[Belgique] Tags, stickers et affiches anarchistes – Bruxelles, 21 février 2013

Expressions anarchistes à St-Gilles (Bruxelles), 21/02/2013:Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

Ressources de la guerre sociale (Bibliothèque/Médiathèque)

AntiKeufs

Vive la fraude !!

Vive la fraude !!

"y'a tellement de maisons vides! On nettoie, on retape puis on s'installe. Y'en a qui appelle ça un squat, on appelle ça chez nous" Bert, Inge, Yvan, Fati...

« y’a tellement de maisons vides! On nettoie, on retape puis on s’installe. Y’en a qui appelle ça un squat, on appelle ça chez nous » Bert, Inge, Yvan, Fati…

"Quand j'ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c'est gratuit pour tout le monde!" Paul, 41 ans

« Quand j’ai plus un rond sur le parking, y a toujours une solution: un peu de colle forte dans la fente et c’est gratuit pour tout le monde! » Paul, 41 ans

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Sur l'école Sainte-Marie à St-Gilles

Sur l’école Sainte-Marie à St-Gilles

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NoBorder

[Afrique du sud] La lutte des mineurs continue

Afrique du Sud : Les mineurs refusent de travailler !

Malgré la libération de leurs collègues mineurs arrêtés injustement, lors de leur grève récente qui a tourné au vinaigre, avec une trentaine de morts en leur sein, suite à la descente musclée de la police sud-africaine le 16 Août 2012, les mineurs de Marikana n’ont toujours pas repris le chemin du travail.

Il faut rappeler d’emblée que la raison qui a poussé les mineurs sud-africains à se mettre en  grève était d’ordre salarial. Ils ne comprenaient pas pourquoi ils avaient un si faible salaire comparativement à leurs chefs dont la rémunération était trois fois supérieure à la leur, alors que c’est eux qui abattaient 90 % des travaux effectués dans les mines mortelles.

Comme le stipule l’Article 23 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, et nous le citons : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale », les grévistes sud-africains n’avaient pas aussi tort d’utiliser comme mode de revendication  la grève. Mais, malheureusement, en réponse à cette méthode légale de protestation sociale, les policiers sud-africains ont usé de leurs armes, endeuillant des familles !!!

L’Afrique du Sud du troisième millénaire, doit dépoussiérer les lois iniques  du temps de l’apartheid afin de se conformer aux lois les plus humaines. Cet incident regrettable et antique qui vient de s’y passer n’honore pas le gouvernement de Jacob Zuma.

Il faut que les mineurs sud-africains retrouvent l’entièreté de leurs droits dans le domaine du droit du travail. Ajouter un plus à leurs salaires comme ils le demandent, n’est pas une provocation mais un droit.

De tout temps, le salaire des ouvriers a toujours été dérisoire. Beaucoup de mineurs sont morts à la tâche dans les tunnels caractérisant ce travail très harassant. S’il faut encore que l’Etat Sud-Africain, par le canal de sa police, vienne encore les tuer, cela en ajoute à leur désarroi !

Une fois de plus, il faut que le Président Jacob Zuma se penche sur leur cas dans l’optique de l’équilibrage social.

Source: Come 4 News (Constant Ory), 07/09/2012 20h07

Afrique du sud: nouvelle bouffee de violence dans une mine

Des violences lors de la répression par la police sud-africaine d’un nouveau mouvement syndical dans une mine d’or près de Johannesburg ont fait au moins quatre blessés, lundi 3 septembre. Un incident qui survient alors même que la justice a commencé à libérer des mineurs de Marikana, où 34 grévistes avaient été abattus le 16 août par les forces de l’ordre.

La justice et les autorités sud-africaines ont beau essayer de calmer le jeu sur le front social, rien n’y fait. Après la fusillade de Marikana du 16 août, la police ayant abattu 34 mineurs en grève, les conflits syndicaux se multiplient dans le pays. L’un d’entre eux a dégénéré une nouvelle fois en violences, lundi 23 septembre, cette fois dans la mine de Modder East à Springs, une ville située à environ 30 km à l’est de Johannesburg.

Armés de bâtons et de barres de fer, quelque 200 hommes licenciés en juin par la compagnie Gold One, que contrôlent des capitaux chinois, ont tenté de bloquer les accès à cette mine d’or. Les forces de l’ordre sont alors intervenues en fin de matinée pour disperser les manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. « Nous confirmons que quatre personnes ont été hospitalisées. Mais nous ne pouvons pas dire si elles ont toutes été blessées par balles ou agressées par les ex-mineurs. Une enquête est en cours », a indiqué la porte-parole de la police Pinky Tsinyane à l’AFP.

