les deux vols sont attribués aux mêmes auteurs. Ceux-ci n’ont pas été retrouvés par la police.

Leur presse – 7sur7.be (Annabel Claix à partir de Belga.be), 31/12/2012 à 10h00

[Belgique] La cavale continue pour l’évadé du fourgon qui devait être transféré à la prison de Lantin

L’évadé du fourgon à Rocourt est toujours activement recherché… et son frère aussi!

La police n’a pas encore retrouvé l’homme qui s’est évadé mardi du fourgon cellulaire qui l’emmenait à la prison de Lantin. Son frère est également recherché car il est impliqué dans une affaire de vols à main armée.

Un détenu dénommé Zekria Delic, âgé entre 20 et 30 ans, venait d’être placé sous mandat d’arrêt pour tentative de meurtre contre des policiers, mardi, lors d’une perquisition à son domicile situé rue de Campine à Liège. Mais durant son transfert, alors que le fourgon cellulaire l’emmenait à la prison de Lantin, il a réussi à s’enfuir du fourgon cellulaire qui roulait chaussée de Tongres à Rocourt, et à se faire la belle…

Les recherches effectuées n’ont donné aucun résultat jusqu’à présent.

Son frère recherché pour vols à main armée

Les policiers recherchent également le frère de l’évadé dans le cadre d’un dossier pour vols à main armée. Ces vols ont eu lieu, dernièrement dans un night-shop à Jupille et dans un hôtel rue de Tilff à Angleur. Par ailleurs, un autre homme impliqué dans ces vols à main armée a été déféré mardi au parquet de Liège et placé sous mandat d’arrêt. Il s’agit d’un arbitre de football.

Vraisemblablement, l’évadé du fourgon ne serait pas impliqué dans les hold-ups mais une enquête est en cours afin de savoir s’il n’est pas lié à d’autres affaires.

Leur presse – RTL.be, 10/10/2012 à 20h24

[Belgique] Un détenu s’évade du fourgon cellulaire lors de son transfert à la prison de Lantin – 9 octobre 2012

Un homme s’évade du fourgon cellulaire qui l’emmenait à la prison de Lantin

(Belga) Un homme s’est évadé mardi du fourgon cellulaire qui l’emmenait à la prison de Lantin. L’individu, appréhendé mardi lors d’une perquisition menée à son domicile rue de Campine à Liège, avait été placé sous mandat d’arrêt en fin de journée.

Alors que le fourgon cellulaire l’emmenait à la prison de Lantin, l’individu a réussi à briser une vitre et à faire stopper le véhicule qui roulait chaussée de Tongres à Rocourt. Il a alors forcé la porte, porté des coups à un des policiers qui tentait de le retenir et a pu prendre la fuite. Les recherches effectuées n’ont donné aucun résultat jusqu’à présent. (PVO)

Leur presse – Le Vif.be, 09/10/2012 à 21h59

[Belgique] Liège burning

Le beau art de l’incendie

LIEGE – Des groupes de jeunes gens ont répandu des centaines de poubelles boulevard Sainte-Beuve à Liège, dans la nuit de mardi à mercredi. Ils y ont ensuite mis le feu, provoquant une odeur nauséabonde. Les pompiers de Liège ont dû employer des lances à haute pression pour éteindre les flammes et protéger les voitures en stationnement.  La chaussée a été ensuite dégagée afin que la circulation reprenne son cours normal. (20/9/2012)

LA LOUVIERE – Petite fête au cocktail Molotov: trois voitures brûlées dans la cité des Loups, dans la rue René Margritte (16/9/2012).

LOT – Pendant la nuit, une Mercedes a été incendiée dans cette commune de riches près de Bruxelles

Source: Suie & cendres