[Lavaur, 81] Plutôt s’évader que de travailler sur un chantier – 11 mai 2013

Tarn : un mineur détenu profite d’un chantier pour s’évader

EVASION – Un mineur détenu au centre pénitentiaire de Lavaur (Tarn) a profité de travailler sur un chantier de débroussaillage pour fausser compagnie à ses gardiens samedi après-midi. Une équipe de chiens et un hélicoptère sont à sa recherche.

Plutôt que débroussailler, il s’est fait la malle. Un mineur, détenu au sein de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Lavaur, dans le Tarn, a profité d’un chantier où il travaillait, à Puylaurens, pour s’évader samedi après-midi en faussant compagnie à ses gardiens.

Pour retrouver le fuyard, âgé de moins de 18 ans, les gendarmes ont déployé un important dispositif. Une équipe de chiens et un hélicoptère doivent les aider dans leurs recherches. Le mineur aurait des attaches familiales à Toulouse, selon l’AFP.

Déjà des évasions en 2012

L’EPM de Lavaur, où l’enfant était surveillé, a déjà connu des évasions de détenus par le passé. Des jeunes s’étaient ainsi enfuis de l’établissement en octobre et novembre 2012. En mai 2011, il avait également dû faire face à des incidents, avec la rébellion de plusieurs détenus, selon les syndicats de personnels travaillant dans l’établissement. Il est le premier EPM ouvert, en juin 2007.

Les EPM, établissements pour mineurs de 13 à 18 ans, condamnés ou prévenus (en attente de jugement), n’accueillent que quelques dizaines de jeunes, fortement encadrés par l’Administration pénitentiaire. Leur objectif prioritaire est d’éduquer et réinsérer ces détenus, d’où leur participation à plusieurs activités extérieures à l’EPM.

Leur presse carcérale – MetroFrance (avec AFP – Pierre Menjot), 12/05/2013 à 11h26

[Suisse] Rébellion à la prison de Champ-Dollon – Genève, 3 et 4 mai 2013

Double incident détenus-gardiens ce week-end

Deux prisonniers de Champ-Dollon, menaçants, ont été placés en cellule forte. Ils ont frappé au visage deux gardiens et fracturé le pouce d’un troisième.

Sur fond de surpopulation carcérale, le double incident tombe à pic pour illustrer l’insécurité que dénonce le syndicat policier. A deux reprises ce week-end, des détenus s’en sont pris aux gardiens. Les prisonniers concernés sont des habitués: le 8 avril, ils s’étaient barricadés dans un étage avec dix autres mutins, avant d’être mâtés par la police.

Vendredi soir, d’abord, l’un d’eux menace d’incendier sa cellule. L’arrivée d’un troisième co-détenu l’excède. Il vocifère, insulte. Son placement en cellule forte est décidé. Une fois son transfert réalisé, il frappe au visage deux surveillants. Ce heurt en appelle un autre, samedi. Un second individu, révolté par l’épisode, se rebelle. La sanction est identique, les dégâts différents: un maton a le pouce fracturé. «Les faits ont été dénoncés au procureur général», indique le directeur des lieux, Constantin Franziskakis. Les récalcitrants, eux, écopent de dix et cinq jours de cachot.

Leur presse carcérale – 20min.ch (Jérôme Faas), 07/05/2013 à 06h45

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville (Virginie) – 22 avril 2013

[Etats-Unis] Evasions du centre de rétention de Farmville – 22 avril 2013

Deux hommes se sont évadés du centre de détention de Farmville (dans l’Etat de Virginie) lundi après-midi. Des étrangers sont enfermés dans ce centre pour le compte du service de l’immigration et de la douane (Immigration and Customs Enforcement – ICE), une branche du Département de la sécurité intérieure.

Juste avant 15h deux hommes, un Mexicain et un Belizien, ont escaladé une clôture de la cour et ont rampé sous une porte côté ouest du centre, alors qu’ils étaient dehors en promenade.

Le service de police de Farmville et le bureau du shérif du comté se sont joints à la chasse à l’homme aux côtés des flics du centre. Pas de bol, ils ne sont pas en position d’interpeller les deux évadés : “Sans un crime commis, les polices locale et d’Etat ne peuvent pas arrêter les sujets” a déclaré le chef de la police de Farmville.