Après une grève sauvage organisée par le petit syndicat Ptawu, qui cherchait à être l’organisation représentative, Gold One avait licencié en juin plus de la moitié des salariés de la mine, soit 1 044 personnes. La direction avait indiqué avoir eu connaissance d’au moins quatre attaques par d’anciens employés contre son personnel, dont « deux ont été fatales et une troisième a nécessité l’hospitalisation d’un employé ».

Scénario banal

Le scénario est hélas banal : les mineurs lancent une grève sauvage, la justice déclare le mouvement illégal avant que la compagnie exploitante ne licencie les grévistes… pour les réembaucher au compte goutte une fois le calme revenu. Ainsi, au début de l’année, la mine de platine d’Impala Platinum à Rustenburg (nord) a été paralysée plusieurs semaines par une grève illégale émaillée de violences qui ont fait trois morts et plusieurs blessés. La direction avait licencié pas moins 17 200 grévistes, avant d’en réembaucher la plupart.

Ces nouvelles violences interviennent moins de trois semaines après la fusillade meurtrière de Marikana (nord). Le parquet sud-africain avait pourtant fait machine arrière dimanche en retirant « provisoirement » l’étonnante inculpation de 270 mineurs grévistes pour le meurtre de leurs camarades abattus par la police, un drame qui avait ému tout le pays. Les 162 premiers d’entre eux, arrêtés à Marikana juste après la fusillade, ont été libérés lundi par un tribunal de la banlieue de Pretoria.

Jubilant, les mineurs libérés ont quitté le tribunal en chantant et dansant, levant le poing devant les caméras. Les autres doivent être élargis jeudi. Le principal problème est la vérification de leur adresse préalable à leur libération, nombre d’entre eux étant des travailleurs migrants qui habitent dans des bidonvilles aux abords de la mine. Les mineurs, qui restent poursuivis pour violence publique et rassemblement interdit, comparaîtront à nouveau le 12 février 2013.

Leur presse – Jeune Afrique (Avec AFP), 04/09/2012 09h19

Le système d’enseignement est l’enseignement du système

Utopia A.D., Comotini, 06/09/2011

Votre éducation est une prison.

Le terme éducation dans la phrase précédente, pourrait rappeler des animaux qui apprennent obligatoirement des numéros de cirque à exécuter pendant quasi toute leur vie. L’expérience de ces animaux ne se différencie pas beaucoup de celle vécue par les  hommes dans la société moderne.

Dès les premières années du primaire, l’école constitue une usine de production des ressortissants. L’école est le lieu de quelques-uns des premiers contacts de l’homme avec la hiérarchie, l’uniformité, la discipline et la punition. La place de la table du professeur est d’ailleurs caractéristique, lui offrant la capacité de surveiller et en même temps une certaine supériorité et créant un sentiment d’omniscience. Des comportements ou mêmes des façons de s’habiller qui ne sont pas tolérés ou échappent à la normalité sont punis. Le curriculum est prédéfini et ses «vérités» sont à l’abri de toute contestation; cela tue la pensée critique et la possibilité d’enquêter davantage.

L’environnement scolaire est compétitif puisqu’il y a les notes qui séparent les élèves en bons et mauvais. Le point culminant de la concurrence est atteint avec les examens finaux pour l’entrée à l’université; la séparation se fait maintenant entre les réussites et les échecs. Dès lors, le rôle des établissements d’enseignement supérieur est de préparer les étudiants à devenir des rouages utiles de la production capitaliste ou poursuivre une carrière individuelle dans la jungle sociale de la concurrence.

L’accumulation des connaissances et la spécialisation ont conduit à un phénomène très fréquent; par exemple quelqu’un peut être un très bon analyste-programmeur mais ne pas savoir  comment de cultiver la terre, faire certaines tâches ménagères nécessaires, ne pas avoir de connaissances techniques ou de fabrication et rester spirituellement stagnant dans d’autres domaines.

Cependant, le point le plus noir de nombreux établissements universitaires et des universitaires est qu’ils fonctionnent seulement à travers des programmes de recherche, en faveur des entreprises et non pour les besoins de la société. Pas mal d’universitaires font des recherches pour les multinationales ou l’industrie de guerre, gagnant beaucoup d’argent et contribuant indirectement à l’exploitation de l’homme par l’homme et la destruction de l’environnement.

Aucun projet de loi pour l’éducation. Vive la liberté.

