“Amnistie sociale” et illusions démocratiques…

“Il est toujours facile de trouver quelqu’âme sélecte qui “parle” de révolution, néanmoins ils sont peu nombreux ceux qui cherchent à faire concrètement quelque chose. Tant qu’on ne fait que bavarder, on peut être plus ou moins tous d’accord. […]

Nous réaffirmons avec insistance notre conviction que l’usage de la violence organisée contre les exploiteurs, même lorsqu’elle prend l’aspect de l’action minoritaire et circonscrite, est un instrument indispensable de la lutte anarchiste contre l’exploitation”

Alfredo Bonanno,Contre l’amnistie*

ON ne parle pas souvent de ce qui se passe à l’assemblée nationale ou dans les autres antichambres de l’Etat. On en parle pas souvent puisqu’on en a pas grand chose à foutre la plupart du temps.

Mais aujourd’hui, a été rejetée le proposition de loi du groupe communiste et du Front de Gauche sur “l’amnistie sociale” par la commission des lois de l’assemblée nationale.

Ce projet visait à amnistier les “délits commis lors de mouvements sociaux”. C’est l’occasion de parler de ce micro-évènement qui illustre bien tout un ensemble de choses qu’on peut reprocher à la Gauche, même “extrême”, notamment dans sa manière d’envisager la conflictualité sociale.

Déjà, il y a cette illusion toute démocrate qu’on peut changer le système en faisant voter des lois de l’intérieur. Ce procédé est le même échec répété et crevé depuis 100 ans. Il découle de la vieille stratégie d’inspiration léniniste selon laquelle le parlement ou quelque autre institution électorale peut être utilisée soit comme “tribune” pour un discours soit-disant subversif, soit comme tremplin pour porter des lois qui “déstabiliseraient” l’Etat et le capitalisme.

Il y a deux excellentes raisons de constater que sur cette question comme sur d’autres, les mêmes causes produisent les mêmes effet.

Premièrement les lois sont toujours votées par les valets de la classe dominante -et appliquées par ses flics et ses juges- : qu’ils soient députés, élus, ou toute sorte de dirigeants. Mieux : ils en font partie de part leur statut même et n’ont donc absolument aucun intérêt à aller contre ce qu’ils sont et voter des lois qui les mettraient en danger (c’est d’ailleurs un des arguments principaux utilisés par les parlementaires socialistes contre le projet de loi : protéger les élus). Et si l’Etat et ses institutions républicaines n’avaient pas été savamment pensés pour ne pas être “changés de l’intérieur” depuis Rousseau ou Hobbes, ça fait sans doutes longtemps qu’on en aurai finit avec ce monde…

Deuxièmement, la prétention de transformer ces institutions en “tribunes” pose une autre question centrale : à qui s’adresse t’on ? Et depuis quelle position ? On l’a vu, les élus parlent surtout aux élus, à l’Etat, à la rigueur aux médias, et ceux et celles qui ont la délicate attention de croire aux promesses les écoutes et les suivent.

Le mouvement reste donc à l’initiative des dirigeants, qu’ils soient du parti, investis par une fonction étatique ou les deux.

Mais cette proposition “d’amnistie sociale” et les illusions qu’elle a nourrit chez les militant-e-s communistes et autres syndicalistes de la CGT pose d’autres problèmes. D’une certaine manière déjà, “elle tombe mal” dans l’agenda “militant”. En plein mouvement social réactionnaire et fascisant contre le “mariage étendu” et “l’égalité des droits” : mouvement face auquel l’extrême-gauche -PCF et FdG inclus- est totalement à la ramasse et quasiment aphone. Pour ne pas dire inexistante.

Et évidemment, l’argument du gouvernement consiste donc simplement à leur répondre avec cet exemple à l’appuie que “force doit revenir à la loi”. Et ce n’est pas Jean-luc Mélenchon qui pourra contredire ça… Les démocrates radicaux de toute engeance sont pris au piège de leur propre discours citoyenniste et légaliste. Mais que pouvaient ils donc espérer d’autre ?

Que le gouvernement leur offre un chèque en blanc pour faire la révolution ?

Et puis depuis quand on a besoin de violer la loi pour faire la “révolution citoyenne” ?! L’hypocrisie crasse d’une extrême-gauche française toujours plus empêtrée dans ses contradictions.