Les détenus du centre de Farmville ne sont pas enfermés pour des violations des lois locales ou nationales, mais pour des violations du droit de l’immigration que les agents de la police locale et d’Etat ne peuvent pas mettre en application. A part demander poliment aux deux hommes de revenir au centre, les officiers sont impuissants, à moins qu’ils soient suspectés d’un autre crime.

Mardi, la personne mexicaine a été arrêtée par les membres du bureau des opérations d’application et d’expulsion de l’ICE. L’autre court toujours.
Son nom et sa description ont été diffusés dans la presse américaine, avec un appel à contacter la hotline de l’ICE pour transmettre des informations…

Info tirée d’un article de journaflic qui appelait à balancer le fugitif par Sans papiers ni frontières, 2 mai 2013

[Luxembourg] Des flammes contre l’enfermement

Plusieurs feux se sont déclenchés dans plusieurs prisons au Luxembourg. 

A la prison de Schrassig:

  • samedi 30 mars 2013:

Un incendie s’est déclaré à Schrassig

SCHRASSIG – Pour des raisons encore inconnues, un petit incendie s’est déclaré ce samedi dans la buanderie du centre pénitentiaire de Luxembourg. Personne n’a été blessé.

Plus de peur que de mal ce samedi au centre pénitentiaire de Schrassig. Aux alentours de 16h, un incendie s’est déclaré dans la buanderie. L’alarme s’est tout de suite déclenchée. Heureusement, il n’y avait personne dans le local à ce moment-là. Les secours de Sandweiler, Niederanven et Schuttrange sont rapidement intervenus et tout est rentré dans l’ordre.

À noter qu’il ne s’agissait pas d’un gros incendie mais plutôt «d’un feu sans flamme qui avançait très doucement», explique la police, contactée par L’essentiel Online. Toujours selon la police, «ce serait peut-être des draps mouillés qui aurait chauffé», mais les causes exactes restent encore à éclaircir.

Leur presse carcérale – L’Essentiel.lu, 30 mars 2013 à 20h11

  • Dimanche 21 avril 2013:

Incendie volontaire à Schrassig

Un détenu a délibérément mis le feu à sa cellule dimanche soir à la prison de Schrassig.

Suivant la police, l’homme se serait servi de ses vêtements et du papier pour incendier sa cellule, dimanche soir vers 18h45.  Il a été amené  à l’hôpital d’Esch-sur-Alzette pour intoxication par la fumée.

Leur presse carcérale – LeQuotidien.lu, 22/04/2013 à 15h08

Au centre fermé pour mineurs de Dreiborn, le 23 avril 2013:

Mardi 23 avril vers 11h30, un incendie s’est déclaré dans l’atelier de menuiserie du centre rééducatif pour jeunes délinquants de Dreiborn.

Les dégâts matériels sont considérables, malgré l’intervention rapide des pompiers.

La cause de l’incendie reste inconnue et la police mène l’enquête.

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Traduit librement de la presse luxembourgeoise – wort.lu (de), 23/04/2013 à 13h50

[Canada] Les matons travaillent en Alberta: Révolte à la nouvelle prison ‘Remand’ – Edmonton, 27 avril 2013

Alberta: au moins une prison aurait été saccagée en raison d’une grève

Un conflit de travail dans le cadre duquel des agents correctionnels oeuvrant dans des prisons provinciales ont quitté leur poste a résulté en un saccage du nouveau Remand Centre d’Edmonton par des détenus, selon le vice-premier ministre de l’Alberta.

Thomas Lukaszuk a pris la peine d’ajouter que les informations reçues étaient de deuxième main et que des responsables provinciaux tentaient de les confirmer.

Il a toutefois déclaré, lors d’une conférence de presse, que les prisonniers exploitaient le changement de routine au sein du bâtiment pour provoquer des dégâts.

Malgré ces informations, le vice-premier ministre a assuré que personne n’était en danger à l’intérieur ou à l’extérieur des prisons de la province.

Plus tôt samedi, le syndicat qui représente les agents correctionnels de l’Alberta avait indiqué que la Commission des relations de travail de la province avait jugé que la grève d’agents dans certains centres de détention était illégale et qu’elle leur avait ordonné de reprendre le travail.

Le porte-parole des Syndicats albertains des employés provinciaux, Bill Dechant, a précisé que le jugement s’appliquait aux agents du Remand Centre d’Edmonton et à ceux d’un établissement de Fort Saskatchewan.