Le vote de la nouvelle loi de Diamantopoulou (ndt. la Ministre de l’Education) prouve une fois de plus combien il est facile pour une oligarchie démocratique de faire passer des décisions durant les périodes mortes où une grande partie de la société ne s’occupe pas de sujets communs. Néanmoins, même quand la société est dans la rue et résiste, le pouvoir envoie son armée d’occupation -MAT- afin de bâillonner le peuple et réprimer toute réaction. L’attitude des étudiants -qui font partie de la société- est similaire puisque leur seule inquiétude est le maintien de l’ordre établi comme s’il était idéal.

Ni privée ni publique, éducation libertaire auto-organisée.

Nous croyons que pour le libre développement de tous il suffirait que chacun découvre par lui-même le champ de connaissances qui l’intéresse et l’enquêter davantage. Cela serait possible  après avoir développé quelques compétences de base comme l’écriture, la lecture, les mathématiques, qui sont nécessaires puisqu’elles constituent un code de communication avec les autres.

D’ailleurs, le besoin de continuer à apprendre conduit à l’auto-organisation et l’échange des connaissances, c’est-à-dire l’alternance du rôle de l’enseignant et celui qui apprend. Ainsi, la concurrence est éliminée et l’esprit collectif de coopération est renforcé.
Pourtant, alors qu’on trouve des noyaux d’apprentissage libertaire dans la société d’aujourd’hui, l’éducation étatique et privée continueront à dominer tant qu’il y aura ce système politico-économique. Nous refusons de répondre à un soi-disant dilemme et choisir qui va certifier nos connaissances -sous la forme d’un diplôme-, l’état ou une école privée. Nous nous intéressons à renverser le système politico-économique actuel  et auto-organiser tous les domaines de notre vie, de la production jusqu’à l’éducation.

Nous voulons reprendre nos vies en main.

CHAQUE HOMME DOIT JUGER INDIVIDUELLEMENT, PENSER ET AGIR COLLECTIVEMENT

GREVES SAUVAGES ET OCCUPATIONS ILLIMITÉES

source: UTOPIA A.D.

Traduit par Contra-Info, 14 septembre 2011

[ITALIE] Evasions de CRA à Rome et à Turin – 9 et 10 septembre 2011

Voici des brèves d’évasions de centres de rétention en Italie:

Rome/Turin : nouvelles évasions des centres de rétention

On vous avait déjà dressé la liste ici des nombreuses révoltes et évasions du mois d’août dans les centres de rétention en Italie. Et depuis, voilà que cela continue début septembre, avec toujours plus de force… Révoltes et incendies à Milan, tentatives d’évasion à Brindisi et à Trapani Milo et puis, il y a quelques jours, la 4e évasion du centre de Rome, et celle de Turin :

Rome, 9 septembre : 21 étrangers de plusieurs nationalités se sont évadés hier du centre de rétention (CIE) de Ponte Galeria. Selon le garant [Garante], l’évasion se serait produite lors d’un transfert de routine. Les recherches, n’ont pour l’instant rien donné.

Turin, 9 septembre : Vendredi soir vers 4h du matin s’est produite une évasion dans le centre de rétention. Selon les premières reconstitutions, ils ont réussi à sortir des grillages qui entourent la zone violette, après avoir détaché plusieurs barreaux, sciés en grand secret les semaines précédentes. Une fois dans la cour, ils se sont jetés sur les gardes, pris par surprise, et ont commencé à escalader le vieux portail d’entrée du centre situé Corso Brunelleschi. Les militaires ont intercepté plusieurs d’entre eux, mais d’autres ont réussi à se disperser dans la nature. Selon un retenu qui a été repris, « je suis quand même heureux, parce que ces choses là te font respirer le parfum de la liberté« . Une évasion réussie est toujours et de toute façon une dose de confiance pour tous.
Selon certains, la préparation de l’évasion avait débuté il y a un mois et demi, et le plan n’était connu que des jeunes de la zone violette, pour d’évidentes questions de sécurité. D’une part, le limage des barreaux, quelques minutes par jour, en restant attentifs à ne pas se faire voir des gardiens et des caméras de surveillance. D’autre part, la construction de couteaux artisanaux, morceaux de fer aiguisés à utiliser la nuit de l’évasion pour tenir en respect les militaires [en Italie, des militaires sont affectés à la surveillance des centres de rétention].
En écoutant les récits de cette évasion, un fait saute immédiatement aux yeux : pendant tout ce temps, personne n’a balancé. Et cela, malgré la pression psychologique permanente que policiers et membres de la Croix Rouge exercent sur les enfermés, les invitant à la délation et jouant les uns contre les autres ces jeunes venus de pays différents. Dans la zone violette, tous y ont cru et tous ont tenté l’évasion -marocains et tunisiens ensemble- conscients de certains réussiraient et d’autres non. Mais aucun n’a jamais rien dit en échange de quelque faveur des gardiens.