Dans laquelle on vénère la loi comme le veau d’or parce qu’on aimerait y substituer la sienne (plus démocrate, plus républicaine, plus “communiste”, etc…), tout en essayant de tenir un discours intenable comme quoi il faudrait “enfreindre la loi sans l’enfreindre”, aménager une temporalité “mouvement social” dans laquelle on aurait soudain “le droit” de faire la révolution. Bref… Un casse tête de citoyenniste à se taper la tête contre les murs.

Mais les actes de révolte, d’insoumission, de rébellion, de lutte de classes, etc, n’ont pas moins de sens lorsqu’ils surgissent au milieu de la vie quotidienne, tout les jours, même en dehors de tout “mouvement social”. Ils sont un produit de l’antagonisme permanent entre les exploité-e-s, les dominé-e-s et la société dans laquelle nous vivons.

Et d’ailleurs, tout les “mouvements sociaux” sont initiés par des actes ou des actions (de la grève au sabotage en passant par les manifs sauvages, les émeutes ou les occupations) qui ne sont pas considérés comme en faisant parti à la base (et bien souvent même pas du tout…).

Du reste : qui décide de ce qu’est un mouvement social ? L’Etat ? Les médias ? le PCF, laCGT et le FdG lorsqu’ils décident d’y participer ?

Cette idée “d’amnistie sociale”, donc, même telle qu’elle a été “pensée à la base” dans une proposition de loi (au delà de l’aspect légaliste) ne peut pas nous convenir par quelque angle qu’on la prenne. Au delà de l’aspect délirant de la chose donc, cette idée “d’amnistie sociale” n’a été pensée que par et pour la CGT et ses ouailles, le PCF, Le Front de gauche et leurs militant-e-s. C’est d’ailleurs à l’appel exclusif de ces organisations que leurs seul-e-s militant-e-s se sont rassemblé-e-s devant le Sénat pour soutenir ce projet bidon (bidon dans le sens où il n’avait simplement aucune chance d’aboutir – indépendamment du principe). Car tout ce cirque n’est bien qu’une mascarade où quelques pseudo-révolutionnaires tentent simplement de s’arroger le droit de définir ce qui est ou non un mouvement social, et des privilèges dans la “lutte”.  Un élan désespéré d’une extrême-gauche sans avenir pour se sauver elle-même.

En effet, on le sait depuis longtemps : le SO de la CGT balance à chaque “mouvement social” les radicaux ou révolté-e-s aux flics dans les manifs ou les tabasses directement pour attendrir la viande préventivement. Vieille tradition stalinienne française. La direction, aussi, exclue régulièrement ses dissidences syndicales (parfois des sections entières), notamment à l’occasion de grèves qui débordent. Ou bien elle se contente de laisser pourrir ses syndiqué-e-s dans la répression lorsqu’ils ou elles n’ont pas respecté-e-s les consignes (comme pour les Goodyear lâchés face à leurs procès à Amiens).  Même chose pour le S.O du PCF dans les manifs, ou celui du Front de Gauche pendant le mouvement des retraites en 2010 (par exemple) avec les déclarations de Jean-Luc Mélenchon et Bernard Thibaut sur les “casseurs”, et “anarcho-autonomes” soit-disant “infiltrés par la police”. Déclarations mensongères qui auront valus de la prison ou des condamnations à plusieurs compagnon-e-s et camarades.

Là encore, toute l’hypocrisie du caractère “social” de cette soit-disant amnistie montre bien ses limites : amnistie pour les “délits” commis par des syndicalistes et militants certifiés A.O.C.

Et pour les autres : la taule, la répression, la calomnie,  et l’isolation. En gros, cette proposition scelle aussi la division omniprésente dans la conception de ces organisations entre les réprimé-e-s ou prisonnier-e-s “politiques” d’un coté justement, et les “cas sociaux” de l’autre (qui, ironie du sort, sont donc exclu-e-s de cette idée farfelue d’amnistie “sociale”).

Bref, tout ces soit-disant révolutionnaires se retrouvent être à chaque période de trouble, ou “mouvement” de bons agents bénévoles du maintiens de l’ordre et la paix sociale. Un bon alibi en soi…

Enfin, pour cette simple raison que le principe même implique la reconnaissance de l’Etat, ses institutions et ses lois, et la paix -même “temporaire”- avec lui, nous ne voulons pas d’aucune “amnistie”.