La décision de la commission survient après que les travailleurs de sept centres de détentions eurent déclenché une grève pour protester contre la suspension d’un employé du Remand Centre qui se serait plaint de questions de sécurité.

Le gouvernement de l’Alberta avait affirmé que la grève était illégale et s’était tourné vers la commission pour qu’elle ordonne aux employés de reprendre le travail.

M. Dechant a déclaré que le syndicat demanderait aux employés s’ils veulent respecter le jugement de la commission.

On ne sait pas pour l’instant ce qui en était des employés en grève dans les autres centres de détention.

Les détenus dans les centres concernés ont été confinés à leur cellule et le personnel en grève a été remplacé par la police municipale et la GRC [Forces anti-émeute], ainsi que par des superviseurs des services correctionnels.

Leur presse carcérale – La Presse Canadienne, 27 avril 2013 à 20h55

Une source a rapporté à CBC que « la situation dans le centre était chaotique et dangereuse ». Les détenus ont tapé violemment les portes de leurs cellules. Les gardiens en grève se plaignent d’une situation « explosive » à l’intérieur de ce nouveau centre de rétention, qui a ouvert il y a seulement deux semaines.

En attendant, ce sont les forces anti-émeute qui gèrent le centre et les détenus sont confinés à leurs cellules. Des gardiens de plusieurs prisons du secteur (centre de détention provisoire de Calgary, centre pour jeunes délinquants d’Edmonton et les centres de détention de Lethbridge et Fort Saskatchewan) ont également rejoint leurs revendications pour ‘plus de sécurité’.

Traduit librement de la presse canadienne – CBC News, màj 27/04/2013 à 02h00

Nouvelles et témoignage depuis la prison pour sans-papiers de Vincennes – 18 avril 2013

[Vincennes] Nouvelles et Témoignage depuis la prison pour étranger 18 avril 2013

Ces dernières semaines, nous avons eu des nouvelles de l’intérieur du centre par le biais d’une personne enfermée dans le cra 2 qui a appelé sur le téléphone de l’émission de radio Sans papiers ni frontières. Il a malheureusement été expulsé aujourd’hui, sûrement vers l’Algérie (il est Tunisien…).

Malgré la difficulté de mettre en oeuvre des réponses pratiques face à ce genre d’appels, c’est important que le numéro continue de tourner et que les infos sortent de l’intérieur, en ne désespérant pas d’être capables de construire des formes de solidarité plus concrètes à l’avenir. Je rappelle le numéro, à diffuser largement : 06.50.07.52.32

En ce moment, et comme souvent, la colère ressentie par certains retenus se mélange à un fort sentiment d’impuissance. Les expulsions ont l’air de battre leur plein, et notamment grâce à la complaisance du consulat algérien qui semble délivrer des laisser-passer à tour de bras pour tous les ressortissants du nord de l’Afrique, peu importe leur nationalité. Les flics usent toujours des mêmes sales méthodes. Le 13 avril, deux retenus refusent un vol. L’un en est à 22 jours de rétention, l’autre à 44 jours. Quand ils réintègrent leur chambre, les flics viennent chercher celui qui en est à 44 jours pour lui demander de “venir signer un papier”. Quand il sort de la chambre, ils lui sautent dessus et le scotchent pour le mettre dans l’avion. De leur côté les juges font fonctionner l’abattoir judiciaire et collaborent avec la préfecture, avec l’aide des avocats commis d’office qui, comme d’habitude, n’ont “rien à dire” pour la défense des retenus.