Le lendemain. A la fin, ce sont 12 retenus qui ont réussi à s’évader, soit tous ceux qui ont réussi à escalader le portail : personne n’a été laissé derrière, certains jeunes sont tombés du portail, mais leurs camarades d’évasion les ont tout de suite aidés à se relever. C’est aussi pour cela que les patrouilles -de toute façon en retard- n’ont capturé personne. Malheureusement, 5 autres retenus ont été arrêtés pendant qu’ils escaladaient le dernier portail, et d’autres encore avant d’avoir pu l’atteindre. Quelques heures plus tard, ils ont été ramenés dans la zone violette. Leur moral est bon : ils sont heureux pour ceux qui ont réussi, et savent qu’il y aura d’autres occasions.
En toute fin de soirée samedi, un petit groupe d’individus solidaires est allé saluer bruyamment les retenus, quelques minutes de boucan à l’aide de pétards, sifflets et bruits métalliques. A l’intérieur, la réponse a été bruyante et chaleureuse, et certains jeunes de la zone bleue sont montés encore une fois sur le toit de leur section. Dimanche matin s’est produite une nouvelle tentative d’évasion, justement d’un groupe de la zone bleue. Profitant d’un moment d’inattention des gardiens, ils ont réussi à garder ouverte la porte des grillages pour sortir et rejoindre en courant la cour centrale. Ils ont été interceptés par les militaires et les carabiniers pendant qu’ils grimpaient au second grillage, puis tabassés avec coups de pieds et de matraques.

Traduit de l’italien par Brèves du Désordre de macerie @ Settembre 10 & 11, 2011

[ANTI-CARCERAL] Emeute et belle échappée de prisonniers dans une prison au nord du Mexique

Mexique: 7 morts et 59 fugitifs après une émeute dans une prison du nord

Au moins sept prisonniers sont morts et 59 autres se sont échappés vendredi après une émeute dans un établissement pénitentiaire de Nuevo Laredo, ville frontière avec les Etats-Unis, dans le nord du Mexique, a annoncé le gouvernement de l’Etat du Tamaulipas.

Des troupes de l’armée cernent l’établissement, après les incidents intervenus dans la matinée dans cette prison qui héberge 1.238 détenus, ont indiqué les autorités dans un communiqué, précisant que « la situation est actuellement sous contrôle« .

Les autorités ont rapporté que « 5 gardiens de prison avaient abandonné le service« . On compte également cinq blessés graves parmi les détenus et un nombre non précisé de blessés légers.

Des voisins de la prison ont indiqué à des journalistes qu’ils avaient entendu des détonations dans l’enceinte vers le milieu de la matinée.

Parmi les prisonniers qui se sont échappés, 35 étaient détenus pour des délits fédéraux, parmi lesquels trafic de drogue et appartenance à bande armée.

En décembre, 151 détenus s’étaient échappés de la prison de Nuevo Laredo lors de la plus importante évasion jamais enregistrée au Mexique. Le directeur de la prison avait disparu à cette occasion et en mars, la directrice qui lui avait succédé, Rebeca Nicasio Vasquez, avait été assassinée par un détenu à l’intérieur de l’établissement.

L’Etat du Tamaulipas est l’un des plus touchés par la violence des narcotrafiquants et en particulier par la lutte qui oppose le cartel du Golfe et ses anciens alliés de Los Zetas, un groupe dirigé par d’anciens militaires d’élite.

L’an dernier, quelque 350 prisonniers se sont échappés des prisons du Tamaulipas, qui comptent quelque 7.800 détenus.

En 2010, plusieurs autres prisons frontalières des Etats-Unis au Tamaulipas ont connu des évasions massives: 86 détenus de la prison de Reynosa en septembre et 41 détenus de celle de Matamoros en mars.

A l’époque, les autorités de cet Etat avaient émis l’hypothèse que les fuites massives provenaient de la nécessité pour les groupes criminels de la région de récupérer des hommes expérimentés pour les besoins des confrontations avec leur rivaux.

Presse bourgeoise – RTBF (avec AFP), 15/07/2011