Nous voulons la révolte, l’insurrection, et la révolution sociale. Et pour ça dans l’immédiat, il  faut assumer l’antagonisme de classe et contre l’Etat, la solidarité, l’entraide, et l’action directe sous toutes ses formes.

Pas de paix avec l’oppression et l’exploitation. Pas de paix avec l’Etat.

Des anarchistes du Cri Du Dodo

* : Cette question s’est posée en d’autres termes en Italie il y a quelques années. Bien que pour des faits “plus graves” du point de vue de la loi, puisqu’il s’agissait -entre autres- d’accusations pour des faits qualifiés de “terroristes”. Néanmoins, des remarques et réflexions similaires peuvent être portées dans les deux cas.  Pour lire le texte : c’est ici.

[Ile de La Réunion] Barrages routiers, pierres et cocktails molotov pour la police – Port, nuit du 18 au 19 février 2013

La Réunion: heurts entre jeunes et forces de l’ordre dans la nuit

SAINT-DENIS-DE-LA REUNION — Des heurts entre jeunes et forces de l’ordre se sont produits dans la nuit de lundi à mardi à la Réunion, au Port (nord), après un jour de blocage routier dû à des barrages installés par des manifestants réclamant du travail.

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Véhicule incendié lors de heurts dans la nuit du 18 au 19 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Les affrontements ont duré une bonne partie de la nuit dans plusieurs quartiers de cette commune, à une quinzaine de kilomètres de Saint-Denis, selon des témoins. Aux grenades lacrymogènes tirées par les gendarmes mobiles, les manifestants ont répliqué par des jets de pierres et de cocktails molotov dans le secteur de la Rivière de Galets et la cité Rico Carpaye. Des poubelles ont été incendiées un peu partout dans la ville où le calme est revenu à 01h00 du matin.

Les affrontements ont démarré après la levée d’un barrage routier installé par des jeunes qui réclamaient des contrats aidés de la mairie et ayant provoqué des embouteillages monstres sur un artère clé. Une réunion entre le maire du Port, Jean-Yves Langenier (PCR), et une délégation de jeunes dans l’après-midi, n’a pas abouti.

« La commune n’a pas les moyens de régler seule les problèmes du chômage », a dit le maire. Dans le sud de l’île, des jeunes ont aussi bloqué un carrefour à Saint-Pierre et brûlé des poubelles avant d’être rapidement délogés par les forces de l’ordre.

Depuis quelques jours, des barrages routiers ont été installés sur le réseau routier dans plusieurs communes par de petits groupes de jeunes réclamant des emplois.

Leur presse – AFP, 19/02/2013

Affrontements et embouteillages

Après avoir manifesté à plusieurs reprises la semaine dernière, des demandeurs d’emploi sont passés à la vitesse supérieure et ont décidé de bloquer la circulation au niveau de la quatre-voies. Les barrages mis en place ont occasionné des kilomètres d’embouteillages. 

LaReLes tensions se sont accentuées au fil de la journée entre forces de l’ordre et manifestants dans l’Ouest. Depuis ce matin, un groupe de personnes parmi lesquelles des jeunes, des pères et mères de familles sans emploi sont mobilisés à la Rivière des Galets pour obtenir des contrats de travail.

Comme la semaine dernière, ces Portois ont manifesté et bloqué le rond-point du Sacré-Coeur pour faire entendre leurs revendications.

Estimant que les réponses apportées par la Mairie n’étaient pas suffisantes, les manifestants ont décidé de passer au niveau supérieur en bloquant cette fois-ci la circulation au niveau de la quatre-voies, prenant en otage plusieurs milliers d’automobilistes, dans le sens Saint-Denis/Saint-Paul et dans le sens Saint-Paul/Saint-Denis.

Cet après-midi, les usagers ont eu beaucoup de difficultés à circuler. Cette situation s’est prolongée jusqu’en début de soirée. A 20 heures, on enregistrait pas moins de 7 kilomètres d’embouteillages sur la route du Littoral, dans le sens Saint-Denis/Saint-Paul.

Après des heures de blocage, le ton est monté d’un cran au Port. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène dans le but de disperser les manifestants. Une action qui a été suivie de jets de galets, les chômeurs refusant de quitter les lieux.