« Y’a des gens qu’ont des maladies graves comme l’hépatite C, y’a trop de maladies. Là le médecin, j’ai parlé avec lui. Pour les gens qui sont malades vraiment, il a parlé avec la préfecture, il a dit « ce monsieur il est malade, vous n’avez pas le droit de le garder, de renvoyer une personne comme ça avec une hépatite C . Le médecin il envoie trois certificats médicaux pour la préfecture, la préfecture n’est pas d’accord, ils ont renvoyé cette personne. On dit il y a la loi de l’homme, mais moi j’ai pas trouvé la loi de l’homme, la préfecture elle fait ce qu’elle veut. Les gens ils sont malades, ils les envoient pas à l’hôpital. Ils font là le traitement, toute la journée on est défoncé, on n’arrive pas à parler, on arrive à faire rien du tout. Vraiment y’en a marre. On est tout fatigués, on est tout faibles. On n’a pas le droit au médecin pour examen, mais pour le valium, le seresta, les médicaments qui sont trop forts tu vois, pour les gens qui consommaient de la drogue… Ils nous ont envoyé au juge, il nous laisse même pas la chance de parler, même pas un mot. Le juge il parle il dit : « tu veux être libérer, ramène ton passeport, je te libère ». On a donné le passeport pour le juge, il donne le passeport à la préfecture, ils renvoient ce monsieur direct. Ca c’est pas correct qu’un juge il dit « bon, ramenez pour moi votre passeport, je vous promets je vais vous libérer ». Tu donnes le passeport, il le donne direct à la préfecture, demain il a l’avion. Ils ont renvoyé deux mecs marocains, un du cra 1 et un avec nous du cra 2, ils les ont renvoyés en Algérie, sans passeport, sans laisser-passer, sans rien du tout. Ils ont pris trois mois de prison en Algérie. Y’a personne qu’a un passeport, y’a personne qu’a une pièce d’identité, y’a rien du tout. Moi j’ai pas parlé un mot avec le consul, ni en Français, ni en Arabe, comment il retrouve quelqu’un qui n’a même pas parlé avec lui ?!»

Liberté pour tous et toutes !

Reçu par mail

Source: Sans-papiers ni frontières, 19 avril 2013

[Suisse] Mutinerie à la prison de Champ-Dollon, en réaction à la grève des matons – Genève, 8 avril 2013

Mutinerie à la prison de Champ-Dollon

A la suite du débrayage des gardiens, survenu ce lundi matin, 53 détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules après le repas de midi. La police a dû intervenir.

Journée houleuse à la prison de Champ-Dollon. A 10h30, quelque 170 gardiens débrayaient pour protester contre les effets de la surpopulation carcérale sur leurs conditions de travail. Deux heures plus tard, 53 détenus refusaient de réintégrer leurs cellules après leur repas.

41 d’entre eux cédaient à 13h30, après des discussions avec le personnel de la prison. Douze autres, en revanche, se barricadaient dans leur étage. Après un ultimatum, la police est intervenue à 15h10. Les mutins ont été placés au cachot.

Vue plongeante sur la manifestation des gardiens

Le bâtiment des détenus a commencé à bouger lorsque les gardiens ont manifesté devant l’établissement voisin de la Brénaz, aux alentours de onze heures. Des cris s’échappent des cellules, qui donnent sur le lieu de rassemblement. Le personnel revient dans la prison de Champ-Dollon à 11h15, soit un quart d’heure après l’horaire prévu. «La distribution des repas a pris du retard», explique Constantin Franziskakis, le directeur de l’établissement.

Après avoir mangé, à 12h30, deux demi-unités, l’une regroupant 41 détenus, l’autre douze, refusent de rentrer en cellule. «Nous nous y attendions un peu, les détenus nous avaient avertis vers midi. Dès ce moment, la police était avertie», poursuit le directeur.

Une pétition, signe avant-coureur

A 13h30, le groupe de 41 prisonniers accepte de baisser pavillon. «L’usage de la contrainte n’a pas été nécessaire», précise-t-il. Ces détenus, par ailleurs, avaient des revendications. «Ils nous avaient déjà adressé une pétition qui réclamait des améliorations matérielles. Je ne pouvais rien faire pour leur donner satisfaction.»

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Constantin Franziskakis, directeur de la prison de Champ-Dollon

Des détenus «qui voulaient en découdre»

Les douze autres hommes, en revanche, n’ont aucune revendications, mais profitent de l’occasion pour «mettre le bazar», et se barricadent derrière la porte de leur couloir, bloquée avec divers objets. Un ultimatum leur est lancé. Ils passent outre. A 15h10, la police intervient. «Il s’agissait de détenus déterminés, qui voulaient en découdre», décrit Constantin Franziskakis.

Aucun blessé

L’intervention n’a causé aucun blessé, ni parmi les forces de l’ordre, ni parmi les détenus. Les douze récalcitrants ont été conduits en cellule forte par les gardiens. Une procédure disciplinaire est par ailleurs engagée à l’encontre de leurs 41 collègues.

Leur presse carcérale – 20minutes.ch (Jérôme Faas/Thomas Piffaretti), 08/04/2013 à 18h54