Près du rond-point du Sacré-Coeur ce lundi soir, des manifestants restaient mobilisés, encadrés par les autorités. Le quartier reste sous tension. La réunion qui s’est tenue ce jour entre des représentants des chômeurs et de la municipalité s’est soldée par un échec. Ce qui explique en partie la colère grandissante des Portois.

Sur la route du Littoral, des embouteillages monstres se sont formés en raison du basculement de la circulation et du mouvement des chômeurs. Face à ces difficultés de circulation, le gestionnaire des routes a conseillé aux usagers de différer leur départ pour ne pas être prisonniers des bouchons.

Les manifestants qui demandent des contrats de travail immédiatement affichent leur détermination. La nuit risque d’être longue.

Leur presse -L’info.re, 18/02/2013 à 20h24

[Mêmes droits pour tou.te.s] Actions trans-pédés-gouines-hétéros contre le PS à Besançon, à Nantes et à Paris – 21 novembre 2012

Des partisans du mariage gay s’attaquent à la permanence du PS à Besançon

 Nouvelle attaque de la permanence du Parti Socialiste à Besançon. Mercredi 21 novembre au soir, des partisans du mariage gay, déçus par les propos de François Hollande sur « la liberté de conscience » des maires, ont recouvert d’une soixantaine d’affiches ses vitrines et volets donnant sur l’avenue de la Gare d’Eau.

Sept individus en possession de matériel d’affichage ont été interpellés par la police mercredi, vers 22h, et conduits au commissariat de Besançon où ils ont été entendus.

Ces personnes, âgées de 25 à 41 ans et « proches d’une mouvance d’extrême gauche« , ont « revendiqué clairement cet affichage présenté comme un acte militant« , a indiqué une source policière. Laissées libres, elles seront convoquées ultérieurement au commissariat.

Sur les affiches noires signées « résistance trans-gouines-pédés-hétéros » était notamment inscrit: « La liberté de conscience de mettre les pédés… au bûcher ?« , « Hollande = collabo de la haine ?« , ou encore « Notre liberté de conscience nous dit: désobéissance civile« .

« J’ai du mal à comprendre, François Hollande a modulé ses propos sur la « liberté de conscience ». Le projet de loi sera définitivement voté dans environ trois mois et c’est plutôt un progrès« , a déclaré le premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, Nicolas Bodin, qui a l’intention de déposer plainte. « De telles actions défendent mal leur cause et le débat doit avoir lieu sereinement« , a-t-il ajouté.

Devant le Congrès des maires mardi, le chef de l’Etat avait reconnu la possibilité pour les maires hostiles au mariage homosexuel d’invoquer leur « liberté de conscience » afin de déléguer leur signature à des adjoints. Mais le gouvernement a ensuite précisé que « la liberté de conscience » ne figurerait pas dans le projet de loi sur le mariage homosexuel.

Le local du PS à Besançon avait déjà fait l’objet de dégradations à la fin octobre. Des vitres avaient été brisées et des inscriptions relatives au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avaient notamment été signalées.

Leur presse locale hétéro-patriarcale – MaPoubelle.info (source: AFP), 22/11/2012 à 18h03

Besançon : les partisans du mariage gay à l’assaut de la permanence du PS

Déçus par les propos de François Hollande sur « la liberté de conscience », des partisans du mariage gay ont recouvert la permanence du parti socialiste d’une soixantaine d’affiches. La police a procédé à sept interpellations.

Une soixantaine d’affiches noires signées « résistance trans-gouines-pédés-hétéros » a été collée la nuit dernière sur les locaux de la permanence du parti socialiste à Besançon. L’action est signée de partisans du mariage gay, qui reprochent au Chef de l’Etat, ses propos sur « la liberté de conscience ». C’était mardi lors du Congrès des maires et François Hollande s’adressait là aux maires hostiles au projet de loi sur le marirage pour tous.

Sept interpellations

Vers 22h, la police a interpellé sept personnes en possession de matériel d’affichage. La permanence du Parti socialiste à Besançon a été recouverte. Agées de 25 à 41 ans et proches de l’extrème gauche, toutes revendiquent « un acte militant ». Elles ont été laissées en liberté.

Nicolas Bodin, secrétaire général du PS du Doubs, a décidé de porter plainte. De son côté, l’association Nouvel Esprit qui soutient la cause homosexuelle, condamne cet affichage sauvage.

Leur presse locale – Fr3 Franche-Comté, 22/11/2012 à 16h59

Pendant ce temps, les organisations légalistes et réformistes travaillent:

Dégradation de la permanence du PS de Besançon : certains dénoncent, d’autres se vantent

Au lendemain de la dégradation de la permanence du PS à Besançon, l’association HES (Homosexualités et socialisme) condamne ces actes, de même que l’association lesbiennes, gay, bi, transexuel(le)s et tous les autres de Franche-Comté Nouvel Esprit. Leurs auteurs, quant à eux, se sont filmés à l’oeuvre et ont mis en ligne leur vidéo sur YouTube.

Myriam Elyassa, membre du bureau national de l’association HES (Homosexualités et socialisme) a cosigné ce jeudi 22 novembre un communiqué de Nicolas Bodin, le premier secrétaire fédéral du PS du Doubs, relatif à la dégradation la veille au soir de la permanence du PS de Besançon par la pose d’affiches des partisans du mariage gay, déçus par les propos de François Hollande sur « la liberté de conscience » des maires, indiquant : « L’association HES (Homosexualités et socialisme) condamne également ces actes qui ne contribuent pas à l’élévation du débat. »

Egalement par communiqué,  l’Association  lesbiennes, gay, bi, transexuel(le)s et tous les autres de Franche-Comté Nouvel Esprit a également indiqué condamner « fermement toute forme de vandalisme et de violence quelle qu’elle soit.  Elle  ne  peut en aucun cas se solidariser avec un tel activisme à l’origine des dégradations des locaux du  parti socialiste hier au soir, et ce, malgré son inquiétude face aux propos tenus par le Président de la République ce mardi 20 novembre sur l’avenir du projet de loi pour le mariage homosexuel. »

Pendant ce temps, les auteurs de ce collage protestataire, le Collectif trans gouines pédés hétéros Besançon, se vantent de leur acte, via une vidéo postée ce jour, en début d’après-midi, sur YouTube.

Leur presse locale hétéro-patriarcale – MaPoubelle.info, 22/11/2012

A Nantes:

Manifestation contre l’homophobie ce mercredi soir devant le siège du PS à Nantes

Ils étaient une petite centaine réunis ce mercredi à 18h30 devant le siège du Parti Socialiste place du Cirque à Nantes.

Cette manifestation intervient suite aux propos du chef de l’Etat, François Hollande, sur la possibilité d’une clause de conscience de la part des élus sur le mariage homosexuel.

«En s’aventurant sur ce terrain, François Hollande offre un boulevard à tous les opposants de la République» déclare Vincent Danis, président du centre lesbien, gay, bi & trans (centre LGBT). Il rappelle que «le PS avait des engagements pendant la campagne présidentielle. En ce sens, le chef de l’Etat doit préciser ses intentions.»

Fabrice Roussel, 1er secrétaire fédéral du PS de Loire-Atlantique, était présent parmi les manifestants pour «rappeler les engagements pris par le PS. Nous sommes dans une République, les lois sont les lois. C’est un devoir de les respecter. Notre travail est de montrer que c’est un pas vers l’égalité pour tous.»

Leur presse – Ouest France.fr, 21/11/2012

A Paris:

Rassemblement devant le siège du PS à Paris: la vidéo

Plusieurs centaines de personnes se sont massées hier soir, mercredi 21 novembre, devant les grilles du siège Parti socialiste, rue de Solférino, à Paris. Nicolas Martin, qui s’est présenté comme «un simple citoyen», est à l’origine de ce rassemblement qu’il a initié sur Facebook. Très remonté-e-s contre François Hollande après qu’il a laissé entendre que les maires pourraient recourir à leur «liberté de conscience», les manifestant-e-s se sont réuni-e-s devant le bâtiment du PS pour faire entendre leur colère et interpeller les dirigeants socialistes. Quelques heures avant, le président de la République a dit regretter ses propos.

Une délégation de manifestant-e-s a été reçue à l’intérieur du bâtiment par le sénateur David Assouline. Nicolas Martin est satisfait d’avoir pu être entendu, mais reste sceptique quant à la pertinence des réponses qui lui ont été données. Il a finalement appelé l’ensemble des personnes favorables à l’égalité des droits à se mobiliser lors de la manifestation prévue le 16 décembre à Paris.

Leur presse – tv.yagg.com (Julien Massilion), 22/11/2012

[Suisse] Contre l’Etat sécuritaire et le fascisme institutionnel – Genève, 9 novembre 2012

Communiqué suite à la manifestation du 9 novembre

Nous constatons qu’une large frange de la manifestation a répondu à l’appel « Sans parti ni patrie » et à celui du RAGE. La moitié de la manifestation était regroupée derrière la banderole « contre l’état sécuritaire et le fascisme institutionnel ». Pétards, torches et fumigènes ont rythmé le cortège. On entendait chanter « nous chions sur l’agent Boiron » (flic, chef de la BRIC, spécialiste de la répression des mouvements sociaux), « pouvoir assassin, syndicats collabos », « la police cantonale protège les fascistes », …

Nous sommes outrés par la décision du comité organisateur d’organiser un service d’ordre (qui, heureusement, a un peu capoté) pour prévenir la présence d’éventuels jeunes agités (nous?). Syndicalistes et partis politiques ont avalé sans discernement tous les bobards de la police, qui leur faisait miroiter le spectre du black bloc étranger venu perturber la manifestation, pour justifier un dispositif policier démesuré, des contrôles agressifs et des arrestations préventives. Le comité organisateur montre qu’il a plus confiance en la police qu’en les antifascistes, et marche main dans la main avec les autorités pour organiser notre répression. Que ce soit clair : le RAGE vous emmerde et on vous pisse à la raie.

Les discours des politiciens ont été chahutés avec succès. Personne n’a réussi à entendre les mots du vert Antonio Hodgers, qui a d’ailleurs reçu un oeuf sur la tête. Des drapeaux du PS ont été volés. Le RAGE tient à faire un bisou au camarade qui a débranché la sono pendant un des discours! Contrairement aux dires du « Courrier », les antifascistes n’ont pas fait cela pour reprocher aux verts et aux socialistes d’avoir accepté la nouvelle constitution (dont nous n’avons que faire), mais parce que nous avons un truc viscéral contre la politique institutionnelle, contre ceux qui aspirent à nous diriger et à nous contrôler.

Un drapeau suisse géant portant l’inscription « paix sociale » a été brûlé à l’arrivée de la manifestation sur la plaine de Plainpalais. Le RAGE salue avec enthousiasme cette joyeuse action pyrotechnique.

Quatre personnes ont été emmenées au poste sous prétexte qu’elles ont refusé de se laisser prendre en photo lors d’un contrôle d’identité, ou parce qu’elles avaient des pétards sur elles. Un nombre beaucoup trop élevé de fouilles et de prises d’identité a eu lieu. Une personne a été arrêté totalement arbitrairement après la manifestation et condamnée (sans être passée devant un juge!) à 20 jours de prison ferme avec trois ans de sursis, pour “déprédations”. Il faut bien justifier un dispositif pareil par quelques arrestations au hasard, pour faire bonne impression à Maudet…

Précisons aussi que, comme d’habitude, des nazillons prenaient des photos du rassemblement au Mont-Blanc, cachés derrière les flics.  Des flics en civil étaient également présents dans la manifestation. D’où l’utilité de se masquer ou de se déguiser lors de tout rassemblement de ce genre.

Réseau Antifasciste Genève, 10.11.2012

Se documenter sur ce massacre du 09/11/1932

 

Elle défile et profite pour taguer un musée

La police a interpellé une femme qui avait profité de la manifestation en hommage aux victimes du 9 novembre 1932 pour taguer les murs du musée Rath

Ce vendredi, alors que près d’un demi-millier de personnes défilaient dans les rues de Genève dans le cadre des commémorations du quatre-vingtième anniversaire de la fusillade du 9 novembre 1932, une femme en a profité pour souiller la façade du Musée Rath.

C’est lorsque le cortège est passé près de la rue de la Corraterie, qu’une manifestante est sortie de la foule et, à l’aide de peinture blanche, a tagué « mort aux flics » et « fascistes » sur les murs dudit musée. Repérée, la femme a pu -dans un premier temps- échapper à la police en se fondant dans la foule mais a été interpellée peu après par un policier qui l’avait reconnue. Se refusant à toute déclaration, l’intéressée a été mise à disposition du Ministère Public nous informe le service de presse de la Police.

Aucune autre déprédation ni aucun heurt n’ont été à déplorer pendant cette manifestation convoquée par plusieurs organisations de gauche. C’est sous forte escorte policière et mobilisés derrière le slogan « Plus jamais ça! » que les manifestants ont appelé à se souvenir des victimes de la fusillade et exprimé le rejet de « l’utilisation des forces armées afin d’assurer l’ordre intérieur ».

Leur presse – Tribunal de Genève, 10/11/2012

[Chili] Actions directes anti-électorales à Chillán

Sabotage et vandalisme contre le siège de l’UDI à Chillan

Communiqué:

Même si nous n’avons pas pour habitude de revendiquer de telles actions, nous le faisons maintenant dans ce contexte important juste avant les élections municipales, de saboter la propagande électorale et de rayer la façade du siège du sale parti fasciste UDI, situé dans l’un des quartiers bourgeois les plus sûrs de Chillán, étant seulement à deux pâtés de maisons de deux postes de police. Nous notons que ce n’est que le début. Que tous les partis, les dirigeants autoritaires et les candidats ont leurs jours comptés.

C’est dans la soirée du dimanche 7 octobre 2012 que nous avons attaqué le siège du parti des oppresseurs et des patrons de l’UDI, et les nuits passées nous avons mené une action similaire contre le siège du parti « communiste », et nous allons continuer à élargir nos actes de sabotage contre tout ce qui aspire à continuer à exercer de l’autorité et, par conséquent, notre esclavage et notre misère.

Aujourd’hui, notre action est silencieuse, demain les bombes exploseront aux pieds des aspirants au pouvoir, de l’autorité et de leurs défenseurs!

Par l’anarchie, pas un seul vote!

Cellule anti-autoritaire Luis Armando Triviño de la Fédération anarchiste informelle / Front révolutionnaire international

Traduit de l’espagnol de Contra-info, 20 octobre 2012

[Suisse] Le soc-dém’ Grégoire Junod entarté lors d’une manif pour le droit au logement – Lausanne, 11 octobre 2012

La tarte à la Junod

A Lausanne en marge de la manif’ pour le logement de jeudi 11 octobre, deux inconnus entartent le socialiste Grégoire Junod, nouveau chef de la police lausannoise, pendant qu’il pavanait avec des journaliste à la fin du cortège. « C’est pour la Riponne » auraient crié les entarteurs faisant référence à une vaste opération répressive mise en scène par la police il y a quelques semaines, quand des contrôles faciaux massifs ont été mené au centre de Lausanne pour lutter contre « l’insécurité ». D’après l’entarté, les pâtissiers subversifs seraient des « anarchistes de gauche » (!).

Source: Le Réveil.ch, 12 octobre 2012

Entarté, le municipal lausannois Grégoire Junod va porter plainte

Le municipal lausannois Grégoire Junod (PS), qui s’est fait entarter jeudi en marge d’une manifestation pour le droit au logement, va porter plainte contre les agresseurs. Il estime que c’est un acte de violence, même s’il n’a pas eu mal.

« Cela m’a choqué parce qu’au-delà de l’irrespect de l’autorité publique, c’est une manière de bafouer la démocratie », a dit le magistrat dans une interview publiée par « Le Matin Dimanche ». Il juge normal de porter plainte, car « si le responsable de la police ne dépose pas une plainte lorsqu’il se fait agresser, que fait-on passer comme message à la population? », demande-t-il.

En commettant leur acte, les agresseurs ont simplement dit: « Ça, c’est pour la Riponne », explique le socialiste, en charge de la police depuis quelques semaines. Ils faisaient manifestement référence à la descente de police effectuée à la place de la Riponne en septembre. Cette opération visait les « dealers » de rue.

Leur presse – Romandie.com (ATS), 14.10.2012 à 11h28

[Espagne] Les locaux du PSOE catalan attaqués à Barcelone – 11 octobre 2012

Le 11 octobre 2012, les locaux de la branche catalane du PSOE (ancien parti soc-dém’ au pouvoir Ndlr) ont été attaqués: un groupe de dix personnes cagoulées a attaqué les bureaux du parti avec des pierres et de la peinture. L’action n’a pas été revendiquée pour le moment.

Traduit de l’anglais d’Alboroto (depuis les médias de masse), 11/10/2012